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Le chiffre du dimanche : 47

Publié le par Le blog des cadres du BTP

maison-a-l-envers-321160.jpg47, c'est le nombre de bâtiments qu'un faux architecte a construit à Mantes la Jolie et à Limay depuis 1989.

 

La blague pourrait sentir le poisson trop frais, en cette veille de 1er avril, mais il n'en est rien.

 

L'imposteur de 58 ans a construit des maisons, des immeubles HLM et même des bâtiments publics dont des écoles à Limay et la polyclinique de Mantes-la-Jolle (où ceux qui mentent, c'est du joli !) pour un montant de 936 000 €…

 

Bon, l'"archifaux" avait quand même quelques notions de construction, il a une qualification de maitre d'oeuvre (et il suivait même un cursus pour passer le diplôme d'archi), mais cela ne l'a pas empêché de se faire pincer.

 

Remarquez, et c'est assez incroyable, ce n'est pas suite à une plainte concernant les bâtiments.

 

Non.

 

L'affaire a commencé en mars 2012 quand un médecin va remettre en question le diagnostic de notre "archifaux", à propos de travaux entrepris dans sa maison. Curieux, le doc a osculté le parcours du filou et cherché son nom à l'ordre des architectes.

 

Il ne l'a pas trouvé, vous l'aviez deviné, et a finalement porté plainte…

 

La police a donc découvert que notre homme se faisait passer pour architecte depuis… 1983 !

 

« Il a expliqué qu’au départ il s’était fabriqué un faux tampon pour se faire passer pour ce qu’il n’était pas. Puis, le temps passant, il avait estimé qu’il était plus facile de poursuivre dans l’imposture. » expliquait une source proche du dossier au Parisien il y a deux jours.

 

L'imposteur a été déféré au Parquet de Versailles jeudi matin et son patrimoine illégalement acquis (500 000 €) confisqué.

 

Hum… du coup, cela risque d'être compliqué pour lui de trouver un bon avocat.

 

Bah ! On serait lui, on en prendrait un faux ! Ce n'est pas cher et puis, entre confrères, il faut toujours pouvoir s'entraider…

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"Merci l’ingé", épisode 5 : Apple et le chausson à pomme

Publié le par Le blog des cadres du BTP

iphone-casse-cover-8-V-308767-13.jpgAlors celle-ci, on ne pourra pas dire qu’elle va bouleverser le monde moderne, sauver des vies, ou révolutionner l’univers de la construction.

Non.

Néanmoins, elle fera sans doute plus d’effet à la population qu’un nouveau vaccin anti- H1N1.

On exagère ?

Voyez plutôt : les ingénieurs d’Apple seraient en train de préparer un système permettant de se prémunir des conséquences des chutes de téléphone. Une sorte de chausson à pomme, en quelque sorte…

Tiens, on vous sent déjà plus concerné. Et oui, qui n’a jamais pesté suite aux chutes répétées de téléphone, sur un chantier par exemple, et subi le désarroi d’un écran brisé ?

Personne chez Atlantis-RH, en tout cas…

Or donc, Apple a déposé en 2011 un dossier auprès du bureau américain des brevets pour une invention géniale : elle permettrait de détecter une chute d'appareil mobile et le ferait atterrir en douceur, ou tomber sans trop de dégâts internes.

La technologie consiste en un "mécanisme de protection en communication avec le processeur et qui est configuré pour modifier de façon sélective le centre de gravité d'un objet électronique." (cf appleinsider)

Comment ça marche ?

Prenez des capteurs capables de déterminer la vitesse d’une chute et l’orientation de l’appareil. Ajoutez-y un système qui modifierait le centre de gravité de l'objet grâce à un poids qui se déplacerait, ou bien des feuilles d'aluminium qui se déploieraient, façon papillote flottante, et vous obtenez l’invention de l’année !

D’ailleurs, dès 2010, Amazon avait déposé un brevet similaire, avec capteurs, coussins d’air, jets d’air et airbags miniatures !

Un vrai concentré de technologie qui n’a, hélas, jamais vu le jour.

Peut-être parce que, comme le signalait un papier de la Tribune, « une simple protection en caoutchouc » est suffisante ?

Mouais, avec des réflexions comme celle-ci, on ne risque pas de faire avancer l’humanité.

Ingénieur d'Apple, si tu nous entends, sache que nous au moins, on sait que tu travailles pour notre pomme !

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L’EIVP, le génie urbain au service de la ville

Publié le par Le blog des cadres du BTP

DSCF1924 

 Le Blog des cadres du BTP part à la rencontre des écoles d'ingénieurs. Régulièrement, nous irons interviewer les acteurs de la formation française, qui ne se porte pas trop mal, merci pour elle. Et pour commencer, nous avons choisi de vous présenter l'Ecole des Ingénieurs de la Ville de Paris (EIVP).

