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L'Espagne mise sur les casinos pour se relancer

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Et si la solution à la crise en Espagne, c’était le bandit manchot ? A Madrid et Barcelone, deux projets de casino géants sont dans les tuyaux depuis un moment, promettant investissements et emplois dans un pays au bord de la crise de nerf, pour reprendre la terminologie d’Almodovar.

A Madrid, on attend l’EuroVegas, ses 17 milliards d'euros d'investissement et les 164.000 emplois directs et 97.000 indirects que prédisent ses promoteurs. Six casinos pourraient sortir de terre, représentant 36.000 chambres d'hôtel. (Source Le Figaro).

A Barcelone, on espère les 4,7 milliards d'euros que les promoteurs du complexe BCN world promettent d’investir et les 40.000 emplois, directs pour la moitié.

Malheureusement, dans un cas comme dans l’autre, les projets ont du plomb dans l’aile.

Le bandit manchot n’a jamais aussi bien porté son nom.

Du côté de Madrid, le plomb a un goût de goudron. L'entreprise à l'origine du projet, Las Vegas Sands, veut imposer que l’on puisse… fumer à l’intérieur des casinos. Elle en aurait fait une condition sine qua non à son installation, même si les analystes estiment que c’est parce qu’elle n’arrive pas à aligner les dineros suffisants que le projet a peu de chances d’aboutir.

A Barcelone, ce qui effraie, c’est la volonté de certains de sortir de la zone Euro si la région devait venir autonome…

Question de monnaie.

Comme quoi, il y en a encore qui font confiance à l’euro.

L'enjeu, néanmoins, est triplement important

- Pour le secteur de la construction, sinistrée depuis la crise. (La construction immobilière représente 5 % du PIB, contre 12,5 % avant la crise. Source les Echos).

- En terme de revenus générés, et donc taxés. Exemple (toute proportion gardée) : Las Vegas dont les casinos dégagent 40 milliards de dollars de chiffres d'affaires. 

- Pour l'emploi. Dans un pays où un quart de la population active est au chômage, 200 000 emplois, ce n'est pas rien.

Espérons pour l'Espagne qu'elle réussisse à décrocher le jackpot.

Source image : http://projets-architecte-urbanisme.fr

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L'Allemagne en route vers de nouvelles infrastructures ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Si la réélection d’Angela Merkel en Allemagne s’est apparentée à un chemin tranquille, la route de son troisième mandat s’avère déjà encombrée. La transition énergétique, évidemment, risque d’occuper les journées de la chancelière, comme nous l’expliquions il y a quelques temps. Mais une autre priorité pointe déjà le bout de son nez : les infrastructures.

 

Imaginez : vous arrivez, de France, en Allemagne et vous songez déjà à toutes les wurst que vous allez pouvoir engloutir. Oui, vous roulez tranquillement quand tout à coup, Kolossale surprise : un péage sur une route allemande ! Vous allez devoir payer. Pour une seule raison : vous êtes étranger.

 

La proposition de la CSU bavaroise (cousine germaine de la CDU de Merkel) vise à taxer les automobilistes étrangers qui emprunteraient les routes allemandes. 

 

Evidemment, avec le principe de libre circulation en Europe, cette proposition de réforme à peu de chance de passer. Elle traduit néanmoins les problèmes d’infrastructures dont souffre le pays aujourd’hui. Et des moyens qu'il va falloir trouver pour y remédier.

 

Il y a quelques mois, le ministre des Transports Peter Ramsauer avait déjà levé le loup dans la presse, s’indignant que ses homologues étrangers qualifient l'état des routes allemandes de«un-German» (non-allemandes). 

 

Non allemandes, donc pas dignes du captaine de vaisseau européen. 

 

Mais il savait de quoi il parlait : « dans son Land de Rhénanie-du-nord-Westphalie, le plus peuplé d'Allemagne, 49 ponts doivent être démolis pour cause de dégradation avancée. Cet Etat fédéral compte à lui seul un quart des embouteillages du pays dans lesquels les Allemands ont passé l'an dernier 230 000 heures. Lignes ferroviaires et canaux sont tout aussi surchargés » écrivait récemment un journal luxembourgeois.

