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Les TPE/PME moteurs de l'emploi

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Source : http://www.youtube.com/user/TheStandaloneMedia

Question : qui a créé en 10 ans plus de 600 000 emplois nets ? Réponse : les PME et les très petites entreprises françaises ! Ces entreprises génératrices d'emploi sont à l'origine de "la quasi-totalité des créations nettes d'emplois salariés du secteur privé ces dix dernières années alors que dans le même laps de temps, les entreprises de taille intermédiaire et les grandes entreprises sont pratiquement restées à un niveau stable" note un rapport de KPMG. A cette échelle, on ne peut même plus parler de moteur de la création de l'emploi. Non, ce sont carrément les centrales nucléaires de l'emploi dans le pays (ou les éoliennes de l'emploi si l'on veut brasser du vent).

(Ouvrons une parenthèse peu enchantée : il faut bien le reconnaître, le moteur connaît des râtés en ce moment, surtout dans l'industrie, et certaines petites usines trinquent durement quand on ne flirte pas carrément avec l'ubuesque. Ah l'administration !(parfois)... C'est d'ailleurs pour cela que la CGPME a interpellé le président Hollande afin de réclamer un rééquilibrage du taux d’imposition des entreprises françaises (qu'elle estime trop en faveur des grands groupes), une baisse des charges qui pèsent sur les PME et un développement plus important des aides existantes).

Mais revenons au vents portants : Les PME soutiennent donc l'emploi et il n'est pas étonnant que l'on vous conseille régulièrement d'accorder toute votre attention aux offres que ces entreprises proposent : En France, les PME représentent 95% des entreprises pour 70 % des emplois. Cela représente plus de 2.5 millions de sociétés. On peut donc constater, sans avoir fait maths spé, que l'on a donc 7 chances sur 10 de se retrouver salarié de l'une d'entre elles. Ces chiffres offrent certains avantages : le nombre est immense, donc le choix l'est également. De plus, le salarié enregistre bien souvent plus de bénéfices par rapport à son investissement que dans les grands groupes. Et niveau salaire, sachez que 36/38 000 € + variable 0/20 000 € pour un débutant, cela n'a rien d'un mirage...

Venez vérifier !

 

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Vinci et Bouygues plébiscités par les jeunes ingénieurs

Publié le par Le blog des cadres du BTP

C'est une nouvelle qui gonflera d'orgueil les majors de la construction française : selon un enquête menée sur les forums écoles d'ingénieurs-entreprises, Vinci (1er) et Bouygues (4ème) figurent en très bonne place au palmarès des sociétés préférées des jeunes diplômés. Même devant Google ! Comme quoi, pas besoin de se la jouer cool/baby-foot pour attirer. Le casque de chantier fait toujours son effet...

Il faut dire que Vinci et Bouygues combinent bien des avantages aux yeux des ingénieurs. Il suffit de reprendre les questions de l'enquête : La fonction préférée dans laquelle ils souhaitent travailler ? "Production / construction". Profil de l'employeur idéal ? "Un grand groupe international". Objectifs de développement personnel ? "des opportunités de mobilité géographique à l'étranger"... Ne cherchez plus amis ingénieurs, Vinci et Bouygues sont faits pour vous ! Vous verrez, l'Inde, où sont dorénavant implantés les deux boîtes, c'est génial et bien loin du train-train quotidien :

Et surtout, ne vous inquiétez pas des places disponibles (enfin pour le boulot au moins...). Comme on l'expliquait sur le blog déjà au mois de novembre dernier, Vinci et Bouygues font partie des champions de France de l'embauche en 2012. A elles deux, ces entreprises vont recruter 130000 salariés et offrir des milliers de stages... 

Selon la même enquête en revanche, les jeun's espèrent également que leur job leur offrira des perspectives de revenus élevés et un certain équilibre de vie. Ca, faudra voir avec la DRH les gars...

Et si vous préférez les PME, venez voir ici, il y a plein de boulots également...

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La France a besoin d'ingénieurs

Publié le par Le blog des cadres du BTP

La sécheresse guette la France. Et on ne parle pas ici d'eau, de nappes phréatiques ou de la fin d'étangs. Non, ce qui manque à la France, ce sont des ingénieurs, à tel point qu'aujourd'hui on n'hésite plus à les qualifier de perles rares. Mazétte, en Une des gazettes, ça en jette !

