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Le chiffre du dimanche : 34

Publié le par Le blog des cadres du BTP

452Echanges linguistiques

34, c’est, en pourcentage, le nombre d’ingénieurs qui travaillent à l’étranger et qui n’ont pas l’intention de revenir s'installer en France (selon l’enquête annuelle de l’Observatoire des ingénieurs).

Jamais.

C’est triste.

Et cela risque de faire de la peine à Arnaud Montebourg, notre Ministre du redressement productif,  qui, souvenez-vous, veut faire des ingénieurs le terreau fertile d’une croissance industrielle forte !

Hélas, si tous désormais préfèrent folâtrer et se mettre au (billet) vert à l’étranger, il n’y aura pas d’heureux dressement…

Or, nous refusons de voir ainsi nos ingénieurs rejeter la France et ses fromages, et nous rangeons derrière les imprécations patriotiques de notre Ministre.

Et pour l’aider à atteindre son objectif, rassembler toute la force de l’ingénierie française à ses côtés, nous sommes obligés de dresser un portrait clair et objectif de l’expatriation à tous les candidats, qui n’ont probablement qu’une vague idée de l’enfer qui les attend :

- Vous voulez partir dans des contrées hostiles, là où personne ne connaît M Pokora ? Très bien. Mais n’oubliez pas qu’aujourd’hui, il n’y a guère plus de 150 à 200 entreprises françaises qui expatrient leur personnel. Certes, les entreprises du CAC 40 s’internationalisent de plus en plus, en réalisant 60 à 70% de leur CA hors de France, mais elles expatrient peu. Cela veut donc dire que vous allez devoir, pour la majorité, travailler sous la coupe d’un étranger. Or, obéir aux ordres d’un Italien avec une tête à la Materazzi, ou d'un Allemand qui cacherait derrière sa moustache de faux airs de d'Harald Shumacher, cela risque d’être compliqué. Enfin, si vous suivez le foot...

- On dit souvent que pour les jeunes cadres susceptibles de prendre un jour des responsabilités de direction, le passage à l’étranger est obligatoire. C’est vrai pour eux. Mais pour vous ? Vous pensez vraiment que vous avez un gros potentiel ? Ne serait-il pas plus sage de rester en France pour éviter une désillusion liée à une légère surestimation de votre talent ? C’est tellement français ça de se voir plus beau qu’on ne l’est, même si l'on est déjà très beau, nous sommes tous d’accord là-dessus.

- On prétend également que les ingénieurs français sont globalement très bien vus à l’étranger car ils sont généralistes (contrairement aux diplômes étrangers très spécialisés). C’est évident. Mais souvenez-vous d’une chose : au quotidien, personne ne verra que vous êtes un génial ingénieur généraliste. Non, tout ce que les autochtones verront, c’est que vous êtes français ! Or, mis à part les nord-coréens et les Anglais, qui dans le monde est le plus mal vu ? Les Français bien sûr. Etes-vous prêts à subir toute sorte de quolibets ? Certains, dans notre équipe, ont vécu en Irlande. Ils ont dû endurer les pires tourments et des blagues franchement injurieuses.

Deux exemples :

« C’est quoi 100 000 français avec les mains en l’air ? L’armée française ».

"Quel est le meilleur endroit pour cacher son argent ? Sous le savon d’un Français".

Vous êtes vraiment prêts à supporter tout cela ?

- On dit parfois que l’expatriation est une chance incroyable pour les enfants qui, ainsi, peuvent apprendre différentes langues. C’est sûr, les enfants apprennent bien plus vite que les adultes. Mais franchement, avez-vous envie que votre progéniture se moque ouvertement de vous en mandarin, à table, entre le canard et l'orange, lorsque vous serez en Chine ? Vous voulez vraiment que vos enfants vous traitent de 生日快乐 sans que vous puissiez y répondre ? 

 Réfléchissez-y !

On avance aussi parfois que suivant le pays ou l’ingénieur s’exporte, la différence de salaire peut atteindre de 5 à 50 %, plus logement et divers services gratuits. Oui, oui, c’est sûr, vous allez sans doute gagnez davantage. Mais vous allez également travaillez bien plus ! Selon les derniers chiffres de l’OCDE étudié par un magazine russe (intégrant le travail à temps partiel), la France, avec 1476 heures par an, est presque un havre de paix professionnel. Au Mexique, c’est 2 250 heures par an, la Corée du Sud  2 193 heures par an,  le Chili  2 047 heures par an…

L'Allemagne ?