L’Ecole de la préfecture de la Seine a été créée en 1959 à Paris et fut la première école en génie urbain de France. En 1977, l’établissement change de nom et devient Ecole des Ingénieurs de la Ville de Paris (EIVP). Aujourd’hui, l’EIVP reste encore la seule école à délivrer un diplôme d’ingénieur en génie urbain et forme les étudiants qui feront la ville de demain. Les promotions actuelles comptent 80 étudiants. Bientôt, ce sont 120 à 130 ingénieurs qui sortiront chaque année, suite au déménagement de l’école dans ses nouveaux locaux du XIXème arrondissement. Entretien avec Emmanuel Natchitz, le responsable de la formation continue et des mastères spécialisés de l’EIVP.

L’EIVP va fêter ses 54 ans. L’école a dû évoluer depuis 1959 ?

"Forcément. D’abord créée pour les besoins spécifiques de la Ville de Paris, l’EIVP est aujourd’hui une école d’ingénieur dédiée à la ville et au génie urbain en général,  même si elle est toujours sous la tutelle de la Ville de Paris. Nous formons des ingénieurs comme n’importe quelle grande école du genre. Néanmoins, nous gardons notre spécificité : l’EIVP est la seule école habilitée par la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI) à délivrer un diplôme d’ingénieur en génie urbain.

Par ailleurs, depuis 5 ans, nous développons de nombreux programmes connexes avec d’autres écoles (double diplômes ingénieur/architecte), des mastères spécialisés, des licences professionnelles (ouverture prévue en septembre 2013), la formation continue et même un programme de formation continue en Martinique : c’est une ouverture complète.

Comment définir le Génie Urbain ?

Le génie urbain désigne tout ce qui touche à la ville. L’EIVP se différencie ainsi des écoles qui forment aux métiers du BTP, lesquelles s’intéressent davantage aux infrastructures et au génie civil.

Pour résumer, le génie urbain s’applique au développement et à la gestion des zones urbaines et péri-urbaines dans toutes leurs dimensions. Mais attention : les questions d’urbanisme ne sont que la face émergée de l’iceberg. La face immergée, ces sont les réseaux, les télécoms, la gestion des énergies et de la mobilité urbaine par exemple. C’est très vaste.

La formation de l’EIVP permet d’appréhender le domaine public dans sa globalité et de préparer nos étudiants aux carrières en relation avec l’aménagement urbain.

L’EIVP a été rattachée récemment à l’Ecole des Ponts Paris Tech. Qu’est-ce que cela signifie pour votre école ?

Cela change tout… et rien à la fois. L’EIVP garde une totale indépendance pédagogique et financière.

C’est au niveau des possibilités offertes aux étudiants que cela bouge : les étudiants des Ponts peuvent venir faire des spécialisations chez nous, et inversement. Le rapprochement des deux écoles va, en outre, permettre de multiplier les programmes de recherche mixtes. Sans oublier la mutualisation des moyens, comme pour les centres de documentation des deux écoles.

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L’EIVP est-elle toujours très liée à la Ville de Paris ? 

L’EIVP est notre nom historique, notre marque, et nous ne voulions pas en changer, même s’il est vrai que l’établissement a connu de profondes mutations.

Néanmoins, nous sommes toujours très proche de la collectivité. Le président du CA de l’EIVP est Jean Louis Missika, Adjoint au Maire de Paris chargé de l'innovation, de la recherche et des universités. Entre 15 et 20 % des étudiants de chaque promotion rejoignent tous les ans la Ville de Paris. Ces étudiants choisissent leur orientation dès le concours commun d’ingénieur. Une fois diplômés, ils sont « redevables » pour 8 ans à la Ville de Paris.

Comme certaines écoles vous proposez un cursus ingénieur-architecte…

Il y a une vraie demande pour ce type de diplôme. Et c’est bien normal : cette double culture est très recherchée. Ce sont des profils rares.

Nous avons créé cette formation avec l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Paris la Villette (ENSAPLV). Ici, il faut distinguer l’ingénieur-architecte et l’architecte-ingénieur.

Les ingénieurs-architectes postulent une fois à l’EIVP et effectuent les deux cursus en parallèle. Suite à l’obtention de leur diplôme d’ingénieur, ils effectuent encore deux ans à l’ENSAPLV.

L’architecte-ingénieur s’inscrit à l’ENSAPLV après le bac et va être recruté conjointement. Il effectuera une mise à niveau, pour lui permettre de suivre le cycle d’ingénieur, à l’EIVP. Puis pendant son mastère d'architecture (2 ans), il fait la 1e année d'EIVP. Enfin, il effectue les deux dernières années d'EIVP.

