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Le BTP français dit non à l'Algérie (pour l'instant ?)

Publié le par Le blog des cadres du BTP

arton2225On vous en parlait il y a quelques semaines : Alger avait émis le souhait d'attirer des entreprises françaises et espagnoles afin qu'elles participent à un vaste plan de construction comprenant 2 000 000 de logements et de nouveaux bâtiments administratifs. La cause de cet appel du pied ? L'Algérie ne serait plus satisfaite du travail des groupes chinois, qui sont la principale force édificatrice en Algérie et dans toute l'Afrique depuis 10 ans.

Or, aux dernières nouvelles, il y aurait déjà de l'eau dans le gaz algérien entre les majors françaises et l'Etat du maghrebin. Les entrepises françaises, contrairement à leurs homologues espagnoles ou portugaises, n'ont pas voulu s'attaquer au logement algérien. Deux éléments sont mis en avant pour expliquer ce refus : d'abord, le marché est trop compétitif et les prix largement tirés vers le bas. Ensuite, il semble que les groupes français aient eu, par le passé, quelques menus problèmes pour faire passer l'Etat algérien par la case porte-monnaie...

Voici un extrait d'un article de latribune.fr sur le sujet :

"Vinci a vécu une mauvaise expérience avec le chantier de la première ligne du métro d'Alger, inaugurée il y a une année. L'Algérie avait longtemps refusé de payer le géant français du BTP. Il aura fallu l'intervention de Jean-Pierre Raffarin, chargé du suivi des investissements français en Algérie, pour débloquer la situation".

Bon, rien ne nous dit que les entreprises françaises ne décrocheront pas quelques contrats sur des plus gros bâtiemnts, ce qiu étaient d'ailleurs le deal envisagé au départ.

D'ailleurs, notre petit doigt nous dit que la visite prochaine de Hollande à Alger pourait changer bien des choses. Et il ne serait pas étonnant, concernant le conflit malien, que Notre président se rallie finalement à Bouteflika (et renonce à envoyer une force armée au nord Mali) afin de meiux négocier certains contrats pour les entreprises, et le BTP, français.


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Jeune diplômé, as-tu le profil idéal pour te faire embaucher ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

jeune-diplome.jpgVous êtes jeune diplômé, plein de verve et d’envie, et vous êtes prêt à vous faire recruter. Mais avant de passer sous les fourches caudines des RH, il va d’abord falloir vérifier si vous répondez aux critères du jeune diplômé idéal tels que définis par les DRH de 20 pays du monde entier.

Une enquête réalisée par l’institut Trendence pour le cabinet de conseil Emerging nous renseigne sur ce portrait robot et les desideratas des recruteurs. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les RH semblent, une nouvelle fois, très ambitieux…

Passons d’ailleurs rapidement sur ce que nous savons tous. B.a.-ba : les RH attendent du candidat qu'il sache se présenter, exprimer sa motivation et rédiger son CV. En gros, qu’il ne débarque pas de Jupiter.

Ensuite, le jeune doit avant tout faire preuve de savoir-être, plus que de savoir-faire, et de sa capacité à communiquer avec ces collègues. C’est raisonnable.

Enfin, l'anglais apparaît comme une compétence indispensable. On vous rappelle qu’il s’agit ici d’une enquête mondiale, qui ne pas prend pas en compte la spécificité française en la matière. Faut reconnaître, dans notre pays, my taylor is plutôt chiche. Mais rassure-toi jeunesse bleu blanc rouge ! Le français est la deuxième langue la plus prisée des employeurs, derrière le Chinois ! (oui, parce que sur la planète DRH, TOUT le monde parle déjà anglais). Cela ouvre quelques perspectives à l’étranger…

C’est après que cela se corse. Plus de b-a.ba, vous en resterez peut-être baba : pour 30 % des recruteurs interrogés, l’expérience professionnelle est le premier domaine dans lequel les jeunes diplômés doivent s’améliorer.  Ca veut bien dire ce que ça veut dire : il n’y a pas qu’en France que l’on va demander à un jeune de 23 ans d’avoir déjà 15 ans d’expérience…

On exagère, évidemment, et des solutions existent : selon ce rapport, il faut miser sur les stages, les jobs d'été et les jobs étudiants, et mettre en valeur ses expériences sur son CV et lors de l'entretien. 

