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Recruter des profils pénuriques #Ingénierie

Publié le par Le blog des cadres du BTP

M.Alain BENTEJAC, co-président d'Artélia, détaillait les métiers et les profils porteurs en termes de recrutements dans la filière ingénierie dans une interview du Figaro - ( il y a déjà 4 ans ). 

La filière peine parfois à recruter des profils de spécialistes , chef de projets expérimentés dans le secteur du nucléaire, infrastructures, génie civil et environnement.

 

 

A l'heure du recrutement 2.0, les techniques du recrutement ont fortément évolués notamment avec l'arrivée des réseaux sociaux.

Lors d'un conférence organisée par la Web West Valley à Brest en 2014, le fondateur d'Atlantis RH intervenait sur sa vision du recrutement sur ses profils pénuriques. Aujourd'hui, chasser des profils pénuriques dans l'ingénierie de la construction nécessite d'anticiper.

 

 

Atlantis RH a fortement investi les réseaux sociaux en développement une présence forte sur Viadeo, Linkedin, et Twitter et anticipe ses recrutements notamment  grâce à  la gestion de communautés sur son secteur. 

Exemple : Groupe Ingénierie de la Construction sur Linkedin qui compte plus de 6 000 membres.

 

Les résultats :

- Une communication plus enrichie,

- Une notoriété forte sur son secteur ( employeurs et candidats)

- Une capacité  à être plus réactif lors de demandes de ses clients qui recrutent souvent malheureusement dans l'urgence.

 

Alors, si vous recrutez des profils pénuriques dans l'Ingénierie, investisser les réseaux sociaux ou faites appel à Atlantis RH !!!



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L'emploi de la semaine dans l'Ingénierie #Construction

Publié le par Le blog des cadres du BTP

CDI

Ingénieur Projets Bâtiment (H/F) Conception et Exécution

Ile de France (France) - 45000 à 55000€/an

Mis à jour le 03/10/2014 : L'entreprise : Acteur spécialisé dans le domaine de l'Ingénierie des procédés et des bâtimentse, la société assiste ses clients dans la réalisation de leurs projets d'investissements techniques. Ses services vont du conseil jusqu'à la... Consulter l'offre

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CDI

Chef de projet Confirmé Coordination des études et Maîtrise d’Oeuvre d’exécution (H/F) Bâtiment

Boulogne Billancourt, Ile de France (France) - 55000 à 65000€/an

Mis à jour le 03/10/2014 : Atlantis RH recherche pour un groupe de l'Ingénierie, France et International, intervenant auprès des sociétés du CAC 40, un Chef de projet Coordination des études et Maîtrise d'Oeuvre d'exécution (H/F) sur l'Ile de France. L'entrepris... Consulter l'offre

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CDI

Ingénieur Performance Energétique HQE (H/F)

Ile de France (France) - 43000 à 48000€/an

Mis à jour le 03/10/2014 : Atlantis RH cherche pour un Groupe de l'Ingénierie, présence France et International, intervenant pour les sociétés du CAC 40, un Ingénieur Performance Energétique HQE (H/F) sur l'Ile de France. Rattaché(e) à la direction de l'Ingéni... Consulter l'offre

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CDI

Responsable Département (H/F) Réseaux et Transports d’Energie

Bourgogne (France) - 50000 à 65000€/an

Mis à jour le 01/10/2014 : Atlantis RH recherche pour un de ses clients, filiale ( existante depuis plus de 40 ans ) d'un Groupe de l'Ingénierie, un Responsable Département (H/F) Réseaux et Transports d'Energie sur la Bourgogne. L'entreprise : Elle intervien... Consulter l'offre

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CDI

Chef de Projet Confirmé – Spécialité Bâtiment Industriel (H/F) Contractant Général

Ile de France (France) - 55000 à 65000€/an

Mise à jour le 26/09/14 Atlantis RH cherche pour un Groupe d'Ingénierie, un Chef de Projet Confirmé- Spécialité Bâtiment Industriel (H/F) Contractant Général sur l'Ile de France. Miission : Rattaché au Directeur d'Agence, vous intervenez sur des projets indust... Consulter l'offre