Dans le cadre de notre cursus, il y a une quarantaine d’étudiants répartis sur trois sites (EIVP, ENSAPLV, ESTP) en fonction de la spécialisation qu’ils choisissent.

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Quelle est la place de la formation continue dans votre offre de formation ? 

L’EIVP est encore jeune dans ce domaine puisque cela fait moins de 10 ans que l’école s’est engagée dans cette voie. Néanmoins, nous utilisons notre savoir-faire, et nos compétences reconnues depuis 50 ans, pour créer des formations qui répondent à des besoins spécifiques. Elles associent souvent le génie urbain et l’utilisation des technologies de l’information et de la communication. Nous proposons, par exemple, des stages courts sur les problématiques concernant l’éclairage public ou la passation des délégations de service public. Nous avons également des formations plus longues. Toutes nos formations répondent aux attentes des entreprises pour lesquelles la formation est un enjeu stratégique

C’est le cas d’URBANTIC, un mastère spécialisé en génie urbain et technologies de l’information, que nous dirigeons d’ailleurs avec l’Ecole des Ponts Paris Tech. Ce mastère, qui entamera sa quatrième année en octobre prochain, a pour but d’ouvrir les professionnels aux nouvelles méthodes de travail liées à la ville numérique et de faciliter l’aide à la décision par l’usage des TIC.

En octobre prochain, nous lançons également une nouvelle formation : URBEAUSEP, un mastère spécialisé « gestion des eaux usées et pluviales » en partenariat avec le Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne (SIAAP). La formation durera également un an. Avec URBEAUSEP, nous aidons les étudiants à appréhender la complexité croissante des techniques relative à la gestion de l’eau. L’eau, ce n’est pas qu’un problème physico-chimique : c’est d’abord de l’aménagement du territoire.

L’actualité de l’EIVP, c’est également la Martinique, où vous lancez un nouveau diplôme ?

En Martinique, nous répondons à une demande du Conseil régional qui veut former davantage de personnes encadrantes pour l’aménagement de leur territoire.

Nous avons donc ouvert, in situ, en collaboration avec un centre de formation local, un programme de formation diplômant DAUCEQ où interviennent 5 enseignants de notre école et une dizaine d’intervenants locaux. C’est un beau projet. Nous devons présenter des solutions qui correspondent aux spécificités locales. Entre les secousses sismiques, les cyclones et autres intempéries, la Martinique n’en manque pas. Ces étudiants sont formés aux domaines de l’aménagement urbain et aux nouveaux modes de constructions associés. Ils deviendront les cadres locaux pour gérer les projets d’aménagement martiniquais.

A quoi ressemble un ingénieur lorsqu’il sort de l’IEVP. Trouve-t-il facilement un emploi ?

Les ingénieurs qui sortent de l’EIVP ont un profil double : ils maîtrisent les problématique de maitrise d’ouvrage et de maitrise d’œuvre.  

Ils se dirigent ensuite vers les collectivités territoriales (la Ville de Paris, certes, mais aussi d’autres collectivités territoriales), des bureaux d’études ou de grandes entreprises type Bouygues, Vinci, Eiffage qui interviennent de plus en plus, via les bureaux d’études, sur l’aménagement urbain.

Au final, 80 à 90 % de nos étudiants sont recrutés à l’issue de leurs travaux de fin d’études en entreprise.

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La plus grande grue du monde débarque à Cherbourg

Publié le par Le blog des cadres du BTP

big bennyCherbourg n’avait pas accueilli une telle star depuis que Deneuve avait refermé son parapluie : la plus grande grue du monde, SGC-120 (ou Big Benny pour les intimes) débarque en fin de semaine dans le port de la Manche.

La grue arrive de Chine par bateau, sans contrepèterie, mais en pièces détachées : 155 colis répartis dans des conteneurs qui seront ensuite acheminés par la route jusqu’au chantier de l’EPR de Flamanville. Sa mission : soulever le dôme de l'EPR, et le poser au sommet du réacteur nucléaire.

Dis comme ça, cela semble aussi simple que de changer une ampoule.

Sauf que pas du tout.

Si l’on a fait spécialement venir spécialement la grande grue, Big Benny soit-elle, c’est que l’opération nécessite de l’envergure : la grue va devoir soulever le dôme de l’EPR (300 tonnes), le hisser à 100 m de hauteur afin de passer au-dessus des autres grues du chantier puis le poser sur le bâtiment réacteur.

Docteur Maboule à côté, c’est un jeu d’enfant.

