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Egis, le succès de l'ingénierie à la française

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Egis a le vent en poupe ! Depuis le début de l'année, la société d'ingénierie a tendance à mettre tous les œufs dans le même panier : conception du système de gestion d'ordures de l'Equateur, réhabilitation de 223 barrages en Inde, conception d'une zone industrielle en Birmanie, Egis cartonne.

Il faut dire que la société surfe depuis longtemps sur la vague du succès. Si l'on fait le compte de ces dernières prises de participation dans les chantiers divers (métro de Riyad, métro du Grand Paris, route du littoral à La Réunion, pont levant de Bordeaux - grand prix de l'ingénierie l'an dernier - Radio France, Bibliothèque Richelieu, Balard...), on obtient une sacrée liste de succès. Seul notre Johnny national pourrait revendiquer pareil décompte.

Il n'est donc pas étonnant qu'au Panthéon de l'ingénierie française, Egis trouve bonne place en ce moment. Elle est ainsi la seule société française à figurer dans le Top 10 européen et le Top 20 mondial de l'ingénierie.

Mais ce qui est la plus impressionnant là-dedans, c'est qu'Egis est une société à capitaux publics. Elle est en effet détenue à 75 % par la Caisse des Dépôts.

Fichtre, l'action publique française ne se priverait donc pas de beaux succès ? On pensait que l'invention de la TVA était le plus grand bienfait sorti de notre administration. Il semblerait que nous ayons eu tort....

Egis, créé à la base par l'Etat pour la conception des autoroutes françaises, regroupe aujourd'hui différentes entités issues de l'Etat et des collectivités locales, spécialisées dans l'engineering des routes, des métros ou des espaces publics français. Et elle avance plus vite qu'une berline allemande lancée sur l'A 10 : Egis a crû en moyenne de 10 % par an depuis cinq ans.

La raison de ce succès ? Les Echos nous en propose une : «  l'excellence du personnel de notre sphère publique dans le domaine de l'équipement et, en arrière-plan, celle de l'Ecole des ponts qui a fourni les bataillons d'ingénieurs à Bouygues, Eiffage, Vinci, Veolia et Suez, et a permis à ces sociétés de prendre des leaderships mondiaux ».

Pas besoin de chercher loin pour la distribution de pont points ! 

En tout cas, Egis compte aujourd'hui 12.000 collaborateurs, parmi lesquels 7.400 ingénieurs. La société réalise la moitié de son chiffre d'affaires(881 millions d'euros l'an dernier) à l'étranger.


 

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La première hydrolienne pourrait être bretonne !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

 

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La première hydrolienne sera-t-elle bretonne ? La question ne doit plus faire marée. Le projet proposé par Sabella, en association avec GDF Suez, devrait réussir à boucler son budget avant l'été. L'hydrolienne D 10 pourrait être immergé dès cet hiver dans le Fromveur, entre Ouessant et le continent.

Des fonds pour toucher le grand fond : voilà quel était le principal obstacle sur la route immergée de l'hydrolienne D 10 qui, comme son nom de départementale l'indique mal, pourrait devenir le premier engin sous-marin à être raccordé à un réseau électrique.

12 millions d'euros devaient être trouvés pour boucler la boucle et permettre la fabrication, l'installation et les tests en mer. Ils tomberont sans doute avant l'été.

Comme le rapporte le site entreprises.ouest-france.fr, « Une partie de ces fonds permettra de terminer la base de l'hydrolienne. La partie haute est déjà réalisée et testée. Elle comprend le « cerveau » de l'hydrolienne : chaîne électrique, générateur, convertisseurs, transformateur. Les pales de la turbine ont été fabriquées chez CDK (Port-la-Forêt). L'assemblage final est prévu en fin d'année à Brest. Il ne resterait qu'à immerger le bébé de 450 tonnes à 55 mètres de profondeur, à l'abri de la houle. Une part du financement, non négligeable, est réservée à la pose de l'engin dans le Fromveur, entre la pointe du Finistère et Ouessant. L'installation pourrait avoir lieu cet hiver. Si le temps le permet ».

On espère bien que le temps sera clément comme un pape, car les enjeux sont énormes, comme nous l'évoquions dans un précédent papier. En effet, une étude britannique a montré que le marché lié aux énergies bleues pourrait atteindre 535 milliards d'euros entre 2010 et 2050. Et quand il s'agit d'argent, on peut faire confiance à l'"english flair" pour repérer les bons plans...

En tout cas, à ce prix là et si l'hydrolienne fait son nid au larges de nos côtes, il faudra peut-être bientôt parler d'un nouvel émirat breton. L'émirat de Sein, ça sonne bien. Avec tout cet argent, les parieurs vont peut-être pouvoir mettre une pièce sur la victoire du Stade Brestois en Ligue des Champions...