 

Selon la même source : « l'Allemagne souffre d'un manque d'investissement de 75 milliards d'euros par an dans l'éducation, la recherche et les infrastructures. Le pays a beau bénéficier d'un réseau de transports très dense et d'infrastructures de qualité, il a nettement relâché ses efforts d'investissement après le coup de collier donné au moment de la Réunification, et cela se ressent. Pour les seuls transports, les ministres régionaux estiment le besoin de financement supplémentaire à plus de 7 milliards d'euros par an ».

 

Après les Etats-Unis, voici donc un autre géant à la chaussée d’argile. Angela a promis de s'y mettre. L'Allemagne va surement sortir le goudron et le bitume...

 

Mais qu’en est-il en France ?

 

Et bien cela semble aller pas trop mal. Selon le classement annuel établi par le Forum économique mondial de Davos (oui, oui, le même qui nous a planté à une peu glorieuse 23ème place), la France a des infrastructures de championne. 

Selon le classement, donc, nous sommes au 6ème rang pour l’ensemble des infrastructures, seulement devancés par la Suisse, Hong Kong, la Finlande, les Emirats arabes et Singapour. Mieux, nous nous classons 2ème pour les routes et 4ème pour le train. Il était temps que l'on parle des trains qui arrivent à l'heure.

 

(Enfin, il faut quand même pondérer ce classement qui est le résultat d’une enquête menée auprès des dirigeants d’entreprise de chaque pays. Un exemple : si l’on prend les «standards éthiques» de leurs politiciens, les dirigeants Français classent la France derrière les régimes autoritaires chinois, laotien et kazakhs. Mais enfin, s'ils estiment que nous avons un bon niveau d'infrastructures, nous pouvons sans doute leur faire confiance...)

 

Evidemment, tout n’est pas parfait et la France va devoir faire un vrai effort et notamment au niveau de l’entretien et de la rénovation du réseau ferroviaire et routier et des liaisons portuaires. L'État devrait investir 2 milliards d'euros par an d'ici à 2030.

 

On est quand même loin des 7 milliards d’euros en Allemagne.

 

Alors, franchement, on vous le demande : qui tient le mieux la route en Europe ?

 

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"Merci l'ingé", épisode 17 : record du monde pour une cellule photovoltaïque franco-allemande !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Cocorico-kikeriki ! Une équipe scientifique germano-française, incluant le groupe Soitec, a annoncé mardi avoir battu un nouveau "record" d'efficacité d'une cellule solaire.

Cette équipe a conçu une nouvelle structure de cellule solaire qui a atteint une efficacité "record" de 44,7%.

Cela signifie que 44,7% de l'énergie du spectre solaire, allant de l'ultraviolet jusqu'à l'infrarouge, est convertie en énergie électrique.

C’est tout ?

Et oui.

De toutes les énergies renouvelables, il faut savoir que c’est le solaire photovoltaïque qui connaît la plus importante déperdition d’énergie. On estime ainsi que les installations photovoltaïques peuvent perdre 80% de l’énergie solaire. Le rendement ne dépasse donc pas 20%.

La raison de cette déperdition ?

« Le rendement d’une cellule photovoltaïque baisse à mesure que la température augmente puisqu’une partie du rayonnement du soleil n’est pas converti en électricité et se dissipe alors sous forme de chaleur. Celle-ci augmente alors la température de la cellule qui perd en productivité ». (source www.cfe-energies.com)

Selon le communiqué de l’équipe scientifique franco-allemande, les nouvelles cellules solaires permettent « d'obtenir dans les régions à fort ensoleillement un rendement deux fois plus élevé que celui des centrales photovoltaïques classiques ».

C’est donc une bonne nouvelle.

Et le photovoltaïque, en France, en a sérieusement besoin.

La dernière édition de l'Observatoire de l'énergie solaire, réalisée par le think tank France Territoire Solaire en partenariat avec le cabinet Kurt Salmon, a dressé un constat tout sauf chaleureux : sur le premier trimestre 2013, moins de 100 mégawatts (MW) ont été raccordés au réseau, soit sept fois moins qu'en 2012. Pour atteindre les objectifs de 20.000 MW de puissance installée d'ici à 2020, la filière doit installer pas moins de 2500 MW par an en

En France, le photovoltaïque a surtout besoin d'une cellule... de crise.

 

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Au Japon, une société invente le métro-terreau-dodo

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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La vie de bureau n’est pas toujours follement gaie. Surtout pour ceux qui y passent leurs journées.  Au Japon, une entreprise spécialisée dans le recrutement a révolutionné le tryptique métro boulot dodo en y ajoutant… le terreau. Chez Pasona, depuis 2010, les salariés vivent au milieu d’une véritable ferme urbaine.

