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La route la plus chère de France sera construite à la Réunion

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Quelle est la route la plus chère de France ? A cette question, nous devons tout de suite apporter une précision : par chère, nous n’entendons pas la plus onéreuse à utiliser (c'est l’A65 pour ne pas la dénoncer) mais plutôt à construire.

 

Or, à cette question, nous avons trouvé la réponse cette semaine. Ce n'est encore qu'un projet mais il fait déjà beaucoup parler. Il s’agit du projet de la Nouvelle Route du Littoral, à la Réunion.

 

Les chiffres la concernant sont plus impressionnants qu’un Piton en pleine Fournaise :

 

La Nouvelle Route du Littoral va coûter 1,66 milliards d'euros pour 12 kilomètres. Cela fait donc 133 millions d'euros le kilomètre.

 

Hors (classique) dépassement tarfifaire.

 

Par comparaison, on estime que la mise en service d'un kilomètre d'autoroute  revient aux alentours de 6,5 millions € pour l'Etat (source Setra).  

 

Quand le terrain est plat évidemment.

 

Car ici, le parcours est des plus exotiques : la route, une deux fois trois voies, va emprunter un viaduc de 5,4 kilomètres surplombant l'Océan Indien et deux digues de 1 et 5,7 kilomètres.

 

Qu’il va falloir élever.

 

Le travail est colossal et le montant presque décent.

 

Mais ce beau milliard a provoqué quelques remous auprès des majors françaises qui ont évidemment concurru à l’appel d’offres.

 

Pour résumer, le tandem Bouygues-Vinci a décroché le jackpot (1,2 miliards) et Eiffage, un simple lot de consolation (38 millions d’euros)

 

Du coup, Eiffage a vu rouge et lancé un recours devant le tribunal administratif en invoquant notamment un "non-respect des règles de concurrence".

 

Le groupe réclame donc l’annulation de l’appel d’offres et en exige un nouveau.

 

Le premier tronçon de la route du littoral est prévu pour 2020, mais notre petit doigt nous dit que cette crise en Réunion pourrait bien repoussé la date.

 

Après le titre de plus chère de France,  la Nouvelle Route du Littoral va-t-elle également devenir la plus longue à construire ?

 

 

 

Source info : bakhish et linfo.re

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La Belgique manque (elle aussi) d'ingénieurs

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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L’ingénierie belge n’a pas la frite. A en croire les dernières déclarations de la plateforme des ingénieurs belges, il manquerait 2000 à 3000 ingénieurs au plat pays pour faire tourner la boutique.

L'industrie, les nouvelles technologies, l'agriculture, l'environnement, la mobilité, la santé, ou encore le génie civil, tous semblent avoir besoin de cerveaux.

La désaffection de la filière est là-bas pointée du doigt, mais puisqu'il n’est pas bien de montrer de la phalange, posons-nous la question différemment :

Et si nos ingénieurs traversaient le bourg de Quiévrain pour prêter tête forte aux Belges au son du "Wallons français de l'ingénierie" ?

A cette interrogation, il faut apporter des arguments.

Pourquoi en effet traverser, alors qu’en France aussi le plein emploi règne dans l’ingénierie ?

Pour la bière ? Les frites ? Leur belle équipe de foot ?

Tous ces arguments peuvent faire mousse, mais il est évidemment que c’est l’argent qui rentrera tout d’abord en ligne de compte.

Et là, force est de constater qu’au pays de Waterloo, ce n’est pas franchement morne paie.

Selon les recommandations de la Fédération Royale d’Associations Belges d’Ingénieurs civils et de bioingénieurs (FABI), « le revenu mensuel brut de l’ingénieur universitaire, pour un premier emploi, est de 2.860 € brut par mois payés au moins 13,92 fois par an et complété par des avantages en nature pour un montant minimum de 3.875 euros par an.

Pour les ingénieurs industriels débutants, la FABI préconise un salaire moyen de départ 2.7700 euros bruts mensuel payés 13,92 fois par an ou 2.984 euros payés 12,92 fois par an + des avantages équivalents à ceux des ingénieurs civils et bioingénieurs ». (source : www.ingenieursbelges.be)

Bon, nous n’avons pas très bien saisi la différence entre ingénieur universitaire et industriel (si quelqu’un peut nous éclairer ?), mais cela fait grosso modo une moyenne de 39 000 euros par an pour débuter.