Un article du Point pointe bien le problème :"La manière dont vous présenterez votre expérience et votre faculté à les mettre en avant comptent souvent plus que les postes que vous avez occupés." Que les vendeurs estivaux de Miko se rassurent donc : une bonne présentation et ils ne laisseront pas les recruteurs de glace...

On l'a noté : la question du salaire n'est pas abordé ici... On le sait tous : parler d'argent, c'est extrêmement vulgaire, surtout avec les RH...

Alors, vous l’avez le profil voulu ?  Si ce n’est pas le cas, pas de spleen sur l’idéal. Venez plutôt nous voir ici. On recrute fort, même ceux qui parlent anglais comme une vache espagnole...

Source image : http://cftc.capgemini.free.fr/arc/nouv2007.htm

 

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La crise, c'est masculin ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

criseDur, dur en ce moment d'échapper aux chiffres du chômage qui enflent plus vite que la grenouille de La Fontaine. Pour le 18ème mois consécutif, la triste courbe poursuit son ascension. Et on ne sait pas franchement ou cela s'arrêtera.

Mais plutôt que de se lamenter et de vouloir abattre du Sapin, nous avons décidé de chercher aujourd'hui les vraies responsables de cette situation, dans un esprit que le grand McCarthy lui-même aurait applaudit des deux mains. Oui, MESSIEURS, si tout va mal aujourd'hui, c'est de la faute... des femmes.

La preuve ? Il suffit de lire ce papier de latribune.fr qui ose écrire tout gros ce que d'autres pensent tout bas : "Les hommes sont les premières victimes de la crise. (...) au paroxysme de la précédente crise, entre décembre 2007 et décembre 2009, les hommes auraient subi 92% des pertes d'emplois salariés privés. Au total, en deux ans, ce sont quelque 350.000 emplois masculins qui auraient été rayés de la carte, contre 30.000 emplois féminins".

Qu'attendons pour crier tous au complot international, forcément fomenté par la force féminine pour s'octroyer les situations les plus confortables... 17 % des ingénieurs sont déjà des femmes... Réagissons !!!

Ou alors, reprenons nos esprits et rangeons le balai à sorcières. Ces chiffres ne traduisent finalement qu'une destruction massive d'emplois, notamment industriels, qui étaient principalement occupés par des hommes. Et puisque les femmes ont massivement investi la Fonction publique ces dernières années, tout s'éclaire : y'a pas de sorcière.

D'ailleurs messieurs, on ne saurait finalement trop vous conseiller de vous rapprocher du sexe opposé pour assurer avenir et arrières. Cette fois-ci, c'est un blog du monde.fr qui nous apporte l'information cruciale : "Chez les 30-54 ans, le taux de chômage des personnes célibataires est de 13 % pour les hommes et 12 % pour les femmes, alors qu'il ne dépasse pas 5 % et 6 % pour les hommes et les femmes en couple".

Et tout ce la est d'une logique implacable, que d'aucune qualifieront de sexiste : L'homme diplômé trouve plus facilement du travail. Or l'homme diplômé attire davantage la femme. Simpliste ? On vous l'accorde, et d'ailleurs le papier prend en compte bien plus de critères, dont les enfants, qui poussent les parents à travailler davantage. (Voyez, ils sont finalement bons à quelque chose)

Néanmoins, un chiffre nous inquiète : 48% des jeunes femmes d’une classe d’âge obtiennent désormais un diplôme de l’enseignement supérieur contre seulement 35% des jeunes hommes.

Elles ne nous laisseront décidément rien...