Quoi l’Allemagne ?

Oui, certes, eux ne travaillent que 1413 heures par an. Mais enfin, vous n’allez quand même pas partir chez le voisin germain, cousin honni de notre Ministre du redressement productif ! D’accord, ils ont des besoins énormes (si vous savez démonter des centrales nucléaires, c’est surement le moment d’y aller...), d’accord ils paient bien, d’accord la bière est bonne, mais franchement, vous avez déjà oublié l’enfer, la honte et l’injustice de France/Allemagne en 1982. Nous, non.

En revanche, ce que l’on ne dit jamais, c’est que l’on va mieux manger à l’étranger… Forcément. A part peut-être en Italie (mais souvenez-vous de Materrazzi), vous ne trouverez aucun endroit au monde qui vous comblera comme la mère patrie. L'expression ne pas être dans son assiette n'a jamais été aussi vrai que lorsqu'on se retrouve face à un plat tout bizarre au fin fond du Cambodge...

Oui, pensez à tout ceci une dernière fois avant de faire vos valises ! Et puis, tenez, on a un dernier argument béton pour vous retenir dans notre beau pays : de superbes offres d'emploi. C'est chez Atlantis-RH et c'est par ici.

Qu'est ce qu'on ne ferait pas pour la France !

 

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Au Nicaragua, un canal chinois pour concurrencer Panama

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Route-3.-Nicaragua-Canal.preview.jpg

Si l’on vous dit que l’on va évoquer une nouvelle fois la Chine, vous allez surement imaginer des projets fous, des constructions gigantesques, des proportions insensées et des milliers d’ouvriers réalisant l’irréalisable. Vous n’avez pas tort, mais vous êtes encore bien en deçà de la vérité. 

Le Nicaragua et une entreprise chinoise ont annoncé il y a 15 jours la construction prochaine d’un canal géant, réplique immense au canal de Panama, situé quelques 600 kilomètres au sud.

L’homme d’affaire chinois Wang Jing, qui n’a pour toute chose bâtie qu’un solide empire dans la téléphonie, a décidé de mettre le paquet pour ce qui sera surement le plus grand chantier de ce début de siècle : 30 milliards d’euros vont ainsi être investis dans l’ouvrage ainsi que deux ports, un aéroport, un oléoduc et une ligne ferroviaire parallèle à la ligne fluviale (à comparer, par exemple, avec les 23 milliards d’euros du barrage des Trois Gorges, le record chinois) 

Le canal devrait mesurer 260 kilomètres contre 77 kilomètres  au canal de Panama. Depuis mercredi matin, on sait combien de temps devraient durer le chantier : 6 ans, de 2014 à 2020, (selon Le Figaro) alors que l’on parlait encore de 11 ans il y a quelques jours... 

On reconnaît bien là l’efficacité chinoise : il avait fallu 10 ans pour construire les seuls 77 kilomètres du canal de Panama. Nul doute que pour tenir ces délais supersoniques, la Chine saura faire appel en masse à ses compatriotes (40 000 emplois devraient être créés) comme elle l’a fait en Algérie par exemple, ou des milliers de Chinois participent à la construction de la Grande Mosquée d’Alger.

Au passage, tant pis si le trajet retenu (voir photo et vidéo) menace le lac Nicaragua, la plus grande réserve d’eau douce d’Amérique centrale…

Mais la Chine ne veut pas jouer les têtes à lac : elle veut juste démontrer une nouvelle fois sa supériorité en matières de grandes infrastructures et d’ingénierie BTP.  Il s’agira d’ailleurs là d’un coup de pub très efficace pour l'entreprise chargée du chantier, China Railway Construction, deuxième plus grand groupe mondial de BTP, derrière un autre Chinois, China Railway Group, et devant… et bien un autre Chinois, China State Construction. Quand on vous dit qu’ils sont nombreux, même sur un podium.

Le grand mystère néanmoins, c’est qu’il n’y a pas de visibilité économique réelle derrière tout cela. Remarquez, ce n'est peut-être pas le soucis premier de la Chine.