Pour rappel, en France, les ingénieurs commencent en moyenne à 35 500 (source : enquête CGE 2013)

Cela fait une petite différence…

Après 10 ans, toujours selon la FABI, « le salaire moyen des ingénieurs universitaires s’élève à 4.653 euros brut par mois payés au moins 13,92 fois par an, complété toujours par divers avantages en nature. Celui des ingénieurs industriels à 4.390 euros en moyenne ».

Donc, pour un ingénieur universitaire, cela représente à peu près 65 000 euros.

En France, si vous touchez 65 000 euros après 10 ans, c’est que vous vous situez dans le haut du panier…

Finalement, c’est peut-être Simon Azoulay, le PDG d’Alten qui a raison quand il déclare que les ingénieurs français ne sont pas assez payés !

Si même les Belges nous dépassent, c'est un sacriLiège !

Mais ne nous énervons pas. Cela fait trop Gaulois.

 Et rassurons-nous même :

Selon une étude australienne, les ingénieurs seraient les plus à même de devenir… millionnaires !

L’étude a porté sur plus de 70 000 millionnaires dans le monde. Résultat : le diplôme d’ingénieur arrive en tête des qualifications des millionnaires (devenus entre-temps entrepreneurs évidemment) devant le MBA !

Amis ingénieurs, vous avez donc de l’or entre les mains.

A Bruxelles comme à Paris !

 

Et en attendant de toucher le jackpot, vous pouvez toujours consulter les annonces emploi d'Atlantis-RH !

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Ingénieur, l'Afrique t'attend !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Vous êtes ingénieur dans la construction et vous aimez l’Afrique, les eaux bleus du Tanganyika et le ramdam des tamtam ? Alors réjouissez-vous : vous pourriez très bientôt cumuler passion et boulot. C’est en tout cas ce que laisse entendre l'étude "Global construction survey 2013, réalisée par KPMG, qui place l'Afrique comme une destination privilégiée pour les entreprises du secteur.

 

Cette étude, réalisée auprès de 165 dirigeants d'entreprises de construction et d'ingénierie du monde entier, est une preuve du regain d’intérêt pour le continent noir.

Ainsi, si 47 % des entrepreneurs interrogés réfléchissent à se se positionner sur une nouvelle zone géographique, c’est l’Afrique qui est la plus citée. 44 % des entreprises basées en zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) ciblent cette région, 40 % des entreprises d’Asie Pacifique et seulement 7 % des entreprises américaines, qui n’ont jamais dû écouter Michel Sardou.

L’Afrique devance même la zone Etats-Unis / Canada (ciblée par 17 % des acteurs de la zone EMEA, 20 % de l’Asie Pacifique et 64 % des entreprises américaines). 

Chapeau.

Oui, décidément, l’Afrique a le vent en poupe, et c'est finalement tout sauf une surprise. En tout cas, si 'l'on en croit les prévisions de croissance qui feront quelques jaloux du côté de Pékin, et du reste du monde d'ailleurs. Voici le Top 10 des prévisions de croissance des pays africains pour 2013-2014 (%)

 

 

1. Libye - 11,6

2. Sierra Leone - 9,6

3. Tchad - 9,5

4. Côte d'Ivoire - 9,3

5. RD Congo - 8,8

6. Ghana - 8,4

7. Mozambique - 8,3

8. Angola - 8

9. Zambie - 7,6

10. Rwanda - 7,2

 

(source : http://economie.jeuneafrique.com)


 

Oui l'Afrique à la frite, mais avant de sauter de joie à l’annonce de votre séjour prochain là-bas, posez-vous la bonne question :

 

Etes-vous certain que cela soit une promotion ?

 

On dit cela parce que, quand même, vivre en Afrique semble être légèrement piégeux.

