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Le plus grand bâtiment du monde sera chinois

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

chengdu.jpgcidément, la folie des grandeurs a de beaux jours devant elle en Chine. Alors que la tour la plus haute du monde devrait y être construite en 90 jours courant 2013, un autre record va tomber au mois de juin : celui du bâtiment le plus grand du monde. 

Les chiffres du Global Center, à Chengdu, donnent le tournis : 500 mètres de longueur, 400 mètres de large et 100 mètres de haut, et une surface disponible de 1,76 million de mètres carrés.... Le tout, construit d'un seul tenant sous un toit unique, sera réparti sur 500 hectares, soit 500 terrains de football. C'est grand.

Le centre abritera évidemment des hôtels (deux 5 étoiles), des salles de congrès, ou encore un centre commercial de 400 000 m2. Mais malgré cela, il reste encore de la place. Beaucoup de place.

Et c'est ici le meilleur : Le Global Center va devenir... la seule station balnéaire perdue au milieu de la Chine. Le centre est en effet une réplique d'un bord de mer. Les plages de sables (5000 m2) et les vagues (presque) déchaînées habilleront les 400 mètres de côte. Cerise sur le gâteau : un soleil artificiel (!) viendra darder ses rayons gamma et faire oublier la pollution ambiente. Crême solaire chaudement recommandée.

Le précédent record appartenait au terminal 3 de l'aéroport de Dubaï avec 1,5 millions de mètres carrés de superficie. La structure mesure 1 km de long.

dubai-aerogare3-a380.jpg

En France, c'est Cœur défense, le complexe de bureaux situé à Courbevoie, qui occupe la première position. Il s'agit même du deuxième plus grand bâtiment d'Europe après le marché d'Aalsmeer (le plus grand marché aux fleurs du monde, 900 000 m2) au Pays-Bas.

coeur.jpg

Coeur défense dispose d'une surface de 350 000 m². Face au monstre chinois, c'est un peu léger. Décidément, un de ces jours, il va bien falloir que le bâtiment français se mette à la plage...

 

 

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Ecoles d'ingénieurs : que vaut le système français ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

diplomeQue valent vraiment les grandes écoles d'ingénieurs en France ? Après la sortie du classsement annuel de L'Etudiant, la question est revenue plusieurs fois dans les journaux. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on a trouvé des avis forts contrastés.

C'est d'abord Le Monde qui s'est lancé la semaine dernière dans un panégyrique global. Pour le journal du soir, pas de doute, tout le monde envie notre système :

"Les étrangers ne s'y trompent pas et veulent copier le modèle, invitant nos écoles à s'installer chez eux ou y envoyant leurs étudiants en formation. A moins qu'ils ne préfèrent attirer les "p'tits Français" dans leurs entreprises. Les 10 % qui s'expatrient bénéficient d'un bonus salarial, et ceux qui restent n'ont que l'embarras du choix pour trouver un patron".

Et si les étudiants étrangers viennent en France, ce n'est pas uniquement pour le paysage : "4 000 à 4 500 ingénieurs étrangers sont diplômés chaque année en France". La raison de cet engouement ? "Comparées aux formations universitaires scientifiques classiques, les grandes écoles d'ingénieurs françaises ont deux caractéristiques majeures : elles sont généralistes et travaillent avec les entreprises privées, notamment en envoyant leurs étudiants en stage sur de longues périodes".

Arrêtons nous ici un instant pour profiter de la réponse, mordante, de François Garçon, enseignant chercheur, sur le site du nouvelobs. Apparemment, sur cette question, il ne faut pas chercher le Garçon...

