Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Au Qatar, la construction du pont le plus long du monde prend son temps

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

 

En France, on se plaint parfois des délais interminables qui entourent certains projets d’envergure. Les lignes de TGV en sont un bon exemple, et nous en savons quelque chose en Bretagne. La grogne gauloise y trouve un excellent terreau et l’on en vient souvent à dénoncer les lourdeurs du système.

 

Ouais.

 

Mais ce n’est pas mieux ailleurs. Et nous avons le parfait exemple.

 

Si on vous dit Qatar, vous pensez tout de suite Eldorado, gros billets et citrouille parisienne zlatanée en carrosse impérial.

 

Vous n’avez pas totalement tort, tout semble réussir au petit émirat. Pourtant, lui non plus n’est pas épargné par la chkoumoune et les aléas budgétaires :

 

En 2001, le Qatar et Barheïn annoncent la construction du pont le plus long du monde. Le projet du Qatar-Bahrain Causeway porte sur la conception et la construction d’une liaison fixe autoroutière 2 x 2 voies de 40 km entre les deux émirats.

Le projet est modifié une première fois en 2008, pour une ouverture prévue en 2013. Les émirats font alors appel à Vinci et à son expérience (pont de Normandie entre autres…) pour assurer la construction.

 

Mais patatras, la crise est également passer par les Emirats et le projet a été une nouvelle fois reporté. Comme quoi, on peut être assis sur un tas d’or et être à 3 milliards de dollars près…

 

La copie a donc été revue une troisième fois et l’ouverture est désormais prévue pour… 2022 et la Coupe du monde de football. En France, on aurait battu le pavé pour moins que ça ! Mais avec les chaleurs qu’il y a là-bas…

 

Les deux pays doivent encore se mettre d’accord sur cette ultime version, qui voit apparaître une voie ferrée. Et si le pont voit un jour le bout du tunnel, il sera quand même assez exceptionnel :

 

Selon la version 2008, il sera constitué de 500 piles de pylônes, supportant le poids de l'ouvrage, qui seront construites en pleine mer. 18 km de digues artificielles complèteront l’ouvrage sur les sections les moins profondes. Les 200 éléments du pont, longs de 80 mètres chacun, seront transportés sur place à l'aide de gigantesques barges de levage. 5000 ouvriers étaient à la base... Pharaonique.

 

Le pont permettra de relier Qatar et Barheïn en 30 minutes au lieu de 4h30 actuellement.

 

Il ne faut sans doute pas avoir d’inquiétude : Doha n’est pas Dubaï qui, en pleine crise économique, avait dû renoncer à une foultitude de projets plus délirants les uns que les autres. L'édifice sera pont pour le service en 2022.

 

Non, ce qui nous inquiète davantage, c'est le plan de com’ : comment les arabes vont-ils faire pour nous convaincre qu’ils ont construit le pont le plus long du monde, alors qu’en Chine, le Jiaozhou Bay causeway, qui relie l’île de Huangdao à la ville de Qingdao dans la baie de Jiaozhou, mesure 42 km ?

 

Pour l’instant, on reste très Dubaïtatif !

 

Le pont chinois :

 

 

Voir les commentaires

Etudiants ingénieurs, calculez votre futur salaire

Publié le par Le blog des cadres du BTP

diplome

Vous êtes sur le point de terminer votre école d’ingénieur, ou vous souhaitez y entrer, et  naturellement, vous aimeriez savoir ce qui vous attend à la sortie en terme de salaire ?

Et bien ne cherchez plus !

Le magazine L’Etudiant, en partenariat avec le cabinet de conseil Aon Hewitt, a mis au point un outil de calcul des salaires pour les jeunes diplômés en fonction de votre école.

Et ce que l’on constate concernant les ingénieurs, au-delà de jolis salaires, c’est que ce classement ne correspond pas vraiment au classement global établit par la même publication en décembre dernier.

Ainsi, pour les écoles bac + 2, le podium salaire est le suivant : ENPC (43 232 euros), X (43 181 euros) et ENSAE (42 819 euros). Le classement des meilleures écoles avait, lui, récompensé l'X, Centrale et Mines.

Le bouleversement est encore plus important pour les écoles post-bac.

En décembre, le groupe INSA trustait les premières places. Lyon (1er) et Toulouse (3ème) encadrait l’UTC Compiègne.

