Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Pourquoi le BTP chinois est-il aussi performant ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

BTP-construction-Chine

C’est une question que l’on se pose depuis longtemps : pourquoi les entreprises de BTP chinoise dominent-elles ainsi l’univers de la construction mondiale ?

Certains, souvent, vont chercher une explication complexe en estimant que le succès sinomatographique vient du fait que les entreprises chinoises trustent tous les appels d’offres sur le territoire chinois, qu’il s’agisse d’infrastructures ou de bâtiments et que sur un territoire en pleine mutation et fermé à double tour, cela facilite les affaires.

C’est un peu facile, et ce n’est jamais très gentil de s’attaquer ainsi à un grand pays.

D’autres, encore plus médisants, vous diront que c’est parce que les Chinois cassent les prix et construisent à l’emporte pièce.

Ce n’est pas plus louable comme attitude. D’autant que la vérité est ailleurs.

Si les Chinois sont aussi bons, c’est tout simplement parce qu’ils vont à bonne école. Et quelle est la meilleure école de la construction au monde ? L'école française bien sûr !

Actuellement, il y a 35 000 étudiants chinois en France, chiffre qui selon les souhaits du gouvernement devrait monter à 50 000 dans les années à venir.

Or, lorsqu’ils s’inscrivent dans une grande école française, les étudiants chinois choisissent majoritairement des écoles d’ingénieurs (61%), dont celles spécialisées en génie civil et construction, avant les écoles de management (37%) (chiffre 2012-2013).

La voici donc la véritable raison. C’est parce que les Chinois reconnaissent l’excellence de notre formation qu’ils sont devenus aussi performants. Alors ne nous plaignons pas.

Enfin, pas complètement.

Car il y a bien une nouvelle tombée hier qui nous a glacé le beffroi et remué les cloches. On en viendrait presque à regretter les excès de gentilesse dont nous venons de faire usage :

Attention, accrochez-vous au tabouret : la Chine est devenue le leader mondial de la consommation de vin rouge, devant la France et l’Italie ! Quel toupet !

Quand on sait en plus que l’alcool rend plus intelligent

Il n'y a donc qu'une seule mesure à prendre : interdire les soirées étudiantes françaises aux élèves chinois !

Voir les commentaires

Bouygues Construction et Grenoble visent l'habitat collectif autonome

Publié le par Le blog des cadres du BTP

bouygues-Grenoble-ABC.jpg

Des immeubles autonomes en énergie et eaux ? C'est peut-être pour demain. Bouygues Construction et la Ville de Grenoble ont signé mercredi un partenariat de R&D pour réaliser un démonstrateur expérimental sous la forme d’un îlot d’habitats collectifs d’environ 90 logements.

 

ABC. Ces trois lettres représentent le projet urbain le plus ambitieux de ces dernières années.

 

Le projet ABC  – Autonomous Building for Citizens – est porté par Bouygues Construction depuis plus de deux ans. Le groupe français ambitionne d'en faire une référence du bâtiment durable. 

 

Et pour arriver à cet objectif, le projet multiplie les objectifs comme l'autre multipliait les pains.

 

ABC vise ainsi une réduction de la consommation d’électricité de 20% par rapport à la réglementation thermique 2012. Pas mal. De plus, la consommation de chauffage baisserait de 30% grâce à l’enveloppe du bâtiment, des équipements basse consommation, un pilotage optimisé du bâtiment et la récupération de chaleur des eaux usées.

 

Ca, c'est encore plus fort.

 

bouygues-Grenoble-energies.jpg

 

L'énergie nécessaire au bâtiment sera produite par des panneaux solaires, des éoliennes et de la cogénération (chaleur et électricité).

 

Mais l'avancée la plus notable, et qui va d'ailleurs donner aux bâtiments leur forme futuriste, c'est l’objectif d’autonomie en eau

 

Pour y arriver, le bâtiments seront dotés d'une toiture inversée en forme de corolle qui permettra de recueillir 20 litres d’eau de pluie par jour.

 

Ces quelques litres rentreront dans l'objectif d'une consommation de 75 litre par jour et par personne (contre 120 litres actuellement dans un logerment collectif).