Certes, le trafic maritime croît de 5 % chaque année mais la présence du Canal de Panama, par lequel transite 5 % du commerce martime mondial, annonce une concurrence féroce, même si le nouveau venu devrait permettre le passage de navires plus grands que ceux qui empruntent le canal de Panama, pourtant en travaux d'agrandissement actuellement...

Le « bébé » de Ferdinand de Lesseps, au final, va devoir sortir les forceps : puisque la Chine deviendra concessionnaire du canal du Nicaragua pour 50 ans, elle pourra fixer les prix comme bon lui semble. Ca sent la Panamade...

On imagine très bien que cela ne la dérangera pas le moindre du monde de tirer les prix vers le bas, histoire de s’attirer les bonnes grâces mondiales. Et puis, surtout, au Nicaragua, la Chine s'assure via ce canal hystérique, une présence chatouilleuse et militaire aux pieds des Etats-Unis. Mais ceci, bien évidemment, n'a aucun rapport avec cela.

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Le chiffre du dimanche : 83

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

 

ingenieur

83, c'est, selon une enquête Ipsos/Fédération Française du Bâtiment (FFB), le pourcentage de Français qui estiment que le bâtiment est "un secteur d'avenir".

 

Par rapport aux inquiétudes fréquentes du secteur et à la situation économique morose, cela montre que le bâtiment a encore la cote, et pas seulement d'alerte, auprès des Français.

 

D'ailleurs, d'autres chiffres de cette étude illustrent la bonne image véhiculée par les professionnels : 78 % des gens interrogés estiment que le bâtiment tient "un rôle moteur dans l'économie" ( ce qui est vrai : Le BTP représente à peu près 8 % des salariés tous secteur économiques confondus. Mieux : 13 % de la TVA totale est collectée par le BTP).

 

Par ailleurs, 78 % également pense que le secteur contribue à "améliorer leur cadre et leur qualité de vie". Pour 76 %, le bâtiment contribue à "valoriser leur patrimoine". N'en jetez plus, on n'a pas vu un tel plébisicte depuis la réélection triomphale de Jacques Chirac !

 

Le secteur jouit donc d'une image d'avenir et c'est là le grand paradoxe : il y a une semaine, Didier Ridoret, le président de la FFB, rejouait les Cassandre de service et annonçait que "l'activité dans le bâtiment continuera à reculer au moins jusqu'à mi-2014".

 

"Nous allons encore perdre 3,5% d'activité et 40 000 emplois en 2013, et 2014 sera à nouveau une année compliquée. Nous espérons une remontée au deuxième semestre ou au quatrième trimestre, mais c'est un scénario optimiste".

 

C'est gai comme du Reggiani un soir de pluie, mais Ridoret est un habitué des déclarations joyeuses : en 2011, il avait déjà prévu 35 000 suppressions d'emploi pour 2012. A l'arrivée, il y en a eu 14000...

 

Du coup, on n'est pas sûr que ce catastrophisme ambiant et répété porte quelque fruit que se soit. Cela risque même d'avoir des répercussions sur le grand public. Ainsi, il ressort de l'enquête de la FFB que désormais, 21% des Français (+7% par rapport à 2011) ont une mauvaise image du secteur...

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"Merci l'ingé", épisode 11 : le ciment romain, c'est du béton !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Jusqu'ici, c'était un des secrets les mieux gardés de l'histoire de la construction, au même titre que les Dieux de Pâques ou les pyramides : comment les Romains avaient-t-ils fait pour fabriquer un ciment ultra-performant, du genre qui peut tenir 2000 ans ?

Des scientifiques du Département des énergies du Berkeley National Laboratory en Californie se sont penchés, façon Tour de Pise, sur la question, et ont semble-t-il trouver la réponse : les Romains avaient découvert des portions magiques et un processus de fabrication efficace. Mais, surtout, ils avaient la roche riche.

Le ciment romain, à base de chaux, de mortier, de cendre et de roche volcanique doit ses performances à une recette finalement moins mystérieuse que celle du Coca Cola. Le secret, c'est la réaction chimique provoquée par la chaux mouillée d'eau de mer et par la présence d'aluminium dans la roche volcanique.