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Chez Pasona, en plein cœur de Tokyo, les plants sont partout, dans tous les bureaux, dans toutes les salles de réunion. Mais ici, la végétation ne fait pas de figuration. Oubliez les fougères et autres plantes grasses qui ornent nos immeubles en France. Ici, 4000 m2 (sur 20 000) sont consacrés à l’agriculture. Les salariés cultivent (encadrés de professionnels) et consomment 200 espèces de plantes. Une vraie révolution…

Voilà ce qu’en dit le concepteur de l’entreprise Kono designs, à l'origine du concept : 

" ...Les plans de tomates sont suspendus au-dessus des tables de conférence. Les citronniers et les grenadilles (sur lesquels poussent les fruits de la passion NDLR) sont utilisés comme cloisons pour salles de réunion. Les feuilles de salade sont cultivées à l'intérieur des salles de séminaires et de germes de soja sont cultivés sous les bancs. L'entrée principale dispose également d'une rizière et d’un champ de brocolis. "

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Fruits, légumes et riz sont ensuite récoltés, puis préparés et servis à la cafétéria dans le bâtiment. On ne sait pas quel goût cela peut avoir, mais cela fait envie.

Mais pour réussir cette prouesse, pour permettre au plantes de pousser sur, autour et à travers l’architecture des lieux, il a fallu rénové et innové. Surtout avec les installations agricoles...

On ne connaît cependant pas le montant de la facture, qui doit être conséquente.

Ce que l’on sait en revanche, c’est que les plantes sont maintenues en bonne santé grâce à un système d’irrigation, de culture hydroponique et de lampes spéciales.


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Le bâtiment est lui-même équipé d'un système de climatisation intelligent qui surveille l'humidité, la température et la circulation de l’air de sorte que les employés sont à l'aise pendant les heures ouvrables, et les plantes pendant la nuit.

Grace à ce système, les salariés peuvent consommer leurs 5 fruits et légumes par jour (faut aimer le brocoli, hein ?) et, surtout, se détendre au milieu d’un environnement exceptionnel.

Finalement, il ne reste plus qu’à trouver un peu de place pour intégrer le bœuf de Kobe et un aquarium à sushis...

 

Crédit photo : Kono designs

 

 

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"Merci l'ingé", épisode 16 : la France brille aux IgNobels !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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C’est vendredi et pour terminer la semaine sur une bonne note, nous vous proposons aujourd’hui de découvrir le palmarès 2013 des prix IgNobel. Chaque année, depuis 1991, les prix IgNobel (jeu de mots entre «ignoble» et «Nobel») sont décernés à Harvard et récompensent des études scientifiques un peu particulières. Voyez-vous-mêmes…


Prix de Médecine décerné à Masateru Uchiyama, Xiangyuan Jin, Qi Zhang, Toshihito Hirai, Atsushi Amano, Hisashi Bashuda et Masanori Niimi. Ils ont démontré les effets de l'écoute d'opéras sur la survie de souris ayant subi une transplantation cardiaque. Et pour les petits rats (de l’opéra) ?

Prix de Biologie et d'Astronomie décerné à Marie Dacke, Emily Baird, Marcus Byrne, Clarke Scholtz et Eric Warran. Ils ont découvert que les bousiers pouvaient s'orienter grâce à la Voix Lactée. C’est excrément impressionnant !

Prix de Physique décerné à Alberto Minetti, Yuri Ivanenko, Germana Cappellini, Nadia Dominici et Francesco Lacquaniti. Ils ont démontré que l’homme pouvait courir sur l'eau. Mais uniquement sur la Lune. Les hommes viennent donc de Mars, les femmes de Vénus, et Jésus de la Lune.

Prix de la Paix décerné à Alexander Lukashenko, le président du Bélarus. Il a interdit les applaudissements en public. Sa police a eu le droit à une mention pour avoir arrêté un manchot qui applaudissait. Il a été chaleureusement non applaudi.

Prix d'Ingénierie de la Sécurité décerné à Gustano Pizzo pour un brevet de 1972 décrivant un système pour contrer les pirates de l'air : un piège qui se referme sur le belligérant, qui enfermé dans un sac, est ensuite parachuté avant d’être cueilli au sol par la police. C’est d’une logique implacable.

