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Les ingénieurs aussi ont le droit de déconnecter

Publié le par Le blog des cadres du BTP

debrancher-prise-electrique.jpgIngénieurs, vous êtes submergés quotidiennement par vos mail, SMS et autres téléphones ? Et bien rassurez-vous : cette vague numérique vient de se fracasser contre le Syntec (syndicat patronal de l'ingénierie) et le Cinov (syndicat patronal des bureaux d'études). Les deux organismes ont accepté de signer, la semaine dernière, un accord avec deux syndicats de travailleurs, la CFDT et la CGC, pour reconnaître une  «obligation de déconnexion des outils de communication à distance».

Bon, ne sautons pas tous au plafond : cet accord porte sur les forfaits-jours, ces contrats appliqués aux salariés autonomes décomptant le temps de travail non en heures mais en jours.

Le salarié concerné accompli une journée de travail (ou demi-journée) quel que soit le temps qu’il a réellement consacré à son activité professionnelle. On voit tout de suite le problème : avec la multiplication des mails et SMS, en plus du bon vieux téléphone, les forfait-jour empiète sérieusement sur la nuit, ce qui nuit à la mise à jour du travail.

Vous  suivez ?

Il est vrai qu'aujourd'hui, l'ingénieur, et les cadres en général, subissent l'explosion de technologies censées nous simplifier la vie.

MDR, comme diraient les jeunes.

Pour rappel, et en ne considérant que les mails, voilà ce que nous écrivions il y a quelques mois 

"Il faut avouer que les chiffres font peur : aujourd’hui, un professionnel reçoit et envoie en moyenne 110 e-mails par jour. Il vérifie sa boîte de réception une vingtaine de fois par jour et ça lui prend 2h dans sa journée. Un manager passerait 40% de son temps à écrire des e-mails à ses collaborateurs (source: The Hampsters Revolution)"

Oui, il était temps de faire quelque chose. Mais ce premier pas est encore bien timide.

L'«obligation de déconnexion des outils de communication à distance» n'est pour l'instant qu'une affirmation de principe.

L'accord représente toutefois une avancée certaine. Qui sait, demain, l'ingénieur branché sera peut-être déconnecté !

 

 

 

 

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