Or, pour réaliser cette opération complexe, il vaut mieux être sévèrement monté. Et de ce point de vue, Big Benny est bien carrossée : elle pèse 120 000 tonnes (!) et fait 200 mètres de haut. Sa flèche, quant à elle, mesure 130 mètres. Big Benny avait été conçu, à la base, pour intervenir au dessus des cheminées de Tchernobyl. (mais non, ce n'est pas de mauvaise augure...)

Il faudra 10 semaines (et 75 personnes) pour assembler la grue géante sur le chantier de l'EPR et autant pour la démonter. 20 semaines de Lego géant pour une seule journée de travail prévue cet été, afin d’éviter les rafales de vent hivernal. (Il ne faut pas que le vent dépasse les 25 km/h pour réaliser l’opération).

On espère que l’ingénieur qui pilotera l’opération se montrera à la hauteur de l'événement et évitera toute mauvaise blague.

Surtout avec un engin… belge.

 

 

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Ingénieurs, êtes-vous prêts pour le Grand prix national de l'ingénierie ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

ingege.jpgVous êtes ingénieur, et vous avez toujours rêvé de défiler à Cannes, sur le tapis rouge avec Angelina Joli ou, comme Benicio del Toro adore, au bras de Penelope Cruz ? Et bien, oubliez cela tout de suite !

Le Grand prix national de l’ingénierie ne vous ouvrira pas, au moins tout de suite, les portes de la Croisette ou d’Hollywood, mais cela ne vous empêchera pas de crever l’écran à terme.

Grand prix national de l’ingénierie ? Voilà une belle idée qui fête dignement son huitième anniversaire. Le Grand Prix est initié cette année par les ministères de l'Egalité des territoires, de l'Ecologie et du Redressement productif, en partenariat avec le Syntec. La récompense distingue, seuls ou en équipe, les professionnels pour la conception de projets ou la conduite de travaux exceptionnels.

 Le concours est ouvert à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille.

Côté critères, parce qu’il en faut bien, l’inventivité ou l’innovation déployées seront forcément mises en avant ainsi que « la transversalité de l'action menée, l’apport spécifique de la fonction ingénierie, ou enfin la contribution au développement durable dans une démarche qui intègre ses trois composantes : environnementale, économique et sociale ». (cf le blog du Syntech)

Bon, tout ceci vous semble écrit en Hébreu ou en Michel Rocard ? Vous avez décroché depuis 15 secondes ?  Voici de quoi vous faire une opinion plus précise sur ce que vous devrez accomplir, au minimum, pour triompher.

L’an passé, la récompense a été attribuée à une équipe pour la conception de la « Fondation Louis Vuitton pour la création », située dans le bois de Boulogne à Paris.

Or, voici à quoi ressemble la fameuse Fondation :

louis.jpg

Et voilà l'oeuvre contée par un journaliste, emprunt de poésie, et passager probablement assidu sur Le Bateau Ivre : " Sous la main de l’architecte, l’édifice en verre prend l’allure d’un voilier aux voiles gonflées par le vent. Ces voiles de verre enveloppent l’« iceberg », une succession de formes blanches portant des terrasses arborées".

Mais laissons donc cet Alexandre Du mat...

Evidemment, si vous pensiez rafler la mise avec une énième voiture sans essence, il va falloir changer de vitesse. Non pas que votre idée soit mauvaise, mais la tendance est au bâtiment : les deux derniers vainqueurs venaient du monde merveilleux de la construction…

Vous souhaitez toujours en être ?

Voilà le topo :

Les dossiers devront parvenir au plus tard le 4 juin 2013 avant midi.

Une présélection sera effectuée le 18 juin, puis les candidats retenus seront invités à présenter leurs dossiers devant le grand jury lors de sa délibération du 2 juillet suivant.

Les résultats du concours seront rendus publics lors des rencontres de l'ingénierie de la construction et de l'industrie "Meet-ING 2013" qui se tiendront le 7 novembre au CNIT de La Défense à Paris.


Pour info, le règlement du concours 2013 est disponible sur :
www.cgedd.developpement-durable.gouv.frwww.dgcis.frwww.syntec-ingenierie.fr

Si vous triomphez, on espère bien que vous vous souviendrez que c'est Atlantis-RH qui vous aura inspiré !

Au fait, un dernier conseil : Si vous êtes dans l'industrie automobile, rassurez vous, vous aurez toujours un boyau d'avance dans le cas Cannes. Angelina adore les enjoliveurs.