 

Le Forum économique mondial vient ainsi de publier un classement des pays les plus propices à l'épanouissement des travailleurs dans lequel l'organisme mesure le "capital humain" de chaque pays.  Le classement repose sur quare axes: santé, éducation, employabilité et environnement-infrastructures. 

 

Or, si l’on regarde les profondeurs de ce classement (qui ne regroupe que 122 pays faute de données disponibles pour tous les pays), on constate que sur les dix derniers pays, neuf sont africains…

 

En gros, si l’on vous envoie en Mauritanie ou en Guinée, il faudra peut-être réfléchir à deux fois avant de dire oui car il vous faudra alors être prêt à affronter un univers très différent. Et sans faire de ramdam.

 

En revanche, la situation semble être bien meilleure dans les pays du Maghreb.

 

Et si vous souhaitez postuler dans un grand groupe déjà très présent en Afrique, on vous conseille Bolloré Africa Logistics qui est présent dans... 45 pays africains.


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Un bâtiment chinois élu meilleur gratte-ciel 2013

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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La semaine dernière, le Council on Tall Buildings and Urban Habitat (CTBUH), un organisme international dans le domaine des immeubles en hauteur et du design urbain durable, a décerné ses awards annuels. Grand vainqueur de l’édition 2013 : le siège de la télé chinoise CCTV qui a remporté le prix du gratte ciel de l’année.

Evidemment, il n’y a pas grand-chose à redire sur ce choix. Il récompense un vrai bijou architectural. « Le gros pantalon », c’est son surnom, mérite bien des éloges et prouve qu’en Chine aussi, on sait confectionner du sur-mesure.

Ce bâtiment, c’est un peu l’Arche de la Défense qui se mettrait en mouvement (d’ailleurs l'espace vide en son centre serait comparable à celui de la grande arche)

Le gratte-ciel chinois a terminé devant les vainqueurs des différentes zones géographiques.

Sowwah square (Abu Dhabi, EAU)  pour la zone Afrique et Moyen-Orient

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 The Bow (Calgary, Canada) pour l’Amérique

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Et évidemment, the Shard (Londres)  pour l’Europe. Une nouvelle écharde dans notre coeur français...

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Oui, le bâtiment chinois fait un beau vainqueur mais notre fibre cocardière, ravivé par la présence anglaise au palmarès, nous a poussé à rechercher dans les différents classements du CTBUH s’il y a avait une quelconque trace de présence française.

La réponse est… non.

Depuis 2007, date de l’instauration de ces awards, pas un bâtiment français n’a remporté la récompense suprême.

En fait, pas un n’a même remporté le trophée réservé à l’Europe.

Fichtre, à l’heure ou même notre avenir brésilien n’est pas assuré, voilà une nouvelle désillusion pour notre beau pays.

En même temps, pour remporter une telle récompense, il faudrait commencer… par construire des tours. 

Or, à l’heure actuelle, c’est un peu morne plaine.

Certes, Carpe Diem, qui a été livrée au mois de septembre à la Défense, pourrait faire une prétendante crédible. La tour a de l’allure.

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Certes, la Tour Triangle a elle aussi des arguments, mais surout tout un tas de détracteurs. Dernier en date : un membre de l'Unesco qui vient de monter au créneau pour défendre un Paris a six étages, pas plus.

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Mais notre meilleur chance, le bâtiment sur lequl on mettrait bien une pièce pour damer le pion aux Américains, Chinois et autres Anglais c’est… Hermitage.

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Quoi qu'on en dise, le projet, sur le papier, est séduisant. Puisque la Cour de cassation vient de rejeter le pourvoi formé par une association de riverain, dernier obstacle au démarrage de la construction, les travaux vont pouvoir commencer.

En plus, Hermitage a un bel atout venu d’outre-Manche : Sir Norman Foster, l’architecte génial, qui a déjà remporté un award avec le CTBUH.

On va y arriver. Allez la France !