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CDI

Directeur Travaux (H/F) Génie Civil Bâtiment

Aix en Provence, Paca (France) - 70000 à 90000€/an

Mis à jour le 26/09/2014 : Atlantis RH cherche pour une Entreprise Générale Nationale, un Directeur de Travaux (H/F) Travaux Spéciaux Génie Civil Bâtiment sur Aix en Provence. Rattaché à la direction de l'agence, vous gérez un service travaux composé de conduct... Consulter l'offre

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CDI

Responsable Travaux (H/F) Bâtiment Industriel

Bretagne (France) - 52000 à 65000€/an

Mis à jour le 16/09/2014 : Atlantis RH recherche pour un de ses clients, un Ingénieur Travaux Principal (H/F) Bâtiment Industrie lsur la région Bretagne. Chantiers : Opérations avec Lot GO important sur Bâtiment Industriel ( > 20 MEuros) Vous réalisez les travaux... Consulter l'offre

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CDI

Responsable Développement (H/F) – NUCLEAIRE

Ile de France (France) - 80000 à 110000€/an

Mis à jour le 26/09/2014 : Groupe d'Ingénierie de premier plan recherche dans le cadre du développement de son activité au sein de Maîtrises d'oeuvre (MOE) de conception, rénovation ou démantèlement d'installations nucléaires, un Responsable de développement dan... Consulter l'offre

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CDI

Ingénieur Génie Civil Structure (H/F) Béton Armé

Marseille, Paca (France) - 45000 à 52000€/an

Mis à jour le 26/09/2014 : Atlantis RH cherche pour un Groupe de l'Ingénierie Français, un Ingénieur Génie Civil Structure (H/F) Béton Armé sur Marseille. Missions : - Conception/dimensionnement de la structure - Méthodologies d'exécution - Rédaction du cah...Consulter l'offre

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Les Rencontres de l'Ingénierie.

Publié le par Le blog des cadres du BTP

On ne manquera pas l'évènement qui se tient au CNIT à Paris le 23 Ocotobre prochain : 13e meet.ING organisé par Syntec Ingénierie.

 

L’ingénierie de R[évolution] à l'ère de l'iconomie mondiale : 
Entre rupture et évolution, quelles transformations ?

 

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"Merci l'ingé", épisode 19 : mettez un porc dans votre moteur !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

porc.gif

C'est bien connu : dans le cochon tout est bon. Mais on ne savait pas à quel point. Des lycéens en BTS, en partenarait avec des ingénieurs de Nantes, ont développé une voiture qui carbure aux graisses porcines et qui, depuis, multiplie les tours de cochon...

Il y a des histoires, parfois, dont on a du mal à accepter la véracité, surtout depuis qu'Internet a remplacé Roger Gicquel.

Mais puisque c'est  le très sérieux journal La dépêche du Midi qui en parle sur son site, on ne va pas remettre l'information en cause…

Or donc, voilà que des lycéens de Mirepoix, dans le cadre du challenge EduEco (un concours où les participants doivent inventer la voiture la plus économe), ont décidé de mettre non pas un tigre, mais bien du porc breton dans leur moteur.

C'est une société nantaise, S3D, qui a eu l'idée d'utiliser les stocks de graisses animales contenus au fond des cuves pour développer un biocarburant.

Evidemment, S3D est venue faire ses emplettes chez nous, en Bretagne. Avec nos 9 millions de têtes, on a peut-être du pétrole dans nos campagnes...

La société nantaise, qui a un partenariat avec les élèves, leur a ensuite passé le bébé que ces derniers ont adapté à leur voiture. Résultat : ça marche au poil !  Remarquez, des élèves de cet établissement avait déjà réussi à faire tourner un moteur avec de la graisse de canard...