"Il est par exemple faux d’ânonner que le monde envie nos "grandes écoles d’ingénieurs". Si tel était le cas, le modèle de la grande école française serait cloné dans le monde entier. Or, sur un planisphère, le modèle qui domine est le modèle universitaire. On y décerne non pas un diplôme d’ingénieur mais, au plus haut niveau, un doctorat. Les étudiants ne sont pas recrutés sur la base d’un concours imbécile mais sur dossier. La formation et la sélection s’étalent pendant cinq ans, jusqu’au master, avec un écrémage régulier chaque année quand, une fois passée leur concours d’entrée, les étudiants des "grandes écoles" françaises font un long séjour dans des clubs Med".

Ingénieur, le bonheur si je veux ?

S'il est vrai que le modèle français ne s'exporte pas stricto sensu, cela n'empêche pas les écoles françaises d'exporter leur "savoir faire-savoir". En Chine on compte déjà quatre établissements : Centrale Pékin, l'Institut sino-européen d'ingénierie de l'aviation au sein de l'université aéronautique de Tianjin, et l'école d'ingénieur "à la française". Et les exemples fleurissent, principalement dans les pays en voie de développement. "pour les potentiels recruteurs, des ingénieurs étrangers formés "à la française" seront à la fois performants et susceptibles de jouer un rôle-clé de passerelle entre deux cultures.

Argument sur lequel rebondit d'ailleurs le joyeux Garçon :  "ces ingénieurs en herbe (USA, Grande-Bretagne et Suisse qu'il semble tenir en grande estime), pourtant dotés de cerveau, ignorent nos écoles "que le monde entier envie". D’où viennent dès lors les étudiants étrangers ? De pays (Chine, Espagne, Roumanie), voire de continents (Afrique) où l’enseignement supérieur est totalement dégradé".

Et repan sur le bec.

A l'occasion de ces échanges, nous est revenu à l'esprit le rapport de l'AERES (agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur) qui avait grand bruit en 2011 en pointant l'élitisme des écoles dingénieurs :

"Souvent critiqué et pas toujours compris à l'étranger, ce modèle a l'incontestable avantage d'attirer vers la formation d'ingénieur des étudiants d'excellent niveau, et plus particulièrement les forts en maths. On lui attribue également les vertus d'une formation par le stress dans les années de classe préparatoire. Il apparaît donc, à ce titre, particulièrement adapté à la formation de certaines catégories d'ingénieurs de haut niveau. Mais il ne couvre pas tous les besoins d'un marché en ingénieurs très multiforme. Pourquoi tant de maths et de sciences fondamentales dans des formations dont la vocation professionnalisante est évidente ? La réponse est connue : en France, les maths servent à sélectionner les meilleurs élèves. Elles ne permettent donc pas forcément de former les meilleurs ingénieurs, mais de s'assurer que les meilleurs deviendront ingénieurs".

Conclusion : les étudiants sortant du système français sont meilleurs en physiques et en mathématiques que les autres. Conséquence pour la France : chaque année, 4000 places d'étudiants restent vacantes, faute de candidats, alors que certains secteurs de l'industrie manque de forces vives.

Mais enfin, il y a bien un point sur lequel tout le monde s'entendra et qui est sans doute le prix de cette excellence : les diplômés d'écoles d'ingénieurs obtiennent majoritairement (75 %) un emploi à durée indéterminée dès leur premier contrat.

D'ailleurs, si vous vous cherchez un emploi, venez nous voir. On ne vous promet pas le Club Med, mais si le bonheur vous l'imaginez avec un bon job, alors c'est par ici !

 

Retrouvez toute l'actualité de l'ingénierie avec Atlantis-RH sur Scoop It

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Les constructeurs de l'extrême (fin du temps)

Publié le par Le blog des cadres du BTP

La fin du monde est pour aujourd'hui, 12h12 heure française, ce qui correspond au solstice d'hiver. Et pour ce qui semble donc être notre dernier article sur le blog, nous avons décidé de vous condamner aux regrets éternels.

Oui, vous fûtes bien mal inspirés en négligeant les prédictions mayas et en vous gaussant devant l'empressement des survivalistes à entasser bières, sac d'aspirateurs et nettoyant multi-usage dans leur abris.

