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Le pont de Terenez sous haute surveillance

Publié le par Le blog des cadres du BTP

pont-de-terenez

Il y a quelques jours, nous avons évoqué avec grande fierté le pont de Térénez qui n'en finit plus de recevoir des récompenses internationales. Mais rassurez-vous, si nous en parlons aujourd'hui, ce n'est pas pour une nouvelle démonstration pontifiante.

 

Non.

 

Nous souhaitons juste nous arrêter deux minutes sur la déconstruction de l'ancien pont, un monument historique dont la petite histoire retiendra qu'il fit une unanimité rare : il fut bombardé par les alliés et détruit par les Allemands pendant la deuxième guerre mondiale. Un robuste donc.


Néanmoins, depuis quelques jours, c'est l'allali sur l'Aulne (la rivière qui coule en dessous) : la déconstruction a débuté. Le pauvre vieux, rongé par l'alcali-réaction (la maladie du béton) nécessitait trop de colmatage pour être gardé en l'état.

Il va donc être démonté. Problème : l'opération est loin d'être simple.

Au fur et à mesure que les ouvriers s'affairent et enlèvent du poids, le tablier du pont remonte (déjà + 40 centimètres après enlèvement de l'enrobé).

Et ce n'est pas tout : le découpage du tablier entraîne des modifications de tensions sur les câbles porteurs et puisque ces pylones sont atteints de la maladie de l'alcali-réaction, ils en deviennent fragiles.

Du coup, entre la maladie du béton et les chutes de tension, le pont « gravataire » inquiète et le risque d'effondrement des pylônes est réel.

Pour éviter qu'on ne nous rejoue ici le pont de la rivière couac, les pylônes ont donc été placés en surveillance 24 h sur 24 pour s'assurer qu'ils restent parfaitement verticaux et ne subissent  aucune oscillation susceptible d'entraîner une chute.

 

Et dans le rôle du surveillant en chef, on a installé un théodolite, une sorte de station topographique pivotante, équipée d'un laser (on pourrait dire que cela ressemble comme deux gouttes de Nono au petit robot de la série Ulysse 31).  

24 heures sur 24, ce laser se projette alternativement sur trois prismes fixés sur chaque pylone, à des endroits différents.  Grace à ces relevés continus, le théodolite sait si les pylones restent parfaitement verticaux.

Le moindre mouvement serait immédiatement transmis à une unité centrale qui se trouve à Marseille. On pouvait difficilement trouver plus loin en France pour donner l'alarme...


L'autre enjeu de cette déconstruction, c'est de récupérer tous les matériaux de ce vieux pont situé dans un site remarquable, hautement protégé par plusieurs classements. 15.000 tonnes de béton armé, 600 tonnes de charpentes métalliques, 400 tonnes de câbles et sustentes, 800 tonnes de pierres...

Tous ces déchêts seront triés, valorisés, recyclés ou stockés selon leur nature.

Les travaux, menés par la société DSD Démolition de Marseille, coûteront au total 4 millions d'euros.

ancien-pont-terenez

 

Photos Vinci

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Touche pas à ma centrale nucléaire !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Centrale_Fessenheim.jpg

Souvent, et de plus en plus, on n'évoque le nucléaire que pour opposer pros et antis et les avis balancent toujours du blanc au noir. Mais il est une population que l'on interroge assez peu au final et qui pourtant occupe une position centrale sur la question : les élus des communes qui hébergent les réacteurs.

Or, en écoutant hier un sujet diffuser sur France Info, nous avons réalisé qu'il n'y a pas vraiment de débat sur la question dans les villes concernées. Au contraire, c'est même plutôt le consensus stricto sensu qui règne. La raison : l'effusion d'argent provenant de la fusion de l'atome.

Nous avons retrouvé le sujet diffusé à la radio.

Les trois candidats à l'élection municipale à Fessenheim (dont un ingénieur en énergie renouvelable), dans une harmonie plus proche de l'OK chorale que du règlement de comptes électoral, militent tous pour que la centrale continue de tourner.

