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Les chiffres du dimanche : 45 et 56

Publié le par Le blog des cadres du BTP

sick-ordinateur.gifOn avait déjà évoqué le sujet sur ce blog : les cadres français, qui parlent anglais comme des vaches espagnoles, ne sont vraiment pas totalement à l'aise avec leur english. A tel point qu’ils pensent parfois passer à  côté de contrats internationaux juteux...

 

Bref, la cause était loin d'être gagnée mais voici qu’un chiffre bien plus alarmant vient de sortir : selon un baromètre de la CFE-CGC, 45% des cadres considèrent l'anglais comme une source de stress, au motif qu'un mauvais niveau peut freiner une carrière. Ce qui n'est pas faux, évidemment. Dans un monde de plus en plus ouvert, il va pourtant bien falloir finir par s'y mettre.

D ailleurs, en parlant d'ouverture d'esprit et de résistance française, une autre information fait froid dans le D-O-S (il faut avoir facilement plus de 20 ans pour saisir toute la subtilité de cette blague pré"geek"storique) : l’informatique serait un poison pour 56 % des Français. 56 % ! C’est tout de même assez hallucinant. Mais à y regarder de plus près, le phénomène est plus complexe qu’un simple rejet général : "L'agacement des utilisateurs n'est pas tant contre l'outil informatique en tant que tel, mais contre les personnes qui l'ont imposé, à savoir tout particulièrement la direction générale. Et c’est vrai que la, chacun peut avoir un exemple de réforme informatique un peu brusque et de changement pas toujours bien compris... ou bien expliqué. D ailleurs, haut les coeurs, il semblerait que l'ensemble des salariés progressent désormais ensemble dans la maitrise du sujet :

 "Nous avons également pu observer des différences minimes dans la perception et l'utilisation des outils informatiques entre les répondants de la génération Y et les plus âgés, exception faite sur les réseaux sociaux où les écarts sont un peu plus sensibles en faveur des premiers". Nous progressons, aren’t we ?

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Les diplômés des grandes écoles ne connaissent pas la crise

Publié le par Le blog des cadres du BTP

diplomeL'étude d'insertion annuelle de la Conférence des grandes écoles vient de rendre ses résultats, Et ils sont assez remarquables : selon l'enquête, dont les résultats reposent sur l'épluchage de 40 000 questionnaires, le taux net d’emploi des jeunes diplômés (issus des 160 écoles de la CGE) est proche de 85 %. Mieux : 82,5 % des diplômés ont trouvé leur premier emploi en moins de deux mois. Ce qui est tout de même appréciable lorsqu'on connait les difficultés actuelles qui font varier la première embauche de 6 mois à un an et demi pour d'autres filières. Et top of the :  80% sont en CDI. Qui a parlé de crise ?

Autre enseignement de cette enquête : les diplômés des grandes écoles sont mieux payés que les autres. On s'en doutait, mais ça va mieux en le lisant. Le salaire annuel brut moyen, hors primes et avantages, a progressé de 1.170 euros en un an, à près de 34.200 euros. C’est deux fois mieux que l’augmentation, estimée à 2,4% pour les jeunes cadres. Concernant les ingénieurs, l'étude nous apprend que ce sont les bureaux d’études et les sociétés de conseil qui offrent le plus de débouchés : Ils représentent 16,5% des embauches chez les ingénieurs.

Alors, voilà donc un monde parfait ? Et bien non, évidemment. Il y a un vice caché. Les rémunérations sont en mode chute du Niagara, tendance douche froide. Elles continuent à se dégrader  depuis 2000. Selon la CGE, "le niveau de rémunération réelle des jeunes diplômés a diminué d'environ 10% entre 2000 et 2012". Les ingénieurs débutants seraient les plus douchés, "avec des fiches de paie dépassant rarement les 34.000 euros annuels". Bon, cela pourrait être pire...

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Le bambou prend la Défense du BTP

Publié le par Le blog des cadres du BTP

pont-de-bambou-copie-1.jpgL'Arche de la Défense essuie à nouveau un déluge de critiques... Alors que le toit, son restaurant panoramo-gastronomique, son musée, son belvédère sont déjà fermés au public depuis 2010, ce sont désormais les façades intérieures du monument qui sont visées par l'Etat propriétaire. Apparemment, l'Arche n'arrive pas à rester de marbre face au temps qui passe et à la pollution qui pollue. Elle va être soumise à un énième lifting. A 23 ans seulement, c'est un tout de même un peu jeune.