C'est pourquoi, en manière d'hommage à tous ceux qui seront encore là demain, nous avons décidé de mettre en avant leur génie inventif qui rendrait jaloux n'importe quel X ou Y de la dite génération.

La fin du monde est pour aujourd'hui donc, mais pas pour tout le monde. Prenons la Chine, qui s'éveillera demain, elle. Un petit génie local a mis au point des abris sphériques pour survivre à l'apocalypse, baptisée Arche de Noë (Arche de Noël eût également été de bon aloi)....

Noë ou noyé, lui a choisi :

Seul petit problème... ce fabricant de meubles n'a toujours pas vendu une seule balle de ping-pong géante. Des sphères sans affluence, c'est triste.

Direction Moscou maintenant, où il est facile d'utiliser les commodités locales pour vivre une fin de monde sereine. Les habitants de la ville sont invités ce soir à passer la soirée dans un ancien abri anti-atomique, un musée situé 65 mètres sous terre. 300 personnes pourront y séjourner moyennant la coquette somme de 12 500 euros. Mais comme dirait l'autre, la fin (du temps) justifie les moyens ! Et puis, si par miracle les ingénieurs Mayas se sont plantés dans leurs calculs, les propriétaires du bunker promettent de rembourser 50% du prix du billet d’entrée. Le Russe est beau joueur.

Maintenant, prenons la direction du pays où l'on fait toujours les choses en grand : les Etats-Unis.

  doomsday-l-abri-en-construction-pour-survivre.jpg

Au Kansas, sous une verte prairie, a été édifié un complexe assez délirant (photo ci-dessus). L'abri comporte plusieurs étages avec des appartements, des lieux de loisirs et même un ferme ! Mais ce bijou a un prix : 7 millions de dollars. On ne sait exactement combien d'occupants y seront aujourd'hui, mais ils seront tranquilles. Aux dernières nouvelles, un cinéma était même prévu. La séance pour le film 2012 est prévue à quelle heure ?

Pour les Américains un peu moins fortunés, et oui c'est la crise, la solution low cost a été envisagée : il s'agit d'abri souterrain (photo ci-dessous) d'une valeur de 60 000 dollars, écran plat inclus (on espère qu'ils ont prévu un sacré stock de DVD). Seul hic, le refuge de 10 mètre sde long et 3 de de haut est dépourvu de salle de bain et de douche... Souhaitons pour eux que les proprios supportent l'abri et l'odeur...

abri.jpg

Et en France, nous direz-vous ? Et bien on a rien prévu. Sauf peut-être à Bugarach, mais le maire n'avait pas l'air très chaud pour une ultime sauterie. De toute façon, tout finira surement en chanson, et au bistrot. Et les plus chanceux auront peut-être l'occasion de regarder, du comptoir, à l'apéro final, cette vidéo relatant l'histoire de ce gentil illuminé qui avait sans doute tout compris avant les autres.

 

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Une tour de dix étages construite en deux jours en Inde

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Le combat des Titans a débuté. Alors que l'Inde devrait dépasser la Chine en nombre d'habitants d'ici 2025-2030, le pays de Gandhi a décidé qu'il était temps de s'affirmer autrement que par sa belle capacité à engendrer. L'Inde a donc choisi d'attaquer le voisin honni (d'hirondelles) sur son terrain, sur l'une de ses spécialités : le boulot en un rien de temps, autrement nommé le contre-plaqué impérial.

Souvenez-vous : il y a quelques semaines, nous évoquions les prouesses du cirque de Pékin version BTP et la construction d'un hotel de 15 étages en 6 jours. La performance était impressionnante. Or l'Inde a décidé de Bombay le torse (ok, c'est la fin de l'année et on ouvre nos dernières vannes) : une société de travaux publics vient de construire un immeuble de dix étages en deux jours.