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L'intérim, une solution pour les jeunes diplômés ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

interim.pngL'intérim a la cote chez les jeunes diplômés. C'est ce qui ressort d'une étude publiée dans l'Etudiant. 49 % des moins de 25 ans et 62 % des plus de 25 ans estiment en effet que l’intérim spécialisé permet de décrocher un emploi stable. 

On est en droit de se demander cependant si ce cri du coeur en est vraiment un. Vu le chômage qui frappe la jeunesse française aujourd'hui (22,7 % contre 9,5 % dans les années 80...), il est évident que tous les moyens sont bons pour rentrer sur le marché de l'emploi. Si l'accès au CDI était plus simple, pas sûr que les chiffres seraient aussi importants.

Néanmoins, la lecture de l'enquête révèle que l'intérim, s'agissant des cadres, est probablement perçu comme un complément utile à la formation scolaire.  "Les moins de 25 ans y voient aussi à une large majorité (plus de 80 %) un moyen de développer de réelles compétences professionnelles (...)".

59 % des personnes interrogées (toutes catégories confondues) en ont d'ailleurs une image positive, "cette proportion passant à 69 % lorsqu’elles ont déjà eu une mission en intérim spécialisé".

Reste qu'aujourd'hui l'intérim est dans une situation indéterminée. On en parlait ici le mois dernier : CDD et intérim ont toujours un contrat sur leur tête. L'idée générale, soutenue par Sapin, est toujours de surtaxée les contrats courts pour lutter contre le chômage. Aux dernières nouvelles, CGPME et Medef nous font une Fillon-Copé. Les deux principales composantes du patronat s'opposent vivement sur la question : le Medef est prêt à accepter la surtaxation des cotisations chômage sur les contrats précaires en échange d'un assouplissement des procédures de licenciement collectif. Les PME beaucoup moins : elles ont davantage besoin que les grandes entreprises de ces contrats flexibles pour faire face aux évolutions de la conjoncture et usent beaucoup moins des plans sociaux.

De là à imaginer le peuple défilant dans les rues, affublé d'un badge "Touche pas à mon poste en intérim", il y a sans doute une certaine marge...

(Selon les chiffres de l'observatoire du travail temporaire (2011), les moins de 25 ans représentent 26,9 % des intérimaires en France. A noter : ce chiffre baisse continuellement depuis 10 ans alors que la part des travailleurs seniors augmentent très sensiblement (9,3 % en 2011 contre 4,3 % en 1997). La part des cadres et des professions intérimaires a augmenté de 4,3 % depuis 2000 (6% des intérimaires en 2011), quand celle des ouvriers non qualifiés baissait de 11 % sur la même période)    

Source image : http://unsa-nm.over-blog.com

 

 

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Ingénieur, un métier d'avenir (même TF1 le dit...)

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Les PME face à la pénurie de candidats

Publié le par Le blog des cadres du BTP

podium copieUn emploi, cela ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval. C’est d'autant plus vrai maintenant et cela risque de perdurer. Le taux de chômage en France métropolitaine pourrait atteindre 11% de la population active fin 2013.  Triste record historique.

Pourtant, il existe encore des niches qui ne trouvent pas d'occupants, ce que traduisait d'ailleurs la dernière enquête Pôle Emploi : 43 % des employeurs, qui veulent embaucher, s'attendent à des difficultés de recrutement dans les mois à venir. Les PME, notamment, peinent à recruter certains profils. L'Entreprise s'est penchée sur la question et a livré une liste de postes où le candidat se fait rare.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les résultats sont très surprenants : pour les quatre premiers du classement (ingénieur technico-commercial, tourneur, technicien de maintenance et ingénieur système informatique), le nombre de candidatures par poste est en moyenne de... un. Mais où est donc la jungle du marché de l'emploi ? On a presque plus de chances de toucher l'Euro millions que de ne pas se faire engager, serait-on tenter de penser.

La pénurie existe et il y a surement quelque chose de pourri pays au royaume des moyennes marques qui attirent peu, parfois. Lorsqu'on sait que pour un poste de cadre, une entreprise peut recevoir des dizaines de candidatures, voir arriver un seul CV peut-être un facteur rebutant, voire totalement repoussant, quand bien même la candidature serait de qualité.