Pour rappel, Fessenheim doit fermer ses vannes en 2016.C'était une promesse du candidat Hollande. EDF ne s'y oppose pas puisque l'entreprise a réussi à négocier habilement l'allongement de la durée de vie de 18 autres centrales, portée de 40 à 50 ans.

Du coup, les élus ou futurs élus Fessenheimois grognent et voient d'un œil maussade la perspective de perdre les quatre millions d'euros de taxe professionnelle que rapporte la centrale. Quatre millions d'euros sur le budget d'une ville de 2 000 habitants, c'est le Pérou qui tourne, et 2 500 emplois directs et indirects atomisés...

(Selon EDF, la centrale contribue à la fiscalité locale à hauteur de 50 millions d’euros, dont 1,6 million d’euros pour la seule taxe foncière).

Il n'y a d'ailleurs pas qu'à Fessenheim que l'on crie son amour pour les centrales.

Voici un reportage réalisé à Pierrelatte, commune située près de la centrale du Tricastin. Le maire ne s'en cache pas : les 5 millions d'euros perçus au titre de la taxe professionnelle sont une véritable « poule aux œufs d'or » pour la commune et ses administrés.

Selon un sondage BVA publié en septembre dans Le Parisien Magazin, 53 % des Français se déclaraient « favorables à une sortie progressive du nucléaire ».

Ils sont peut-être moins nombreux à Fessenheim ou Pierrelatte qu'ailleurs...

 

Source image : wikipedia

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Le chiffre du dimanche : 40 000

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

vinci40 000 c'est le nombre d'emplois que pourrait créer, selon le PDG de Vinci Xavier Huillard, le plan de relance autoroutier qui se négocie actuellement entre l'Etat et les concessionnaires des autoroutes de France.

 

Ce plan de relance a pour but de permettre aux concessionnaires d'engager des travaux sur le réseau routier. Plus précisément, Il s’agit d’étendre le périmètre des routes concédées aux sociétés d’autoroutes : ces dernières prendraient alors en charge les travaux d’aménagement et l’exploitation de ces routes contre un allongement de la durée de la concession qui leur a été accordée.

 

3,6 milliards d'euros seront engagés. Et Xavier Huillard l'affirme : ce sont les concessionnaires eux-mêmes qui paieront la note. 

 

La contrepartie, puisque contrepartie il y a, c'est l'allongement de la durée des concessions pour trois ans.

 

Les concessionnaires voient la fin des concessions se profiler, la plupart arrivant à terme dans les années 2020 ou au début des années 2030. Ils aimeraient donc tirer un peu sur la pelote.


Après tout, pourquoi pas. C'est de bonne guerre. Et les travaux évoqués par le plan de relance sont conséquents.

Mais sachant que les trois grands groupes privés - Vinci Autoroutes, APRR (Eiffage et Area) et Sanef (Sanef et SAPN) qui représentent les trois quarts du réseau routier - ont touché 7,6 milliards d'euros en 2011 et vont en engranger encore de nombreux avant terme, on peut s'interroger sur la prolongation demandée et sur, grosso modo, les 20 milliards que vont encaisser les trois grands groupes.

Les trois années supplémentaires vont, théoriquement, plus que largement rembourser les sociétés concessionnaires...

Bon, maintenant, niveau emploi, on ne va pas critiquer un plance de relance qui affiche 40 000 emplois au compteur. Ce n'est pas le moment.

D'ailleurs, vous voudrez bien nous excuser, mais cette fois-ci, nous ferons notre propre concession :

Nous ne prendrons pas partie.

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Un rat bloque le chantier de l'aéroport de Notre Dame des Landes

Publié le par Le blog des cadres du BTP

rat-aeroport-Notre-dame-des-Landes.jpg

Les opposants à l'aéroport de Notre Dame des Landes se sont trouvés un nouvel allié. Un rat amphibien protégé a été découvert sur les lieux du chantier. Les anti-NDDL ont déjà déposé un recours.