Mais côté salaire, la donne est bien différente : L’Ecole des Sciences et Technologies du Numérique (38 031) pointe en première place devant l'Ecole d'ingénieurs de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (36 851) et l’ECE ( 36 694).

Leur point commun : une orientation numérique et high tech très prononcée. Les nouvelles technologies, cela rapporte, et ce n'est pas une nouvelle.

Pour les écoles spécialisées dans le BTP et la construction, le classement salaire est le suivant :

Post-bac : UTC Compiègne (36 591 euros), INSA Toulouse (36 390 euros) et INSA Lyon (36 141 euros)

Bac + 2 : ENPC (43 232 euros), ESTP (37 742 euros), CESI (35 222 euros).

Mais ce classement ne repose évidemment que sur des moyennes. D'ailleurs, si vous venez nous rendre visite sur Atlantis-RH, nous ferons moins attention à votre école qu'à... vous.

 

L’enquête 2012 a été réalisée de janvier à mars 2012 dans plus de 60 entreprises, ce qui représente près de 16 000 personnes issus de plus de 300 formations différentes.

Note : « les salaires bruts annuels moyens indiqués sont fixes, c’est-à-dire hors primes variables (primes sur objectif, commissions…). L’intéressement et la participation ne sont pas inclus non plus. Ils intègrent, en revanche, les 13ème et 14ème mois, les congés payés, les primes d’ancienneté. Ils ont été calculés sur la base de la rémunération brute de janvier 2012 multiplié par le nombre de mensualités par an ».

Voir les commentaires

Ingénieurs français, engagez-vous pour votre pays !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

tortue-2.jpg

Engagez-vous, rengagez-vous qu'il disait… La légion des ingénieurs français est rappelée à l’ordre par Arnaud Montebourgum, le centurion du redressement productif. Dans un papier du Monde daté d’hier (payant donc pas de lien), on append en effet que le cabinet du ministre a décidé de se rapprocher des ingénieurs afin de les faire participer activement à la réindustrialisation du pays

En tortue toute !

Le papier, très intéressant, soulève un problème que l’on connaît bien : un ingénieur sur deux en France travaille hors industrie. Et vers où se dirigent-ils en masse ces déserteurs ? Vers le pognon la finance et le conseil évidemment.

Selon l’article, entre 2010 et 2011, 19 % des diplômés de moins de 30 ans des sept meilleures écoles d'ingénieurs ont fait le choix de la finance et du conseil.

En outre, "les nouveaux diplômés ont été de plus en plus nombreux à commencer leur carrière dans les secteurs de la finance et du conseil durant les quinze dernières années et ils y sont restés."

Les traîtres !

Préférer l’argent aux salaires plus modestes, mais tellement plus gratifiants de l’industrie, ce n’est pas très républicain.

Heureusement, il semble que le vent du patriotisme souffle enfin sur les têtes bien faites : les débutants seraient ainsi de plus en plus nombreux à rejoindre l’industrie, notamment à Polytechnique : « Parmi les diplômés 2011 qui débutent leur carrière en entreprise (soit la moitié de la promotion), 46,5 % ont choisi l'industrie. Ils n'étaient que 37 % l'année précédente ».

C’est un début.

Mais il faut aller plus vite, et c’est là le passage le plus cocoricommando du papier, signé du directeur de l’Ecole des mines d’Alès :

"Nos étudiants payent 800 euros une année d'études qui revient à 15 000 euros à la nation. Ils ont donc un devoir moral vis-à-vis de leur pays, celui de créer de la valeur. Et cela passe par l'industrie. Nous avons pour mission de la développer. Et il faut en être fier."

La morale laïque de Peillon est-elle déjà en train de prendre le dessus ?

Ceci étant, on peut comprendre l’argument. Sans ingénieurs compétents, la France n’y arrivera pas, d’autant qu’il ne leur est pas seulement demandé de rejoindre le côté industriel de la force : on les presse également d’innover et de start-uper.

Et c’est là que le bât blesse plus vite qu’un pouce romain :

Nous en parlions il y a quelques jours, les ingénieurs boudent sérieusement l’entreprenariat.

Permettez que l’on s’auto-cite, façon Jules César :

« Il nous semble que le problème principal se situe du côté du système français. La société a besoin de former des ingénieurs pour alimenter son tissu industriel et les écoles d’ingénieurs sont avant tout là pour cela. C'est cette idée que l'on retrouve lorsqu'un directeur adjoint d'école, interrogé par l'Etudiant, avoue ne pas avoir envie que tous ses étudiants deviennent chefs d'entreprise...