Rares, ils le deviennent, à en croire les chiffres publiés : les écoles françaises diplôment 31 000 étudiants chaque année, alors qu'il faudrait mettre la barre entre 40 000  et 50 000 afin de maintenir le navire industriel français. L'écart est conséquent. Du coup, "bon nombre d'entreprises peinent à recruter, et particulièrement les PME: Les grands groupes passent devant car les jeunes diplômés privilégient d'y faire carrière. Ils y voient une meilleure sécurité de l'emploi, une politique salariale plus attractive ou des possibilités d'évolution. En revanche, le nombre de PME a du mal à croître car elles souffrent d'un déficit d'accès à la matière grise" comme expliqué dans l'article.

D'où vient donc le problème, ce déficit chronique d'ingénieurs ? L'article de 20 minutes évoque "la peur de l'échec" : "Il faut être capable d'assumer cinq  ans d'études, voire plus, sans être sûr de décrocher son diplôme. Résultat, bon nombre de jeunes s'autocensurent, moins en raison du coût des études que de la peur de l'échec" dixit Christian Lerminiaux, le président de la conférence des directeurs d'écoles françaises d'ingénieurs (CDEFI).

Plausible, mais cela semble un peu court tout de même. Lorsqu'on regarde cette video, là oui, on peut avoir peur

La peur du labeur, à voir... En revanche, cette tribune publiée dans le monde, bouillonnante et un peu brouillonnante, pose une vraie question : le déficit en ingénieur n'est-il pas dû en partie "au baccalauréat technologique, (qui) sous sa forme actuelle, n'est pas adapté à une poursuite d'études longues" ? Voilà une bonne question à laquelle un début de réponse est donnée. Ce qu'il faudrait ? : "Un développement réellement significatif du caractère généraliste du baccalauréat technologique." En gros, donc, rendre plus "attractive" une filière que l'on imagine trop souvent les deux mains dans les chiffons gras... mais on devrait toujours se méfier du cambouis-ra-t'on.

Mais avant même de revoir le cursus, nous avons une autre solution pour attirer des hordes d'ingénieurs en herbe au lycée ou à l'Université : l'argumentaire emploi, magnifiquement développé ici par le même Christian Lerminiaux : "Les étudiants réalisent que les métiers de l'industrie offrent des débouchés porteurs. 95% des diplômés en 2011 ont un emploi, dont les deux-tiers avant même la fin de leur cursus. Leurs salaires ne sont pas plus faibles, et surtout, ils parviennent plus facilement à équilibrer vie privée et professionnelle dans les grands groupes industriels que dans les activités commerciales".

Si avec ça on se bouscule pas au portillon...

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Le chiffre du dimanche :54

Publié le par Le blog des cadres du BTP

mail-logo.jpgC'est, en pourcentage, le nombre de salariés qui estiment qu'il faudrait interdire la consultation des adresses mails professionnels pendant les week-end (le chiffre monte à 57 % pendant les vacances). Voilà ce qui ressort d'une enquête IFOP, dont on vous parlait en début de semaine, et ici décortiquée par les Echos. Ce chiffre nous avait échappé, mais il traduit bien l'emprise incroyable des nouvelles technologies sur la vie des cadres : il est difficile de couper avec le monde du boulot avant d'aller faire dodo. La frontière entre vie privée et vie professionnelle est de plus en plus ténue : Le travail est partout dans la vie privée, et le privée est également très présent dans l'entreprise. Un brouillage des deux notions, difficile tant pour les salariés que pour l’entreprise". 

Ces chiffres illustrent une certaine prise de conscience de cadres chiffonnés et la peur, peut-être, de tomber dans le workhalisme que nous évoquions ici (si vous ne l'avez déjà fait, essayez le test, c'est instructif !). Certains ont déjà entendu l'appel à une interdiction des mails. l'initiative a déjà été prise : "Outre-Rhin, chez Volkswagen l’accès aux mails est coupé le soir. Un phénomène qui apparaît aussi en France dans le domaine du conseil et de l'audit". 

Et vous, vous supporteriez d'être privé de mail ?


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Quand la gauche s'empare du Grand Paris

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Et pendant ce temps là, le Grand Paris... Oui, on l'aurait presque oublié, mais l'un des immenses projets du Président Sarkozy fut bien de remettre Paris et son agglomération en pleines lumières. Le pari du Grand Paris (ok, c'est usé jusqu'à la corde mais l'inspiration expire souvent le vendredi...) va-t-il être abandonné par la gauche qui avait attaqué le projet, notamment au nom d'une gouvernance trop peu concertée à leurs yeux. Il y a peu de risque cart, comme dirait l'autre, ça a franchement de la gueule. Regardez cette vidéo portée par la voix de Sarkozy. On en reste tous Kaa ! (mais si voyons, le serpent hyptnotiseur du livre de la jungle) :

 

Source : Youtube - Luthor Project - Louis Rouzet/ Gauthier Chaty.