 

Marseille, la belle urbaine

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Si, côté building, la France n’est pas vraiment body-buildée, il nous arrive quand même encore de remporter de belles récompenses architecturale. C’est ainsi que Marseille vient de remporter le prix prestigieux des "Urbanism Awards 2014" décerné par l'Académie d'Architecture de Londres et décroché le titre de "Ville européenne de l'année". Le Mucem, la Villa Méditerranée, la rénovation du Vieux-Port, celle de l'Hôtel Dieu, le développement du quartier d'Euroméditerranée ont contribué à convaincre le jury de l'Académie. Marseille a devancé Istanbul (Turquie) et Malmoë (Suède)

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Artelia, un succès viral

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Quelle est l’infrastructure la plus compliquée à construire ? La question n’a évidemment pas de vrai sens, évitons de nous écharper sur les réponses, mais elle nous a traversé l’esprit ce matin à la lecture d’un papier remontant à quelques jours et qui annonçait l’inauguration du laboratoire P4 de la Direction Générale des Armées.

Par P4, n’entendez pas une structure qui étudie les réformés de feu notre service national.

 

Non.

 

Il s’agit ici d’un laboratoire chargé d’analyser les pathogènes de classe 4. Autrement dit, avec les mots de Le Drian le jour de l’inauguration : 

 

« Des virus contre lesquels il n’existe encore aucun traitement connu ».

 

Evidemment, nous reviennent alors des images terribles, vestiges de touts les productions hollywoodiennes catastrophes que nous avons visionné ces dernières années, et dont le casting comporte immanquablement l'idiot du village grâce à qui le virus prend toujours la poudre d'escampette.

 

Remarquez, heureusement que le dit idiot est là, sinon il n'y aurait pas de film.

 

Pour en revenir à notre laboratoire, qui va mettre au point et tester des équipements de détection, d’identification, de protection et de décontamination biologique, vous imaginez aisément la pression que cela a mis sur les acteurs de sa construction, qui ont dû subir un cahier des charges plus épais que le dernier Yann Moix. 

 

Or, c’est le groupe Artelia, leader de l'ingénierie indépendante en France, qui a assuré la maitrise d’œuvre de ce laboratoire.

 

Le choix était tout sauf anodin.

 

Les laboratoires de recherche et de contrôle sont une spécialité d’Artelia. Le groupe a ainsi déjà livré à Sanofi des laboratoires de production d’antibiotiques et d’anticancéreux, réhabilités en sites occupés.

 

Il a également accompagné LVMH, en tant qu’Assistant au Maître d’Ouvrage, dans son programme de développement d’un laboratoire de R&D (Ok, cela ne sera sans doute pas le pitch d'un nouveau film catastrophe).

 

Grâce au succès viral d'Artelia, la France peut dormir tranquille...

 

 

 

Artélia en chiffres :

Chiffre d’affaires 2012 : 347,7 M€ 

Résultat net : 7,9 M€

75 implantations dans 35 pays

Effectif : 3200

69 % d’ingénieurs et de cadres

En savoir plus sur le groupe : http://www.arteliagroup.com

 

Source image : http://www.defense.gouv.fr

 

 

 

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La France passera-t-elle l’hiver au chaud ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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A en croire les prévisions de RTE, le gestionnaire du réseau national des lignes à haute tension, cela devrait être le cas pour cette année. A moins d’un sérieux coup de froid (6-8 degrés sous les normales), la France devrait s’en sortir, avec les quelques inquiétudes qui nous accompagne chaque année ici en Bretagne.

Bon point d’ailleurs pour les bonnets rouges : avec tout le matériel arraché ces derniers jours, ils viennent de sensiblement alléger la facture électrique pour cet hiver.

Encore des héros incompris….

Si l’hiver 2013 / 2014 s’annonce donc sous les meilleurs auspices calorifiques, la situation  pourrait se tendre franchement en … 2016 !

En tout cas, selon RTE.

Car le gestionnaire a des calculs qui feraient rosir de plaisir n’importe quel membre du gouvernement Hollande.

Selon RTE, donc, l’hypothèse de croissance économique serait de l’ordre de 1,5% à 2% par an pour les cinq prochaines années. Cela se traduirait donc par une hausse de la consommation électrique d'environ 2% par an.

Ce bond économique justifierait donc des investissements.

Et pas petits, petits.