Malgré des milliers d'opposants déclarés, malgré la grosse dizaine de recours déposés au gré du conflit et qui ont fait choux blanc jusqu'à Bruxelles, malgré tout ce qui a été entrepris par les manifestants, l'aéroport de Notre Dame des Landes (aéroport du Grand Ouest dans sa nomenclature finale) est prêt à prendre son envol.

Le chantier de l'Ayraultport, le surnom qui fait référence au Premier Ministre et maire de Nantes, devait même débuter ces jours-ci.

C'est alors qu'il a surgi d'on ne sait où, façon vieux dossier un brin encombrant.

Non répertorié sur la liste des espèces à transférer établie par arrêtés environnementaux du Préfet, pas plus que par les anti-Ayraultport semble-t-il, le campagnol amphibie (communément nommé rat d'eau) est sortie de son trou d'eau au meilleur moment.

Nous n'irons pas néanmoins jusqu'à accuser les anti-aéroports d'avoir introduit ce rat à NDDL.

Non.

Mais le fait est que désormais l'animal fait l'objet d'un recours juridique des opposants.

Et AGO Vinci, le concessionnaire, à cause du rat déchante aujourd'hui.

Selon France 3, « le chantier de l'aéroport peut débuter à tout moment puisqu'il a été autorisé par des arrêtés préfectoraux. Mais si c'était le cas, les anti-NDDL auraient la possibilité de déposer un recours en référé qui aurait, lui, un effet suspensif ».

C'est d'autant plus malheureux pour tous ceux qui supportent l'aéroport que la bestiole, selon wikipedia, « a probablement subi une importante régression et semble même avoir disparu localement dans certains secteurs de son aire naturelle de répartition ». 

La solution pour l'Etat est d'organiser le déménagement de l'intrus. Il en a le droit puisque le projet est d’intérêt public majeur.

Les partisans de l'aéroport n'auront donc pas besoin de croiser les doigts : la présence de ce petit rat n'aura sans doute pas les mêmes conséquences qu'à Brest, où le fameux escargot de Quimper a empêché la construction d'un centre de formation de football

L'escargot ne pouvait être déplacé puisqu'il s'agissait d'une opération privée.

Ceci étant, pour éviter toutes ces querelles, on a une solution encore plus radicale et extrêmement naturelle : il suffit de réintroduire le héron en masse dans la campagne ligérienne. Cet oiseau est  le prédateur attitré du rat d'eau.

Alors, Héron-Ayrault, même combat ?

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Un nouveau site emploi joue sur la proximité candidat-employeur

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JOBaProximite.png

Surfant sur la vague des réseaux professionnels et des sites emploi, de nombreuses sociétés tentent de lancer leur propre solution pour satisfaire les attentes des candidats et des entreprises. Si beaucoup restent dans l’ombre, nous en avons trouvé une qui sort du lot. Son nom : JOBaProximite.

Que l’on soit un candidat en quête du graal emploi, un salarié cherchant à changer d’emploi ou une entreprise soucieuse de parier sur le bon profil, on appréhende toujours un peu le passage par la case CV.

Pourquoi une telle défiance envers ce document clé du recrutement ?

Pour les candidats, il y a la peur des 7 secondes-douche comprise (le temps moyen que passe un recruteur sur un CV) qui peuvent leur donner l’impression d’être traités comme un point de bétail.

7 secondes, c’est un chiffre que l’on retrouve régulièrement et qui s’explique tout de même par le nombre conséquent de CV que peuvent recevoir les entreprises et les recruteurs chaque année (cf. : le million de CV reçus chaque année par Carrefour).

Côté entreprise, la faillibilité certaine du système (faut-il vous rappeler que 90 % des candidats trouvent normal d’arranger leur CV) peut les inciter, parfois, à une certaine retenue devant le candidat qui présente un CV conjugué au plus que parfait.