 

200 hommes, trois grues, du matériel pré-fabriqué, et la tour était jouée. L'édifice est même censé résister aux tremblements de terre... Une question se pose tout de même : est-ce que quelqu'un a prévu de venir installer la tuyauterie, les aménagements et le tout à l'égoût pour finir le chantier ? Remarquez, au pays de Bollywood, ce joli tour de "tout à Légo" pourrait faire un bon décor pour un remake des "Intouchables"...

Bon, prouesse il y a tout de même, mais dans la lutte d'influence qui se dessine entre les deux géants asiatique, il semble que les Chinois aient encore une longueur d'avance. La preuve : Le China Pacific Construction Group, une importante entreprise de construction immobilière chinoise, a prévu d'aplanir 700 (!) montagnes dans la métropole de Lanzhou, à l'ouest du pays, afin d'étendre la ville. Le tout pour quelques milliards d'euros. On n'arrête plus le progrès...

Et forcément, de la performance indienne, il est désormais bien dur de s'en faire... une montagne.

 

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Les PME, une solution pour les jeunes diplômés ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

gens-heureuxll ne fait pas bon être jeune sur le marché de l’emploi en ce moment et l’écho lointain de Paul Nizan déclarant « j’avais 20 ans et je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie » résonne tristement. Le taux de chômage des jeunes actifs (- de 25 ans) a atteint un niveau inédit de 24,2%. C’est gai comme du Reggiani un jour de pluie.

Pourtant, l’éclaircie n’est peut-être pas loin, en tout cas pour les jeunes cadres. Et cet espoir pourrait s’appeler PME (pour mémoire, la France compte 2 550 000 PME, soit 97,4 % des entreprises).

Bon, comme nous l’a appris l’enquête APEC publiée aujourd’hui, le monde des PME n’est pas encore un paradis pour jeunes diplômés puisqu’en 2011, ils ne représentaient que 16 % des embauches. Explications généralement fournies : le besoin de profils opérationnels rapidement pour les entreprises et la crainte de plafonner pour les candidats.

Néanmoins, il y a une nouvelle donne qu’il va falloir prendre en considération : l’âge des capitaines et des cadres en place, qui ont plus de bouteille que sur le reste du marché. Le renouvellement générationnel, c’est presque pour demain : un tiers des chefs d’entreprise ont plus de 55 ans…

Des places vont se libérer donc, et l'embauche devrait suivre. Et pour convaincre les jeunes diplômés, voilà le deuxième effet Kiss Cool : il faut avoir en tête que les grandes entreprises, par rapport au PME, ont souvent tendance à pratiquer des salaires de départ plus bas.

L'idée vous intéresse ? Il ne reste plus qu'à choisir la niche. Selon l'APEC, il semble bien que se soient les entreprises de 50 à 99 salariés qui se porte le mieux. "Ce sont elles qui ont créé le plus d'emplois en volume pendant l'année 2011" affirme l'enquête.

Plusieurs spécialistes de l’emploi pensent d'ailleurs qu’en 2013, le vrai marché de l’emploi va se jouer dans les PME. C'est peut-être la chance des jeunes diplômés. Et d'ailleurs, pourquoi ne pas tenter la vôtre ici ?

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Le palmarès 2013 des écoles d'ingénieurs selon L'Etudiant

Publié le par Le blog des cadres du BTP

podium copieComme chaque année, le magazine l'Etudiant sort son palmarès des écoles d'ingénieurs post-bac et bac + 2. Sans surprise, chez ces dernières, l'X se classe une nouvelle fois en tête de rayon, suivi, comme d'habitude, par Centrale et Mines. Le triumvirat est décidément indéboulonnable. Chez les post bacs, c'est l'INSA Lyon qui, pour la sixième année consécutive, surgit de plaisir à la première place.