Néanmoins, cette situation pose problème, qui laisse des milliers de postes en déshérence, et entraîne des questions plus générales. Selon les études, il y a entre 250 00 et 500 000 postes non pourvus dans notre pays. Bien sûr, beaucoup concernent des activités très demandeuses telle la restauration. Mais pour les autres ? S'agit-il de rigorisme, du manque de candidats, ou d'un vrai manque de qualifications aux postes proposés? (Cette interrogation, apparemment lancée à la sauvette, ne l'est pas le moins du monde : selon certaines études, 95 % des candidatures seraient en inadéquation avec les postes proposés).

Ou alors il s'agit d'un problème de mobilité ? On sait les Français viscéralement attachés à leurs lieux de vie, vive la France, a fortiori lorsque le salaire proposé ne les incite pas à poser leurs valises ailleurs...

Pour mettre tout le monde d'accord sur une question où personne ne l'est, disons qu'il y a surement un peu de tout cela...

Mais revenons à nos postes de PME.

Concernant le BTP, deux fonctions sont mises en avant dans le classement : le chargé d'affaires BTP (2 candidature en moyenne pour 1936 offres d'emploi) et le conducteur travaux (5 candidatures en moyenne pour 2574 offres). A noter, et cela est assez paradoxal : le salaire proposé par les entreprises pour les fonctions de ce classement est majoritairement supérieur à la demande des candidats.

Proposition d'emplois, salaires intéressants, mais que veut le peuple ? Du pain quotidien ? Pas de problème, c'est ici

 

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Les entreprises bientôt sur les mobiles pour recruter ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

noel.jpgC'est bientôt le 25 décembre, et le Père Noël remplit déjà sa lourde hotte, comme d'autres bourrent les urnes, avec effort. "L'enfer, c'est la hotte" disait d'ailleurs Jean Paul Sartre, qui ne manquait jamais une occasion de faire marrer la famille autour de la dinde.

Oui, le Père Noël rempile et remplit, et à coup sûr, il a fait cette année le tour des fabricants de smartphones et autres tablettes mobiles pour répondre aux demandes des familles. Aujourd'hui, tout le monde veut son mobile. Conséquence : d'ici 2014-2015, les connexions Internet à partir de terminaux mobiles auront dépassé celles réalisées depuis les ordinateurs classiques.

Le mobile va donc devenir un outil de communication incontournable et les entreprises l'ont bien compris, qui, désormais, sont de plus en plus nombreuses à développer des applications pour leur processus de recrutement ou pour améliorer la marque employeur.

Bon, ce n'est pas encore une révolution, sire, juste une révolte numérique. En effet, le nombre de recruteurs français ayant investi le terrain de la mobilité est encore limité. Les DRH interrogés par Ipsos lors de #rmsconf (manifestation sur le recrutement mobile et social qui s'est tenue le mois dernier) n'étaient d’ailleurs que 13% à déclarer vouloir investir de l’argent dedans, si on leur offrait un budget d’un million d’euros. Alors 100 000, ou moins, on vous laisse imaginer…

Qu'ils se méfient cependant : on est loin d'une simple mode. Un site français écrivait ainsi il y a un quelques mois : "en un an, le nombre de visiteurs sur les sites de recrutement mobile est passé de 0% à 10% environ" (avec peu d’effort de la part de l’industrie de la téléphonie mobile).

Un intervenant, interrogé par lefigaro.fr, va plus loin : «Les grands groupes seront bien obligés d'y aller s'ils veulent continuer à promouvoir leur marque employeur via les smartphones ou les tablettes. D'ici un an, 20 à 30 % d'entre eux auront sauté le pas".

Une question nous taraude tout de même : si un candidat postule dans une vingtaine d'entreprises, va-t-il falloir installer 20 applications ? Parce que si c'est le cas, on va refaire notre lettre au Père Noël et lui demander une extension de mémoire avec notre tablette...