Bon, avant de tirer des plans sur la comète et de rêver à Messi au stade Francis le Blé, Sabella va d'abord devoir répondre avant le 16 mai à l'appel à manifestation d'intérêt (AMI) lancé par le gouvernement. 

L'AMI ? C'est un mécanisme qui permet à l'État de soutenir l'industrie des énergies marines en facilitant l'émergence d'une filière française. Gagner cet AMI permet d'obtenir un fort subventionnement à l'investissement. Et de bénéficier d'un prix de rachat bonifié du Mwh.

Clin d'oeil de l'histoire, l'AMI va concerner deux sites. Le breton donc, et un site normand situé dans le Cotentin. Se dirige-t-on vers un nouvel épisode de la guéguerre britanno-normande ? Peut-être.

Mais vu les enjeux, même une restitution compensatrice du Mont Saint-Michel n'intéressera pas grand monde en Bretagne... 

A terme, une ferme pilote pourrait voir le jour en 2017. Elle se situerait au Fromveur et pourrait compter 100 à 200 machines et devancerait le grand projet écossais, lui aussi en course pour devenir le premier parc d'hydrolienne au monde.

 

 

 

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Dimanche, le chantier du futur plus haut gratte-ciel du monde va débuter

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Dimanche, l'Arabie Saoudite va écrire une nouvelle page de l'Histoire de la construction. Le grand H est vraiment de rigueur  : le chantier de plus grand gratte-ciel du monde va débuter. Dans 5 ans, la Kingdom Tower cumulera a 1000 mètres dans le ciel de Djeddah. 

Un kilomètre de hauteur. Rien qu'à l'écrire, cela semble dingue. Pourtant, c'est bien à cette altitude folle que se situera le dernier étage de la Kingdom Tower, sise à Djeddah en Arabie Saoudite.

La tour dépassera de 170 mètres le Burj Khalifa de Dubaï, actuel détenteur du record, ce qui semble-t-il réjouit l'Arabie Saoudite. Entre Emirats, on a des joies simples.

 

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Les chiffres de la construction donne le vertige. Un peu comme si vous vous retrouviez au sommet d'une tour d'un kilomètre de haut. Voyez plutôt  :

 

- 1.000 mètres de haut, donc

- Une superficie totale de 530.000 m2 au sol

- Des fondations de 60 mètres de profond

- 200 étages

- 80.000 tonnes d’acier

- 500 000 m3 de béton

- 59 ascenseurs

- 1,23 milliard de dollars de budget (890 millions d’euros)

 

Oui, tout ça est bien beau, mais nous, nous nous posons quand même une question essentielle  :

Qui va vouloir aller vivre tout là-haut  ? Quand on sait qu'au sommet de la «  petite  » Burj Khalifa, le vent secoue le bâtiment sur une amplitude de 2 à 4 mètres, on n'ose imaginer ce que cela va donner en haut de a Kingdom Tower. Si c'est pour attraper le mal de mer, merci, mais on préfère en attraper un vrai dans le raz de Sein. C'est légèrement plus viril.

Blague à part, on peut penser ce que l'on veut de l'intérêt de cette tour, il n'en demeure pas moins que la performance technique promet d'être extraordinaire...

Gros clin d'oeil de l'Histoire, pas peu borgne sur ce coup là : la construction a été confiée au Ben Laden Group, entreprise fondée par le père d'Oussama Ben Laden. Comme quoi, les tours hautes c'est bien de famille : Oussama avait lui-même une facheuse tendance à monter (haut) dans les tours.

En tout cas, il vaudrait mieux pour ce projet qu'il ne souffre pas tro de retard. La Chine a déjà annoncé qu'elle souhaitait mettre la barre encore plus haut. A Shanghai, le projet de Bionic Tower, dont le point culminant doit s'élever à 1220  m, pourrait voir le jour à l'horizon 2020.

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Les ingénieurs diplômés se montrent inquiets pour leur premier emploi (mais nous avons les solutions)

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Peur sur la vie professionnelle. Voilà un film que l'on pourrait semble-t-il tourner à la sortie des écoles d'ingénieurs, du moins si l'on en croit un sondage de l'observatoire des grandes écoles. Celui-ci révèle que les jeunes ingénieurs diplômés, ainsi que leurs collègues du commerce, redoutent de plus en plus le moment de leur arrivée sur le marché de l'emploi.