 

La différence vient du quadruple recyclage de l'eau qui sera mis en place (eau potable, eau corporelle, eau de service, eau d’arrosage) et qui suivra la dégradation progressive de la qualité de cette eau. 

 

Enfin, la quantité de déchets générés devra être divisée par trois se limiter à 100 kilogrammes par personne et par an. Le recyclage sera maximisé et la méthanisation sur place des déchets putrescibles pourrait permettre d’obtenir 200 kWh par personne et par an sous forme de biogaz.

 

 

Sur le papier, donc, le projet est assez exceptionnel. Néanmoins, pour l'instant, aucun calendrier ni budget prévisionnel n’a été fourni. Les partenaires se laissent d'ailleurs encore un an pour poursuivre les recherches et étudier la faisabilité concrète du projet.

 

Voir les commentaires

Vinci récupère deux chantiers antiques en Grèce

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

Unknown-copie-1

 

En Grèce, des fouilles archéologiques viennent de mettre à jour un véritable trésor : deux contrats en or massif signés par Vinci en 2008 portant sur deux chantiers autoroutiers dont les travaux, d'une valeur de 3,1 milliards d'euros, avaient été interrompus en 2010.

 

 

Les Dieux de l'Olympe sont de retour aux côtés de Vinci : après 3 ans de négociation avec l'Etat grec, et une révision des contrats, Vinci a pu redémarrer deux chantiers autoroutiers(Athènes-Tsakona : 1,8 milliard d’euros, Maliakos-Kleidi : 1,3 milliard d’euros) au début de l'année. Et ainsi remettre tous ses Zeus dans le même panier...

 

Comme le précise le Figaro, ces deux chantiers "appartiennent  à un « paquet » de quatre chantiers autoroutiers grecs au point mort, représentant un investissement total de 7 milliards d'euros, dans lesquels Bruxelles injecte 3,2 milliards d'euros pour leur redonner un modèle économique."

 

Vinci peut donc dire merci à l'Europe. Les Grecs, en tout cas, seront sans doute ravis de l'opportunité : 20.000 emplois seront créés dont 10.000 pour les deux projets Vinci qui devraient être livrés fin 2015.


Oui, tout ceci sent bon la moussaka pour Vinci mais quelque chose nous tracasse et à moins de consulter la pythie, l'avenir va rester suspendu à cette question :

 

Qui va venir rouler sur ces autoroutes ?

 

La question est d'importance puisque les recettes de péage, actuelles et futures, doivent contribuer à rembourser le coût des travaux comme dans tout bon Partenariat Public Privé (PPP).

 

Ici, la concession est de 30 ans. Vinci Concessions est actionnaire à hauteur de 30% de la société Olympia Odos, concessionnaire du premier ouvrage, et à hauteur de 15% de la société Aegean Motorway, concessionnaire du second.

 

Or, selon le Figaro, "le trafic sur les autoroutes grecs a chuté de 45 % par rapport à 2009".

 

Pire, en Grèce, c'est la panne sèche au niveau des ventes de voitures : alors que le nombre de ventes de voitures neuves s'élevait à 280 000 en 2007, celui-ci a plongé façon Titanic à 58 000 unités seulement en 2012, ce qui correspond à une chute des ventes de 80% en 5 ans !

 

Certes, la baisse de 60% des recettes estimées des péages doit être compensée par une prolongation de trois ans des concessions, jusqu'en 2040.

 

Mais si cela continue ainsi, Vinci va regretter d'être retourner voir chez les Grecs.

 

On ne veut donc pas jouer les oiseaux de mauvaise augure, mais ce cadeau des Dieux pourrait bien se transformer en PPP de Damoclès...

Voir les commentaires

L'hydrolien, un nouveau courant porteur en Europe ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

1val

 

L'énergie hydrolienne ne laisse décidément personne de marbre. Lundi, la commission européenne a présenté un nouveau plan d'action visant à faciliter "la poursuite du développement du secteur des énergies renouvelables océaniques en Europe". Une étude britannique a montré que le marché lié aux énergies bleues pourrait atteindre 535 milliards d'euros entre 2010 et 2050...