De toute façon, avec un taux de chômage aussi faible (3,5-4 %), les ingénieurs savent que leur avenir va être radieux (la preuve ici). Or, la première raison pour laquelle on crée une entreprise en France, c'est pour assurer son propre emploi... »

La solution alors ? Développer les formations en alternance, réformer l’enseignement ? C’est possible.

Mais il faudra sans doute aussi s’arranger pour qu’un ingénieur travaillant dans l’industrie n’émarge pas à quelques dizaines de milliers d’euros de son correlégionnaire de la finance. Et ça...

Voir les commentaires

"Merci l'ingé", épisode 8 : lampadaire tournesol et remède anti-paludisme

Publié le par Le blog des cadres du BTP

tournesol.jpg

Pour des questions de droit à l'image, nous ne pouvons vous montrer le lampadaire tournesol.

En revanche, nous pouvons vous montrer un tournesol. Photo DR

 

A Toulouse, la ville ose. (Et nous aussi, au risque de nous faire envoyer sur les roses.)

Deux ingénieurs, père et fils, viennent de créer le premier lampadaire solaire qui, tel le tournesol, s’affaire à pivoter autour d’un mât pour suivre la course du soleil. Contrairement aux lampadaires solaires classiques que l’on trouve déjà dans les rues de la ville rose, l’invention concentre les rayons en permanence et produit donc deux fois plus d'énergie. Une batterie stocke et restitue l'électricité produite. (Toulouse est habituée au mobilier urbain innovant : la ville est la première à avoir expérimenté dès 2010 un trottoir qui produit de l'électricité quand on marche dessus).

On n'avait pas entendu de si bonnes nouvelles à Toulouse depuis l'avènement de Jesse (haute) Garone…

Des lampadaires au moustique, il n’y a qu’un pas, que nous franchissons allègrement pour vous présenter une invention africaine vraiment vitale. 

Deux étudiants ingénieurs, Gérard Niyondiko (Burundi) et Moctar Dembele (Burkina Faso), ont fait la découverte de l’année : un savon anti-paludisme ! Pour rappel, le paludisme (ou malaria) fait encore un million de victimes tous les ans. Il s’agit de la troisième maladie la plus meurtrière au monde, après le sida et la tuberculose. Et aucun vaccin n'existe...

Moustiques-qui-transmettent-le-paludisme.jpg

Or, les deux ingénieurs ont peut-être trouver la recette miracle pour faire fuir les moustiques : le « Faso Soap », c'est son nom, est composé de citronnelle, de souci officinal (une plante herbacée), de karité et d’autres ingrédients restés top-secrets (probablement pour éviter les contre-Faso).

Le savon possède deux caractéristiques : il repousse les moustiques par son odeur et contient un composant qui tue les larves et empêche leur prolifération dans les eaux stagnantes. 

Mais le gros avantage, c’est qu’il sera accessible financièrement... pour le prix d'un savon (300 francs CFA, soit 0,46 centimes d’euros). 

La nouvelle tombe en tout cas à pic : jeudi 25 avril, c’est la Journée mondiale de lutte contre le paludisme.

Maintenant, à quand le gel mouche pour la mouche tsétsé ?

 

Voir les commentaires

Les ingénieurs boudent la création d'entreprise

Publié le par Le blog des cadres du BTP

creation.jpgLes ingénieurs sont-ils des créateurs d’entreprise en herbe ? Si l'on estime souvent que les jeunes ingénieurs sont deux fois plus nombreux que l'ensemble des moins de 30 ans à recevoir une préparation à l'entrepreneuriat, ils ne sont pas deux fois plus entreprenants...

A priori, pourtant, ils ont tout pour réussir. Plutôt futés, carrés et proche de l’innovation, ils semblent avoir toutes les cartes en main pour monter leur boîte.

Le constat est pourtant tout autre. Selon des chiffres de l’Agence Pour la Création d’Entreprises (APCE), seul 1 ingénieur sur 16 va créer une entreprise au cours de sa carrière. Ce n’est pas énorme. Ce n'est pas non plus étonnant : des études ont montré que la probabilité de devenir entrepreneur est divisée par 2 si l’on a acquis un diplôme d’enseignement supérieur.