Les ingénieurs de la PME nantaise aimeraient, à terme, alimenter des camions et tracteurs avec un mélange de gasoil et de 30 % de leur biodiesel.... 

On va peut-être tous rouler en porche très bientôt

 

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Bientôt un train qui roulera à 3000 km/h ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Impossible n'est pas Chinois. Nous avons déjà vu ici, , par-ici, et là au fond à droite, que cette maxime n'a rien d'exagéré. Les Chinois, ça tente tout, et c'est même à ça qu'on peut les reconnaître... Néanmoins, le dernier projet chinois surpasse tout ce que l'on a pu évoquer dernièrement : l'empire du Milieu veut créer un train qui pourrait se déplacer à 3000 km/h. Ouch  !

Rallier Paris à Moscou en une heure ça vous dirait  ? On pourra peut-être bientôt vivre en France et travailler en Russie, ou inversement. La raison  ? Une équipe de scientifiques de l'université de Jiaotong en Chine a construit un prototype de train à sustentation magnétique (dénommée maglev, une technologie qui utilise les forces magnétiques pour avancer sans toucher le rail qui les guident), théoriquement capable de se déplacer à 2 900 kilomètres par heure. 

Oui, vous avez bien lu, 2900 kilomètres heure. Trois fois la vitesse d'un avion de ligne. Cinq fois le record du monde de vitesse pour un train (580 km/h, réalisé avec un train à sustentation magnétique au Japon). Comment est-ce possible  ?

Tout est affaire de tunnel. Pour atteindre les vitesses envisagées, Le projet de Super Maglev (qui signifie Magnetic Levitation) circulerait dans un tube, où la pression de l’air serait dix fois inférieure à la pression atmosphérique au niveau de la mer. La résistance de l'air au déplacement serait donc nettement réduite. L'engin pourrait donc circuler à un train d'enfer.

Un des ingénieurs du projet s'est expliqué : "lorsque la vitesse de circulation d'un train dépasse les 400 km/h, plus de 83% de l'énergie de traction de l'appareil est utilisée inutilement, pour lutter contre la résistance de l'air". 

Bon, ne nous excitons pas trop tout de même. Pour l'instant, Le Super Maglev est cantonné à un "tube d'essai" miniature et sa vitesse actuelle est donc de... 48 km/h. Soit la vitesse d'une 2 CV en pleine descente avec vent dans le dos.

Néanmoins, si le projet doit voir le jour, nous espérons deux choses : que ces trains soient munis de bons freins et, surtout, que les rames seront bien adaptées aux gares françaises !


 

 

 

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Les ingénieurs ne rament pas seulement à la SNCF....

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Vous n'avez pas pu passer à côté de cette information raillée par les internautes de France et de nagare. Les nouvelles rames des TER sont trop larges, 1300 quais vont devoir subir un régime amincissant parce que la SNCF n'aurait pas vérifié les mesures avant de passer sa commande. Grosse boulette.

Alors évidemment cette information a été reprise à peu près partout et on imagine que les fautifs auront le droit à un enterrement première classe, sans tarif Prem's. Aujourd'hui néanmoins, nous voulons les soulager de leur peine et leur dire qu'il ne sont pas seuls. En consultant Internet, on s'aperçoit que de telles erreurs sont commises un peu partout dans le monde. 

montreal-metro-tunnel.jpgPrenons Montréal. On appris récemment que les nouvelles rames du métro de la ville, assemblées par un consortium formé par Bombardier et Alstom (mince), sont... trop hautes. Il a donc fallu les raboter pour arranger ce beau raté. Cela a probalement dû tabernacler quelques dizaines fois dans les bureaux canadiens...

sous-marin-espagne.jpgEn Espagne, c'est un sous-marin qui a défrayé la chronique. La raison ? Il est trop gros de 70 tonnes, ce qui pourrait l'empêcher de revoir la surface en cas de plongée. Remarquez, les Espagnols ont ainsi inventé le premier sous-marin-bateau. Chapeau.