Bon, aujourd'hui, il s'agit de trouver une solution durable. Et nous l'avons peut-être dénichée... Pour assurer la pérennité de l'Arche de la Défense, il n'y à qu'à tout reprendre par le bambou. Oui, voilà sans doute le matériel de demain : " résistant, léger, bon marché, il sert de plus en plus dans le BTP et constitue même l’ossature de villas de luxe" comme l'explique l'article de Maxisciences. Et on serait tenté de dire également abondant, pour abonder en d'autres termes. Il suffirait même de décréter une mobilisation nationale des jardiniers français (avec un bon slogan du genre "J'me défonce pour la Défense !") pour sauver le chef d'oeuvre. A coup sûr, ce serait l'événement le plus fédérateur depuis la réforme des retraites... 

La Défense en bambou... évidemment, cela n'ira pas sans certains petits problèmes comme le rappelle un spécialiste de la longue tige: "Le bambou a tendance à pourrir s'il est exposé à l'eau et il est facilement inflammable". Hummm, entre les problèmes d'étanchéité de l'Arche et les éternelles critiques qui font feu de tout bois, il va peut-être falloir chercher une autre solution... Des idées ?

Source photo : mag.ceza.me


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Et si le bon entretien d'embauche passait par les réseaux sociaux ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

entretienLes détracteurs des réseaux sociaux en seront, une fois n'est pas coutume, pour leurs frais. Viadeo, LinkedIn, Facebook et toute la troménie sont souvent accusés de moultes maux mais les attaques s'effritent : dans ce papier publié sur jcomjeune.com, le doigt est mis, pour une jolie mise au poing, sur les gains de temps censés être générés par la présence d'un candidat sur les réseaux sociaux. Logique et imparable : plus le recruteur en apprendra sur le candidat et son parcours, plus vite il ira à l'essentiel et moins les candidats auront l'impression d'être passer à côté de leur entretien... Ce qui arrive parfois, nous sommes tous d'accord.

Un analyste va même carrément plus loin pour qui "  (...) d'ici peu, l'entretien deviendra la concrétisation de la relation créée sur les réseaux sociaux". A l'en croire, il faut donc dès aujourd'hui rechercher le contact et les échanges avec les sociétés qui intéressent les candidats. Sans forcément commencer par réclamer du boulot directement, soyons élégants... Par conséquant voici notre conseil du jour : si vous n’êtes pas en mesure de créer du contenu régulièrement et de gérer les interactions, conversations et autres échanges sur les réseaux sociaux, ne créez pas de comptes.

Un recruteur qui tombe sur un profil vide comme un frigo d'étudiant ne sera, sans doute pas, mis en appétit...

Source image : cgtthales.org

#BTP


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Le chiffre du dimanche : 42

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 



C'est, en kilomètres, la longueur du plus long pont au dessus de la mer. L'ouvrage reliera Hongkong à Macao enpassant par la mégalopole chinoise Zhuhaï. A titre de comparaison, le plus long pont de France, celui de Saint- Nazaire mesure 3,2km...  

L'ensemble se compose de trois ponts à haubans dont un de 22,8 km, plusieurs viaducs, un tunnel de 6 km et deux îles artificielles qui serviront de relais. Le pont Hong Kong-Zhuhai-Macao, dont l'ouverture est prévue pour 2016, deviendra le plus long pont maritime du monde devant celui d'Haiwan (vidéo) et ce pour quelques mètres.




Et là ou l'histoire devient encore plus belle, c'est que Bouygues a été choisi pour bâtir un tronçon de cette construction pharaonique. Il s'agit d'un joli contrat à 600 millions d'euros ( la totalité des travaux est estimé entre 7,3 et 9 milliards d'euros) pour construire un tronçon de 9,4 km. Une partie sur laquelle sera créée «uneautoroute à deux fois trois voies au-dessus des eaux profondes de l’ouest de Hongkong» selon un communiqué de Bouygues.




S'agit-il là du grand retour des majors françaises en Chine ? Pas vraiment. L'entreprise Bouygues, échaudée comme
 d'autres par ses mésaventures chinoises (notamment la construction d'un tunnel à Shangaï qui s'est mal passée), s'est engagé pour réaliser la partie du pont gérée... par les autorités de Hongkong. Le groupe ainsi confirme son intérêt pour l'Asie où il réalise déjà 8 % de son activité.