Vous êtes jeune, frais, pimpant et franchement intéressé par le BTP et la construction ? On vous simplifie la tâche : en vous dirigeant ici, vous accèderez au classement des écoles spécialistes du BTP et de la construction en post-bac. Pour les bac + 2, c'est par là. Et puisqu'on souhaite vous faire économiser votre temps, on vous conseille ce questionnaire disponible sur le site de l'Etudiant. L'objectif ? Vous aider à savoir si vous êtes vraiment fait pour les études d'ingénieurs. Un indice chez vous : apparemment, votre jouet préféré ne peut pas être une figurine Star Wars...

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Former mieux ou former plus ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

FR landscape graduatesVoilà un titre qui s'avère être encore plus anxiogène que la fin du monde toute proche : selon un papier du Figaro"Les entreprises réclament des salariés mieux formés". Quoi ? L'intelligence française serait-elle remise en question ? Nous aurait-on menti sur la qualité de notre formation alors que même le voisin germain cherche à débaucher le travailleur gaulois...

A y regarder de plus près, le titre est un peu équivoque. Certes, les entreprises cherchent surement des profils autres que ceux qu’on leur présente tous les jours. Sinon, comment expliquer qu’il y ait encore entre 300 000 et 500 000 postes non pourvus en France ? Il doit bien y avoir un problème pour expliquer que le chômage des cadres, notamment, ait augmenté de 36 % entre 2008 et 2010, selon une étude récente de l’INSEE.

La théorie du mouton à cinq pattes a été développée un peu partout, cette course au candidat idéal qui laisse un grand nombre de candidats songeurs, et interroge sur la capacité des entreprises à sortir de leurs sentiers battus et rebattus. A ce propos, cependant,  il faudrait peut-être se demander si les candidats, dans cette période troublée, n’ont pas développé une tendance à la sur-candidature. Selon les chiffres que l’on a aperçu au détour de forums, entre 5 et 20 % seulement des candidatures à un poste correspondent vraiment au poste proposé…

Mais la vraie problématique, ce n'est pas que les salariés soient vraiment mieux formés (bon, on peut surement faire un effort collectif sur l’anglais, n’est ce pas ?), mais surtout qu'il y en ait davantage de bien formés. Une étude du McKinsey Global Institute, dans une augure quasi maya, prophétisait récemment qu'en 2020, 2,2 millions d’emplois seraient vacants faute de diplômés du supérieur aptes à les remplir alors que dans le même temps, 2,3 millions d’actifs non bacheliers seraient incapables de trouver un job.

Cette tendance,  on l'observe déjà chez les ingénieurs : la France en forme chaque année 30 000, ce qui est insuffisant, surtout s’ils décident de faire le mur du côté de Berlin. Pour assurer notamment les besoins des PME très demandeuses, il faudrait en former 40 000 par an, sur les 10 prochaines années. En cas de pénurie, il faudra faire appel à une main d’œuvre étrangère dont les rangs grossisssent vite. L'Inde, par exemple, forme chaque année autant d'ingénieurs que toute l'Union Européenne…

C’est donc du côté de l’Education qu’il va falloir se creuser les méninges pour assurer les besoins futurs (améliorer l'emploi des seniors ne sera pas un luxe non plus). Les pistes de réflexion ne manquent pas : assurer un bon niveau scolaire à tous, améliorer la formation continue, réévaluer les compétences (en Allemagne, on peut devenir ingénieur avec un simple CAP. Vous nous direz, c’est peut-être pour cela qu’ils viennent faire leur marché en France)… ou même réfléchir à la place de l’entreprise dans l’enseignement.

La question fait toujours débat, mais elle mérite d’être reposée. C’est d’ailleurs ce que fait le gouvernement Ayrault en ce moment, lui qui souhaite ouvrir les universités aux entreprises. La CGPME est pour : cela lui permettrait de faire « faire passer nos messages en termes de besoins et de demandes ». Le MEDEF est également intéressé.