Prix de Chimie décerné à Shinsuke Imai, Nobuaki Tsuge, Muneaki Tomotake, Yoshiaki Nagatome, Toshiyuki Nagata, and Hidehiko Kumgai. Ils ont réussi à déterminer le processus biochimique qui fait couler les larmes quand on épluche un oignon. Mais ils n’ont pas trouvé la parade…

Prix d'Archéologie décerné à Brian Crandall et Peter Stahl. Pour étudier la dissolution des os dans le système digestif, les deux chercheurs ont boulotté… une taupe. Ils l’ont avalée sans la mâcher. Taupe chef fait des émules…

Prix de la Probabilité décerné à Bert Tolkamp, Marie Haskell, Fritha Langford, David Roberts et Colin Morgan. Ces chercheurs ont fait deux découvertes majeures: 1) Il y a d'autant plus de chances de voir une vache se lever qu'elle est couchée depuis plus longtemps. 2) Une fois levée, quand va-t-elle se coucher à nouveau, la vache? Malheureusement, aucun modèle prédictif fiable n’a pu être établi et les chercheurs, malgré ce prix, sont partis ruminer dans leur coin.

Prix de la Santé Publique décerné à Kasian Bhanganada, Tu Chayavatana, Chumporn Pongnumkul, Anunt Tonmukayakul, Piyasakol Sakolsatayadorn, Krit Komaratal et Henry Wilde. Dans les années 80, la Thaïlande a été la scène de violences conjugales peu communes, souvent causées par les femmes, impliquant l’amputation de pénis. Les chercheurs ont donc étudié les différentes possibilités de ré-attachement. Intéressant, sauf en cas de gros couac : si le pénis a été mangé par canard, il n’y a plus rien à faire.

Enfin, et cela nous permet d’entonner un cocorico patriotique, c’est une équipe en grande partie française qui a décroché le prix de Psychologie. L’étude a même été publiée en 2013 dans le British Journal of Psychology. Laurent Bègue, Brad Bushman, Oulmann Zerhouni, Baptiste Subra et Medhi Ourabah ont démontré que les gens qui pensent être saouls se croient séduisants. Ne dit-on pas justement être bien saoul tout rapport ?


 

Bonus : Alors que l’on s’inquiète à longueurs de colonnes dans les journaux sur le prétendu déclin de la France, les IG Nobels sont là pour nous rappeler que le génie tricolore sort plus souvent de sa lampe que l’on voudrait bien le contraire. La lecture du palmarès des IgNobel de ces dernières années nous le confirment. Depuis 2006, cinq équipes ont été récompensées. Seuls les Etats-Unis font mieux. Cela valait donc un éclairage sur ces hommes et ces femmes qui font la grandeur de la France !

Prix de médecine 2012 pour Emmanuel Ben-Soussan et Michel Antonietti. Ils ont expliqué aux médecins qui pratiquent des coloscopies comment minimiser le risque d'explosion de leurs patients.

Prix de Physique 2011 pour Philippe Perrin, Cyril Perrot, Dominique Deviterne, Bruno Ragaru et Herman Kingma. Ils ont déterminé pourquoi les lanceurs de disque sont atteints de vertige, mais pas les lanceurs de marteau.

Prix de Biologie 2008 pour Marie-Christine Cadiergues, Christel Joubert et Michel Franc de l’École nationale vétérinaire de Toulouse. Ils ont découvert que les puces qui vivent sur un chien peuvent sauter plus haut que les puces qui vivent sur un chat.

Prix de Physique 2006 pour Basile Audoly et Sébastien Neukirch de l'université Pierre et Marie Curie (Paris). Leurs recherches ont permis d’expliquer pourquoi les spaghettis secs se cassent généralement en plus de deux morceaux.

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Le tunnel sous la Manche élu ouvrage du siècle !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

1004410-Percement du tunnel sous la MancheCocoricock-a-doodle-doo ! Voilà le cri franglish qu’ont dû entonner les gallinacés d’Eurotunnel suite au prix mondial de l’ingénierie décroché par le tunnel sous la Manche. La réalisation franco-britannique a fait la nique aux plus grandes réalisations de ce siècle pour devenir « le projet majeur de génie Civil des 100 dernières années ».

Rien que ça. Et c’est Eurotunnel himself qui a fait l’annonce mercredi.