 

 


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L'heure est à l'ingénieur-manager

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

L’ingénieur doit-il être un bon manager ? Voilà la question posée, il y a quelques jours, sur le site du monde.fr. La réponse sera aussi courte qu'une prise de tête à l'UMP : il n'a pas vraiment le choix !

Aujourd'hui, 21 % des ingénieurs occupent des fonctions managériales et un débutant sur dix encadre une petite équipe. De plus, puisque les projets impliquent un nombre toujours plus grand de partenaires, l'ingénieur doit savoir désormais chercher des sous-traitants et veiller au bon déroulement des opérations, en plus de ses compétences techniques

Oui, la technique, comme chez cet attaquant, ne fait pas tout :

 

Les ingénieurs évoluent d'ailleurs de plus en plus vite vers des fonctions d'encadrement. Conséquence, la double compétence est très recherchée, comme rappelé dans un ancien papier de lexpress.fr : "Elle témoigne de l'ouverture d'esprit des candidats. Au bagage technique s'ajoute la capacité à comprendre un bilan d'exploitation ou à gérer un budget, ce que tout ingénieur est un jour amené à faire".Recherchée donc, mais pas forcément encore très présente : la part des doubles diplômes d’ingénieur et de management-gestion a certes doublé en quinze ans, mais elle n'est passé que de 3,7 % à 7,3 %.

D'ailleurs, le malaise semble latent chez des étudiants en attente : "En 2011, plus d’un jeune ingénieur diplômé interrogé sur deux par le CNISF se disait mal préparé à opérer des choix professionnels, à s’intégrer dans une organisation, et, plus grave encore, à prendre en compte les enjeux industriels et économiques d’une entreprise". (Source lenouveleconomiste.fr)

Il y a donc encore des progrès à faire, mais le mouvement est enclenché :

L'ENTPE (Ecole nationale des travaux publics de l'Etat), s'est associé à l'IAE Lyon afin de favoriser l'obtention d'un master MAE (management et administration des entreprises). 

L’ESC-Lille et Centrale-Lille proposent une formation d’ingénieur manager entrepreneur, qui recrute juste après le baccalauréat et qui conduit à un diplôme bac + 5.

En partenariat avec l’EM Lyon, Centrale Lyon a développé un mastère spécialisé en management et développement des systèmes d’information. 

Les mastodontes, Centrale Paris et l’Essec ou HEC et les Mines-ParisTech ont également adopté ce nouveau régime. Supélec propose un double diplôme avec ESCP Europe, permettant d’obtenir le diplôme de l’école de commerce en plus de celui de Supélec. 

 Bon, tout se boutique bien, mais une question essentielle demeure : la double casquette permet-elle de jouer les gros bonnets ? Est-on vraiment mieux payé lorsqu'on cumule ? A priori, oui. Selon les chiffres publiés sur lenouveleconomiste.fr, "Un ingénieur manager est globalement mieux payé que ses confrères : alors que le salaire médian d’un ingénieur se situe autour de 54 000 euros annuels en 2011 selon le CNISF, celui qui exerce un rôle hiérarchique touche aux alentours de 65 000 euros".

Au fait, on a le droit aux retraites chapeau avec la double casquette ? 

 

Vous avez un profil manager-ingénieur ? Alors rendez-vous sur le site atlantis-rh.fr. De nombreuses offres d'emploi vous attendent.

 

 

 


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Les Français prêts à changer de métier ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

change.png

Trois années de crise, ça creuse le moral plus vite qu’un tunnelier sous la Manche. L'étude "l'Observatoire Social de l'Entreprise" réalisée par l'institut Ipsos pour le Cesi et Le Figaro vient nous confirmer une nouvelle fois que la dite crise a réussie à façonner les mentalités des salariés français.