Faire coïncider besoins et formation est sans doute indispensable désormais. En s’associant avec le monde professionnel, les écoles et l’université pourraient même finalement devenir des usines à produire des moutons à 5 pattes. Les recruteurs sauteront au plafond. Il restera nénamoins une question en suspens : que se passera-t-il quand le mouton voudra quitter l’enclos ?


 

 

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Ingénieur : faut-il passer au vert maintenant ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

prestation228C'est une tendance qui va peut-être devenir durable : de plus en plus d'ingénieurs se tournent aujourd'hui vers l'économie verte. L'efficacité énergétique et l'éco-conception sont désormais au coeur de tous les process industriels et il va en falloir du monde pour répondre aux besoins à venir.

D'ailleurs, sans évoquer le marché actuel de l'emploi, il y a des signes qui ne trompent pas. Prenons le Grenelle de l'environnement (qui a dit l'usine à gaz ?) : les grands chantiers annoncés, s'ils se réalisent, représenteront 440 milliards d'investissements d'ici à 2020 et quelques 600 000 emplois. Bienvenue dans un nouveau monde rempli d'opportunités !

Oui, tout cela est réjouissant, mais encore bien loin. Car à y regarder de plus près, la situation actuelle évolue à la vitesse d'une éolienne sans vent. Selon une étude de l'ADEME, l'emploi vert (qui représente 310 000 équivalents temps plein en France) est en léger dévers. La progression sur la période 2010-2012 est quasi-nulle. Par rapport à l'an dernier, l'évolution n'est que de 2500 emplois supplémentaires (la faute notamment au photovoltaïque qui est en net recul). La révolution n'est pas pour ce soir.

Pourtant, la semaine dernière, Delphine Batho, la ministre de l'environnement, à de nouveau charger la barque en affirmant que l'objectif était de créer 100 00O emplois en trois ans. Très optimiste en ces temps de crise ? A voir, car parmi les pays européens qui font le plus d'efforts, on trouve... le Portugal, qui est en ce moment plus proche de la saudade et de la panade que de la franche rigolade. Mais les investissements consentis là-bas pour l'économie d'énergie font aussi bénéficier l'économie tout court. Cela crée des emplois et des investissements dans les nouvelles technologies. La Chine l'a d'ailleurs également bien compris.

Mais revenons chez nous. Si sur la période 2006-2012, la situation est assez contrastée en terme de création d'emplois, il y a un secteur qui s'en sort plutôt bien et c'est... le BTP qui aurait enregistré 48 000 emplois supplémentaires. Rénovation énergétique et HQE sont passées par là. Pour les autres secteurs, tout n'est sans doute qu'une histoire de temps.

D'ailleurs pour les apprentis ingénieurs, il existe déjà des formations dédiées à cette problématique : L'Ecole des Mines de Douai propose un master spécialisé "Bâtiment à énergie positive". L'Ecole des Mines de Nantes et Supélec de Gif-sur-Yvette, quant à elles, ont intégré les problématiques sociales et environnementales dans la plupart de leurs cours.

Et si vous vous sentez déjà au point, venez candidater, nous sommes déjà ouverts au vert.

 

 

 

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Pour 77 % des entreprises, les voies d'internet sont impénétrables

Publié le par Le blog des cadres du BTP

faveC’est ce que l’on appelle un aveu, dans les grandes largeurs. Selon une étude de l’agence Idaos, effectuée auprès de 196 décideurs issus d’entreprise de tous secteurs, 77 % des entreprises françaises cherchent encore leur voie sur les médias sociaux. La confession est d’autant plus remarquable qu'elles croient vraiment au grand soir numérique : pour 84 % d’entre elles, les réseaux sociaux répondent à un profond besoin de dialogue, de coopération et de communauté. Elles ne sont d’ailleurs que 16 % à avoir un train de retard et à percevoir les RS comme un simple phénomène de mode…

La révolution est donc en marche mais la prise de la forteresse Internet est encore loin : 53 % seulement des décideurs interrogés ont déclaré avoir une direction clairement identifiée pour coordonner leur action sur les médias sociaux. Le flou persiste : 66% craignent que leurs entreprises ne soient pas en mesure d’influer sur son e-réputation ou de gérer une crise en la matière. 