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Et si les ingénieurs se mettaient en Ordre de marche ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

prestation228La Fédération des Ingénieurs et Scientifiques de France (IESF) a décidé de mettre de l’ordre dans la maison ingénierie. L’organisme souhaite instauré un Ordre professionnel régulant la fonction d’ingénieur, comme cela existe avec les médecins, avocats et autres architectes,

Et oui, au fond, c’en était presqu’un comble : pas d’Ordre chez les ingénieurs, cartésiens absolus, cela n'a pas de sens. C’est un peu comme si un ingénieur des Ponts voyait deux ponts sans culée (ok, elle est éculée, mais on pourra demander à l’Ordre d’établir une nouvelle charte régissant les blagues professionnelles)

En France, l'exercice de la fonction d'ingénieur n'est ni contrôlé, ni réglementé même si 
le titre «d'ingénieur diplômé» est reconnu et protégé par la loi. La Commission des Titres d'Ingénieur est la seule organisation habilitée à reconnaitre à une école de droit de décerner le diplôme.

Par ailleurs, de nombreux pays se sont déjà organisés en Ordres, que se soient l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne ou encore l’Angleterre. L’appartenance aux ordres est imposée pour la signature de plans ou l’exercice libéral de la profession par exemple.

Or, pour l’IESF, les ingénieurs étant de plus en plus impliqués dans chaque grand chantier national avec des incidences scientifiques, technologiques ou industrielles, il convient de faire évoluer le cadre légal.

« La mission primordiale des ingénieurs devient l’obligation de s’interroger sur le meilleur moyen de protéger le public et la société tout en les servant du mieux possible » écrivait-ainsi récemment l’organisme.

« Plus que jamais il est donc nécessaire de préserver et de développer la compétence, de protéger le diplôme et pourquoi pas le titre d’ingénieur, d’établir une déontologie, voire même peut-être d’aller vers une réglementation de cette profession ».


Réglementation… pour nous, cela rime très vite avec sanction ! Et oui, la grande nouveauté avec un ordre professionnel, sera la possibilité pour chaque ingénieur de se faire... radier. A vie.

C'est long.

Bon, il faudra y aller fort à notre avis. Comme par exemple construire un immeuble, à Rennes, deux centimètres à côté du bâtiment voisin

Allez savoir... 

 L’IESF est un organe représentatif reconnu d’utilité publique depuis 1860. Il fédère à travers 175 associations une communauté de 850 000 ingénieurs et scientifiques, au titre de leurs diplômes et de leurs fonctions. L'IESF lancera une consultation nationale sur la question de l 'Ordre tout au long de l’année 2013. Un premier point sera fait lors de la prochaine « Journée de l’Ingénieur », prévue le 3 avril 2014. 

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Le chiffre du dimanche : 2

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Cap-Mail-A---Rennes-par-Jean-Nouvel-2.jpg2, c'est en centimètres, la distance qui sépare l'immeuble en construction Cap Mail à Rennes de l'immeuble voisin.

Or, les riverains mécontents ont saisi la justice. Après les annonces de François Hollande cette semaine, notamment celle concernant la limitation des rcours abusifs contre les permis de construire, on pourrait se demander si l'on a pas à faire à une bande de Rennais retors et râleurs.

Il semble qu'il n'en soit rien.

Les riverains ont constaté que l'édifice, signé Jean Nouvel himself, n'est qu'à deux centimètres de leur propre bâtiment, alors que d'après le code civil, la distance légale devrait être d'au moins 1,90 m. Les vues sur la place de Bretagne de quatre appartements sont obstruées. C'est un peu comme si vous étiez place des Vosges et qu'on vous cachait Jack Lang... Ce n'est pas imaginable.

Les riverains ont donc demandé en référé "l'arrêt des travaux, la démolition de l'ouvrage construit [...] de façon à ce que la distance légale de 1,90 mètre soit respectée et ce sous astreinte de 4. 000 € par jour de retard à compter de la décision à intervenir."

La réponse du promoteur ne s'est pas faite attendre :

Hier,  la société OCDL-Groupe Giboire a annoncé qu’elle demandait « immédiatement l’arrêt momentané des travaux de la zone litigieuse, soit 4 m2 sur quatre niveaux, alors même que le chantier représente plus de 5 000 m2, et procédera, si besoin, aux rectifications qui pourraient s’imposer. » En regardant la perpectice de l'imeuble ci-dessus, on se dit qu'il va quand même falloir faire preuve d'imagination pour équlibré l'ensemble... 

La zone concernée ayant été identifiée et sécurisée, « le reste du chantier se poursuit normalement, dans le respect du planning de l’opération », indique encore le promoteur Giboire qui, du coup, est beaucoup plus carré.