L'Angleterre, puisqu'il faut bien parler de l'Angleterre, n'est pas en reste ! Récemment deux belles erreurs de conception sont venues tester le légendaire flegme britannique. Il y a d'abord le pont du Millénium à Londres qui a dû être fermé deux jours après son inauguration en raison d'un phénomène de résonnance, et du coup d'oscillation, qui menaçait les piétons.

L'autre big mistake, dont nous avons déjà parlé, c'est évidemment la tour infernale londonienne.

 

 

 

Souvenez-vous, au mois de septembre, un gratte-ciel a fait la Une des journaux parce qu'il déclenchait des incendies. Le Talkie-Walkie, de forme trop concave, réfléchissait les rayons du soleil vers le sol au lieu de les réfléchir en face... 

Au Chili, la grossa bouletta a été commise par une équipe qui a tout simplement construit un pont à l'envers. Les deux plate formes ont été inversées... C'est fort. 

Mais le grand vainqueur, nous sommes obligés de la reconnaître, c'est quand même le Charles de Gaulle. Depuis sa mise en service, notre porte-avions national a connu plus d'ennuis que tous les ex-présidents de l'UMP réunis. Pont d'envol trop court, hélice défectueuse ou encore fuites des réacteurs nucléaires, le Charles de Gaulle a cumulé sévère...

Alors vous voyez, il ne faut pas trop en vouloir à la SNCF. Personne n'est à l'abri d'une erreur, aussi grosse soit-elle !

 

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Ingénieurs, un MBA peut-il vraiment booster votre carrière?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Vous l’avez peut-être déjà entendu: un MBA est un label d’excellence, une clé pour se réinventer, un passeport pour un poste de cadre bien payé dans une grande multinationale, ainsi qu’un premier pas vers les sommets du monde des affaires. Mais attention, tout ce qui brille n’est pas forcément or. En tout cas c’est ce qu’affirme Mariana Zanetti, auteur du livre « Le MBA est-il un investissement rentable ? »( Maxima / Laurent Du Mesnil Editeur). Mme Zanetti estime que ce type de formation, qui peut coûter entre 40 000 € et 60 000 € dans une école de commerce européenne réputée, sera un gaspillage en temps et en argent pour environ 80% des diplômés, même pour ceux issus des écoles de commerce les plus prestigieuses du monde. Dans son livre, l’auteur attribue la réputation de ce type de diplôme à des campagnes de marketing bien conçues et à des manipulations du secteur des écoles de commerce, un secteur qui s’est constitué comme un lobby puissant pour défendre le « business » des masters en business. Mais ces masters, selon l’auteur, ne sont pas forcément un bon business pour les étudiants.

Atlantis a eu l’occasion d’interviewer Mariana Zanetti afin qu’elle nous explique son point de vue.

MBA

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire votre ouvrage?

Tout d’abord, il faut savoir que je suis titulaire moi-même d’un MBA d’une école européenne classée par le Financial Times parmi les 15 meilleures écoles du monde, et une des 5 meilleures écoles d’Europe: je connais donc les programmes d’élite de l’intérieur. De plus, j’ai eu une carrière assez riche en tant que cadre dans différentes grandes multinationales leaders dans trois pays. Néanmoins je considère que mon MBA a été un total gaspillage et l’une des pires erreurs de ma carrière; pendant les 10 années suivant l’obtention de mon diplôme je n’ai fait que confirmer cette conclusion et j’ai toujours voulu écrire un livre à ce sujet. Mais ce sujet étant si politiquement incorrect, je n’ai osé que récemment, après avoir quitté le monde corporatif et démarré une carrière indépendante.

Pourquoi affirmez-vous que le MBA n’a pas la capacité d’augmenter les salaires des diplômés alors que toutes les statistiques montrent des salaires moyens assez élevés pour les diplômés de MBA?