Et oui, l'explication ultime, c'est l'alu (final) présent en grandes quantités et qui permet aux monuments romains de défier le temps qui passe. 

Le véritable intérêt de cette découverte néanmoins ne se limite pas à l'extraordinaire résistance du ciment.

Il faut rendre aux Romains ce qui est aux Romains, et même encore plus : les chercheurs ont remarqué que la fabrication de ce ciment antique, qui nécessitait moins de chaux qu'actuellement, rejetait également moins de dioxyde de carbone.

Or, on en parle peu, mais la production de ciment est une des sources d'émission de CO2 la plus importante.

En 2011, la quantité de ciment produite dans le monde était de 3,4 millliard de tonnes. Comme l'écrivait un site dans une formule "body building" : "cela correspond à 12 000 Empire State Building mis côte à côte". 

 

Le problème, c'est que l'on estime généralement qu'une tonne de ciment produite égale une tonne de CO2 émise dans l'athmosphère. Le calcul est donc simple : sur les 36 milliards de tonnes de CO2 expédiées chaque année, 10 % viennent du seul ciment...

 

La découverte américaine permettra-t-elle de créer un ciment plus propre ? On l'espère.

En tout cas, le progrès écologique, comme tous les chemins, passent peut-être par Rome...

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Entretien d'embauche et discrimination territoriale

Publié le par Le blog des cadres du BTP

embaucheComment obtenir un entretien d’embauche ? Voilà une question qui a fait l’objet de nombreuses analyses sur le net et même au de-là.

Comme pour une bonne blanquette de veau, il y a certains ingrédients, le veau pour l’exemple sus-mentionné, dont on ne peut se passer.

Pour obtenir un entretien d’embauche, il est tout d’abord conseillé de postuler au bon emploi. On estime généralement que 80 % des CV reçus ne correspondent pas au poste proposé.

C’est énorme et cela traduit l’embarras de ceux, sans emploi, qui tentent de frapper à toutes les fenêtres au risque de passer régulièrement à la trappe.

Une bonne méthodologie est également recommandée : il faut opérer un suivi de vos envois de CV, en notant les dates de candidatures et les personnes destinataires, afin de pouvoir assurer la relance.

Si vous n ‘avez pas de retours, n’hésitez pas à attaquer de biais, sur les réseaux sociaux, pour vous mettre en relation avec des personnes proches de l’entreprise, et qui pourraient éventuellement vous recommander.

Voici quelques conseils de base. Enfin, c’est ce que l’on pensait, jusqu’à ce que l’on tombe sur un article du Figaro.fr.

Qu’y apprend-t-on ?

Qu’une bonne adresse vaut mieux qu’un bon discours, pour ne pas faire b(l)anquette :

« Une étude réalisée par l'Observatoire des zones urbaines sensibles (Onzus) explique en partie ce comportement des candidats. Selon l’étude, un «mauvais lieu» - le terme est lâché - de résidence, situé dans un département, une ville, ou un quartier défavorisé, diminue les chances d'obtenir un entretien d'embauche. À l'inverse, une «bonne» adresse peut tripler les chances d'obtenir un entretien ».

En deux mots, la discrimination territoriale pourrait avoir raison de votre bonne intention.

L’enquête évoquée sur le site concerne les métiers de la restauration, mais un testing similaire avait été engagé il y a trois ans avec de jeunes développeurs informatiques et les résultats étaient à peu près identiques.

Mais alors que faire si vous habitez un quartier malfamé ? Ou pire, si vous vivez place Henri Krasucki, ancien patron de la CGT (cela peut effrayer, si, si),  dans le 20ème à Paris ?

Vous pouvez mentir évidemment, mais cela va demander un peu d’organisation. Sinon, vous pouvez essayer la méthode prescrite dans le papier du Figaro : « aller directement à la rencontre des interlocuteurs, afin de déarmorçer la première impression ».  Et donc, ne pas répondre à une demande d’entretien

Pourquoi n’y a-t-on jamais pensé avant ?

Non, notre seul conseil, si vous ne voulez pas être à la rue ou dans l’impasse, c’est de postuler chez Atlantis-RH.

Votre adresse nous importe peu, tant que vous êtes un/une ingénieur(e) incroyablement doué(e). C'est beaucoup moins discrimant, n'est ce pas ?