 

Maria Damanaki, la commissaire chargée des affaires maritimes et de la pêche, n'y est pas aller avec le dos de la cuillère hier lors de la présentation de ce programme. Pour elle, l'hydrolien peut devenir un accélérateur de croissance pour l'Europe :

 

"Les mers et les océans disposent du potentiel permettant d'engendrer une formidable croissance économique et les emplois dont nous avons tant besoin".

 

Le New deal de demain sera-t-il marin ? A voir. On avait déjà promis monts et merveilles avec le solaire et l'éolien et lorsqu'on voit où l'on en est aujourd'hui....

 

Néanmoins, potentiellement, cela pourrait être tout bénéf' selon la commission.

 

L'énergie marine pourrait ainsi créer entre 10.500 et 26.500 emplois permanents et 14.000 postes temporaires d'ici 2035. D'autres estimations évoquent 20.000 créations pour le seul Royaume-Uni d'ici cette date, et 18.000 pour la France à l'horizon 2020.

 

L'UE veut mettre en avant  les usines marémotrices, du type de celle de La Rance en France, les dispositifs houlomoteurs et les turbines subaquatiques actionnées par le courant, ainsi que la conversion de l'énergie thermique des océans.

 

On ne reviendra pas sur ce que nous avons déjà écrits, mais la France, et la Bretagne, ont de nombreux atouts à faire valoir en la matière.

 

Et puis, avec les vents contraires qui s'acharnent actuellement sur l'éolien et les ombres qui s'étirent sur le solaire (le tout téléguidé par l'Allemagne ?), l'hydrolien a peut-être une carte à jouer. 

 

A condition de vaincre d'abord tous les obstacles techniques (coûts technologiques, problèmes de raccordement, barrières administratives ou problèmes environnementaux pour ne citer qu'eux).

 

Et ça, ce n'est peut-être pas pour demain...


Voir les commentaires

Le chiffre du dimanche : 21, 1

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

 

eolien-espagne.jpg

Le vent du changement se lève en Espagne. Pour la première fois, en 2013, l'énergie éolienne est devenue la première source d'électricité, devant le nucléaire, avec 21,1 % de la production. Le triomphe de l'éolien s'est joué à pas grand chose puisque la part du nucléaire s'est établit à 21 %. 

 

L'Espagne, qui dispose du quatrième parc éolien mondial en terme de puissance installée, a largement subventionné les énergies renouvelables ces dernières années. On pourrait donc penser que cette production record, qui alimenté 15 millions de foyers espagnols, est remarquable mais dans l'ordre des choses.

 

Le vent de la crise

Mais si l'on en croit le Figaro, c'est à la crise que l'on doit cette performance en trompe l'oeil. A cause de la dite-crise, "la demande d'électricité a reculé de 2,3% en 2013. Les énergies renouvelables étant prioritaires sur le réseau, et ne coûtant pas en carburant, dans ce contexte de baisse de la consommation, les fournisseurs d'énergie réduisent d'abord leurs centrales à charbon ou à gaz, dès lors que le vent souffle et que le soleil brille".

 

Cela tempérera les revendications de ceux qui tempêtent contre le calme plat français, où seuls 3 % de la production d'électricité provient de l'éolien. En attendant le nouveau projet de loi sur la transition énergétique qui doit voir le jour cette année...

 

D'ailleurs, si l'on peut critiquer à juste titre le manque de moyens aloués au développement de l'éolien (moins l'hydrolien), il semble désormais plus difficile de tirer à boulets rouges sur la gestion des énergies vertes en France.

 

En tout cas, si l'on se fie au Forum économique mondial qui a encensé un pays censément réfractaire au vert.

 

La France "bien préparée" pour l'avenir

La France figure ainsi sur le podium des pays "les mieux préparés pour l'énergie du futur" (derrière la Norvège et la Nouvelle Zélande), selon l'institution qui a publié en décembre son rapport sur la performance énergétique 2014.