Je sais que cela semble une contradiction, et surtout si on tient compte du fait que j’ai littéralement doublé moi-même mon salaire en décrochant un poste de management quelques années après l’obtention de mon diplôme. Pour mieux l’expliquer, imaginons que nous comparons les statistiques des revenus des propriétaires de grandes maisons. Il ne serait pas étonnant que ces revenus soient en moyenne plus élevés  que ceux des propriétaires de petits appartements. Cela ne veut pas pourtant dire qu’acheter une grande maison ou que s’engager dans un MBA soient de bons moyens pour augmenter ses revenus; ce sont des critères qui ont seulement une corrélation avec des revenus plus élevés, mais on ne peut affirmer en aucun cas qu’ils en sont la cause.

J’ai découvert cette erreur de logique (que le marketing des écoles de commerce a alimentée pendant des années) de la façon la plus difficile : il m’a fallu un an pour décrocher un poste suite à l’obtention de mon diplôme, au même niveau de salaire que mon poste pré-master.  Cette expérience m’a permis de constater que les employeurs octroyaient une valeur très limitée au diplôme. Bien sûr qu’il apportait un petit quelque-chose de plus à mon CV, mais aucun différentiel de poids. J’ai dû me battre pour décrocher un job et pour progresser dans ma carrière par la suite comme n’importe quel professionnel sans ce diplôme. Beaucoup de professionnels de mon secteur, qui avaient la même envie de progresser que moi, ont eu des évolutions de carrière similaires à la mienne sans gaspiller du temps et de l’argent dans un MBA.

Non seulement plusieurs études montrent que les MBA ont un impact minime sur la carrière; mais il faut aussi tenir compte du fait que les écoles de commerce font une présélection de candidats, et les caractéristiques  qu’elles privilégient, telles qu’une expérience préalable intéressante, un bon niveau de pensée analytique, l’envie de progresser, etc., sont de très bons prédicteurs des résultats professionnels. En conclusion, si on vous a admis dans un programme de MBA, c’est que probablement vous n’en avez pas besoin pour réussir et que, sauf à de rares exceptions, il ne vous apportera presque rien.

Qu’est-ce qui vous gêne dans la démarche marketing des écoles de commerce pour promouvoir les MBA?

Pendant des années, les écoles de commerce ont profité de leur « halo » d’institutions éducatives prestigieuses pour accéder à des médias de prestige et parler du marché de l’emploi comme si elles étaient impartiales. Eh bien, elles ne le sont pas : elles donnent des informations qui semblent objectives, mais elles sont simplement en train de faire fructifier leurs fonds de commerce. Par exemple, en 2012, j’ai lu un article paru dans l’un des plus prestigieux journaux français qui affirmait que les employeurs « s’arrachent » les diplômés de MBA en leur proposant des augmentations de salaires allant jusqu’à 70%. Je vous assure que la crise de 2008 a laissé au chômage beaucoup de mes collègues ayant des masters d’écoles de commerce européennes prestigieuses et qu’on ne se les arrache pas : beaucoup d’entre eux ont passé des années avant de décrocher enfin un poste en CDI.

Les écoles manipulent aussi les statistiques de salaires et utilisent d’autres techniques de marketing d’une éthique douteuse, ce qui leur a permis d’augmenter en moyenne leurs frais de scolarité de plus de 60% depuis 2005. Ces techniques ont été mises en cause à plusieurs reprises par d’autres auteurs tels que Henri Mintzberg (« Des managers, des vrais ! Pas des MBAs »)

Quelle est votre opinion sur la qualité de l’enseignement dans un MBA?

Il y a quelques années, j’ai visité le centre spatial de la NASA à Houston. J’ai assisté à des présentations d’experts en technologie spatiale qui m’ont laissées bouche bée : ils étaient des génies et leur présentation était bien préparée. Par contre je n’ai jamais eu à utiliser l’information de ces présentations de toute ma vie. Je pense que pour 80% des diplômés du MBA, l’expérience MBA est comparable à mon passage par la NASA : 80% du contenu du MBA n’est que du spectacle éducatif. Bien que les professeurs soient brillants et le défi intellectuel soit stimulant, l’information reçue n’a pas forcément d’application pratique immédiate sur la carrière des étudiants. Les employeurs vont apprécier le diplôme d’une manière très marginale. 