Hop, on se réveille, comme la gauche d'ailleurs qui, arrivée au pouvoir, a décidé de crocher dedans. Enfin, avant, il va falloir quand même se mettre d'accord sur qui fait quoi. Ce n'était pas gagné il y a encore quelques jours...

Source : France3

Mais aux dernières nouvelles, c'est finalement la ministre du logement Cécile Duflot qui va s'y coller. La ministre écologiste dont le parti est loin d'être raccord sur la question avec les socialistes va devoir jouer fin pour ne pas passer pour la torpilleuse de service...

Jusqu'à présent, seule la question transport avait réellement été abordée dans ce vaste projet via le supermétro qui doit désengorger la circulation francilienne. Mais priorité pourrait être donnée dorénavant au logement en partant d'un consat simple, comme le rappelle l'excellent blog Grand Paris et petits détours : "Il faut construire en Ile-de-France 60000 à 70000 logements neufs par an quand il ne s'en bâtit dans les faits qu'un peu plus de 30000. La gestion municipale du problème étant un échec, il faudrait passer en quelque sorte au dessus de la tête des maires". 

Espérons pour le BTP francilien que le projet avancera vite. Il n'y a pas de raisons de penser le contraire après tout, car comme le souligne le directeur de la RTP qui s'y connait en rames et galères : "au moment où on cherche de grands projets pour relancer l'activité, celui du Grand Paris est prêt."

 

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Les cadres préfèrent travailler plus pour gagner plus

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Ainsi donc, les mânes du président Sarkozy continuent-elles de rôder parmi les cadres. Selon un sondage IFOP, le proverbial "travailler plus pour gagner plus" a définitivement marqué les esprits : 62% des cadres préfèreraient en effet augmenter leur salaire plutôt qu'abaisser leur temps de travail. Et ce n'est surement pas parce qu'ils s'ennuient derrière leur bureau...

L'argent plutôt que le temps... pourtant, les cadres n'en ont pas tant que ça, du temps. A en croire l'enquête, ils seraient même 75% à continuer à travailler le soir, chez eux. 73 % répondent à leur mail professionnel sur leur temps libre. 38 % déclarent d'ailleurs travailler 10 heures et plus par semaine. Mais c'est bien connu, quand on aime on ne compte pas. Et les Français, à 80 %, ils aiment leur boîte, comme nous le rappelait cette enquête BVA du mois de mars.

 Gagner plus, gagner plus, c'est vraiment pas gagné. Pour décrocher des heures sup' et se les faire payer par exemple, va falloir s'accrocher. Le candidat Hollande en avait fait un de ses chevaux de bataille, le Président va pouvoir sauter l'obstacle : une loi sera probablement votée au mois de juillet afin de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires, sauf pour les salariés des PME de moins de 20 salariés.  

Non, la seule solution, cela va être d'aller négocier directement l'augmentation de salaire. Par les temps qui courrent, cela risque d'être compliqué, à moins d'être bien vu, puisque les entreprises vont privilégier les augmentations individuelles cette année.  Un conseil donc, évitez la méthode québecquoise...

 

 

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Haro sur l'interim ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

bonus-malus-auto.jpgAinsi donc, le bonus-malus pourrait faire son entrée fracassante dans la politique économique française... François Hollande l'a évoqué dans ses promesses de campagne : les entreprises qui n'adopteront pas une conduite responsable avec le travail intérimaire seront sanctionnées. Autrement dit : pour freiner la précarité, le président souhaite sanctionner les entreprises qui abusent des contrats précaires (CDD, intérim) en augmentant leurs côtisations chômage... C'est ça le gouvernement Haro ?

Bon, rien n'est encore fait et ça ne sent pas encore le Sapin pour l'emploi BTP. Car oui, s'il est bien une filière qui pourrait être touchée de plein fouet par la mesure, c'est le bâtiment. Il y a environ 700000 intérimaires en France dont un bon quart oeuvre dans le BTP. Remettre en question l'intérim serait une drôle de révolution. Pour certains néanmoins, cela ne semble pas poser de problèmes. Le patron d'une boîte de recrutement pense même que la moitié des intérimaires pourrait être embauchées en CDI ou CDD. A condition de rendre le droit du travail "moins rigide". A voir... En tout cas, le chiffre le plus impressionnant de ce papier est bien celui-ci : "La France représente 35% du marché mondial de l'intérim". C'est sûr, il y a sans doute eu une dérive quelque part...

