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"Merci l'ingé", épisode 14 : Avec Skylon, des vols (beaucoup) plus courts

Publié le par Le blog des cadres du BTP

C’est la fin de semaine et le week-end vous tend des bras accueillants. Cela fait un petit moment que vous n’êtes pas sorti avec madame/monsieur, et comme vous dansez le tango comme pas deux, en pas de deux, vous emmèneriez bien votre moitié faire une petite virée à Buenos Aires ce soir, après le boulot.

Rassurez-vous, personne n’a pris de coup de chaud, même ici à Brest.

Ce scénario, encore hypothétique, pourrait prendre forme prochainement : une société anglaise, Reaction Engines, travaille en ce moment sur un concept d’avion spatial, Skylon, qui s’annonce comme l’un des projets les plus prometteurs du siècle naissant : transporter des passagers n’importe ou dans le monde en moins de quatre heures.

(Soit plus vite qu’un trajet Paris-Brest en train, snif !).

Son fonctionnement ?

C'est simple : de la piste de décollage jusqu'à Mach 5, le moteur tire son oxygène de l'atmosphère. Au-delà de Mach 5 et de 26 km d'altitude, le moteur se comporte comme un moteur-fusée standard à haute impulsion spécifique, utilisant l'oxygène liquide embarquée avec son carburant pour atteindre la vitesse de satellisation jusqu'en orbite terrestre basse à 300 kilomètres d'altitude.

Les moteurs permettent d’atteindre une vitesse de pointe de plus de 5 500 km/h. (Airbus A 380 : environ 1000 km/h).

Buenos Aires, estamos aqui !

Oui, enfin presque.

Pour l’instant, la société développe un modèle qui va servir à transporter des passagers vers la station spatiale internationale. Celui-ci pourra transporter 30 à 40 passagers et amener 13 tonnes de fret tout là haut. Mais l’un des ingénieurs de la société parle déjà de vols terrestres et d’avions pouvant transporter 300 passagers

Evidemment, le skylon a un coût qui est loin d’être modique : 1,1 milliard de dollars. Cela n’a cependant pas freiné les agences spatiales britanniques et européennes qui ont donné leur feu vert au projet.

Reaction Engines espère avoir un prototype fonctionnel pour le vol en 2020, et vise à construire une flotte dans la prochaine décennie.  

C’est largement assez pour se mettre au tango.

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