 

Les auteurs du rapport expliquent pourquoi le système français est si "bien préparé" pour l'avenir: 

 

"La politique énergétique en France s'est attachée à trouver l'équilibre entre production d'énergie durable, accessibilité des prix et compétitivité de l"industrie. La France a prouvé qu'elle était à l'avant-garde en ce qui concerne la réponse aux problèmes posés par le nucléaire en encadrant la gestion des déchets et matériaux radioactifs. (...) Elle compte réduire de 50% la contribution du nucléaire dans sa production énergétique d'ici 2025 via une diversification des sources, un usage plus important des énergies renouvelables et des mesures fiscales pour décourager l'emploi des énergies fossiles."

 

Bon, il sera toujours facile aux objecteurs de tout poil de signaler que le Forum économique mondial n'est pas non plus le Saint-Siège de la défense des énergies renouvelables et que son approche est beaucoup plus économiques qu'écologique.

 

C'est sûr.

 

Mais même si le forum vend du vent, c'est quand même mieux de figurer en haut du palmarès, non ?

 

 

Voir les commentaires

Un pont construit à l'envers au Chili !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

pont-a-l-envers-au-Chili.jpg

C'est ce que l'on appelle una grossa bouletta. Au Chili, une entreprise espagnole chargée de construire le premier pont à bascule du pays a tout simplement monté l'édifice... à l'envers. Et en attendant que l'ouvrage soit déclaré pont pour le service, les Chiliens l'ont un peu mauvaise...

Imaginez un peu la scène : il fait beau, des inspecteurs s'activent sur le pont afin de préparer son inauguration lorsque tout d'un coup, un, puis deux, puis tous s'arrêtent et commencent à se gratter la tête dans une incompréhension collégiale.

C'est peu ou P(é)rou ce qui s'est passé au Chili la semaine dernière, lorsque les inspecteurs du chantier du pont Cau Cau, situé à proximité de la ville de Valvida, à 840 km de Santiago, se sont aperçus que quelque chose clochait sévère.

Et quand on dit sévère, on est encore bien tendre : les deux plateformes du pont ont été montées à l'envers. Voici une vidéo qui vous aidera à mieux comprendre :

 

 

 

Comme vous le voyez, rien n'est vraiment aligné...

 

Du coup, au Chili, on est muchas en colère après le constructeur espagnol Azvi.

 

Le président chilien, Sebastian Pineira, a lui même pris la parole pour réclamer que l'entreprise prenne en charge la remise à l'endroit du pont à l'envers, qui a quand même coûté 30 millions de dollars (Environ 22 millions d'euros) et devait ouvrir ce mois-ci.

 

L'entreprise, dans un communiqué, a elle fait part "d'erreurs dans le montage détectées il y a trois semaines".

 

A notre avis, on se dirige vers une belle partie de ping pong pour déterminer les raisons de ce fiasco. Parce que là, franchement, c'était encore plus simple que de mettre le fil rouge sur le bouton rouge...

 

 

 

 

Et si vous au moins vous n'avez pas les fils qui se touchent et que vous savez à peu près aligner une piste cyclable, vous pouvez postuler chez Atlantis-RH ! De nombreuses offres d'emplois vous attendent dans le secteur de l'ingénierie de la construction.

 

Voir les commentaires

En Allemagne, l'ingénieur doit être loyal et fidèle

Publié le par Le blog des cadres du BTP

drapeau Allemagne

Amis ingénieurs, vous rêvez de filer à l'anglaise chez le voisin allemand depuis que vous savez que l'herbe, et les billets, y sont plus verts ? On ne vous donnera pas tort. Mais savez-vous vraiment ce à quoi vous vous exposez ? L'interview de Michel Hamy, directeur général français du sidérurgiste BSW (Badische Stahlwerke) à Kehl va sans doute vous éclairer.

Passons sur les généralités exprimées ici et qui font que généralement, on le sait, l'ingénieur français est plus généraliste que son voisin d'outre-Rhin.

Passons également sur la pratique de la langue de Goethe que nous semblons maîtriser comme une vache espagnole en furie dans rues de Pampelune.

Passons enfin sur le modèle de l'entreprise allemande qui reposerait moins sur les contraintes hiérarchiques que la France.