Venez nous voir !

 

Cadeau bonux :

Voici, selon nous, la méthode la plus originale jamais imaginée pour obtenir un entretien (et un job par la même occasion). Bravo !

(En partant du principe que tout le monde tape son nom sur Google, un petit malin a trouvé la solution pour contacter les cadres de l'entreprise qui "google'" également leur nom…)

 

 

 

 

 

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Diplômés des grandes écoles : Ingénieur-Homme, duo gagnant

Publié le par Le blog des cadres du BTP

diplome

 

Vous allez être diplômé  d'une grande école ?

 

Félicitations !

 

Vous avez choisi l'ingénierie plutôt que le commerce ?

 

Bravo !

 

Vous êtes un homme plutôt qu'une femme ?

 

Vous avez tout compris…

 

La Conférence des Grandes Ecoles (CGE), qui réunit les établissements de formation des futurs managers et ingénieurs, vient tout juste de publier son enquête insertion, et le résultat est sans appel : mieux vaut être un ingénieur pour débouler sur le marché de l'emploi.

 

La raison ? huit mois après l’obtention de leurs diplômes, 13,3 % des jeunes ingénieurs sont toujours en recherche d'emploi. C'est triste, mais il y a pire : chez les étudiants en école de commerce, le chiffre monte à 19,1 % ! Un an plutôt, il n'était que 14,6 % Le commerce commence-t-il a avoir mauvaise enseigne ..?

 

En tout cas, ça la fiche mal, surtout pour la paie : la rémunération annuelle des jeunes managers atteint en moyenne 37.940 euros avec les primes, soit un recul de 1.304 euros par rapport à l'année dernière, tandis que celles des jeunes ingénieurs progresse encore, mais légèrement, à 36.742 euros.

 

Ces résultats sont à pondérés en France. Si la rémunération moyenne des jeunes managers est supérieure à celle des ingénieurs, c'est qu'ils sont deux fois plus nombreux à tenter l'aventure à l'étranger, là ou les salaires sont le plus élevés ( 22,9 % contre 11,9 % pour les ingénieurs. C'est Arnaud Montebourg qui va être content…)

 

Mais le plus fort dans cette étude, c'est l'énième coup de canif qu'elle porte au contrat de la parité. On nous bassine sans relâche sur les efforts à faire en la matière, et on s'aperçoit finalement que tout est vicié dès le début : 

 

Au bout d’un an de vie professionnelle, le différentiel entre garçons et filles approche 6.000 euros par an pour les jeunes managers et dépasse 3.000 euros pour les jeunes ingénieurs.

 

Explication :  Si le taux de féminisation moyen des ingénieurs est de 29%, celles-ci accèdent majoritairement à des secteurs qui fournissent des rémunérations moyennes inférieures à 35000 euros. Au-dessous de 32 000 euros, la proportion de femmes dépasse d'ailleurs les 40%. 

 

Discrimination ? Peut-être. 

 

En tout cas, chez Atlantis-RH, nous ne prenons pas en compte ce genre de considération. Nous, on préfère savoir si vous êtes un ingénieur, ou une ingénieur, compétent.

 

Si c'est le cas, venez nous voir ! 

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Les chiffres du dimanche : 53 et 38

Publié le par Le blog des cadres du BTP

argent-public-subvention-depense

 

Selon une enquête Orion-CFDT,  portant sur 15.000 salariés, 53% des salariés ont vu leur rémunération reçue entre avril et juin 2012 augmentée. 

Voilà une bonne nouvelle !

 

Oui. Sauf que pas complètement.

 

Ces 53 % font en fait partie… des 25% de salariés les mieux rémunérés.

 

L'enquête a en effet divisé la population en quatre quarts égaux. Et si le premier s'en sort bien, c'est moins le cas du dernier : seul 38 % des salariés les moins bien rémunérés ont obtenu une augmentation sur le même période.

 

Plus on gagne, plus on a de chances d'être augmenté ? Cela semble bien être le cas.

 

 (Sur l'ensemble des salariés consultés, 48,2% d'entre eux ont déclaré avoir été augmentés au cours des douze derniers mois, 56% dans le secteur privé et 32% dans la fonction publique)

 

Vous faites partie du wagon du dernier quart ? Vous souhaitez augmenter vos chances d'être augmenté ?

