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La première hydrolienne pourrait être bretonne !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

 

1val

La première hydrolienne sera-t-elle bretonne ? La question ne doit plus faire marée. Le projet proposé par Sabella, en association avec GDF Suez, devrait réussir à boucler son budget avant l'été. L'hydrolienne D 10 pourrait être immergé dès cet hiver dans le Fromveur, entre Ouessant et le continent.

Des fonds pour toucher le grand fond : voilà quel était le principal obstacle sur la route immergée de l'hydrolienne D 10 qui, comme son nom de départementale l'indique mal, pourrait devenir le premier engin sous-marin à être raccordé à un réseau électrique.

12 millions d'euros devaient être trouvés pour boucler la boucle et permettre la fabrication, l'installation et les tests en mer. Ils tomberont sans doute avant l'été.

Comme le rapporte le site entreprises.ouest-france.fr, « Une partie de ces fonds permettra de terminer la base de l'hydrolienne. La partie haute est déjà réalisée et testée. Elle comprend le « cerveau » de l'hydrolienne : chaîne électrique, générateur, convertisseurs, transformateur. Les pales de la turbine ont été fabriquées chez CDK (Port-la-Forêt). L'assemblage final est prévu en fin d'année à Brest. Il ne resterait qu'à immerger le bébé de 450 tonnes à 55 mètres de profondeur, à l'abri de la houle. Une part du financement, non négligeable, est réservée à la pose de l'engin dans le Fromveur, entre la pointe du Finistère et Ouessant. L'installation pourrait avoir lieu cet hiver. Si le temps le permet ».

On espère bien que le temps sera clément comme un pape, car les enjeux sont énormes, comme nous l'évoquions dans un précédent papier. En effet, une étude britannique a montré que le marché lié aux énergies bleues pourrait atteindre 535 milliards d'euros entre 2010 et 2050. Et quand il s'agit d'argent, on peut faire confiance à l'"english flair" pour repérer les bons plans...

En tout cas, à ce prix là et si l'hydrolienne fait son nid au larges de nos côtes, il faudra peut-être bientôt parler d'un nouvel émirat breton. L'émirat de Sein, ça sonne bien. Avec tout cet argent, les parieurs vont peut-être pouvoir mettre une pièce sur la victoire du Stade Brestois en Ligue des Champions...

Bon, avant de tirer des plans sur la comète et de rêver à Messi au stade Francis le Blé, Sabella va d'abord devoir répondre avant le 16 mai à l'appel à manifestation d'intérêt (AMI) lancé par le gouvernement. 

L'AMI ? C'est un mécanisme qui permet à l'État de soutenir l'industrie des énergies marines en facilitant l'émergence d'une filière française. Gagner cet AMI permet d'obtenir un fort subventionnement à l'investissement. Et de bénéficier d'un prix de rachat bonifié du Mwh.

Clin d'oeil de l'histoire, l'AMI va concerner deux sites. Le breton donc, et un site normand situé dans le Cotentin. Se dirige-t-on vers un nouvel épisode de la guéguerre britanno-normande ? Peut-être.

Mais vu les enjeux, même une restitution compensatrice du Mont Saint-Michel n'intéressera pas grand monde en Bretagne... 

A terme, une ferme pilote pourrait voir le jour en 2017. Elle se situerait au Fromveur et pourrait compter 100 à 200 machines et devancerait le grand projet écossais, lui aussi en course pour devenir le premier parc d'hydrolienne au monde.

 

 

 

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