Deux chiffres ont retenu notre attention dans cette étude : face aux sombres perspectives qui se dessinent, 64 % des salariés se disent prêt à renoncer aux 35 heures. Ce chiffre est à rapprocher des 49 % de Français (contre 50 %) qui se déclarent pour la suppression des 35 heures afin de renouer avec la compétitivité.

Beaucoup d’Aubry pour rien, donc ? Le Premier ministre Ayrault, après avoir évoquer la fin du système, avait, on se souvient, effectuer un joli rétropédalage sous la pression du « capitaine de pédalo » Hollande.

Mais la question reviendra surement sur le devant de la scène, d’autant que les salariés ne sont que 32 % à envisager une baisse de salaire pour relancer la machine.
 


Le second chiffre illustre encore plus le pessimisme ambiant : Devant la perspective du chômage, 82% des personnes interrogées se disent prêtes à être formées à un métier totalement différent du leur et ce, alors même qu'ils estiment être compétents dans leur secteur d'activité. 



Et c’est là que la question de la formation intervient. Le fameux rapport Gallois l’a évoqué dans l’une de ses 22 mesures : le droit à la formation devrait davantage être attaché à la personne et non à l'emploi qu'elle occupe.

En voilà une idée qu’elle est bonne : offrir enfin un vrai parcours individualisé et non plus corréler à un poste. Mais avant de s’intéresser à la définition même du DIF (droit à la formation individuelle), il faudrait déjà améliorer son “rendement”.

Le DIF, créé en 2003 par les partenaires sociaux et présent dans le Code du Travail depuis 2004, permet à tous les salariés de se former pendant 20 heures chaque année. Mais on ne peut pas dire que l’on se bouscule au portillon de la formation :  

En 2005, première année où il était réalisable, moins de 2% des salariés l’utilisèrent, cinq ans plus tard ils étaient 5 % et aujourd’hui en 2012 on peut estimer que le DIF plafonne à moins de 10 % de réalisations annuelles toutes branches professionnelles confondues” (source agoravox.fr)

Les torts sont sans doute partagés entre des salariés qui ne veulent pas s'impliquer dans un long processus et des entreprises qui rechignent parfois aux dépenses que cela représente.

Néanmoins, et pour en revenir à l'étude initiale ainsi qu’aux inquiétudes générales, 60 % des salariés jugent les formations proposées insuffisamment nombreuses. Il y a du changement dans l’air et les salariés estiment sans doute que la formation deviendra un moyen de faire la DIF' dans un futur proche…

Et vous, vous en êtes où ? Vous songez également à changer de branche et de tronc commun ?  Bien sûr, vous pouvez vous orienter vers les classiques (services aux particuliers, santé et social, commerce et vente, transport et logistique, et métiers administratifs) que l’on considère comme les métiers d’avenir. Mais le blog des BTP a trouvé mieux : une sélection de métiers vaguement en vogue qui vous assureront, sinon la renommée, du moins une expérience unique : siffleur professionnel, voix de la SCNF, gouteur d'eau ou créateur de blagues Carambar.

Bon vous avez aussi le droit de vous dire que tout n’est pas perdu, et qu’il y a encore de nombreux emplois intéressants dans le BTP et l’ingénierie. D’ailleurs, vous avez raison : ils sont ici.

 

source image : www.neodialogue.fr

 


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Comment faire pour remotiver les cadres ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

mao.jpg

La nouvelle, sortie début novembre, n'en était déjà plus une lors de sa publication : selon une énième enquête, les cadres sont toujours pessimistes sur leur avenir, leur moral est au plus bas et s'il continue de descendre ainsi au 36ème dessous, on Satan au pire. 

Plus d'un cadre sur deux craint en effet de voir sa situation personnelle se dégrader dans les prochains mois. On ne peut pas leur en vouloir de jouer les Cassandre : pour la première fois depuis début 2010, le nombre d'entreprises qui prévoient de recruter moins de cadres que l'année précédente dépasse celles qui envisagent d'en embaucher plus.