 

Un indice chez vous :

 

Avoir suivi une formation au cours des trois dernières années est un plus et accroît la probabilité d'être augmenté (50,6% contre 45,7% de ceux qui n'ont pas suivi de formation).

 

Or, niveau formation, ce n'est pas encore le top en France : 41% des salariés disent avoir bénéficié d’une formation en 2012 selon une enquête 2013.

 

Mais, selon la même enquête, toutes les entreprises ne sont pas logées à la même enseigne : 

53 % des salariés des grandes entreprises ont suivi au moins une formation contre 28 % des salariés des TPE.

 

Pour être augmenté cette année, on voit très bien là où il vaut mieux se situer...

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A cause des réseaux sociaux, un jeune sur 10 aurait raté un emploi

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Ah, les réseaux sociaux, espaces de libertés infinies où l'Homme peut laisser vaguer son lyrisme élégiaque, ou afficher ses photos des soirées, c'est au choix.

Et bien figurez-vous que ce monde merveilleux joue parfois de vilains tours aux candides candidats à l'emploi, qui n'y voyant mal, publient tout et surtout n'importe quoi avant de se faire épingler par les horribles recruteurs-inspecteurs. Ces derniers, avec l'aide du sergent Google, n'ont aucun mal à débusquer les informations compromettantes sur la toile.

Vous nous direz : ce n'est pas une surprise.

Nous vous répondrons : certes très chers, parce que nous sommes polis, mais c'est désormais officiel. Et ce, grâce à une étude américaine.

 

6000 jeunes de 16 à 34 ans, issus de 6 pays (Royaume-Uni, Etats-Unis, Nigéria, Inde, Brésil et Chine), ont été interrogés. Conclusion : environ 10% d'entre eux se seraient vus refuser un emploi à cause de leur profil sur un réseau social, d'un statut équivoque ou d'une photo qui ne le serait moins.

C'est en Chine que l'on sévit le plus (15 %) tandis que cela rigole beaucoup plus au Brésil (4,5).

Remarquez, au pays du string, des paillettes et des dents de Ronaldinho, on ne doit pas s'émouvoir de grand chose.

La France est absente de cette enquête, mais si l'on veut un élément de comparaison, prenons le Royaume-Uni. Les perfides recruteurs d'Albion auraient écarté 9 % des candidats.

(Remarque : Ce sont les personnes interrogées qui déclarent être passé à côté de l'emploi à cause des RS. Or, on peut se demander comment ils ont fait pour le savoir...)

Ce qui cocasse dans cette enquête, c'est que les djeun's ont répondu non à 70 % à la question "la possibilité que les réseaux sociaux puissent avoir un impact négatif sur votre carrière vous ferait-elle renoncer à les utiliser ?".

Cela tourne à l'obession ! La génération Y est-elle en train de devenir la génération du "Y'a que les réseaux sociaux qui comptent ?" Ou alors les jeunes pensent peut-être tous devenir développeur pour Farmville ou Candy Crush Saga, les applications à la mode sur Facebook ?

Bon, vu que nous avons (légèrement) dépassé les 34 ans, et pour ne pas passer sitôt pour un vieux schnock, nous ne nous hasarderons pas plus longtemps par ici.

Mais pour tenter de raisonner la jeunesse insouciante, voilà une étude très intéressante et qui tend à démontrer que plus on est connecté, moins les résultats scolaires sont bons...

 

En revanche, Internet, terre de paradoxe par excellence, nous en propose un énième ici :

ok, il est dangereux de ne pas maîtriser ses profils ou d'abuser des réseaux sociaux, mais comme nous l'écrivions il y a quelques mois, dans un papier intitulé "Et si le bon entretien de d'embauche passait par les réseaux sociaux  ?", un internet et sans bavure peut-être précieux dans la quête d'un emploi :  

 

Voilà ce que nous expliquions à propos du contenu des RS des candidats :

 

"Plus le recruteur en apprendra sur le candidat et son parcours, plus vite il ira à l'essentiel et moins les candidats auront l'impression d'être passer à côté de leur entretien... Ce qui arrive parfois, nous sommes tous d'accord.(...) Un analyste va même carrément plus loin pour qui "  (...) d'ici peu, l'entretien deviendra la concrétisation de la relation créée sur les réseaux sociaux".