 

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"Merci l'ingé", épisode 4 : la voiture qui se gare toute seule

Publié le par Le blog des cadres du BTP

k-2000-serie-tv-04-g.jpgVous vous souvenez de la série K2000 et de Kitt, la voiture intelligente des années 80 ? Et bien les ingénieurs d'Audi ont entamé un cocasse Retour vers le Futur en présentant à Las Vegas, au mois de janvier, une voiture capable de se garer toute seule.

Certes, nous sommes loin des prouesses de l'égérie de l'ingénierie automobile hollywoodienne, mais c'est un début.

Il n'est d'ailleurs pas étonnant que les Allemands se soient intéressés au sujet : David Hasselhoff, l'acteur de K 2000, est une superstar en Allemagne. Coïncidence ? Nous ne le pensons pas...

Mais revenons à notre révolution.

A l'aide d'un smartphone, le conducteur lance l'application. Aussitôt, la voiture va aller chercher un emplacement adapté sur le parking et effectue elle-même les manoeuvres nécessaires pour se garer. Et quand le propriétaire souhaite récupérer son véhicule, celui-ci rapplique dare-dare au radar. (enfin, c'est vite dit : on n'aimerait pas se retrouver derrière le véhicule qui manoeuvre molto moderato. Voir la vidéo ci-dessous).

Comment ça marche ?

Cette prouesse est rendue possible grâce à la présence de caméras et de douze capteurs à ultrasons pour naviguer et éviter les obstacles. Evidemment, le parking doit  être équipé de différents capteurs à même de communiquer avec la voiture pour la guider vers les emplacements libres, les voies d’entrée et de sortie et les différents niveaux. 

Voici la vidéo de présentation, et que personne ne monte au créneau sur le fait que c'est UNE FEMME qui utilise ce système anti-galère. Cela ne veut rien dire. Chez Audi, ils ont surement tiré à pile ou face. ( Ou à la Gourde Baille, comme on dit à Munich, ce qui avantage forcément ces dames)

 

Audi aimerait pouvoir commercialiser son système dans les dix années à venir. Cela vous laisse encore un peu de temps pour tourner en rond dans les parkings et vous prendre la tête pour retrouver l'emplacement de votre voiture.

Mais le meilleur est encore à venir : la voiture qui se gare seule, c'est bien, mais la voiture sans conducteur, c'est encore plus fort.

Et quoi de plus logique que le plus grand navigateur du monde pour développer cette technologie ?

Depuis 2010, Google a embrayé la surmultiplié pour mettre au point cette technologie unique. Le pari serait rendu possible grâce aux "centres de données de Google, qui peuvent analyser les énormes quantités d'informations réunies par les voiture" expliquait ainsi un ingénieur de chez Google au New-York Times.

Voici une infographie du Figaro qui nous explique le système :

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Les 12 prototypes ont déjà parcouru 500 000 kilmètres, sans aucun accident selon Google.

Les premières voitures sans conducteur pourraient être commercialisées pour le grand public d'ici à cinq ans.

La voiture en Kitt n'est plus très loin et les ingénieurs allemands ont du soucis à se faire :

Google est peut-être proche de l'échec et (Audi)mat !

 

 

 

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Le changement dans le bâtiment, c'est vraiment maintenant !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

chantier-et-grue« Le changement dans le bâtiment, c’est maintenant ! » François Hollande a ressorti le tube présidentiel au moment de conclure son intervention ce matin à Alforville, alors qu’il venait d’annoncer une série de mesures en faveur du logement.

Venu rassurer le bâtiment, il a rempli sa mission, à tel point qu’il a réussi à dérider Didier Ridoret, le président de la Fédération Française du Bâtiment qui, depuis des mois, n’en peut plus de catastrophisme et d’annonces courroucées. 

Le Président de la République a dévoilé vingt mesures pour tenter de relancer la construction et la rénovation énergétique des logements en France.

Il faut dire qu’en ce moment, l’athmosphère a la gueule des mauvais jours : il n'y a eu qu'environ 340 000 mises en chantier de nouveaux logements en 2012, loin de l'objectif des fameux  500 000.

Du coup, Hollande a sorti l’artillerie lourde.

Pêle-mêle, le Président a annoncé une TVA réduite à 5 % sur la construction - et la rénovation - de logements sociaux (les organismes HLM devront s'engager à construire 150.000 logements sociaux par an), la limitation des recours abusifs contre les permis de construire, une subvention de 1 350 euros pour les travaux de rénovation effectués par les classes moyennes (cela pourrait représenter les deux tiers des Français) ainsi qu'un moratoire de deux ans sur les nouvelles normes. (En savoir plus : La tribune)

Deux remarques :

- Concernant la limitation des recours abusif, la mesure sera forcément salutaire : la construction de 30 à 35.000 logements est actuellement bloquée par des recours (ce qui représente 60.000 à 65.000 emplois), certains étant déposés pour de bonnes raisons quand d’autres sont simplement le fait de margoulins peu scrupuleux, qui se contentaient parfois de louer un bien pour pouvoir attaquer un projet entier… C'est une bonne nouvelle.