Il s'agirait de consacrer, sur les 10 prochaines annéés, 1,5 milliards d’euros en moyenne, par an, à des travaux de grande ampleur, 1 milliard d’euros au développement d’ouvrages neufs, 400 millions au renouvellement d’infrastructures existantes et 100 millions au raccordements de moyens de production.

Ce serait évidemment une bonne nouvelle en terme d’emplois, mais franchement, les chiffres annoncés paer RTE semblent aussi réalistes qu’un bonnet rouge fabriqué en Bretagne.

D’ailleurs, jeudi dernier, le quotidien Les Echos a publié un article  ou le journal expliquait que "face à la faiblesse persistante de la demande d'électricité", RTE repousserait finalement de 2016 à 2018 la date a laquelle il anticipe des tensions...



 

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Le chiffre du dimanche : 500 000

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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C'est le nombre d'emploi que la transition énergétique et la transformation de toute la filière électrique pourraient représenter d’ici à 2020 en France (2 millions en Europe) selon Rudy Provoost, le président le directoire de Rexel, leader mondial de la distribution de matériel électrique interrogé par challenges.fr.

 

Après tout, le chiffre ne semble pas si fou. 

 

les acteurs du Grenelle de l'Environnement ont bien parié sur la création de 600 000 emplois d'ici 2020, pour 440 milliards d'investissement.

 

Oui, tout ceci est réalisable, mais dans les faits, le vert est plutôt dans le rouge.

 

Et on ne parle pas ici des bonnets bretons.

 

Fin septembre, le Groupe Randstad dévoilait ainsi les résultats d’une enquête sur les emplois verts en France. 

 

Résultat :

 

"Le marché des emplois verts a fléchi de 17 % au premier semestre 2013 par rapport à la même période en 2012, selon Randstad. De 9.058, le nombre d'emplois (équivalents temps plein) délégués par ce groupe de services en ressources humaines à ses 60.000 entreprises clientes est ainsi tombé à 7.489". La Tribune.

 

On est loin de l'euphorie post-Grenelle d'autant que le gouvernement actuel, qui tablait sur la création de 100 000 emplois verts sur trois ans, semble avoir du mal à assumer ses chiffres.

 

(On serait eux, on mettrait tout sur le compte, et le dos, de Batho)

 

Plus sérieusement, il est évidemment question ici des « difficultés accrues d’accès aux financements, les restructurations industrielles et les contraintes budgétaires et du "contexte morose a incité les gouvernements à « prioriser leurs actions aux questions sociales et économiques » comme le rappelle Randstat.

 

Mais il y a aussi le fait que certains clients ont du mal à trouver les profils qui correspondent à leurs besoins. Notamment pour des postes d'ingénieur HSE, de chef de projet énergétique ou de responsable prévention des risques.

 

Des candidats parmi vous ?

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Le secteur du BTP regrette (déjà) l'écotaxe

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Alors que l’écotaxe a toujours du plomb dans l’aile et que les discussions vont bon train entre gouvernement et Bretons,  une victime collatérale  du coup de tempête qui a balayé concept et portiques en Bretagne commence à se faire entendre : le secteur du BTP.

On a beaucoup parlé de la reculade du gouvernement, des 800 millions d’euros que coûterait la suppression du dispositif, du milliard d’euros de revenus qu’il était censé rapporter, mais moins des conséquences du trou dans la cagnotte.

Or, les (belles) sommes collectées devaient être redistribuées aux collectivités territoriales pour la gestion de leurs infrastructures ainsi qu'à l'agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) dont le but est d’améliorer les infrastructures de transport et de soutenir des projets de développement du transport ferroviaire et fluvial.

Bref, à travers ces structures, c’est le BTP qui en a gros sur la patate.

Le secteur estime ainsi qu'il aurait perçu 500 millions d'euros en 2014 au titre de l'écotaxe. Une somme qui aurait servi à la création de 4000 emplois.

Sans la rentrée d’argent, quid des projets actuels ?

Le Figaro avance un début de réponse : « Les grands projets actuellement en cours comme les quatre lignes à grandes vitesse (notamment les lignes Tours-Bordeaux, Le Mans-Rennes ou encore Nîmes-Montpellier) ne devraient pas être pénalisées, assure un porte parole de la Fédération de BTP. En revanche, les plus petits projets comme des lignes de bus ou des connexions de tramways pourraient être remises en cause ».

