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Un senior, ça ne devrait pas s'ignorer

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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La situation fleure le paradoxe, alors qu'elle est d'une logique implacable : selon une étude publiée par l’Insee la semaine dernière, près d’un million supplémentaire d’actifs seniors (970 000) ont été enregistrés sur la période 2005-2011 ce qui s'est traduit "à la fois par plus d’emploi et plus de chômage". 

Avec la crise, le taux de chômage des 55-64 ans est passé de 4,6% en 2008 à 6,5% en 2011, même s'il reste bien en dessous de la moyenne française (9,2%). A l'inverse, de 2005 à 2011, réforme des retraites oblige, le taux d’activité a augmenté de 3,8 points à 44,4 %, ce qui le rapproche de la moyenne européenne à 50,9 %.

 La nouvelle n'en est évidemment pas une puisque la question du chômage des seniors revient sur le tapis aussi régulièrement que les fesses et frasques de la famille royale anglaise. François Hollande a d'ailleurs promis d'y remédier via les contrats de génération qui prévoient d’associer un jeune de moins de 30 ans et un senior de plus de 55 ans pour un passage de témoin... A voir. 

Mais, en fait, ce qui nous incite a ré-écrire sur le sujet, c'est davantage la lecture d'un discours infaillible qui ferait passer Malraux et Badinter pour des orateurs du dimanche. C'est à lire sur le site challenges.fr. Les entreprises ont tort de ne pas recruter les seniors et voilà pourquoi :

"La grande expérience qu'ils peuvent apporter est tout à fait adaptée pour répondre à leurs besoins urgents. Il sera par exemple parfait pour mener à bien une restructuration. Un senior a aussi d’excellentes capacités d’encadrement dans la mesure où il est capable de prendre plus de recul sur la situation. On note également chez lui une absence de carriérisme ce qui le rend beaucoup plus conciliant et adaptable. Enfin, le senior est plus mobile car ses enfants généralement sont grands et indépendants. Ils peuvent ainsi répondre à des offres de poste à l’international où ils ont une vraie carte à jouer, à la condition qu’ils parlent l’anglais couramment"

On rajoutera sur le sujet ces quelques mots d'un responsable de cabinet de recrutement qui restent d'actualité :

"On sait qu'il y a des centaines de milliers d'emploi à pourvoir dans les PME. Même quand on vient des grands groupes, il ne faut pas hésiter à aller les voir. Le dirigeant de PME veut juste trouver quelqu'un pour remplir un poste. Il n'a pas de frein lié à l'âge, surtout que les jeunes ne s'y pressent pas."

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Le BTP chinois domine la construction mondiale

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Et un, et deux et trois Chinois... Pour la deuxième année consécutive, les entreprises chinoises squattent le podium du classement annuel mondial des groupes de BTP, publié par le magazine américain "Engineering News-Record". China Railway Group, China Railway Construction Corp. et China State Construction se poussent du coude pour la photo de famille tandis que face à ces entreprises d'Etat, les latins détalent. Bon on exagère un peu. Après tout Vinci, médaillé chocolaté, est toujours quatrième, mais quand même. Sur les 50 premières entreprises du classement, 12 viennent de l'Empire du Milieu. La progression est constante : d’ici 2020, les entreprises chinoises devraient représenter 21 % du marché, loin devant les Etats-Unis (15 %) et à des années lumière de la France (3 %).

Pourquoi un tel succès ? Le Moniteur s'est penché sur la question et la réponse est sans surprise : « Ces entreprises trustent par ailleurs tous les appels d’offres sur le territoire chinois, qu’il s’agisse d’infrastructures ou de bâtiments». Sur un territoire en pleine mutation et fermé à double tour, c'est sûr que c'est plus facile de faire des affaires et de générer des yen, dollars ou euros, c'est au choix, mais toujours en milliards.

La grande question qui se pose désormais, c'est de savoir s'il sera possible d'endiguer la marée chinoise qui pourrait s'abattre sur l'Europe. Un début de réponse a été apporté l'an dernier, lorsqu'une entreprise chinoise, qui avait remporté un contrat de construction pour une autoroute en Pologne, s'est finalement vu retirer le marché. 