On comprend la fierté des dirigeants : plus de 150 réalisations ont été soumises au jury parmi lesquelles la Tokaido Shinkanzen, la première ligne à grande vitesse qui relie Tokyo à Osaka, le Sydney Harbour Bridge ou le Hoover Dam Bypass, célèbre pont reliant les Etats de l'Arizona et du Nevada.

Selon Eurotunnel, le tunnel sous la Manche, inauguré en 1994, a été choisi à l’unanimité par le jury. Toujours selon Eurotunnel, ce « prix du siècle », décerné par la Fédération Internationale des Ingénieurs Conseils (FIDIC), est considéré comme "le plus grand événement du secteur des infrastructures".

Cela va-t-il réconforter les actionnaires qui ont connu des heures sombres et le crash boursier du nouveau crack ? Pas sûr…

Mais ne faisons pas la fine bouche. Ce n’est pas tous les jours que la France (et les Anglais aussi un peu mais shut up, on ne va pas le dire trop fort…) peut, pardon, peut s’enorgueillir de la sorte.

Et puisque le "chunnel" (contraction de channel et de tunnel), comme disent nos amis anglais, est ainsi sous les projecteurs, voici quelques chiffres méconnus relatifs au tunnel sous-marin le plus long du monde (plus de 50 km) :

- Le coût du Tunnel était à l’origine estimé à 3,6 milliards de dollars. Il a en réalité coûté 15 milliards de dollars.

- 13,000 ouvriers, techniciens et ingénieurs ont participé à la construction du tunnel.

- Les fondations du tunnel sont faites pour durer 120 ans.

- Le tunnel sous la Manche est la ligne où les trains circulent le plus au monde.

- Les tunnels (le tunnel sous la Manche est composé de trois tunnels : deux ferroviaires et un de service) sont situés, en moyenne, à 40 mètres sous le fond marin.

- A cause des déblaiements de terre occasionnés par la construction du tunnel, la taille de la Grande-Bretagne a augmenté de 360 km2. (90 acres).



- Comme les Anglais redoutaient que des animaux porteurs de la rage puissent traverser le tunnel (la Grande-Bretagne n’avait pas eu un seul cas de rage depuis 1902), le tunnel a été conçu pour assurer qu’aucun animal ne puisse traverser. Exceptés quelques froggies...

Le groupe Eurotunnel, société privée franco-britannique, est concessionnaire de l’infrastructure jusqu'en... 2086.

Cela leur laisse largement le temps de fêter l’infrastructure du siècle !

 

Source photo : Larousse.fr

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Le palmarès des entreprises qui embaucheront en 2014

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Qu’est ce que nous réserve 2014 en matière d’embauche ? Le Figaro s’est penché sur la question cet été. Le journal a interrogé 125 entreprises, tous secteurs confondus. Résultat : il y aura de l’embauche, et notamment pour les ingénieurs.

Mais d’abord, un bémol. Si ce classement a le mérite d’exister, il est incomplet. De nombreuses entreprises n’y apparaissent pas (Peugeot et Renault pour ne citer qu'elles) et pour ce qui nous intéresse ici, Eiffage. Le chiffre annoncé, les 200 000 embauches, n’est donc qu’une estimation très partielle des « entreprises qui recrutent ». 

Ceci précisé, il n’en demeure pas moins intéressant. Même s’il est peu surprenant. Qu’y apprend-on ?

Tout d'abord que "les recrutements des entreprises pour 2013 seront supérieurs à leurs prévisions initiales, avec 209.122 embauches". C'est plutôt une bonne nouvelle.

Que l’éternel Ronald Mac Donald sera encore et toujours le plus gros pourvoyeur d’emploi en 2014, avec 42 000 emplois dont 28 000 CDI. Evidemment, c’est parce que le turn-over est incessant derrière les fourneaux de l’enseigne rouge et jaune qu’elle caracole en tête pour la cinquième année consécutive. 

Suivent sur le podium GDF Suez (12000 emplois-6000 CDI) qui est, pour rappel, la plus grande société de services au public au monde en termes de chiffre d’affaires, et La Poste (9000/10000 emplois ET CDI).

A la sixième place, on retrouve Carrefour (7000-7000). Au de-là de sa progression par rapport à l’an dernier, + 2 places, ce qui nous interpelle, parce que c’est notre rayon, c’est le nombre assez incroyable de CV reçus par l’entreprise : 1 000 000. 