Plus on étudie, moins on se lance dans la création d’entreprises ? Plus on est instruit, moins on est aventurier ?

A voir.

Les explications ne manquent pas, mais s’agissant des ingénieurs, il nous semble que le problème principal se situe du côté du système français. La société a besoin de former des ingénieurs pour alimenter son tissu industriel et les écoles d’ingénieurs sont avant tout là pour cela. C'est cette idée que l'on retrouve lorsqu'un directeur adjoint d'école, interrogé par l'Etudiant, avoue ne pas avoir envie que tous ses étudiants deviennent chefs d'entreprise...

De toute façon, avec un taux de chômage aussi faible (3,5-4 %), les ingénieurs savent que leur avenir va être radieux (la preuve ici). Or, la première raison pour laquelle on crée une entreprise en France, c'est pour assurer son propre emploi...

De plus, sur un marché de l'emploi assez tendu, les ingénieurs sont en bonne position pour négocier des salaires intéressants... (on ne reparle pas ici du mythe des 10 000 ingénieurs diplômés manquants chaque année, lequel a été consciencieusement démonté sur notre blog par Julien Roitman, le président du Conseil national d’Ingénieurs et Scientifiques de France).

Mais ce n'est pas pour autant qu'aucun effort ne doit être entrepris, surtout dans une France qui aujourd'hui ouvre enfin ses écoutilles à la culture entreprenariale (voir ci-dessous).

C'est ainsi que nous sommes tombés sur une interview du directeur général du groupe ESC Troyes, lequel milite pour l'établissement d'un statut d'étudiant entrepreneur. Voici ce qu'il en dit :

« Ce statut permettrait d’accompagner et de protéger davantage le potentiel des jeunes entrepreneurs, tant en matière de développement d’activités nouvelles que de capitalisation ou de facilitation des démarches administratives (déclaration unique d’embauche par exemple si le jeune créateur souhaite salarier une personne).

Un jury mixte, composé de membres des structures d’accompagnement et des grandes écoles, sélectionnerait des candidats qui suivraient un cursus spécifique. Cette sélection porterait d’ailleurs moins sur des critères académiques que sur la capacité des étudiants à porter un projet de création d’activités nouvelles.

Les candidats sélectionnés devraient avoir accès à un statut spécifique d’étudiant entrepreneur. Lorsqu’un étudiant de fin de cursus souhaite créer son entreprise, les écoles et établissements d’enseignement supérieur qui sont organisés autour d’une dynamique entrepreneuriale lui laissent généralement la possibilité de transformer son stage de fin d’études en parcours personnalisé au sein d’un incubateur étudiant.

L’étudiant ne bénéficie, la plupart du temps, pas des mêmes droits que ses camarades stagiaires (gratifications, protection sociale, avantages en nature).

L’entrepreneuriat n’est pas encouragé car il n’existe pas de statut national d’étudiant entrepreneur. Les établissements gèrent ces situations au cas par cas, à leur niveau, ce qui contribue à la marginalisation de l’entrepreneuriat. La création d’un statut spécifique plus protecteur pour les étudiants entrepreneurs permettrait d’inciter à la création d’entreprise et donnerait à l’entrepreneuriat un cadre réglementaire prédéfini. »

Bien sûr, il songe d'abord à ses propres élèves en école de commerce, mais le concept pourrait être étendu. Ceci étant, l'étudiant devra toujours, avant tout,  trouver des fonds pour monter sa structure. Et ça, c'est une autre paire de manches...

Et si jamais cela semble trop compliqué, il existe toujours une autre solution : la reprise d'entrepriseEnviron un tiers des personnes physiques qui reprennent une entreprise pour la 1ère fois sont des ingénieurs.

On va y arriver !

 

L’entreprenariat en France centre-d-analyse-strategique.jpg

En complément, voici quelques chiffres éclairant sur la situation de l’entreprenariat en France. A la base, une note du Centre d’analyse stratégique, que vous pouvez télécharger sur le site. Le contexte français y est comparé à ceux des USA, de l’Allemagne et du Royaume-Uni.