L'entreprise avait prévu des économies sur les matériels qui se heurtaient aux certifications communautaires en termes d’engins. Elle souhaitait également diminuer le poste des salaires, entraînant ainsi une fronde des prestataires locaux. Enfin, elle prévoyait le transfert de 2000 ouvriers chinois sur le chantier, avec de (conséquents) écarts de rémunérations entre salariés chinois et occidentaux. Ajoutons à cela des arriérés de paiement des sous-traitants et l'on comprend pourquoi le gouvernement polonais avait fait machine arrière.

Cet épisode signifie une chose : si les Chinois veulent entrer sur le marché européen, ils devront se plier à certaines règles. Mais voudront-ils s'y contraindre ? La vieille Europe est-elle un marché qui les intéresse vraiment ? Lorsqu'on voit ce qu'ils font en Afrique, où on leur laisse une haute latitude (7000 ouvriers chinois vont se déplacer pour la construction de la mosquée d'Alger), on peut vraiment s'interroger...

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Les questions que l'on ne peut pas vous poser en entretien d'embauche

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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On le savait déjà : les recruteurs peuvent être de fieffés coquins. Outre des méthodes de recrutement parfois sacrément loufoques (rappelez-vous la fameuse frappologie...), ils leur arrivent aussi de dégoupiller sévère en entretien afin de déstabiliser le candidat (ou de tester son sens de l'humour et sa capacité de réaction, cela dépend du point de vue où l'on se place). Ainsi ce petit best-of 2011 nous rappelle à quel point il faut être prêt à tout lors de votre grand oral. Mention peur de Rhin au magnifique “Si les Allemands étaient les personnes les plus grandes au monde, comment pourriez-vous le prouver ?” et hommage à Maître Capello avec "“Epelez le mot diverticullite, diversticulite, diverticulite", la fameuse inflammation des diverticules. 

Cela fait rire après coup, mais on imagine bien la tête des candidats dans ces instants de grande solitude. C'est pourquoi le Blog des Cadres du BTP, dans son souci constant de venir en aide à ses lecteurs, vous offre aujourd'hui un modeste coup de pouce. Bon, on ne va pas vous expliquer comment faire entrer un éléphant dans un frigo (oui, oui, celle-là aussi...), mais on vous propose ici un très bon papier du site reponseatout.com.

L'article fait le tour de toutes les questions qu'un recruteur/employeur ne peut vous poser en entretien d'embauche. La gamme est vaste : on ne peut pas vous demander si vous êtes marié(e), si vous êtes enceinte (évitez quand même d'attendre le huitième mois de grossesse pour postuler), vos opinions religieuses, politiques et même de produire votre casier judiciaire (sauf cas précis). Ah, ah, la douce revanche...

Evidemment, il ne s'agirait pas dorénavant de faire non, non, non comme la poupée à chaque question posée. Cela ferait mauvais genre. D'ailleurs, pour vous entraîner à vos prochains entretiens d'embauche, voilà une liste de dix questions type à bûcher sérieusement. C'est du classique de chez classique.

M'enfin... tout de même... interroger les candidats afin de savoir quel animal ils voudraient être, on se demande si ce n'est pas un peu intrusif. Surtout si l'on répond "un étalon"...

Source de l'image : http://unboulotpresqueparfait.blogspot.com.es/2010_06_01_archive.html

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La plus haute tour du monde construite en 90 jours

Publié le par Le blog des cadres du BTP

On n'arrête pas le progrès, surtout chez nos amis chinois. Il y a quelques mois, nous avions déjà les yeux rivés sur les exploits des bâtisseurs asiatiques, qui nous offraient une version adulte du jeu de Légo, Or, voilà que l'Oncle Mao annonce un nouveau projet complètement fou : construire, en 90 jours, le plus haut gratte-ciel du monde, la Sky City Tower. 220 étages, 838 mètres, incroyable. SBS, l'entreprise chargée du chantier déjà aux manettes des constructions express de l'an passé, semble maîtriser le processus : "Fidèle à sa philosophie, la société fait appel à des matériaux écologiques et efficients, tout en assurant une sécurité sismique résistant à des tremblements de terre d'amplitude 9 sur l'échelle de Richter. Grâce à son architecture révolutionnaire, la Sky City Tower devrait consommer à peine un cinquième de l'énergie d'un bâtiment conventionnel équivalent". Et le plus fou là-dedans, c'est que les Chinois enfoncent le coût, en parvenant à dépenser plus de deux fois moins d'argent que pour l'édication de la tour Burj Khalifa à Dubaî, plus haut édifice du monde pour encore quelques mois. (497,4 millions d'euros, contre 1,19 milliard d'euros).