Ici cependant, le serpent se mord la queue. Si le candidat joue parfois au CV menteur, c’est parce qu’il sait qu’il n’a que 7 secondes pour plaire au recruteur.

Mais passons.

Fort de ces constats, des réseaux sociaux professionnels ont vu le jour (LinkedIn et Viadeo). Ils permettent aux candidats de mieux se faire voir, et aux entreprises de se présenter sous leur meilleur jour. Voici, par exemple, une annonce emploi pour un recrutement Saint Gobain.

D’accord.

Mais une question restait alors en suspend : comment rapprocher les candidats et les entreprises qui partagent des valeurs communes ?

C’est la mission que s’est donnée JOBaProximite, un site d’emploi généraliste qui repose sur deux principes : transparence / géolocalisation des profils des entreprises ET des chercheurs d’emploi.

Question transparence, le site permet aux candidats et aux entreprises de se brosser le portrait de la manière la plus complète qui soit. Les candidats ne sont pas obligés de s’en tenir au triptyque école-parcours-hobby et peuvent parler davantage d’eux et notamment de leurs attentes, de leurs atouts, et de tout ce qui peut servir leur image.

JOBaProximite--atlantisrhD2-1.jpg

 

Ci-dessus un exemple d’accroche d’un profil candidat.

Ce qui peut être utile puisque les expériences professionnelles connexes sont de plus en plus valorisées. Sur ce point, permettez que l’on cite ce passage d’un post précédent  :

« (…)il faut miser sur les stages, les jobs d'été et les jobs étudiants, et mettre en valeur ses expériences sur son CV et lors de l'entretien. Un article du Point pointe bien le problème : « La manière dont vous présenterez votre expérience et votre faculté à les mettre en avant comptent souvent plus que les postes que vous avez occupés. »Que les vendeurs estivaux de Miko se rassurent donc : une bonne présentation et ils ne laisseront pas les recruteurs de glace... »

Quant aux entreprises, quelles qu’elles soient, elles sont invitées à jouer cartes sur table et à dévoiler leurs meilleurs atouts viades photos, une présentation complète du lieu de travail ou encore des témoignages de leurs clients, de leurs salariés ou encore de leurs prestataires.

N’en jetez plus, la coupe (à cœur) est pleine.

Alors, évidemment, on voit venir les plus sceptiques avec leurs gros sabots :

« Et qu’est ce qui nous prouve que candidats et entreprises racontent la vérité ? »

Réponse : rien.

Néanmoins, on peut estimer que plus on a de place pour s’exprimer et se présenter, moins on a besoin de mentir. Et puis, le classique outil « recommandations » pourra apporter une garantie de choix.

Les mêmes sceptiques ne manqueront pas de revenir à la charge, façon dragueur éméché, pour souligner que les recruteurs qui n’ont pas dix secondes devant eux pour regarder un CV n’en auront pas 100 pour lire un portrait plus complet.

Ce n’est pas faux. En tout cas, pour les entreprises qui ne se trouvent pas sur le réseau. Pour les autres (et il y en a déjà quelques unes : Sephora, Monoprix, C&A), elles scruteront forcément avec attention les profils candidats sur le site.

Mais au-delà de cet aspect du site, un autre atout non négligeable est évidemment la géolocalisation des offres d’emploi.

Or, si l’on regarde les études concernant les lieux de prédilection pour travailler, on constate que les salariés préfèrent ne pas trop s’éloigner de leur région natale.

Chez JOBaProximite, ils ont tellement compris la problématique qu’ils l’ont choisie comme marque.

Grâce au système de géolocalisation intégré au site, entreprises et candidats connaissent précisémentla distance et le temps de trajet qui les séparent.

On n’y pense pas mais un employeur préférera toujours trouver un candidat qui habite à 100 m du bureau qu’un autre perdu dans la pampa.

Quant au candidat, c’est tout bénéfice, puisqu‘il peut voir directement toutes les offres disponibles autour de chez lui.