Extraits :

Constat

"Entre 2001 et 2008, le nombre d’entreprises créées a progressé de 55 % (+ 6,5 % en taux de croissance annuel moyen). Plus de 60 % de cette progression est due à la création de sociétés (leur poids dans le nombre total d’entreprises créées est passé de 42% en 2000 à 49% en 2008). Entre 2008 et 2009, le boom de la création d’entreprises (+ 75 %) est dû à la mise en place du statut d’auto-entrepreneur (la création des autres catégories d’entreprises étant en baisse). Entre 2009 et 2011, la création de sociétés repart à la hausse (+ 9,4 %) mais ne compense pas la baisse de la création d’entreprises individuelles (– 8,8 % pour les auto-entrepreneurs, –15,3 % pour les autres formes d’entreprises individuelles).

Prisé l’entreprise :

Les Français sont nombreux à plébisciter la profession d’entrepreneur : 65 % considèrent que c’est un bon choix de carrière.

Libre comme l’air :

L’envie d’entreprendre peut être décelée dans une préférence pour le statut d’indépendant. Selon la dernière édition du baromètre européen sur l’entrepreneuriat, 51 % des Français plébiscitent ce statut.

Les motivations les plus fréquemment citées en France sont celles touchant au goût pour la liberté (78 % des raisons évoquées), loin devant les facteurs relevant d’une opportunité économique (9 % des raisons citées) et ceux liés à une nécessité économique (3 %).

Avec le doute, moins de mises en routes :

La France, comme l’Allemagne, se distingue par une plus faible proportion d’individus estimant avoir les compétences nécessaires au démarrage d’une activité entrepreneuriale (38 % contre 43 % au Royaume-Uni et 56 % aux États-Unis).

Aux USA, 74 % considèrent que leur éducation scolaire les a aidés à développer leur sens de l’initiative (contre 59 % des Français) et 67 % qu’elle leur a donné les compétences et le savoir-faire pour gérer une entreprise (contre 42 % des Français).

Les Teutons à tâtons…

Certes, la peur de l’échec est plus présente en France qu’aux États-Unis (37 % des Français considèrent que c’est un frein à la création d’entreprises contre 31 % des Américains), mais guère plus qu’au Royaume-Uni (36 %) et moins qu’en Allemagne (42 %).

De plus, cette peur de l’échec a considérablement diminué en France depuis le pic de 2008 (52 %) alors qu’elle progresse dans les autres pays étudiés, notamment aux États-Unis (25 % en 2008). Par ailleurs, confrontés à la possibilité d’un échec, seuls 36 % des Français considèrent qu’il convient d’abandonner le projet de création d’entreprises, alors que cette proportion atteint 56 % en Allemagne".

 

 

 

Voir les commentaires

Damned, la boite la plus cool du monde est anglaise !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Allez, c'est vendredi, la semaine a été longue, un grand classique, et vous avez bien le droit à un moment de détente.

 

Mais savez vous que dans certaines boîtes, la détente est un luxe quasi permanent. Du lundi au vendredi. Et oui.

 

La preuve : nous venons de découvrir une entreprise d'informatique basée à Southampton que la presse anglaise a tout simplement rebaptisée " la boîte la plus cool du monde" .

 

Un brin prétentieux les Anglais ?

 

Jugez vous-même :  

 

Les locaux, répartis sur 1600 mètres carrés, sont installés sur un ponton en bois au bord de l'eau. Il y a "pier" comme situation vous ne trouvez pas ?

 

balacoire.jpg

 

Dans les locaux, on trouve une balançoire, un toboggan, une petite maison en bois, un mini practice de golf et un cinéma. A l'extérieur, un jardin avec des bancs pour pique-niquer. Bon, jusque là, rien d'extraordinaire.

 

toboaggan.jpg

 

En revanche, côté machine à café, les Anglais font fort : ils ont tout simplement leur propre... pub, The Sherlock Arms, du nom d'un des fondateurs de l'entreprise !

 

Les locaux de l'entreprise sont en effet situés dans un ancien pub, ce qui en fait un endroit parfait pour évacuer la pression.

 

bar.jpg

 

A propos de ces aménagements construits après consultation des employés, voilà ce qu'en dit un des directeurs de l'entreprise : "Dans une journée, les gens ont tendance à avoir des hauts et des bas, mais si vous faites quelques chose de différent pendant quelques minutes, vous améliorez vraiment votre productivité".

 

Pour le bar, on se pose quand même la question. D'ailleurs, le papier du Southern Daily Echo ne précise pas si ale et stout coulent à flot dans les bureaux des ingénieurs. 

 

Mais si c'est le cas, cette entreprise de Southampton est surement le nec pub ultra en Grande Bretagne, et peut-être bien et  "la boite la plus (al)cool du monde".