Dans quelles situations de carrière le MBA peut-il être un bon investissement?

Je crois que toute personne désirant poursuivre ce type de formation doit analyser en profondeur sa décision et remettre en question la « sagesse » populaire de son entourage professionnel. Il vaut mieux analyser les besoins réels des employeurs et se former selon besoin pour y répondre. Je vous donne un exemple de votre secteur : j’ai un collègue qui travaille depuis 4 ans dans le BTP. Il a suivi une formation relative à la corrosion qui lui a couté 3 000 dollars (loin des 60 000€ qui coutent un MBA de prestige). Depuis il a décroché une promotion et dirige une équipe de 5 personnes ; il reçoit des offres d’emploi en permanence et considère partir pour une période aux USA, où les professionnels possédant son savoir-faire gagnent $120 000 par an. Ça c’est un exemple d’un bon investissement en matière de formation.

Dans les secteurs de la banque en investissement ou le conseil en stratégie, le MBA est très apprécié et peut devenir un accélérateur de carrière, notamment si la formation est issue d’une école de commerce de premier rang. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas analyser son investissement en profondeur.  Et attention: si vous ne travaillez pas déjà dans ces secteurs, parier qu’un MBA vous en ouvrira les portes peut s’avérer TRES risqué. Il faut aussi considérer que les heures de travail dans ces secteurs sont « infinies », et le niveau de stress est très élevé: la plupart des gens ne supportent pas ce rythme au-delà de quelques années, limitant ainsi le retour sur investissement du MBA.

Certaines entreprises (de moins en moins en fait) apprécient que les membres du comité de direction soient titulaires d’un MBA. Cela ne veut pas dire qu’il faut payer n’importe quel prix pour suivre ce type de programme, ni qu’un MBA vous ouvrira les portes d’une promotion. Vous devez d’abord avoir démontré que vous avez le profil pour devenir manager, et dans ce cas, il se peut que ce soit alors votre propre employeur qui vous finance la formation. 

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Vinci construction se lance dans le transport par câble

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Vinci Construction se lance dans la production câblée et le transport urbain. L'entreprise s'est associée au groupe MND, un spécialiste de l'aménagement en montagne et la mobilité urbaine, pour développer le « cabline ». Breveté par MND, ce mode de transport par câble se veut écologique et économique.

Cabline dispose de cabines de 40 places, circulant à grande vitesse sur des câbles tendus. Ce mode de transport peut transporter jusqu'à 4 000 voyageurs par heure. Ce chiffre est intéressant : il correspond, voire dépasse, les chiffres des tramways. Bon, reste à voir ce que Vinci et MND entende par « grande vitesse ». On a le droit de circuler à plus de 50 km/h en l'air ?

Vinci Construction sera chargé de réaliser les piliers support, la tension des câbles et la construction de l'ouvrage béton. Le démonstrateur va être installé sur le site d'Alpespace en Savoie. Le système pourrait être mis au point pour fin 2016.

Une major du BTP qui se lance dans le transport par câble, cela ne vous rappelle rien ? I

ll y a un an, Eiffage avait rendu publique les études de son laboratoire de recherche et de prospective en développement urbain durable, « Phosphore », lancé en 2007. Parmi les nombreux projets présentés se trouvait un transport hybride, Le Modul'air. Celui-ci est prévu pour se déplacer sur une ligne de transport urbain par câble.

Mais le projet d'Eiffage est encore plus ambitieux puisque, arrivé en bout de ligne, le Modulair se connecte au réseau de tramway où il va circuler en transportant passagers, marchandises ou même des déchets.

Le projet de Vinci et de MND semble plus réaliste. Rendez-vous en 2016.