Doit-on pour autant en conclure que l'interim favorise le développement de la précarité et qu'il faut donc (logiquement) le condamner ? Les spécialistes du travail temporaires ne l'entendent pas de cette oreille. Accordons leur un argument imparable d'ailleurs : mesurer la précarité à l'aune des contrats d'intérim ne sert à rien. Il faudrait également décompter tous ceux qui obtiennent un CDI à l'issue d'un CDD ou d'une mission d'intérim... 

Bon, la question est hautement épineuse, mais il y a tout de même un dernier avantage à tenter de revoir la copie de l'intérim : rendre confiance. Dorénavant, les demandeurs d'emplois se tournent majoritairement vers des postes en CDD ou en intérim car ils estiment avoir plus de chances d'être recrutés ! Le plus fort, selon cette étude publié sur le site Qapa, c'est qu'un peu moins de 20% des candidats osent cocher la case des contrats à durée indéterminée quand on le leur propose... L'emploi intérimaire reste ainsi une solution "pragmatique" pour 78% des personnes qui y ont recours, selon une étude annuelle du Prisme, organisme qui regroupe des professionnels de l'intérim.

Réexpliquer au gens que "le CDI, c'est possible", ce ne sera vraiment pas un grand luxe.

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Les salaires, morne paie...

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Paiement_euros.jpgBonne nouvelle : vous allez surement être augmenté cette année ! Mauvaises nouvelles : l'augmentation sera à la fois loin des niveaux pratiqués avant la crise et assez proche du niveau de l'inflation... Avec un peu de chances, vous ferez même partie des 55 % d'entreprises qui déclarent ne pas avoir réduit leur budget augmentations salariales.

Comme ce blog du Monde l'écrit si bien, "les augmentation de salaires continueront de stagner en 2012". Ce titre, en forme alambique, résulte d'une enquête effectuée auprès de 100 enteprises françaises, "dont 40 % employant plus de 10 000 employés" . Autant dire que les résultats sont quelque peu biaisés puisqu'on y touche bien plus que dans une PME lambda. Mais enfin, l'article annonce une "stagnation augmentée" à 2,8 % pour les cadres, ce qui n'est pas si mal par les temps qui courrent. Il va quand même falloir continuer à faire ses preuves et à faire montre de loyauté, pour ne pas dire plus : " Plus de 7 entreprises sur 10 ont cette année uniquement eu recours aux augmentations individuelles pour leurs cadres". Et vous, ça se passe bien avec la DRH ?

 On peut d'ailleurs relier ici une question que se posait un journaliste des Echos il y a quelques mois : "Voilà la préférence française pour le salaire qui perdure, quels qu'en soient les sacrifices humains - ces emplois que les entreprises ne créent pas. Augmenter les salaires au-delà de l'inflation, dans une période où la récession est censée nous guetter, c'est persévérer dans l'erreur économique qui consiste à délier l'évolution des rémunérations de celle de la productivité". Faudrait-il donc mieux faire le pari de l'emploi et ne pas disperser ainsi le capital ?

Tiens, d'ailleurs, en parlant d'embauche, la situation des jeunes diplômés sera également plombée cette année. Selon une étude analysée dans Les Echos, l'heure est à la stabilisation pour les salaires à l'embauche : 84 % des entreprises prévoient de s'en tenir aux mêmes niveaux qu'en 2011, toutes filières confondues". Si augmentation il y a, celle-ci sera de 2,4 % contre 3,4 % en 2011. Mais haut les coeurs camarades ingénieurs : "une majorité d'entreprises affichent des perspectives de recrutement optimistes. C'est notamment le cas pour les ingénieurs".

C'est déjà ça de pris, en attendant peut-être les hausses de salaires en Allemagne ne se répercutent en France...



 

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Retour du chômage et tour de Londres

Publié le par Le blog des cadres du BTP

C'est bien connu, il y a mille et une recettes pour démarrer la journée du bon pied. Les plus souples, les femmes quoi, s'essaient parfois au yoga :

D'autres préférent partir pour un jogging matinal en bord de mer (à condition d'habiter en bord de mer) :

Certains s'adonneront au plus vite à la lecture de leur journal préféré, entre deux babillements :

Et beaucoup, enfin, commenceront leur journée en allant surfant sur Internet pour se tenir au courant des dernièrs nouvelles du monde. A ceux-ci, nous envoyons un message urgent : SI VOUS AVEZ L'INTENTION DE PASSER UNE BONNE JOURNEE, NE VOUS RENDEZ PAS SUR LE SITE DU FIGARO.FR. NOUS REPETONS, GARE AU FIGARO...

