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Au Belize, une pyramide détruite pour construire une route

Publié le par Le blog des cadres du BTP

stress-2C'est la meilleure de l'année, ou la plus triste d'ailleurs : au Bélize, une entreprise de construction a détruit une pyramide vieille de 2300 ans afin d'en extraire les pierres nécessaires pour tracer sa route…

Une pyramide de 2300 ans…

On abuse du Bailey's au Bélize ?

L'histoire fait évidemment grand bruit dans ce petit état d'Amérique centrale. Comment l'entreprise a-t-elle pu ne pas voir la pyramide de Nohmul, au nord du pays ?

Les ruines mayas se trouvaient au milieu d’un champ de canne à sucre. Même les têtes en l'air ne pouvaient manquer le sommet de la pyramide, qui culmine à près de 30 mètres de haut. L’emplacement des ruines était connu et le paysage de la région est naturellement plat.

Evidemment, l'entreprise n'a pas pu ne pas la voir…

Aujourd'hui, la compagnie risque des poursuites.

Et d'avoir Maya partir avec la justice.

Selon la loi, toute ruine pré-hispanique est sous protection gouvernementale, qu'elle se trouve ou non sur un terrain privé. Le patron de l'entreprise risque 10 ans de prison. Cependant, ce n’est pas la première fois qu’un tel incident de ce genre survient au Belize, pays de ruines et de jungle, où les politiques ferment parfois les yeux afin d'ouvrir de nouvelles voies de circulation.

Du Bélize à Astérix, il n'y a qu'un pas, mais ce n'est pas en France qu'un tel événement arriverait, n'est-ce-pas ?

Non... enfin, pas tout à fait.

Souvenez-vous, novembre dernier, la Gironde gronde, un château vient d'être détruit "accidentellement". Voilà ce que nous écrivions alors :

"Il y a trois semaines, des ouvriers polonais, employés par un propriétaire russe, ont détruit une chartreuse du XVIIIème siècle, le château de Bellevue. Le dit propriétaire ne disposait que d'un permis de construire pour rénovation, mais le château s'est bel et bien retrouvé éparpillé, façon puzzle. Sur les 13.000m² de bâtiment, il ne reste aujourd'hui qu'une petite dépendance d'époque. C'est ce que l'on appelle faire table rase".

Et oui, même chez nous...

Du coup, chez Atlantis RH, nous sommes devenus très méfiants. Nous songeons même à modifier prochainement nos annonces.

Nous recherchons un chef de chantier en Bretagne ? Le profil mentionnera bientôt : aptitude à reconnaître un menhir.

Car même en Bretagne, un accident est toujours du dolmen du possible.

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