Bon, la situation n'est pas rose et pour chasser le blues ambiant, il va bien falloir trouver des solutions. Puisqu'on semble en panne actuellement en France, allons jeter un coup d'oeil à l'étranger. Les temps y sont durs également et on rivalise d'imagination pour relancer la machine, redynamiser les salariés et, parfois, les faire filer droit.

Tiens, en parlant de filer droit, prenons les Chinois. Pour remettre les cadres, parfois hors cadre, dans le droit chemin (660 000 cadres du PC ont été sanctionnés pour corruption par Pékin récemment), le pouvoir central les invite, convie, convoque à des stages mémoriels. En revenant sur les lieux où Mao a lancé sa conquête de la Chine, les stagiaires, habillé de "répliques flambant neuf des uniformes bleus gris de l'Armée rouge de l'époque", sont censés se remettre en question. La formation doit permettre aux cadres de réaliser qu'ils doivent "travailler davantage, afin de mieux rendre service aux gens ordinaires". 

On pourrait adopter ceci en France, mais il faudrait alors trancher la question du costume : bonnet phrygien ou redingote ?

Plus sensibles que les Chinois, voici les Allemands qui, entraînés par leur b(l)ond en avant, cherchent des solutions pour soulager les salariés. Oui, même nos voisins germains peuvent, parfois, avoir le moral dans les chaussettes et les sandales. Ainsi l'entreprise Volkswagen a-t-elle décidé de protéger ses ouailles de l'intrusion des e-mails professionnels durant le temps libre. Depuis décembre 2011, le renvoi des courriels professionnels vers les smartphones des salariés, sauf ceux des cadres supérieurs, est désactivé dès 18h15, jusqu'au lendemain matin 7 heures. 

Cette solution pourrait provoquer ici quelques spams intestinaux aux accros du portable et autres workaholics, mais l'idée ne semble pas bête.

Aux USA d'Amérique, pour pallier l'ennui, certains optent pour le changement de poste. Ainsi chez Facebook, depuis 2011, les employés du groupe peuvent échanger leur boulot avec un collègue pendant un mois. Ok, mais pour la paie, on fait comment ?

Voilà un autre exemple pour améliorer les performances. Il nous vient d'outre-Quiévrain où l'on peut dire que les Belges ne mégotent pas avec ces fumistes de fumeurs qui font partie du service public de Wallonie. Pour motiver l'escadron clopant à se restreindre, il a été décidé que les fonctionnaires devraient pointer lorsqu'ils sortent pour fumer. La mesure concerne 18 000 agents et vise à contrôler le temps passé à s'en griller une. Ces minutes sont ensuite décomptées du temps de travail. 

A ce propos, il faut savoir qu'"Avec la mise en place du décret sur l'interdiction de fumer dans les lieux publics en 2006, les salariés français pourraient, légalement, être logés à la même enseigne que leurs homologues belges. Ainsi, l'employeur serait dans son droit s'il décidait de refuser les pauses de plus de 20 minutes cumulées lorsque le temps de travail quotidien atteint six heures. Les salariés dissidents pourraient se voir sanctionnés et même licenciés". (Source l'Express)

Dans les faits, cependant, rares sont les entreprises françaises à s’être rembrunies face aux volutes des blondes .

Mais notre méthode préférée, pour booster les cadres, vient de Corée du Sud. Chez Samsung, pour fêter les 25 ans de règne du grand patron, l'entreprise a organisé un concours avec à la clé, pour 10 employés, l'espoir de manger avec le boss. Il paraît que l'opération a fait un carton et qu'une bonne partie  des 210 000 employés coréens a fait acte de candidature pour avoir le privilège de compter parmi les commensaux. 

Ceci étant, on se demande bien de quoi ils ont pu parler à table (le repas avait lieu en octobre). Des relations confraternelles avec Apple ? Des licenciements à venir ? D'ailleurs, vous verrez, goujats comme sont les Français, le jour ou l'on organisera cela chez nous avec les patrons, les cadres n'évoqueront que leur situation personnelle qui se dégrade...

 

 


 

 

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