Pourquoi tant de méfiance ? Et bien, tout simplement, car nous sommes sûrs que vous ne voulez pas savoir que selon l'UNEDIC, "le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A (sans aucune activité) devrait enfler de 178.500 en 2012 puis de 128.300 l'année prochaine. Au total, 306.800 personnes supplémentaires en deux ans, soit une progression de 10,6% par rapport au niveau actuel". Vous n'avez pas envie de lire cela, François Hollande n'a pas envie de lire cela, la France entière n'a pas envie de lire ça et c'est pourquoi nous n'en parlerons pas.

Non, pour avoir la banane par les deux bouts, on a trouvé mieux : il suffit de taper sur les Rosbeefs et de bien les attendrir. Ce matin, nos voisins albionesques nous offrent une rare opportunité. Regardez plutôt :

Vous vous demandez ce que c'est ? Il s'agit de la Tour Orbit, construction emblématique censée rayonner sur les jeux Olypiques de Londres cet été. Qualifiée de "« gigantesque gribouillis » par un journaliste du Times" ou de "« contorsion mutante » par un critique cité par la chaîne CTV", elle est très, très loin de faire l'unanimité. Boris Johnson, le maire de Londres, a-t-il été touché par la folie des laideurs ? L'oeuvre du sculpteur britannique Anish Kapoor, d'inspiration Tour Eiffel (!) selon l'auteur, apparait en tout cas déjà dans les tops des bâtiments les plus horribles du monde.

Une verrue dans Londres, ça leur fera les pieds : ils n'avaient qu'à pas nous piquer NOS Jeux Olympiques, tiens...

Et bonne journée à tous !

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Pour les Français, le modèle est allemand

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Ainsi donc, notre Président élu de frais a réservé son premier voyage à l'Allemagne, le voisin omniprésent et inflexible. François Hollande a-t-il eu le temps de défendre son point de vue (renégocier le pacte de discipline budgétaire européen et appuyer la croissance) face à Angela Merkel ? Pas sûr. L'heure était plutôt aux présentations et aux sourires de façade. On a tout le temps de se fâcher... et de regarder les sondages.

Selon une enquête Opinion way, dont les résultats étaient publiés dans La Tribune il y a quelques jours, "60% des Français estiment que la baisse des dépenses de l'Etat est la principale mesure qui permettrait de favoriser la croissance en France". Humm, ce n'est pas franchement très raccord avec le discours de François Hollande. Les Français sont des austères qui font marner leur président... Mais enfin, ce n'est sans doute pas un simple sondage qui va lui faire revoir sa copie...

Le problème, c'est que l'on vante tellement les bienfaits de la rigueur teutonne que cela finit par farcir les têtes d'émules et à donner de drôles de résultats dans les sondages. Hier encore, on nous expliquait dans le Figaro que la croissance allemande est bien meillleure que celle de la France : "Alors que notre voisin outre-Rhin annonçait une progression de 0,5% de son PIB sur les trois premiers mois de l'année - bien plus qu'anticipé par les économistes -, l'Hexagone faisait pâle figure avec une croissance atone (0%) sur cette même période". Entre les deux pays, il n'y a pas d'atones crochus et Dame Merkel peut continuer à célébrer ces bons résulats :

(Attention, ceci n'est PAS Angela Merkel. On ne veut pas de soucis, hein ?)

La nouveauté, c'est que l'Allemagne vient de plus en plus en France faire son marché. Surtout chez les ingénieurs. On en parlait déjà il y a quelques semaines sur le blog et voilà que cela se confirme via ce reportage publié sur le site Lacroix.com et réalisé au salon de l'emploi franco-allemand de Paris : "Quatre-vingt-douze mille postes d’ingénieurs sont à pourvoir, dont 37 000 dans la mécanique et l’automobile et 27 000 dans l´électronique, selon une étude de la Fédération des ingénieurs (VDI) et de l’Institut économique allemand (IW)". Forcément, ça marque, surtout qu'en France, on ne peut que revendiquer de petites victoires. Pour l'instant. 

D'ailleurs, dans le BTP, il y a toujours plein d'opportunités. Pas besoin d'aller ruminer à Baden Baden. Venez voir ici !

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