Voir les commentaires

Quand Eiffage invente la ville de demain

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

Eiffage a dévoilé il y a 15 jours les résultats de son étude sur la ville de demain. Entre véhicule futuriste et concepts novateurs, le groupe français, associé à Dassault Systèmes et POMA, s'est résolument projeté dans l'avenir urbain.

 

A quoi ressemblera la Ville du futur ?

Pour les générations élevées à Blade Runner, l’un des plus grands films de science fiction de l’histoire, l’avenir urbain a toujours eu quelque chose d’effrayant.

 

Chez Eiffage heureusement, personne n’est resté bloqué sur Ridley Scott pour imaginer les territoires urbains du futur (pourtant, avec un nom comme ça, le réalisateur doit s’y connaître en Schéma de COhérence Territoriale. Blague d’urbaniste, pardon).

Face à l’augmentation prévue de la population urbaine (3 milliards de citadins supplémentaires dans le monde d’ici 2050), l’entreprise a lancé en 2007 son propre laboratoire de recherche et de prospective en développement urbain durable.

Baptisé « Phosphore », il regroupe les collaborateurs issus de toutes les branches du Groupe - construction, travaux publics, énergie, branche métal et concessions  ainsi que des experts de la ville, du climat et des sciences sociales qui ont planché pendant 6 ans. Les trois villes « écobayes » : Marseille, Grenoble et Strasbourg.

Le 4 avril, Eiffage a organisé la restitution des études. Et le résultat est vraiment intéressant.

Principe de départ : les scénarii se déroulent à l’horizon 2030 dans un contexte de fortes tensions climatiques et énergétiques. Il y a en effet peu de raisons que cela change d’ici là…

Pour se prémunir, entre autre, du Co2 et du réchauffement climatique, Eiffage lâche une pluie de concepts (tous déjà déposés évidemment…)

Commençons par celui qui nous fait le plus rêvé : le Modul’air. 

eiffage-1.jpg

Il s’agit d’un mode de transport hybride. Le Modul'air se déplace sur une ligne de transport urbain par câble puis, arrivé en bout de ligne, il se connecte au réseau de tramway où il va circuler en transportant passagers, marchandises ou même des déchets.

Nous, on l’aurait bien baptisé « téléféricochet® » (on va déposer le nom, tiens).

Passons maintenant au concept le plus intelligent dont on ait entendu parler depuis longtemps : la Solidarité énergétique.

solidarite.jpg

On le sait, dans un avenir proche, les bâtiments neufs devront produire plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Le concept de solidarité énergétique va plus loin : il impose aux bâtiment neuf de fournir également de l’énergie pour les bâtiments plus anciens situés à proximité. Malin.

L'Urbanbridge, de son côté, est un pont à structure métallique constitué de caissons préfabriqués en usine et assemblables en moins de 72 heures. Ce pont mobile peut servir à franchir des obstacles générés par un événement ponctuel tel qu'une inondation, des travaux ou pourquoi pas un concert de Johnny Hallyday. (Quoiqu'en 2030, il y a plus de chances qu'il soit alité qu'Hallyday...)

urbanbridge.jpg

La rue nue est une nouvelle manière d'aborder l'espace public : grâce à un système de signalisation constitué de LEDs intégré dans l’asphalte, la rue s'adapte aux usages.  Aux heures de pointe, la rue s'élargit pour laisser passer les voitures. Quand la circulation est moins importante, elle est réservée au stationnement ou laisse une place plus importante aux piétons...

rue nue

Enfin, puisque c’est la mode, Phosphore a sorti son propre référentiel, qui évoque les certifications actuelles. Après HQE, LEED et BREAM, voilà Haute Qualité de Vie (HQVie) qui prône notamment des logements modulables adaptés à l’évolution des modes de vie.

On pourrait également citer d’autres concepts tels que les hubs multimodaux ou la halle universelle qui implique la mutualisation des espaces privés et publics.

Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez consulter le dosser de presse sur le site d’Eiffage.

 

Même si le projet semble parfois baigner dans un certain utopisme collectiviste, il y a de quoi se réjouir à voir une entreprise française aller aussi loin dans l’évocation de la ville de demain.

Oui, merci Eiffage de porter haut les couleurs du pays. Personne dans le monde n’a fait aussi bien.