 

 

 

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Ingénieurs, demain il faudra avoir la main verte !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Amis ingénieurs, il vous faudra peut-être bientôt prendre des cours de jardinage plutôt que de bûcher sur le génie civil. A New York, le Moma s'apprête à exposer Hy-Fi, un gratte-ciel organique, conçu de briques végétales et de biomatériaux qui poussent tout seul... 

Faire pousser des bâtiments, c'est un peu dans l'air du temps. On avait déjà vu des projets de maisons destinés aux aventuriers de la construction écologique, et voilà qu'aujourd'hui un jeune architecte américain, David Benjamin, propose une idée encore plus photosynthétique : des tours réalisées à partir d'éléments entièrement naturels.

L'ensemble de la structure, qui doit être présentée le mois prochain, est composée de briques 100 % organiques, créées par la combinaison de deux types de déchets agricoles – des feuilles de maïs et des morceaux de champignons, bien connus justement pour pousser comme des champignons. Ces briques se construire seules et se développent grâce à la lumière du soleil qui se réfléchit sur leur surface.

Ecologiquement, le plan(t) est parfait : pas d'émission de CO2, pas de déchets et des dépenses minimales pour la production. Le rêve de tout constructeur, non ?

Bon, évidemment, il y a un hic : nous n'avons pas à faire, à proprement parler, à un gratte ciel. Ici, pas d'étages, pas de bureaux. La réalisation est creuse à l'intérieur afin pour que l'air puisse y circuler facilement. La raison ? Ce projet a été pensé pour permettre aux New Yorkais de s'abriter de la chaleur new yorkaise. La tour verte sera installée fin juin et restera debout tout l'été. La tour sera ensuite démantelée et recyclée sans polluer l'environnement.

Ce n'est sans doute pas demain que l'on verra de telles tours poussées dans nos quartiers d'affaire. Mais cette initiative sera peut-être reconnue un jour comme la première graine d'un nouveau genre de construction


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Le chiffre du dimanche : 13 000

Publié le par Le blog des cadres du BTP

snowpiercer.jpeg

13 000, c'est, en kilomètres, la longueur d'un projet complètement fou que des ingénieurs chinois rêvent de lancer : une liaison ferroviaire à grande vitesse reliant la Chine aux Etats-Unis.

A part le train du film Snowpiercer, parcourant le monde entier sur une ligne unique après une énième catastrophe nucléaire, on n'avait jamais vu de projet ferroviaire aussi insensé. Ce n'est plus une voie ferrée. C'est une voie fêlée. Et ce pour plusieurs raisons :

D'abord, il y a les 13000 km. C'est déjà 3000 de plus que le vénérable transsibérien. Mais le projet concerne ici une ligne à grande vitesse. Or, actuellement, la LGV la plus grande du monde mesure... 2 298 kilomètres et relie Pékin à Canton. Vous nous direz, c'est déjà chinois, ils mesurent sans doute l'ampleur de la tâche.

Mais après, il y a le parcours : la ligne à grande vitesse va traverser la Sibérie puis le Canada et enfin les États-Unis. Dit comme ça, c'est facile. Mais il y a encore le détroit de Béring à franchir. Pour se faire, les Chinois vont devoir construire un tunnel de 200 kilomètres, quatre fois plus long que le tunnel sous la Manche, l'ouvrage du siècle. On leur souhaite bien du plaisir.

Selon le China Daily néanmoins, "la technologie est déjà au point et sera mise en œuvre sur le tunnel reliant la province du Fujian à Taïwan". Enfin, pour cela, il faudrait que Taïwan soit d'accord. Comme dirait l'autre, commencez d'abord par la Taïwan avant la taille XXXL....

Et puis il y a la durée : ce train reliera le nord-est de la Chine à l'Amérique du Nord, en deux jours grâce à un train roulant à une vitesse moyenne de 350 km/h. Deux jours dans un train, on ne voit pas vraiment l'intérêt...

Enfin, last but not least, personne ne sait si Canadiens et Américains manifestent d'un véritable entrain pour ce projet. A notre avis, vu les relations actuelles (il faut passer par la Russie), rien n'est moins sûr....



 

 

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