 

Ainsi, comme le rapporte le Nouvel Obs, «deux tiers des 1.300 élèves interrogés dans treize grandes écoles par le cabinet de ressources humaines Gallileo, affirment qu’ils n’hésiteraient pas à rogner sur leur salaire d’embauche s’ils rencontraient "plus de difficultés que prévu à trouver rapidement un premier emploi" ».

 

Et ce n'est pas tout. Dans le cas où les diplômés trouveraient chaussure à leur pied, emploi à leurs compétence et goût, ils se disent prêts à 66% à accepter un contrat à durée déterminée plutôt qu’un CDI, "même sans garantie de CDI par la suite".

 

Tant de craintes, tant de sacrifices à venir... Mais qu'est ce qui se passent avec la future élite de la France ?

 

Et bien elle est inquiète. Tout simplement.

 

40% des futurs diplômés se déclarent "très" ou "un peu inquiets" de ne pas trouver rapidement un poste une fois leur diplôme en poche, les femmes l'étant plus que les hommes (52% contre 31 %). Cela vaut même pour ceux venant d'HEC, qui n'est pas franchement connu pour produire du galérien sur le marché de l'emploi.

 

Bon, certes, les conditions se sont un peu durcies ces derniers temps et les nouveaux venus sur le marché de l'emploi gagnent souvent moins qu'auparavant.

 

Néanmoins, nous voyons ici trois raisons objectives pour les jeunes ingénieurs de ne pas baisser la tête au moment de plonger dans le monde professionnel :

 

1/ Selon une étude de l'Usine Nouvelle, les ingénieurs diplômés n'attendent qu'1,2 mois, en moyenne, avant de décrocher leur premier emploi. 1,2 mois, ce n'est pas très long, à peine le temps qu'il faut pour relire toute l'oeuvre de Guillaume Musso. Vous verrez, cela passe vite....

 

2/ les diplômés ont 52 fois plus de chances que les non-diplômés de s'expatrier selon un calcul de l'Usine Nouvelle. Avec votre diplôme d'ingénieur en poche, vous pouvez parcourir le monde avec l'assurance de décrocher un boulot, notamment en Allemagne ou l'ingénieur local est une espèce en voie de disparition...

 

3/ Même si vous ne prenez pas la poude d'escampette ou celle de Berlinpinpin, du travail il y en a, qui plus est immédiat, dans notre beau pays. Vous êtes sceptiques ? Alors venez voir les offres d'Atlantis-RH. Cela devrait redonner le moral à pas mal de diplômés....

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Le chiffre du dimanche : 56

Publié le par Le blog des cadres du BTP

podium copie56, c'est le pourcentage de lycéens des séries S et technologiques qui souhaiteraient suivre des études d’ingénieur. Comme quoi, la relève est là qui rêve de lendemains qui chantent une fois son diplôme en poche. Ce chiffre de 56 serait même en hausse de 10% par rapport à 2013. Les études d'ingénieurs font décidément recette.

L'étude menée par les Arts et Métiers ParisTech et Opinion Way sur « Les lycéens et l’industrie » nous révèle que niveau relève ce sont d'abord les garçons (68%) qui aspire à poursuivre des études d'ingénieurs contre 32% des filles.

55% des élèves de S se voient ingénieur, 61% des autres séries technologiques, 64% des premières mais seulement 48% des terminales qui appréhendent peut-être mieux la réalité des études.

L'attrait pour les études d'ingénieur ne date pas d'hier évidemment et la dernière étude du Céreq sur l'emploi des jeunes qui précise que les ingénieurs "quelle que soit leur discipline, sont protégés de la dégradation économique et bénéficient toujours de conditions d’insertion favorables" conforte l'ambiance générale. On comprend la jeunesse qui s'intéresse ainsi à un secteur où taux de chômage peinent à atteindre 4,5 %...

Mais nous nous posons une question : les lycéens en série S et technologiques, il doit bien y en avoir 600 000 ou 700 000. Si on prend 56 % de 600 000, ça nous en fait quand même 336 000, dont une moitié, grosso modo, qui obtient son bac chaque année. Donc, il y aurait potentiellement, chaque année, 170 000 candidats aux études d'ingénieur. C'est Arnaud Montebourg qui va être content...

Néanmoins, au risque de relancer les vieilles querelles, il faut bien rappeler qu'on ne forme que 30 000 ingénieurs chaque année en France.

On risque de laisser quelques vocations sur le carreau...


 

 

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Chine : 10 maisons imprimées en 24 h

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Ah les Chinois ! A peine a-ton appris qu'une maison serait peut-être imprimée en 3D, et en 24h, aux Etats-Unis, que l'Empire du milieu trouve le moyen de faire beaucoup plus vite, beaucoup plus fort : la société WinSun Decoration Design Engineering Co, appelons la WDDEC, a réussi à imprimer 10 maisons en 24 h.