Evidemment, certains ne manqueront pas de monter dans les tours et de signaler que les Chinois ne respectent rien, qu'ils copient tout le temps et qu'ils trichent partout...

N'empêche que pour l'instant, personne n'a réussi à copier leurs propres méthodes et qu'aux dernières nouvelles, aucune tour express ne s'est encore effondrée. Mais bon, voici une nouvelle pour rassurer les sceptiques : le record chinois devrait tomber prochainement. La construction d'une tour de plus kilomètre de haut débutera, à Djeddah, en Arabie Saoudite, dans les années à venir. Ce sera le retour de Djeddah au tout premier plan, vu que la ville s'enorgueillit déjà d'avoir le plus haut jet d'eau du monde (312m). Méfiance néanmoins pour les Chinois et les Saoudiens : si la théorie des gratte ciels vient encore gratter aux portes, cela pourrait faire mal. Selon ce principe, "les plus grands buildings seraient construits à la fin de cycles économiques et annonceraient une récession"...

Oh, et pendant-ce temps là, en France, la tour first de la Défense, elle, culmine toujours à 231m.

 

 

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En 2013, on demande du pèze (et on négocie sec)

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Retroussez-vous les manches, passez chez le coiffeur et revoyez vos arguments : cette année, vous allez négocier sérieusement, ou renégocier, votre salaire !

C'est une étude du cabinet Robert Half qui le dit : 38% des DRH "se disent un peu plus enclins à une négociation qu'en 2011, pour capter les meilleurs candidats." C'est la crise sur le gâteau. Les temps sont peut-être difficiles, mais cela fait le bonheur des "meilleurs éléments", dont nous ne doutons pas que vous fassiez partie. Les entreprises, dans la tempête, ont besoin d'éléments sûrs pour se maintenir à flot et elles sont prêtes à y mettre le prix. N'hésitez donc pas à affirmer vos prétentions car comme le souligne le papier de la Tribune, par la voix du Directeur Général de Robert Half: « Le salaire d'embauche est déterminant ! Inutile pour un candidat de penser rattraper très rapidement un salaire sous-évalué à l'embauche. »

Négocier, renégocier qu'ils disaient, car oui, même si vous êtes bien installé dans l'entreprise, il va falloir prendre rendez-vous avec la RH. la raison ? L’augmentation générale des salaires se situerait en 2013 à 1,4 %, loin derrière l'inflation qui gonflera de 1,9 %. Le sacro-saint pouvoir d'achat en sera pour ses frais, à moins d'obtenir gain(s) de cause via l'augmentation individuelle. 91 % des entreprises la pratique. Cela laisse de l'espoir, à condition que vous soyez à la hauteur... 

 

Atlantis-RH vous livre ici quelques conseils rapides pour éviter l'entretien d'embûches :

Si vous négociez, laissez le recruteur aborder le sujet du salaire. Vous n'êtes quand même pas là UNIQUEMENT pour l'argent, n'est ce pas ? Renseignez-vous sur ce à quoi vous pouvez prétendre et n'hésitez pas à donner une fourchette, sans y aller avec le dos de la cuillère. Soyez sûr de vous. Si le salaire proposé est trop bas, pensez avantage en nature et développement du rab', vous aurez tout à y gagner.

Si vous négociez une augmentation, notre conseil principal, c'est de rabâcher la question dès que vous en aurez l'occasion. Pour le reste, on vous conseille ce papier assez hilarant, souvent bien vu, avec un langage des plus fleuris et qui résume (presque) tout ce qu'il faut faire... Bonne lecture !

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La productivité, une spécialité française

Publié le par Le blog des cadres du BTP

On en parlait ici il y a quelques mois : le workaholism se développerait à la vitesse d'une bonne descente bretonne. Les dingos du boulot se compteraient par milliers... Vous étiez le prochain.

Oui, tout cela pouvait faire peur, voire Bieber.

Sauf que nous sommes en France, la cocagne ça nous gagne, et que selon une étude récente, les salariés français sont encore loin de tâter du boulot trop fortement.