Vous avez bien lu. 1 000 000 de CV, traités par une équipe de 60 personnes. Nous allons vous épargner les calculs. A raison de 30 secondes par CV, temps moyen pour bien le décortiquer, cela représente 138 heures de travail par personne. Soit trois bonnes semaines entières de travail pour éplucher les CV. En voilà qui pourraient postuler pour s’occuper des pommes de terre chez Mac Do.   

Côté ingénierie et BTP, tout roule, merci pour eux. Pour le BTP, Vinci et Bouygues ont des prévisions d’embauche semblable à l’an dernier, 5000 pour Vinci et 3200 pour Bouygues. 

Les boites d’ingénierie, elles aussi, affichent des chiffres prometteurs : Safran, Altran, Assystem ou Alten représentent 9000 prévisions d’embauche. Voici le classement des 65 premières entreprises :

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Bon, des emplois il y aura, encore faudra-t-il vite les trouver !

Or, pour mettre tous les atouts de son côté, il va sans doute falloir se brancher mobile. Selon une étude LinkedIn « 59 % des candidats utilisent désormais leur mobile pour consulter des offres d’emploi lorsqu’ils en ont l’opportunité, tandis que 52 % en profitent même pour postuler ». Conséquence : LinkedIn s’est mis à la page et offre désormais la possibilité de postuler à une offre à partir de son mobile. 

Selon la même étude, « parmi les 10 sources les plus utilisées par les recruteurs français pour trouver des candidats, les réseaux sociaux ont été cités à 27 % cette année, contre 17 % en 2012 et 13 % en 2011 ».

Les réseaux sociaux sont la source de recrutement qui a évolué le plus. Il est donc plus que temps de s’y intéresser.

Vous pouvez d’ailleurs retrouver Atlantis-RH sur LinkedIn ou sur Viadeo. Vous pouvez également postuler à nos offres d’emploi sur notre site.

Avec ou sans mobile.

 

Source graphique : Le Figaro

 

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La première tour invisible va voir le jour en Corée du Sud

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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C’est une prouesse rare, un tour digne des plus grands. The Tower Infinity, qui va être bâtie dans la banlieue de Séoul, pourrait devenir la première tour invisible ! Encore une fois, la Corée nous en met plein la vue…

Imaginez une tour de 450 mètres de haut. Cela ne passe pas inaperçu dans le paysage. Sauf si elle devient invisible. Ou plus exactement, camouflée.

The Tower Infinity, c’est un peu la cape d'Harry Potter revisitée à la sauce soja. Le bâtiment, prévu pour 2014, ne sera pas invisible. Il sera simplement recouvert de panneaux LED géants qui diffuseront en direct les images du paysage fimées par des caméras.

Grosso modo, les passants regarderont des images filmées de l’autre côté du bâtiment et retransmise devant. Et vice versa. Vous suivez ?

Le camouflage sera reproduit sous plusieurs angles et retravaillé par ordinateur pour accentuer l’aspect panoramique des images diffusées. Il permettra de dissimuler partiellement la gigantesque construction.

Il s’agit donc plus d’une grande illusion à la David Copperfield que d’une recette d’alchimiste. Pour comprendre le fonctionnement, nous avons retrouvé trace d’une pub BMW qui utilisait le même principe. Mais ici, il ne s’agit que d’une simple voiture.

 

Oui, le projet est intéressant, mais on ne peut s’empêcher de se poser deux questions :

- Tout d’abord, nous pensons à l’architecte. En France, nous avons l’habitude des querelles d’esthètes et de l’opposabilité du droit moral au respect de l’œuvre architecturale. Imaginez que l’on aille dire à Jean Nouvel : "ok coco, géniale ta dernière tour à la Défense, vraiment très belle. Cependant, on va la rendre invisible, hein, c’est vachement dans l’air du temps". Pas sûr que l’architecte apprécie…

Remarquez, les Coréens sont surement moins susceptibles que nous. Au sud en tout cas.

- La Tour va être construite à proximité… d’un aéroport. Aéroport, tour invisible, le raccourci est facile. Nous ne nous y engagerons pas. Néanmoins, on imagine la frayeur des gens si par malheur les caméras zooment trop vite sur un avion au décollage ou à l'atterrissage et que tout cela soit retransmis sur le bâtiment...

Il y aurait moins de risque à mettre la fameuse tête de notre Zizou national, comme un soir de juillet 98 sur les murs de l'Arc de Triomphe, non ?