 

 

Plus d’informations : http://www.jobaproximite.com

 

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La Chine prévoit de construire le plus long tunnel sous-marin du monde

Publié le par Le blog des cadres du BTP

tunnel-sous-marin-en-chine.jpg

 

Et c'est reparti en Chine. Après l'ex-future tour la plus haute du monde, dont le chantier fut arrêté pour de sombres histoires administratives, voilà que Pékin vient d'annoncer un nouveau futur projet gigantesque : la construction du plus long tunnel sous-marin.

 

123 km (dont 90 sous l'eau). C'est plus de deux fois plus grand que le Tunnel sous la Manche (50,5 km) qui, rappelons-le, a été élu récemment ouvrage du siècle.

 

Une nouvelle fois, la Chine ne fait pas dans la demi-démesure. 

 

Ce nouveau tunnel ferroviaire passera sous la mer de Bohai, au nord est de la Chine, et reliera la ville de Dalian à celle de Yantai. Les deux ports pourraient donc se retrouver bord à bord en 2026.

 

Le tunnel, à but ferroviaire comme le tunnel sous la Manche, sera composé de deux tubes parcourus par des trains, et d'un tube de service. Ces trains transporteront passagers et voitures, et effectueront la traversée en une quarantaine de minutes, à une vitesse de 220km/h.

 

Selon le journal anglophone chinois China Daily, cité par La Tribune, " Un plan de ce tunnel, qui pourrait coûter 220 milliards de yuans (26 milliards d'euros), sera soumis en avril au Conseil des Affaires d'Etat".

 

26 milliards d'euros, la somme peut paraître énorme, mais elle situe bien le défi technologique que représente ce chantier qui va notamment traverser… une zone sismique. La Chine aime décidément les challenges.

 

Au moins, on ne peut pas taxer Pékin de ne pas essayer de provisionner au plus juste. 

Le tunnel sous la Manche, lui, avait été estimé à 3,6 milliards de dollars. Il a finalement coûté 15 milliards.

 

Si le projet chinois est adopté, le chantier pourrait débuter en 2015 ou 2016.

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Le pont de Térénez obtient un nouveau prix mondial

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

Pont-de-Terenez3La construction française est à l'honneur : le pont de Terenez, situé dans le Finistère, vient de recevoir le prix de la fédération International du Béton FIB 2014. Cette récompense est la seconde au niveau mondial après le World Infrastructure Award obtenu en septembre 2013.

Il y a une semaine, nous avons publié un post dans lequel on évoquait les ponts qui ne servent à rien, tels les ponts déchaussés belges ou notre pont inutile national situé en Guyane. Quelques jours auparavant, c'est un pont monté à l'envers qui avait attiré notre attention.

Parfois, les ponts ont d'étranges histoires...

Mais souvent, ils en ont aussi de magnifique.

C'est le cas du pont de Terenez, situé à quelques kilomètres des bureaux brestois d'Atlantis-RH.

L'ouvrage,  conçu par un duo mythique, l’ingénieur Michel Virlogeux et l’architecte Charles Lavigne, a qui l'on doit entre autres le pont de Normandie, a remporté récemment deux distinctions internationales comme le rappelle Le Moniteur :

"La plus récente, le prix de la Fédération International du Béton FIB 2014, a été remis le 10 février 2014 à Bombay (Inde) à Emmanuel Bouchon, responsable des grands ouvrages et de l’innovation à la Direction Technique Infrastructures de transports et matériaux (ex-Sétra) du Cerema , qui avait établi le projet technique. Ce prix, attribué tous les 4 ans au congrès de la FIB, a distingué cinq lauréats (2 ponts, 3 bâtiments) parmi quarante-quatre, classés en deux catégories, "ponts" et "bâtiments".

"La deuxième récompense est le World Infrastructure Award 2013 attribué en septembre 2013 par la revue World Infrastructure News".

Pourt rappel, cet ouvrage exceptionnel détient un record du monde de portance en courbe : 285 mètres sans la moindre pile de soutien. Il a été construit par l'entreprise Vinci et ses filiales.