Vous vous souvenez des hôtels hallucinants poussant comme des champignons ? Et bien nos amis de WDDEC ont de nouveau appuyé sur le dit-champignon pour établir un record : 10 maisons de 200 m2 chacune imprimées en 24 h .

Bon, évidemment, il y a une petite susceptibilité dans cette démonstration de force : les maisons n'ont pas été contruite sur place, comme le prévoit le projet américain.

Chaque pièce (murs, sols, toits, etc.) a été fabriquée séparément, couche par couche, par une imprimante géante de 6,6 mètres de haut, 32 mètres de long et 10 mètres de large, avant d’être assemblée sur le site, à Shanghai.

La performance n'en demeure pas moins exceptionnelle d'autant que les maisons proposées sont très écologiques, étant constituées davantage de broc que de briques.

Les matériaux utilisés sont tous des déchets et des surplus industriels de chantiers ou d’usines désaffectées, comme du ciment ou de la fibre de verre.

Evidemment, l'intérêt principal de ce type de construction est qu'il fait baisser drastiquement le prix des maisons qui sont évaluées à 3700 euros.

La Chine a d'ailleurs prévu de construire des dizaines d'usine de recyclage afin de produire suffisamment de matière pour ériger des villes entières.

Pékinprimé, c'est pour bientôt ?


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Un immeuble de 29 étages se transforme en Tétris géant !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Qui a dit qu'il n'y avait rien de plus triste qu'un immeuble la nuit ? Surement pas les habitants de Philadelphie !

Il y a quelques jours, un immeuble de 29 étages, le Cira Centre de Philadelphie a servi d'interface pour la plus grande partie de Tétris jamais jouée. Tétris ? Mais si, souvenez-vous, ce jeu ou l'on doit insérer des briques (sur un immeuble quoi de plus logique) les unes dans les autres, qui a rendu dingo des centaines de milliers de joueurs (dont peut-être vous) et qui vient de fêter ces trente ans. L'immeuble de 134 mètres utilisé pour l'occasion, sur lesquels des milliers de LED ont été installées, avait déjà été utilisé pour jouer à Pong en avril 2013.

Maintenant, il n'y a plus qu'à attendre une version française de jeux vidéo urbain. Et pourquoi pas une partie de Mario Arc, sur l'Arc de Triomphe bien sûr...

 

 


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Les ingénieurs aussi ont le droit de déconnecter

Publié le par Le blog des cadres du BTP

debrancher-prise-electrique.jpgIngénieurs, vous êtes submergés quotidiennement par vos mail, SMS et autres téléphones ? Et bien rassurez-vous : cette vague numérique vient de se fracasser contre le Syntec (syndicat patronal de l'ingénierie) et le Cinov (syndicat patronal des bureaux d'études). Les deux organismes ont accepté de signer, la semaine dernière, un accord avec deux syndicats de travailleurs, la CFDT et la CGC, pour reconnaître une  «obligation de déconnexion des outils de communication à distance».

Bon, ne sautons pas tous au plafond : cet accord porte sur les forfaits-jours, ces contrats appliqués aux salariés autonomes décomptant le temps de travail non en heures mais en jours.

Le salarié concerné accompli une journée de travail (ou demi-journée) quel que soit le temps qu’il a réellement consacré à son activité professionnelle. On voit tout de suite le problème : avec la multiplication des mails et SMS, en plus du bon vieux téléphone, les forfait-jour empiète sérieusement sur la nuit, ce qui nuit à la mise à jour du travail.

Vous  suivez ?

Il est vrai qu'aujourd'hui, l'ingénieur, et les cadres en général, subissent l'explosion de technologies censées nous simplifier la vie.

MDR, comme diraient les jeunes.

Pour rappel, et en ne considérant que les mails, voilà ce que nous écrivions il y a quelques mois 

"Il faut avouer que les chiffres font peur : aujourd’hui, un professionnel reçoit et envoie en moyenne 110 e-mails par jour. Il vérifie sa boîte de réception une vingtaine de fois par jour et ça lui prend 2h dans sa journée. Un manager passerait 40% de son temps à écrire des e-mails à ses collaborateurs (source: The Hampsters Revolution)"

Oui, il était temps de faire quelque chose. Mais ce premier pas est encore bien timide.

L'«obligation de déconnexion des outils de communication à distance» n'est pour l'instant qu'une affirmation de principe.

L'accord représente toutefois une avancée certaine. Qui sait, demain, l'ingénieur branché sera peut-être déconnecté !

 

 

 

 

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