Alors, notre conseil, surtout pour vous, jeunes fous : pour éviter toute déconvenue, toilettez un peu vos profils et pensez à parametrer vos comptes, surtout Facebook, pour les rendre suffisamment confidentiels

Tout le monde n'a pas besoin de scruter vos moindres faits et gestes

Surtout pas un recruteur.

Bonus : vidéo fictive... mais préventive !

 

 

 

 

 


 

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Démantèlement nucléaire : des métiers (forcément) d'avenir

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

Lorsque l’on évoque le démantèlement nucléaire, généralement, on pense tout de suite centrales et réacteurs nucléaires. En France, à l'heure actuelle, 10 réacteurs nucléaires sont en cours de démantèlement sur les 68 mis en service à partir des années 60.

 

Evidemment, depuis Fukushima, ceux-ci sont de nouveau accusés de tous les maux, et l'on pointe parfois du doigt une éventuelle impossibilité à tous les démanteler complètement et proprement.

Les anti-nucléaires se basent ainsi sur un postulat simple pour affirmer que la manoeuvre est impossible : 

 

aucun grand réacteur n'a encore été totalement démantelé dans le monde.

 

C'est vrai.

 

Shippingport aux USA, Niederaihbach et de Gundremininger en Allemagne , et Ibarahi au Japon, tous ont fait place nette, mais ces installations étaient bien modestes par rapport aux mastodontes modernes.

 

En France, c'est encore moins bien : c'est le zéro pointé. Pas un seul réacteur n'a été entièrement démantelé

L'exemple de Brennilis en Bretagne, doyenne nucléaire et "centrale témoin" est éclairant : suite aux multiples imboglios administratifs et recours divers, aucune date de démantèlement ne peut-être avancée. La centrale, fermée depuis 1985, devait connaître un "retour à l'herbe", le terme officiel, en 1999. 

Mais la phase deux (sur 3)  du démantèlement est aujourd'hui à peine entamée. De quoi largement tordre le coût et l'étirer bien au delà de ce qui était initialement estimé. On parle aujourd'hui de 500 millions d'euros, 20 fois ce qui était prévu à l'origine. Quant à un hypothétique terme...

Si le démantèlement est aussi long, si l'on a du mal à croché dans l'atome, c'est parce qu'après des lustres de production d'électricité, tous les matériels intégrés dans le réacteur sont irradiés. Ca ne simplifie pas la tâche et fâche forcément l’exploitant des centrales nucléaire, EDF, qui est responsable du démantèlement de ses installations.

L'entreprise vient d'ailleurs d'annoncer qu'elle allait mettre la main à la poche : 55 milliards d'euros vont être investi d'ici 2025 pour... moderniser les 19 centrales et 58 réacteurs.

Chiffrer le ravalement, passe encore, mais le démantèlement, c'est plus compliqué...

Mais nous ne sommes pas ici pour crier au loup atomique. D'autres s'en chargent mieux que nous.

En revanche,  que l'on soit pour ou contre le nucléaire, une chose est certaine : il va bien falloir démanteler un jour.

Or ,depuis, la catastrophe de Fukushima, le marché du démantèlement est en pleine effusion, suite notamment aux décisions du Japon d'arrêter la quasi-totalité de ses 54 réacteurs, puis celle de l'Allemagne d'entamer sa sortie du nucléaire, en stoppant 8 de ses 17 centrales. Ajoutez-y le vieux parc européen plus que trentenaire ( 50 à 60 réacteurs sur les 155 en fonctionnement dans l'Union devraient être démontés à l'horizon 2025. Chiffre Le Monde) et vous obtenez les trois sept magiques du bandit manchot.

 

(Au total, dans le monde, pas moins de 300 réacteurs devront être arrêtés dans les vingt prochaines années dans le monde).

Forcément, cela aiguise les convoitises d'autant... qu'il n'y a pas que les centrales nucléaires !