Et pour tous ceux qui pensent que le BTP est un milieu de requins, qu'ils se rassurent : le contrat de Bouygues
 prévoit que tout doit être mis en oeuvre pour aider à la sauvegarde... du dauphin blanc, espèce protégée en Chine.

 

#BTP

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L'alternance freine le BTP

Publié le par Le blog des cadres du BTP

ingenieurPas facile de jongler avec les gros contrats en période d'alternance. Demandez donc à Vinci ce qu'ils en pensent... Depuis mardi, on sait que le géant du BTP ne fera pas le contournement autoroutier de Strasbourg pour lequel il avait été désigné avant l'élection présidentielle. Le Partenariat Public Privé (PPP) devait rapporter 750 millions d'euros à l'entreprise. Selon une source citée par l'article de Challenges, la collectivité n'avait pas les moyens de son ambition routière et a donc décidé de stopper les frais. La collectivité, elle, soutient que c'est le concessionnaire qui n'a pas répondu dans les temps...Dur.

Avec les problèmes et retards de l'aéroport de Notre Dame des Landes (surnommé l'Ayraultport par les opposants) et la suspension du PPP destiné à la construction de nouveaux bâtiments pour l'université de Toulouse III (qui coûtait 600 000 euros en maintenance chaque année), Vinci n'est pas verni en ce début de quinquennat et ne sera surement pas la seule à connaître ces revers... Lorsqu'on sait le peu d'amour que les socialistes portent aux PPP, il ne faut pas s'étonner d'en certains remis en question bien vite. Enfin, du moins, tant que le contrat n'est pas signé. Regardez du côté de chez Bouygues "qui a signé et démarré, avant le changement électoral son plus beau chantier en France: le Pentagone à Balard (1,8 milliard d’euros)". La confiance règne et si le gouvernement Ayrault décide de revenir sur le projet de regroupement des états-majors du ministère de la Défense, cela rique de coûter très cher à l'Etat...

Oui, l'alternance a tendance à freiner le BTP (Les atermoiements autour du Grand Paris en sont un autre exemple...), ce n'est peut-être pas une très bonne période pour les majors, mais l'horizon brumeux du BTP pourrait s'éclaircir dans les mois à venir : François Hollande a toujours l'intention de construire 500 000 logements par an pendant son mandat. Et ça, c'est une promesse majeure !


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Après la graphologie, voici la frappologie...

Publié le par Le blog des cadres du BTP

fotolia_2278947_xs-copie-1.jpgLes patachons ont gagné leur grand combat : avec Internet, il n'y aura un jour plus besoin d'envoyer de lettres de motivation manuscrites. Plus du tout. Les fourches caudines du graphologue scruteur se retrouveront en sourdine. Le candidat n'aura plus d'inquiétude : on ne l'asticotera plus à propos de sa patte de mouche. Et ce n'est pas une chose minime dans un pays ou, au mitan des années 90, 90 % des entreprises y avaient recours. Aujourd'hui encore, entre 60 et 70 % d'entre elles feraient appel à un graphologue, selon des chiffres rapportés en 2011. (Petit rappel : le candidat est en droit de refuser l'analyse graphologique et le recruteur ne peut pas se servir de ce refus pour écarter une candidature). Ces chiffres se rapprochent de ceux publiés dans une étude de 2007 où l'on apprend également que 0 % des consultants faisaient confiance à l'astrologie, peut-être influencés par les méthodes de Domenech à la tête de l'équipe de France de football à l'époque...

Oui, les patachons ont bien gagné leur combat gràce à Internet, mais voici qu'aujourd'hui survient une méthode 2.0, un nouveau procédé visant à définir l'individu dans sa manière d'écrire sur son ordinateur. L'ennemi des petites frappes a désormais un nom : la frappologie, ou comme expliqué dans le papier du Monde le "Dis-moi comment tu tapes - sur ton clavier - et je te dirai qui tu es". La méthode, comme souvent, vient des States et offre déjà des résultats intéressants : grâce à la frappologie, on peut par exemple savoir neuf fois sur dix si la personne qui écrit est un homme ou une femme. Vous nous direz, en regardant une photo, on y arrive 99 fois sur 100...