Enfin, personne, c'est peut-être vite dit…

Il y a bien un  pays perfide qui voit encore plus grand : L'Angleterre, évidemment, qui rêve toujours de Londres en pleine lumière.

Outre-Manche, ils ont imaginé la "City in the sky", sorte d'oasis géant en forme de lotus. 

Ca en jette c'est sûr, mais nous avons une question : qui c'est qui va laver tous les carreaux, hein ? Là dessus, côté anglais, c'est lotus et bouche cousue...

 

Photos @Eiffage

 

Voir les commentaires

Le Blog des Cadres du BTP entre au top 50

Publié le par Le blog des cadres du BTP

ebuzzing_.gifEt dire que l’on songeait tout arrêter pour nous lancer en politique, ouvrir des comptes en Suisse et soulever des haltères à Sion.

Aujourd’hui, malheureusement, nous devons renoncer à tout cela.

La nouvelle est tombée dans la matinée : le Blog des Cadres du BTP vient de rentrer dans le TOP 5O des blogs emploi en France, selon le site e-buzzing.fr. 

Cela nous fait drôle. Du coup, telle la légion d’honneur arborée au revers du veston, nous avons épinglé le badge honorifique sur notre page d’accueil. Vous voudrez bien excuser cette coquetterie virtuelle, mais être désigné comme un blog influent, cela vous monte vite à la tête. La preuve, avec ce discours que François Hollande nous avons préparé, vite fait :

« Mesdames, Messieurs,

Les Français, en ce 17 avril, viennent de choisir le changement en portant le Blog des Cadres du BTP à une belle 49ème place du classement des blogs emploi en France. Nous mesurons l'honneur qui nous est fait et la tâche qui nous attend.

Devant vous, nous nous engageons à servir la cause de l’ingénierie et du BTP avec le dévouement et l'exemplarité que requiert notre position. Nous en savons les exigences et, à ce titre, nous adressons un salut républicain au Blog des consultants APEC qui finit derrière nous et qui mérite à ce titre tout notre respect.

Vive le numérique et vive la France »

Quoi plagiat ? Quel plagiat ? Vous n’allez pas jouer les rabins-joie quand même !

En tout cas, merci de nous suivre, merci de vos messages et comptez sur nous pour continuer à vous informer dans la bonne humeur, la seule politique de la maison.

Voir les commentaires

La Turquie va-t-elle boycotter l'industrie française ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

turc.jpg

La France est la nouvelle tête de turc turque. Oui, oui. Alors que la question sur la pénalisation de la négation du génocide arménien pourrait vite revenir devant le Parlement, Ankara réagit et menace d’exclure les acteurs français de son marché florissant. L'industrie s'inquiète...

Devinez quelle est la spécialité française dont l’économie se passerait bien, parfois ?

Le boycott.

A part Israël, il n’y a sans doute pas un pays qui fasse à ce point enrager les peuplades du monde entier qu’elles finissent toujours, à un moment ou un autre, par boycotter nos produits.

L’histoire récente est pleine de ces petits moments de tension où la France se met régulièrement à dos ses partenaires économiques. Souvenez-vous des deux plus importants :

2003 : la France s’oppose à l’intervention américaine en Irak, le champagne français coule sur les trottoirs de New York et, horreur absolue, les french fries sont rebaptisées freedom fries.

2008 : Sarkozy rencontre le Dalaï Lama et c’est toute la Chine qui s’enflamme alors même que le dirigeant tibétain avait déjà été reçu par Brown, Bush ou Merkel, sans que cela entraine de pataquès impérieux.   Carrefour est accusé de soutenir financièrement le Tibet et subit vite des pertes de 30 %.

On pourrait évoquer des campagnes moins importantes en Afrique, en Inde, ou tout récemment en  Russie, ou Yves Rocher est à son tour accroché par les anti-Poutine (voir le papier du Figaro).

Bon, soyons honnêtes, si ces attaques sont régulières, les conséquences sont rarement importantes. L’affaire chinoise, d’ailleurs, a assez peu ébranlé Carrefour.

En revanche, le sujet du jour pourrait avoir des conséquences bien plus importantes.

En effet, si la France décide de pénaliser la négation du génocide arménien, ce ne sont pas quelques boites de foie gras qui vont nous rester sur les bras. Loin de là.

 

Sont en jeu :

 

- un contrat de 17 milliards d’euros pour quatre réacteurs nucléaires à Synop (près la mer Noire), pour lequel Areva et son partenaire japonais MHI seraient en pole position avec le réacteur de moyenne puissance Atmea, avec GDF Suez en possible opérateur.