En effet, elles ne sont pas les seules installations à nécessiter un tel traitement, notamment en France. Parmi la centaine d’Installations nucléaires de base (INB), dont font partie les centrales nucléaires, de nombreux chantiers de démantèlement sont en cours, comme l’illustre la carte suivante, qui décrit la situation en 2008.

installations en cours demantelement vignette-copie-1

Source : http://www.asn.fr    

 

 

Hormis les centrales, divers réacteurs expérimentaux (notamment ceux du Commissariat à l'Energie Atomique) et plusieurs sites industriels nucléaires civils ou militaires (laboratoires, sites de recherche...) devront passer par la case démantelage. 

L'un des premiers chantiers importants concerne ainsi l'usine d'extraction du plutonium de Marcoule. Important ? Son coût est estimé de 5,6 milliards d'euros. 

Brennilis n'est plus qu'un petit moulin à vent...

Les chiffres donnent le vertige et c'est pourquoi Anglais, Américains, Allemands, Espagnols, Italiens et même Belges (!) essaient tous de se faire une place au sommet, dans le monde entier.

La France ?

Les acteurs sont en place et la pièce vire déjà au drame sur la scène nationale. A côté, OK Corral fait figure d'aimable bluette :

EDF, le grand donneur d'ordre sur le marché français, estime être le spécialiste mondial de la question. Il a son propre centre d'ingénierie spécialisé, le Siden. Mais dans l'ombre, les appétits poussent : Veolia, qui a dû apprendre que la France va peser 15 % du "gâteau " mondial du démantèlement (chiffre Les Echos) vient de signer un accord avec le CEA pour se positionner sur le marché. Or, Areva, le frère ennemi d'EDF, bien qu'écarté pour l'instant du festin national, n'en démord pas : il faudra compter avec lui, peut-être sur le démantèlement de Bugey. Plus loin, Vinci et Bouygues regardent cela attentivement, attendant le moindre faux pas pour entrer dans la danse…

Bref, ils veulent tous en être. Vous l'aurez compris : il va y avoir du boulot dans le démantèlement nucléaire pour les prochaines années. Beaucoup de boulot.

Chez Atlantis-RH, nous en offrons déjà.

Venez jetez un coup d'oeil.

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Bientôt des agents de carrière pour booster votre vie professionnelle ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Quel est le point commun entre vous, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi ?

A priori, aucun. Pour l’instant.

Car tout pourrait vite changer : vous aussi, vous aurez peut-être droit prochainement à votre agent de carrière, votre ombre conseillère, votre éminence grisante, façon Jerry Maguire :

C’est Benjamin Chaminade, spécialiste ès-tendance RH, qui a lancé l’idée il y a quelques jours : comme les stars du showbizz ou les footeux, il estime que les particuliers devraient pouvoir avoir accès à un agent de carrière, qui ne serait ni un recruteur, ni un coach, ni un ami, mais finalement un peu des trois à la fois.

Ces professionnels seraient chargés de s’occuper de votre avenir professionnel, à l’affût des offres d’emploi et des formations qui permettraient à votre carrière de décoller à vitesse grand V.

Même si l’idée n’est pas complètement folle, nous restons quand même un peu circonspects et ce, pour plusieurs raisons.

Comment va se rémunérer l’agent ? Façon football, avec commission jusqu’à 10 % du salaire du particulier. Compliqué évidemment, ou alors pour des particuliers, un peu particuliers, qui peuvent viser très haut, mais n'ont besoin de personne.

Au forfait ? Mais dans ce cas-là, sur quoi s'engage l'agent ? Un recrutement ? S’il n’y a pas d’embauche, on fait comment ? On l'envoie en stage à Pôle Emploi ? Ce n'est peut-être pas le moment.

Et puis imaginez la scène : votre agent, qui débarque chez vous furieux, les yeux injectés de sang, parce qu'il n'a pas touché d'argent sur votre transfert des Girondins de Bureau (d'Etudes) vers l'Olympique Projet.

Non, tout ça semble compliqué.

D'ailleurs, lorsque Benjamin Chaminade évoque « l’agent de carrière (qui) serait l’intermédiaire entre le talent et l’entreprise », on a l'impression qu'à notre petit niveau, il parle d'Atlantis-RH. Nous aussi nous servons d'intermédiaires entre vos talents, et vos envies, et l'entreprise.

On est même d'accord pour devenir votre ami.

Sur Facebook, pour commencer...

 

 

 

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