Le problème, c'est que ne pas se poser la question de l'e-réputation n'empêchera rien : la réputation numérique d’une entreprise existe, qu’on le veuille ou non et se développe au fil des échanges en ligne. Mieux vaut donc essayer de la maîtriser en tentant de dompter la bête Internet...

Une écrasante majorité se donne cependant droit à l’erreur (91%) et souhaite persévérer, par le biais de stratégies multi-canal (94%). 

Enfin, presque tout le monde (97%) se retrouve pour dire que la production de contenu est un levier de succès dans l’exécution des stratégies sur les médias. Et presque tout le monde a raison puisque, comme on dit sur la toile, le contenu est roi, encore plus que n'importe quelle technique de référencement...

Bon, c'est un début pour les entreprises françaises, surtout si l'on garde en mémoire le fait que 14 % seulement des sociétés de moins de 50 salariés (plus de 95 % des entreprises françaises) sont présentes sur les réseaux sociaux. (Et l'exemple ne vient pas d'en haut : 70 % des patrons des 500 plus grosses entreprises mondiales n'ont aucune présence sur les RS.)

La volonté de bien faire est là, mais elle ne se traduit pas (encore) sur la toile. Pourquoi ? Probablement parce que cela prend du temps de s’immerger dans les réseaux sociaux et de construire une communauté. Bien sûr, il est toujours possible de faire appel à un community manager à plein temps, mais au tarif moyen (30 000-35000 euros charges comprises pour la boîte), l'option peut-être dissuasive pour beaucoup d'entreprises...

Pourtant, des solutions existent, qui reposent sur l'optimisation de certains réseaux sociaux et la production de contenu. Il n'y a qu'à venir ici.

 

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18 % des entreprises du BTP vont recruter d'ici septembre 2013

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

aime btp

Les nuages s’amoncellent sur le BTP. Selon une étude du cabinet KPMG effectuée auprès de 800 dirigeants du bâtiment, 18 % seulement des entreprises envisagent d’embaucher d’ici à septembre 2013 (contre 23 % en 2011 et 28 % en 2010), tandis que 11 % souhaitent réduire la voilure.

Il faut dire que la fin d’année 2012 est gaie comme un Italien à qui on aurait piqué son vin : avec la suppression du PTZ (prêt à taux zéro) dans l’ancien, l’élagage du Scellier et du CIDD (crédit d’impôt développement durable), l’annonce de la hausse du taux de TVA pour 2014, et surtout la dégringolade des ventes de logements neufs, le Père Fouettard a délivré avant l’heure. (La construction ne devrait pas dépasser 350 000 logements neufs en moyenne par an au cours des prochaines années. Loin des 500 000 logements annuels souhaités par Hollande).

Seule lueur dans la nuit, les ingénieurs sortiront une nouvelle fois du lot et seront davantage sollicités que l’an dernier (15 % des entreprises qui souhaitent embaucher feront appel à eux contre 10 % en 2011). Avec un taux de chômage à 3,5 %, ils vont se retrouver une nouvelle fois en position de force pour négocier leurs salaires...

C’est d’ailleurs à noter : les entreprises vont être davantage exigeante au niveau des formations au grand dam des CAP qui devraient voir leurs embauches baissées.

Par ailleurs, l’étude KPMG nous apprend également que la démarche commerciale reste la première préoccupation pour 54 % des dirigeants pour 2013, contre 44 % l’an dernier. En temps de crise, c’est bien  logique. La recherche de rentabilité des chantiers est la seconde priorité des dirigeants pour 37 % d’entre eux (- 5 points par rapport à 2011).

Retrouvez l'étude sur le site KPMGlink

 

 

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