 

- une commande de systèmes anti-aériens estimé à 3 milliards d’euros pour laquelle concoure le consortium franco-italien Eurosam (67% MBDA, 33% Thales)

 

- Une palanquée d’Airbus. La compagnie aérienne Turkish Airlines a de gros besoins et de beaux moyens. Elle vient déjà de signer l’achat à Airbus de 82 moyen-courrier pour un montant de 7 milliards d’euros et pourrait commander 150 Airbus supplémentaires.

 

On l’évoque assez peu mais, en dehors de l’UE et de la Suisse, la Turquie est le quatrième client de la France derrière les Etats Unis, la Chine et la Russie. Ce n’est pas rien.

Les majors du BTP français doivent être dans leurs petits souliers car la Turquie aujourd’hui a des airs de hotte du Père Noël. Le gouvernement prévoit la construction du plus grand aéroport du monde à Istanbul (150 millions de passagers par an), un nouveau tunnel sous le Bosphore, un nouveau pont, plus 36 500 km de routes. Y’aurait bien un petit truc turc pour les Français, non ? ...

La pression économique turque aura-t-elle raison de la question arménienne ?

Réponse probable dans quelques jours.

 

 

Voir les commentaires

"Merci l'ingé", épisode 7 : avec les bactéries, stop au gaspi !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

artscience.jpg

Quand les jeunes ingénieurs mobilisent toute leur énergie, c’est la transition énergétique qui en profite ! La troisième édition du prix Artscience vient de récompenser deux projets anti-gaspillage. Lumineuses, les idées !

La publicité urbaine qui n’aurait plus mauvaise presse, voilà le rêve de tout communicant. Un éclairage nocturne qui permettrait de diminuer par 5 le nombre de lampadaires en ville, voici le rêve de toute municipalité.

Or, grâce à Organight, tout ce petit monde pourrait bientôt être comblé. Le projet repose sur un système lumineux composé d’autocollants bioluminescents se collant sur les vitrines des rues commerçantes. Bioluminescent ? Oui, grâce à une bactérie, bacillus subtilis, qui crée naturellement de la lumière. Des publicités Aubade pour éclairer les rues le soir, tanga faire, il faut reconnaître que ça aurait de l’allure ! Six mois de recherche seraient néanmoins nécessaires pour optimiser le procédé.

L’autre lauréat, notre préféré, nous ramène à cette question en vogue : comment produire de l’électricité différemment. Après l’urine, après les ordinateurs, après le méthane, voici une nouvelle piste, la Livingbox. Comme Organight, le projet s’appuie également sur une bactérie, geobacteria sulfurreducens, qui produit de l’électricité.

Et voici comment cela fonctionne :

Prenez une boite que l’on appellera box, pour faire comme tout le monde. A l’intérieur, placez des bactéries, des électrodes et une plante verte de votre choix. Ajoutez alors un peu de vinaigre blanc (de l’acétate donc) et vous obtenez une mini-centrale : les bactéries se mettent en action et vous pouvez alimenter certains appareils. Tiens, on serait l'équipe gagnante, on aurait baptisé ce projet la Ba(c)tterie !

La plante verte ? Elle est là pour récupérer l’eau engendré par le système.

Bon, le rendement électrique n’est pas encore suffisant mais l’équipe lauréate compte bien relancer les recherches en laboratoire. Selon ses créateurs, la Livingbox pourrait permettre de réduire de 10 % la facture d'électricité… 

Difficile aujourd’hui de prédire l’avenir de ses deux inventions à moins que…

En Iran, un ingénieur affirme avoir inventer une machine qui « peut prédire les évènements des cinq à huit ans à venir pour quiconque l'utilise, grâce à de nombreux algorithmes complexes ».

On n’arrête décidément pas le progrès…

 

Le prix Artscience

Le Prix Artscience regroupe des étudiants d’écoles d’ingénieurs, de commerce et de design sur une thématique annuelle. Les meilleurs projets sont primés et une somme d’argent est mise à disposition des élèves pour avancer dans leurs projets. Les idées les plus abouties sont présentées à l’Université de Harvard en octobre, et il est possible qu’un ou plusieurs de ces projets se transforment en start-up.

Plus d’info : http://www.artscienceprize.org

Voir les commentaires

1 2 > >>