Le président de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), Bruno Cavagné, a déjà appelé Frédéric Cuvillier, ministre des transports, et Pierre Moscovici, ministre de l'économie, à « rechercher des solutions de substitution à l'écotaxe qui va manquer pour le financement des projets d'infrastructures prévus à compter de 2014 ».

Cela risque d'être compliqué de trouver de l'argent, surtout en ce moment…

Quoique, il y a peut-être une solution.

On serait le gouvernement, on imposerait une taxe exceptionnelle sur la vente des bonnets rouges en France ! Apparemment, ils partent comme des petits pains.

Ce serait un début vous ne croyez pas ?

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Bientôt des infrastructures grâce à l'impression 3 D ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

A moins de vivre sur la Lune, ce qui est aujourd’hui assez improbable, vous ne pouvez pas ne pas avoir entendu parler d’impression 3D. D’ailleurs, si vous vivez en France depuis 20 ans et si vous vous intéressez à l’industrie, ce qui est plus probable, vous savez que ce système est déjà utilisé dans nos entreprises.

Si l’on parle tant d’impression 3D en ce moment, c’est que le système est en passe d'entrer dans l’usage courant. Avec des premiers modèles à 400 euros, qui permettent de créer de jolis objets en plastique, le procédé est en effet à portée de bourse, donc de main, dès aujourd’hui. 

Mais ce qui nous intéresse ici ce n'est pas tant le joli vase de quelques centimètres (que vous imprimerez en... 8 heures) que de savoir jusqu’où l’impression, qui a changé de dimension, pourra bien nous mener.

Et puisqu’ici nous sommes plus portés sur l’ingénierie et la construction, posons les questions franchement : quand va-t-on pouvoir imprimer ponts, maisons ou routes en béton.

Regardons ce qui ce fait déjà. Ca va aller vite.

Pour l’instant : et bien pas grand chose.

Certes, un professeur d'ingénierie, Behrokh Khoshnevis, a développé une technologie de construction automatisée, baptisée Contour Crafting qui utilise du béton renforcé imprimé en 3D :

Couche après couche, une grue pourrait donc bâtir une maison en moins de 24 heures. Et sans aucune main d’œuvre.

Le projet n’est pas si fou : Caterpillar s’y intéresse déjà tandis que Bouygues Construction a l’intention d’étudier le système. Gage suprême : la Nasa aimerait utiliser cette technique pour construire sur la lune, rendant du coup moins improbable notre assertion de départ.

Néanmoins, pour l’instant, il n’y a rien de « concrete » 1.

D’autres projets existent cependant.

Le pape de l’impression 3D, l'architecte italien Enrico Dini (il possède la plus grande imprimante au monde, 6 mètres de large) s’est associé à un architecte hollandais Janjaap Ruijssenaars pour construire une maison de 1100 m2 inspiré par l’anneau de Moebius.

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Les éléments en béton seront imprimés puis assemblés avec ceux d’acier et de verre. le projet doit voir le jour en 2014.

Interrogés par Metronews sur la possibilité de créer des villes entières en Afrique, l’homme qui veut imprimer une nouvelle barrière de corail (!) n’y est  pas aller par quatre chemins. « Je pense que nous pouvons fabriquer des infrastructures là-bas en utilisant le sable à disposition ».

Un peu comme sur cette vidéo ?

 

Bon, on le voit, nous n'en sommes encore qu'aux balbutiments de l'impression à grande échelle. mais nul doute que d'ici peu, les résultats seront plus probants.

D'ailleurs, les ingénieurs vont devoir faire vite, puisque l'on annonce déjà l'arrivée prochaine de l'impression... 4D. Celle-ci reposera toujours sur l'impression d'objet en 3D mais elle délivrera des objets capables de prendre en compte l'environnement dans lequel ils évoluent. Les Américains imaginent déjà des ponts qui s'adapteraient à différents environnements dans le temps... 

Il va peut-être falloir nous laisser le temps d'imprimer...

 

1 concrete signifie béton en anglais.

 

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