Loyauté et fidélité

Oui, passons, passons, passons car tout ceci pourrait vous donner une image bien trop belle de la situation.

En effet, là n'est pas le principal, ni dans votre formation, ni dans votre maîtrise linguistique, ni dans la hiérarchie aérée des Allemands. L'intérêt principal de ce papier est ailleurs, dans un passage éclairant qui illustre le tempérament national assurant l'ordre de cette société "diziblinée".

A la question "Qu'attend l'employeur allemand d'un ingénieur", la réponse fuse comme un bolide sur une autoroute germanique :

"Après la compétence technique bien sûr, le premier critère est la loyauté, la fidélité. L’employeur apprécie la disposition à rester longtemps dans l’entreprise, à travailler en quelque sorte pour la génération future".

Franchissez le Rhin, pas le Rubicon

le-parrain-en-Allemagne.jpg

Mince, pour un peu on se croirait dans le Parrain, version allemande. "Der Parrain" en quelque sorte..

Donc, amis ingénieurs, si vous espérez enjamber le Rhin, ne franchissez pas le Rubicon : démontrez vite votre volonté de vous intégrer pleinement au pays, wurtz et tenue traditionnelle seront donc de rigueur, et prouvez à vos nouveaux patrons toute votre loyauté.

On ne sait pas si vous serez obligés d'embrasser leurs bagues ou de vous coupez les veines pour faire un pacte de sang.

Mais promis, on va se rensaigner !

Voir les commentaires

Monaco choisit Bouygues pour construire sur la mer

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Bouygues-Monaco-Vinci

 

Et le jackpot est pour... Bouygues ! A Monaco, au pays des bandits manchots, l'entreprise a fait sauter la banque. Le géant du BTP a été retenu par le prince Albert II de Monaco comme opérateur privilégié pour son projet d'extension territoriale de 6 hectares gagnés sur la mer. 

 

Bouygues a battu Vinci au dernier tour.

 

C'est un coup vrai d'éclat.

 

Tout d'abord par rapport Vinci qui devait se dire qu'entre la Tour Odéon, la grande tour de 170 mètres dont la livraison est prévue l'été prochain, la Tour Teotista et le Yacht Club de Monaco, elle était devenue l'interlocuteur vedette et faisait partie du décor. 

 

C'est manqué.

 

Attention quand même : Bouygues et Monaco ont 18 mois pour se mettre d'accord. Passé ce délais, l'Etat monégasque pourra revenir voir Vinci.

 

L'autre coup d'éclat sera financier.

 

Jackpot-Monaco-Bouygues

 

Du moins, nous le présumons. En effet, on ne connait pas encore le nombre de 7 qui s'afficheront sur l'addition finale.

 

En revanche, ce que l'on connaît sait, c'est le montant que va devoir investir Bouygues dans l'opération. 

 

Le projet, comme nous le rappelions il y a quelques mois, "nécessite la mise en place, à 20 mètre de fond, d'une dalle qui servira à soutenir l'ensemble". Or, le coût de cette seule dalle est estimé à un milliard d'euros.

 

En contrepartie de cet investissement "formidalle", Bouygues disposera de droits à construire, "même s’il est prévu qu’il rétrocède à l’Etat monégasque certaines surfaces bâties ou non bâties" comme le précise l'AFP.

 

Pour tout ceux qui commençait à craindre pour la santé rénale de Bouygues, rassurez vous.  

 

Monaco a été sacré en 2013 ville la plus chère du monde en matière d’immobilier haut de gamme. Le prix du mètre carré pour un logement de luxe y oscille entre 43 400 et 48 000 €. (Paris n'arrive qu'en cinquième position avec un prix moyen de l’ordre de 20 000 €.

 

Or, le programme du nouveau quartier monégasque prévoit 60 000 m2 d'immeubles de TRES GRAND luxe.

 

Si l'on fait un calcul rapide (60 000 X 40 000), la manne dépasse les deux milliards.

 

Bouygues aura bien les reins solides.

 

Le jackpot on vous a dit….

 

Voir les commentaires