 

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Licenciée pour abus de Facebook !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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On connaissait le licenciement pour critiques émises sur le patron via Facebook. Dorénavant, on a mieux : le licenciement pour abus de Facebook. 

La cour d’appel de Pau vient de valider le licenciement d’une employée qui, apparemment, se rendait trop fréquemment sur les réseaux sociaux. L'histoire pourrait faire jurisprudence.

 

Prenez des connexions internet très fréquentes, durant les heures de travail, à des sites tels que Facebook. Saupoudrez de nombreuses photos avec lesquelles vous illustrez ces fameux réseaux sociaux. Ajoutez-y l'usage quotidien d'une boîte mail personnelle. Enfin, faites revenir le tout avec la fréquentation assidue d'un site de dessous féminins que vous commercialisez. Laissez mijoter environ quelques mois. Le résultat sera là : vous serez cuit(e) au sein de votre entreprise.

 

Pas besoin de s'appeler Maïté pour réaliser ce (faux) plat. Une employée d'une agence d'intérim du Sud-Ouest, trop active sur Internet pendant les heures de travail, a suivi la recette à la lettre. Elle a été licenciée.

 

Conclusion : employé modem n'est pas un titre dont on peut se targuer facilement.

 

Néanmoins, vous l'aurez remarqué, il manque à notre recette l'ingrédient déclencheur : les boulettes. C'est parce que l'employée de l'agence d'intérim les multipliait comme l'Autre les pains, et que dans le même temps elle se déclarait débordée, que le patron a voulu y voir plus clair. Un informaticien plus tard, il avait épluché l'ordinateur et tous ses fichiers. Et décidait de virer la malhon-net.

 

Du coup, on ne saurait trop vous conseiller aujourd'hui de faire attention aux connexions dangereuses. 

 

Néanmoins, si votre excuse est de vous rendre sur notre site, ne vous inquiétez pas, on vous fera un mot d'excuse !

 

Source : Sud-Ouest

Retrouvez toutes nos offres d'emploi sur notre site : atlantis-rh.fr

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Aux Etats-Unis, les ponts sont obsolètes

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Question : dans quel pays 25 % des ponts sont-ils considérés comme structurellement déficients ? Vous songez à la Corée du Nord ou au Congo belge ? Que nenni ! Ce pays, ce sont les États-Unis.

L'information est parue dans les Echos : selon le rapport de la Société américaine des ingénieurs civils (ASCE), l'état des ponts aux Etats-Unis est alarmant. Cela va même plus loin. Ce sont toutes les infrastructures américaines qui ont besoin d'un sérieux lifting. Celui-ci est estimé à 3600 milliards de dollars d'ici 2020. Pour l'instant, seuls 2000 milliards de dollars sont inscrits au budget.

Un peu bistourikiki pour l'instant le lifting...

Pourtant, il va être de temps de faire quelque chose : les accidents sont de plus en plus réguliers. Surtout avec les ponts. Sans remonter jusqu'à Tacoma, il faut reconnaître que les réalisations américaines ont tendance à s'écrouler plus facilement qu'un Valbuena en pleine surface de réparation.

Parfois, les conséquences sont tragiques. L'effondrement du pont de Minneapolis en 2007 a fait 13 victimes. 

En mai dernier, c'est un pont sur la Skagit River (vidéo) qui a cédé. Et ce n'est pas étonnant : le pont, construit en 1955, a été inspecté en début d'année. Verdict des autorités : classé obsolète, mais également jugé "supérieur au minimum requis". On n'aimerait vraiment pas rouler sur un pont avec le minimum requis...

Selon le département des transports, un pont américain sur quatre est "structurellement déficient" ou "fonctionnellement obsolète". Dans un cas comme dans l'autre, cela n'a rien de rassurant.

Dans son livre "L'Amérique qui tombe", Arianna Huffington dénonçait la situation en 2011 : "Le problème est simple : les ponts de notre pays, dont la durée de vie est de 50 ans, en ont aujourd'hui 43 en moyenne. Il faut investir 850 milliards de dollars dans les cinquante années à venir pour remettre en état tous les ponts des Etats-Unis". 

Le papier des Echos évoque même désormais un intérêt des Etats-Unis pour les partenariats publics-privés.

Et c'est logique : puisque l'argent public fait défaut comme chez nous, il leur faudra sans doute désormais passer par l'investissement privé pour pouvoir être à nouveau déclaré "ponts" pour le service.

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