- Concernant la construction même des logements, une réflexion ne devrait-elle pas être menée par rapport aux logements inoccupés en France qui, selon les chiffres, varient de 2 à 3 millions ? Entre 20 et 40 % de ces logements appartiennent à de petits propriétaires qui n’ont pas les moyens de les rénover. Et voici l'idée, défendue par le  Directeur Général Adjoint de Cafpi, Philippe Taboret, interrogé dans le Moniteur : « pourquoi ne pas rendre ces biens éligibles, pour la plupart situés en zone tendue, au prêt à taux zéro, pour l'acquisition et les travaux ? ». Cela nous semble mériter réflexion.

Mais allons plus loin : le chiffre de 500 00 logements par an est-il un chiffre « utile ».

Ce chiffre est apparu dans  le rapport Attali qui proposait de construire plus et autrement. Attali partait du principe qu’il y a 3,5 millions de mal logés et 900 000 personnes sans domicile personnel. Pour lutter contre l'insuffisance de logements disponibles et la hausse des prix de l'immobilier, il préconisait de construire plus, soit 500 000 logements nouveaux par an. Logique pourrait-on penser, mais cela risque tout de même de laisser de nombreux logements, à terme, sur le carreau. Les mêmes précisément que l'on n'arrive pas à retaper.

Mais continuons : il y a une logique mathématique que l'on ne devrait pas oublier et qui est souligner dans la démonstration suivante, servie chaude par un promoteur (!) de Loire Atlantique, et qui nous a évité de faire de savants calculs.

« Si l’on considère que la taille moyenne des ménages est de 2,28 occupants, comme l’indique l’INSEE, le nombre de 500 000 nouveaux logements par an, systématiquement repris par les politiques et les économistes, représente une capacité immobilière adressée à 1,140 million de nouveaux habitants par an. Or, même en tenant compte d’un solde migratoire positif de 100 000 personnes par an, la croissance démographique annuelle n’excède pas 326 000 habitants. Il suffirait donc de 143 000 logements construits chaque année pour absorber cette demande supplémentaire ».

A fortiori si l’aide à la rénovation était plus importante…

Même en tenant compte des destructions de logements (entre 30 000 et 50 000 par an), ce que le promoteur ne fait pas dans sa démonstration, on voit bien que l’on risque d’arriver dans une impasse. A fortiori pour les petits propriétaires de logements anciens qui auront bien du mal à négocier leur bien...

Mais ceci n'est que notre point de vue. Le vôtre ?

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Architecture : et si vous passiez vos vacances dans un hôtel 7 étoiles ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Est-ce le temps maussade qui règne en ce moment ou toutes les photos que nous recevons de nos camarades s’égayant sur les pistes de ski ? Une chose est sûre : chez Atlantis-RH, nous rêvons de vacances forcément méritées.

Du coup, depuis ce matin, nous nous sommes mis en tête de trouver notre prochain lieu de villégiature pour l'équipe. Et puisque nous gagnons très bien notre vie (hein patron ?), nous n’allons pas rouler sur Niort.

Non, aujourd’hui, nous avons envie de voir grand. Voire très grand.

Or, ça tombe bien, puisque les architectes et les ingénieurs du monde entier semblent tous s’être donné la main récemment pour combler nos aspirations. L'occasion est belle d’apprécier ces splendeurs architecturales.

Vous avez déjà entendu parler des hôtels 7 étoiles ? Non ? La classification internationale s’arrête à 5, mais certains n’hésitent pas à gonfler leur score. Il faut dire qu’il s’en donne les moyens.

A ce jour, et selon nos recherches, trois établissements se la jouent « sept encore mieux ».

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Le premier, et le plus célèbre, est le  Burj al-Arab, construit sur une île déserte à Dubaï. (Il n’était pas franchement nécessaire de préciser que c’est réservé aux Burj !). L’hôtel, le plus haut du monde avec ses 321 mètres, ne comprend que des suites dont la plus petite fait 170 m2. Un majordome personnel est disponible H 24 et, luxe suprême, on peut choisir entre 25 types d'oreillers différents.

On notera au passage l’architecture en forme de voile gonflée par le vent. Pour larguer amarres et dollars, c’est idéal. Il faudra compter 1500 euros la nuit, pour les premiers prix. Comme dirait l'autre : c’est un peu cher chez Rasad. (mais très loin de l'hôtel le plus cher du monde, le Président Wilson Hôtel de Genève dont la plus grande suite se loue 45 000 euros la nuit).