C'est également un petit plaisir pour l'un des co-auteurs de ce blog qui a participé à l'écriture d'un livre sur le pont de Térénez...

Champagne !

pont-de-terenez

 

 Photos : Vinci

 

 

 

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Sans harnais, ils escaladent une tour de 650 mètres...

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

Vous êtes vous jamais demandé ce que pouvaient ressentir les ouvriers du New York des années 20, ces travailleurs en haute altitude qui ne portaient aucun harnais et faisaient la sieste tandis que la Big Apple fourmillait des dizaines de mètres plus bas ?

 

Evidemment, certaines photos prises à l'époque permettent de se faire une idée de la vie quotidienne de ces trompe la mort. Mais nous n'avons là qu'une vision partielle et altérée par l'image.

 

 

 

 

Pour mieux comprendre et ressentir les sensations de ces travailleurs de l'extrême, voici une vidéo assez folle réalisée par deux jeunes Russo-Ukrainiens, Vitaliy Raskalov et Vadim Makhorov, qui ont tout simplement escaladé le sommet de la tour de Shanghai, toujours en construction. Petit différence avec les travailleurs new-yorkais : les deux casse-cous ont terminé leur ascension sur une grue qui culmine à... 650 mètres.

 

La photo la plus célèbre des travailleurs New-York a été prise un étage avant le sommet du Rockfeller Center, lequel mesure "seulement" 259 mètres. 

 

Avant de visionner cette vidéo, en plein écran, on espère que vous avez le coeur bien attaché...

 

 

 

 

 

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L'Europe s'attaque à l'entente cordiale nucléaire

Publié le par Le blog des cadres du BTP

entente-cordiale-nucléaire

C'est ce que l'on pourrait appeler the comble du comble. Alors que Français et Anglais, habitués aux prises de rixes en dépit de leur entente cordiale, semblaient avoir trouver atomes crochus sur la construction de deux EPR (19 milliards d'euros quand même), voilà que l'Europe fait des siennes pour briser cette amitié nouvelle.

 

La commission européenne a publié un rapport au mois de décembre dans lequel elle expose ses doutes sur les aides apportées par Londres pour garantir au consortium, mené par EDF, un prix fixe de l'électricité pendant 35 ans. La commission évoque le risque de "distorsions de concurrence" (source les Echos).

 

Dans le même article : "La Commission s’interroge sur l’opportunité de garantir des prix fixes alors que les autres projets de centrales nucléaires ont été financés sans ce mécanisme. Estimant que le coût du capital pour construire la centrale pourrait avoir été surévalué, Bruxelles demande notamment d’examiner les conditions dans lesquelles des bénéfices exceptionnels pourraient être évités".

 

La morale de cette histoire, c'est un peu celle de l'arroseur arrosé. Le Royaume-Uni, terre insoumise et libérale s'il en est, pourfendeuse des coups de Buxelles, se trouve aujourd'hui prise en défaut par l'Europe pour qui la libre concurrence tout crin est un principe de base. Pas sûr que Londres apprécie l'invasion de son pré carré.

 

Côté français en tout cas, on ne semble pas s'alarmer outre mesure. Le ministre de l'énergie Philippe Martin a déclaré qu'il s'agissait là d'une "procédure normale".

 

Si tout se passe bien, EDF renforcera sa position de premier producteur d'électricité outre-Manche.

 


 

 

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Quand les ponts ne servent à rien...

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

ponts-inutiles-interrogation.jpg

La gabegie des deniers de l'Etat, surtout lorsqu'il s'agit d'ouvrage public, est un sujet qui interpelle toujours. Tout cet argent dépensé pour rien, toutes ces routes qui ne mènent nulle part ou ces immeubles inhabités...

Les ponts ne sont pas en reste. Il existe à leur sujet des histoires formidables. Regardez la dernière en date. A La Haye, au Pays-Bas, un pont construit en septembre 2012 se révèle être un vrai fiasco ! Personne ne le fréquente !