Mais restons sérieux. La CNIL a autorisé en juillet dernier « la reconnaissance de la frappe au clavier » comme un système de biométrie comportementale. Autant dire que le principe ne va pas tarder à essaimer au niveau des ressources humaines. Bientôt, il vous faudra apprendre à écrire correctement, à rééduquer vos doigts pour rentrer dans le moule du parfait employé frappeur... Bon, on a encore un peu de mal à faire l'apologie de la frapologie car un grand détail demeure, une question essentielle qui sera souvent débattue dans les années futures : qui du frappeur compulsif ou du mou du clavier sera considéré comme le candidat le plus intéressant ? Vos avis ?

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Le chiffre du dimanche : 11,4

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Exporter.gifC'est, en pourcentage, la différence de salaire entre un cadre travaillant dans une PME uniquement présente en France et un cadre salarié dans une PME implantée à l'étranger. (D'après une étude du cabinet de conseil Pramex International faites auprès d'entreprise de 250 à 5000 salariés). Les cadres sont mieux payés dans les boîtes ouvertes sur le monde et ils sont également plus nombreux : "Cette catégorie d'entreprises crée également des emplois plus qualifiés. Elle compte 17 % de cadres contre 7 % pour les entreprises «domestiques»."

Les avantages de la conquête internationale sont ici parfaitmeent résumés : «Plus l'entreprise est présente à l'international, plus elle crée des emplois qualifiés en France et plus son chiffre d'affaires augmente en France»

Pramex international avait déjà sévi récemment lors d'une précédente étude qui démontrait que que si les entreprises françaises potentiellement capables de s'implanter à l'étranger le faisaient, la hausse d'activité générée par ces implantations serait de 13 000 à 49 000 créations d'emplois sur le sol français. Ce n'est pas anodin.

Mais avant de vous précipiter en masse pour dénicher l'oiseau rare sachez que la France n'est pas un nid à migrateurs comme le précise la conclusion du papier du Figaro : "La découverte de nouveaux exportateurs est nécessaire car la France accuse une baisse du nombre de sociétés exportatrices, tombées à 100.000, alors que l'Italie en revendique 200.000 et l'Allemagne 300.000". Cela risque bien de vous mettre des bâtons (de pélerins) dans les roues...


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Le CDI en situation précaire ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

requalification-cdd-cdi-150x150.pngLe patrimoine français est en danger. Après nos fromages, après nos vins, c'est le Contrat à Durée Indéterminée à la française qui est menacé de disparition. Le sujet est revenu sur la table cette semaine après qu'une une recommandation de la Commission Européenne est sorti du choux à Bruxelles. Pour résumer, la commission reproche l'accès de plus en plus difficile au graal de l'emploi et certaines protections bien trop lourdes selon elle.

C'est Difficile à Intégrer un poste en CDI ? Pas qu'un peu, surtout lorsque l'on passe du CDD au CDI (alors que l'argument souvent repris est de dire que le CDD, ou l'intérim, sont des bases de lancement vers le CDI). Voici ce que dit l'Europe : "les chances de passer d'un contrat à durée déterminée à un contrat permanent ont chuté de 45% entre 1995-1996, à seulement 12,8% en 2010", soit bien en dessous de la moyenne européenne de 25%". C'est sûr, c'est peu.

L'autre épine dans le pied, selon Bruxelles, ce sont les protections qui entourent le CDI. L'Europe pense qu'il faut "lever certaines protections du CDI pour rassurer les employeurs". Dans sa ligne de mire : "la possibilité de contester un licenciement économique jusqu'à un an après la rupture" qui serait un des freins à l'embauche...

Ok, disons que l'on se débarasse du CDI... On fait quoi derrière ? Derrière, il y a le contrat de travail unique, dont on parle aussi souvent que la fin des temps, sans limite de durée et dont la sécurité dépendrait de l'ancienneté. Grosso modo, ce serait un CDI facile à rompre et qui inciterait l'entreprise à embaucher puisqu'elle n'aurait plus de mouron à se faire. On arrêterait ainsi "de surprotéger les titulaires de CDI tout en maitenant les salariés en CDD dans la précarité". (voir ce papier très intéressant dans Libé).

Le problème, c'est que personne n'y trouve d'intérêt : Le Medef le trouve trop contraignant et les syndicats considère le contrat unique par trop inique.

Et vous, vous en pensez quoi du CDI ?

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