Voyez ce papier du magazine Business Insider et ce titre qui ferait rosir de plaisir notre Premier ministre Ayrault. "Les Français sont les personnes les plus productives dans le monde". Diantre, avec tout ce que l'on entend en ce moment, cela fait un choc. 

Alors que selon l'étude UBS, les travailleurs de par le vaste monde s'échinent en moyenne 1902 heures par an, les chiffres parisiens, notamment, sont plus légers. 1594 heures, c'est un total moins ronflant, qui ne veut cependant pas dire que nous nous reposons sur nos lauriers. La preuve : si l'on fait un petit ratio PIB par habitant / heures travaillées, on s'aperçoit que la France se situe devant l'Oncle Sam, le grand moralisateur et pourfendeur du train de vie tricolore. Conclusion de la journaliste : "Réussir, ce n'est pas une question de dur labeur. Il s'agit de travailler malin... et moins. Comme les Français le savent si bien". On avait pas reçu autant de fleurs US depuis les exploits de Lafayette.

Et ce n'est pas tout. Un autre article du site sur le même sujet enfonce le clou : alors que les Japonais ne sont qu'un tiers à prendre l'intégralité de leurs congés chaque année, ce chiffre monte à 89 % dans notre beau pays. C'est d'autant plus surprenant que les  Français bénéficient de plus de congés qu'à Tokyo...

Bref, une fois de plus, la France prouve son éternelle supériorité sur le reste du monde. Au fait, vous faites quoi l'été prochain ?

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Nouvelle vague de recrutements dans le BTP pour 2013

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Après de longues vacances, le Blog des cadres du BTP fait sa rentrée. Et quoi de mieux pour une reprise que d'entendre de (presque) bonnes nouvelles ?

Contrairement au pauvre David Vincent qui s'est évertué pendant 43 épisodes à prouver au monde l'existence d'envahisseurs,

Le Figaro nous explique, chiffres a l'appui, que les perspectives d'embauche pour 2013 sont belle et bien là : les 140 entreprises (Multinationales PME, TPE) interrogées par le journal du matin tablent sur 170 000 embauches en CDD et CDI. C'est certes moins qu'en 2011 (230 000), mais le nombre reste conséquent.

Evidemment, parmi ces offres, on trouve l'éternel Ronald Mac Donald accompagné de Quick, qui garde la frite, lui aussi. Le duo est rejoint avec entrain par la SCNF sur le podium. Mais ce qui nous intéresse plus particulièrement, c'est la tenue des majors du BTP. Qui se tiennent bien, figurez-vous.

Ainsi les positions de Vinci et Bouygues dans ce classement, respectivement 5ème et 7ème du classement, évoquent une politique de recutement à nouveau soutenu pour 2013. Il est cependant intéressant de constater deux choses : les perspectives de Vinci sont meilleures que celles de son concurrent alors que c'était l'inverse l'an dernier. Bouygues était alors 4ème du classement et annonçait 7200 embauches. Au final, pour 2012, la prévision n'est plus que de 5300. Une différence d'un gros quart, ce n'est pas anodin. C'est la crise madame Michu... sauf pour Eiffage dont l'annonce pour 2013 est supérieure à l'an passé. Au total, alternance comprise, les trois majors prévoient 18000 embauches.

Bon, les opportunités seront là, reste encore à les saisir. Et le meilleur moyen de taper dans l'oeil des recruteurs pourrait bien être sur internet. On en parle régulièrement ici et voici un nouveau papier de La Tribune qui apportera peut-être de l'eau au moulinternet des candidats. Viadeo ou LinkedIn, faites votre choix. Conclusion du papier : "Viadeo est davantage utilisé dans le cadre d'une démarche active de recherche d'emploi. LinkedIn est en revanche plutôt utilisé comme un outil de gestion de carrière qui aide à travailler son réseau."

L'article insiste également sur le fait que Facebook et Twitter sont encore peu utilisés dans les processus de recrutement. Pourtant, là aussi, les choses bougent et les opportunités circulent. Vous pouvez ainsi retrouver toutes les offres d'emploi d'Atlantis RH, cabinet de recrutement spécialisé dans l'ingénierie du BTP, sur Twitter et Facebook.



 

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