Le second est situé à quelques dunes de là, à Abu Dhabi.

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L'Emirates Palace d'Abu Dhabi, ce sont les mille et une nuits réunies dans un immense palais oriental tout de marbre vêtu. Lu sur le site de l’hôtel concernant une des suites : Elle « comprend une magnifique chambre principale et deux chambres d'amis décorées dans de douces nuances d'or, d'argent et de marbre ainsi qu'une luxueuse salle de bains avec jacuzzi et douche-pluie ».

Bon, nous on vient de Bretagne, alors côté pluie, nous sommes servis. En revanche, toutes les suites sont équipées d’ordinateurs portables, ce qui sera utile pour vous transmettre nos impressions sur le blog.

En Europe, l’unique sept étoiles (auto-proclamé, comme les autres) se situe à Milan.

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Le TownHouse Galleria se situe dans la galleria Emmanuele. Il s'agit de l’hôtel le plus luxueux d'Italie. Luminothérapie dans la salle de bain, room service évidemment H24, restauration fine et mobilier en marbre, tout y est. Côté tarif, cela débute à 800 € la nuit en suite.

A noter : Pékin accueillera bientôt un hôtel 7 étoiles (avec laquets ?). 

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La Chine a en effet signé en 2011 un partenariat avec une société d'Arabie Saoudite pour ouvrir un hôtel au design proche de celui de Dubai, pour la modique somme de 1,3 milliard de dollars.

Bon, ces hôtels ne manquent pas de charme, certes, mais ils sont déjà tellement mainstream. Or, parce que nous sommes davantage gulfstream nous autres bretons, notre rêve serait de pouvoir dormir sous l’eau.

Problème, et c’est assez surprenant, il n’y a qu’un seul hôtel au monde qui permette cela : le Rangali Islands Resort. Et encore, il n’y a qu’une seule chambre, pour deux.

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Notez, on s’apprécie beaucoup au bureau, mais cela nous semble un peu exigü, surtout si l’on souhaite dormir à la belle étoile de mer.

D’autres projets existent, mais, osons-le tout de go, ils sont tous tombés à l’eau.

L’un des plus célèbre est le projet du Poseïdon Undersea resort, aux îles Fidji.

 


 

L'idée, sur le papier, était séduisante : 25 suites de luxe à plus de 12 mètres de profondeur, face à la flore et la faune marine de l’île Katafanga.

Depuis le lit, on pouvait libérer de la nourriture pour les poissons, à l’aide d’un simple bouton, ou allumer les lumières sous-marines le soir, pour attirer bancs et arrière bancs devant le hublot. Pour les amoureux, les yeux de chimère étaient même garantis… à 12 000 euros la semaine pour deux.

Le projet Hydropolis à Dubaï était du même acabit : le complexe hôtelier devait compter 220 suites, en forme de gouttes d’eau, à 20m de profondeur. Prix de la nuit: environ 5000 dollars ! Coût de l’opération : 550 millions de dollars. Mais depuis 2010, c’est le silence sonar le plus complet.


(Au passage, vous conviendrez de la laideur abyssale de cette vidéo)

 

On pourrait également citer le Water Discus (photo ci-dessous), un projet d’hôtel composés de deux disques, un au-dessus de l’eau et l’autre en dessous ou de son homologue turc qui visait les sept étoiles. Aucun n’est malheureusement sorti de mer.

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Vu que notre souhait ne peut donc pas se réaliser, il ne nous reste plus qu’à viser le seul établissement ou les étoiles se compteront par millions : l’hôtel dans l’espace, qui pourrait voir le jour en 2016.

La société russe Orbital Technologies a annoncé son intention d’ouvrir le premier établissement du genre à bord d’une station spatiale privée. Il pourra héberger jusqu’à 7 personnes.

Mince, il va falloir qu’on amène nos femmes, et que l'on attende encore 3 ans. On ne sait pas ce qui posera le plus problème... On plaisante naturellement : attendre 3 ans pour aller dans l'espace ne nous effraie pas le moins du monde !

Cela dit, on vous a menti un peu depuis le début… On ne gagne pas si bien notre vie que cela (hein patron ?).

Avec nos maigres économies, nous n’aurons probablement le choix qu’entre l’hôtel zéro étoile ou la chambre de Batman.

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Et pour nos futurs séminaires, à cause de nos origines finistériennes, il faudra sans doute se résoudre à dormir dans un tonneau à bière.


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Mais au moins, dans ce cas-là, on peut espérer que ce sera la tournée du patron !

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