Bon, il faut reconnaître que ce pont n'est destiné qu'à assurer la circulation d'écureuils, mais quand même. L'écureuil, le symbole de l'épargne, mêlé à une affaire d'argent gaspillé, c'est un comble.

Rassurez-vous, nous avons d'autres exemples plus symptomatiques. Prenons, au hasard, la Belgique. Nous n'avons vraiment rien contre les Belges (ne vous a-t-on pas d'ailleurs incité à aller travailler là-bas?), mais il faut bien avouer qu le plat pays décroche le pontpont du dadaïsme urbain.

Mais avant tout, il y a une explication : dans les années 70, les ingénieurs des travaux publics belges recevaient une prime à la tonne de béton dépensée (tiens cela nous rappelle une histoire de prime bien française avec les rond-points). Pas besoin de discours pontifiant, la motivation était tout trouvée. Du coup, des ponts il y eu, tout comme un gros problème : les routes qui devaient passer dessus n'ont bien souvent, jamais vu le jour...

Le résultat en image :

Le pont de Ham

pont de ham

Le pont qui surplombe le Canal Albert dans la ville limbourgeoise de Ham relie... deux prairies. Construit en 1977, il s'agissait à l'origine d'un tronçon d'une autoroute qui devait relier Bree à Aarschot et qui, évidemment, ne la relia jamais...

Les ponts de Varsenare

ponts de Varsenare

Entre Varsenare et Jabbeke trônent deux ponts inachevés et peu couronnés de succès. Construits en 1976, ils devaient faire partie de l'autoroute entre Zeebrugge et Calais qui, comme vous le devinez, n'a jamais vu le jour.

Le pont suspendu de Godsheide 

pont suspendu de Godshelde

Le pont suspendu de Godsheide a été construit à la fin des années 70 pour relier Hasselt et Genk en surplombant le Canal Albert. Mais ce projet n'a jamais abouti. L'ouvrage est passé du statut de plus long pont suspendu de Belgique à celui de chemin à circulation locale.

Et pour finir notre petit tour belge, voici la commune la plus gâtée du pays. Au Roeulx, ce n'est pas un mais trois ponts inutiles qui font partie du décor...

 

 

 

 

Décidément, nos voisins belges ont de quoi discuter sur l'argent public éparpillé façon puzzle... Ce n'est pas en France que cela arriverait, n'est ce pas ?

 

Non, pas chez nous.

 

Quoique...

 

En France aussi, nous avons nos petits ponts édifiants. En voici deux exemples.

 

A Auzeville, on ose tout, même les ponts inutiles.

 

Depuis 30 ans « Le pont des chèvres », ainsi rebaptisé par un ancien élu, enjambe l'autoroute des deux mers au niveau d'Auzeville-Tolosane, juste avant le péage du Palays à Ramonville. Particularité : Il n'a jamais jamais servi depuis sa création à la fin des années 70 puisqu'aucune route n'a été construite de part et d'autre. 

Un peu plus au sud, en Guyane, l'histoire du pont sur l'Oyapock ressemble elle à un nouvel épisode du pont sur la rivière couac.

 

pont-oyapock.jpg

 

Le pont est certes achevé depuis deux ans, mais personne ne peut l'emprunter puisque côté brésilien, la route n'est pas terminée. Et à en croire les locaux, personne ne l'empruntera puisque ce pont est avant tout... une frontière, protégée par les douanes, qui ne manqueront pas de bloquer toute marchandise non conformes aux normes européennes. 

 

Or, au milieu de la jungle, il n'y a quasiment que cela.

 

Ce n'est donc pas demain que l'épilogue du bal des pirogues sera signé.

 

Cette histoire a déjà coûté quelques dizaines de millions d'euros, partagées entre le Brésil et la France. Comme quoi, il n'y a pas que les bons ponts qui font les bons amis.

 

 

 

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