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Articles avec #actualite batiment tag

Dimanche, le chantier du futur plus haut gratte-ciel du monde va débuter

Publié le par Le blog des cadres du BTP

kingdom-tower-Djeddah.jpg

Dimanche, l'Arabie Saoudite va écrire une nouvelle page de l'Histoire de la construction. Le grand H est vraiment de rigueur  : le chantier de plus grand gratte-ciel du monde va débuter. Dans 5 ans, la Kingdom Tower cumulera a 1000 mètres dans le ciel de Djeddah. 

Un kilomètre de hauteur. Rien qu'à l'écrire, cela semble dingue. Pourtant, c'est bien à cette altitude folle que se situera le dernier étage de la Kingdom Tower, sise à Djeddah en Arabie Saoudite.

La tour dépassera de 170 mètres le Burj Khalifa de Dubaï, actuel détenteur du record, ce qui semble-t-il réjouit l'Arabie Saoudite. Entre Emirats, on a des joies simples.

 

Kingdom-Tower.jpg

 

Les chiffres de la construction donne le vertige. Un peu comme si vous vous retrouviez au sommet d'une tour d'un kilomètre de haut. Voyez plutôt  :

 

- 1.000 mètres de haut, donc

- Une superficie totale de 530.000 m2 au sol

- Des fondations de 60 mètres de profond

- 200 étages

- 80.000 tonnes d’acier

- 500 000 m3 de béton

- 59 ascenseurs

- 1,23 milliard de dollars de budget (890 millions d’euros)

 

Oui, tout ça est bien beau, mais nous, nous nous posons quand même une question essentielle  :

Qui va vouloir aller vivre tout là-haut  ? Quand on sait qu'au sommet de la «  petite  » Burj Khalifa, le vent secoue le bâtiment sur une amplitude de 2 à 4 mètres, on n'ose imaginer ce que cela va donner en haut de a Kingdom Tower. Si c'est pour attraper le mal de mer, merci, mais on préfère en attraper un vrai dans le raz de Sein. C'est légèrement plus viril.

Blague à part, on peut penser ce que l'on veut de l'intérêt de cette tour, il n'en demeure pas moins que la performance technique promet d'être extraordinaire...

Gros clin d'oeil de l'Histoire, pas peu borgne sur ce coup là : la construction a été confiée au Ben Laden Group, entreprise fondée par le père d'Oussama Ben Laden. Comme quoi, les tours hautes c'est bien de famille : Oussama avait lui-même une facheuse tendance à monter (haut) dans les tours.

En tout cas, il vaudrait mieux pour ce projet qu'il ne souffre pas tro de retard. La Chine a déjà annoncé qu'elle souhaitait mettre la barre encore plus haut. A Shanghai, le projet de Bionic Tower, dont le point culminant doit s'élever à 1220  m, pourrait voir le jour à l'horizon 2020.

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Faut-il louer ou acheter son matériel de chantier ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

materiel-TP-location

Que vous soyez un particulier un brin bricoleur ou une entreprise du secteur BTP, vous avez besoin de vous équiper. C'est alors que se pose le dilemme : faut-il acheter ou louer son matériel. Petit tour des raisons de choisir l'un ou l'autre...

 

Vous êtes une entreprise soucieuse de simplifier sa gestion avec les clients ? Location

Comment facturer au client, sur un devis, l'utilisation d'une machine ? Si vous la louez, pas de problème, il n'y a qu'à reporter la location. Si vous utilisez du matériel acheté, on espère que vous avez fait math sup. Calculer l'âge du capitaine est encore plus simple.


Vous êtes du genre à aimer faire des affaires ? Achat.

La raison est ici évidente : vous voyez souvent des soldes sur des locations ? Franchement ? En revanche certains sites Internet proposent désormais des ventes expresses avec de substantielles économies à la clé.


Vous êtes du genre à ne pas avoir beaucoup d'espace de stockage ? Location.

Avoir du matériel TP, c'est bien. Surtout si l'on s'en sert. Les équipements inutilisés prennent souvent beaucoup de place, si vous en êtes les propriétaires. Avec la location, se soucis disparaît. Ne dit-on pas que le vrai luxe, c'est l'espace ?

 

Vous êtes du genre à vous simplifier la vie ? L'achat

bulldozer.jpgLouer du matériel TP, un bulldozer par exemple, c'est un peu comme louer un appartement. Il faut faire attention aux différents états des lieux. Lorsque vous louez, vous devez vérifier l'état général du bien pour ne pas avoir de mauvaise surprise avec votre caution. De la même façon, quand on loue, il faut consciencieusement vérifier les conditions générales pour rendre le matériel en temps et en heure. Les têtes en l'air apprécieront. A contrario, on pourrait aussi penser que se simplifier la vie, c'est éviter la maintenance du matériel et donc choisir la location.

Mais si on commence à chipoter…

 

Vous êtes une entreprise qui joue l'ouverture ? La location

Situation économique oblige, lorsque l'on est une entreprise il faut savoir ouvrir son activité à d'autres secteurs. Il peut d'ailleurs ne s'agir que de travaux ponctuels autour de votre activité de base. Il serait donc idiot de refuser au prétexte que vous êtes mal outillé. La location est alors une bonne solution.

 

Vous êtes du genre à faire des économies à long terme ? Probablement l'achat

Ici, nous évoquons plutôt les contrats longue-durée, ceux qui peuvent s'étaler sur cinq ans. Dans ce cas, il faut prendre conseil auprès de votre comptable ou de toute personne compétente pour faire des calculs de rentabilité, car il n'est pas certain du tout que la location soit plus avantageuse que l'achat.


Finalement, il est assez dur de prendre position pour l'achat ou la location. C'est davantage l'utilité et la situation financière du particulier ou de l'entreprise qui va dicter le choix. Pour le matériel que vous utilisez tous les jours, la question ne se pose pas : il faut acheter surtout si ces investissements contribuent à valoriser l'entreprise et à faciliter son quotidien. Néanmoins, en période de crise, lorsque la capacité d'emprunt est limitée, la location est privilégiée. Ainsi à l'heure actuelle, les professionnels du secteur estiment que 40 % du matériel est loué.

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Le pont de Terenez sous haute surveillance

Publié le par Le blog des cadres du BTP

pont-de-terenez

Il y a quelques jours, nous avons évoqué avec grande fierté le pont de Térénez qui n'en finit plus de recevoir des récompenses internationales. Mais rassurez-vous, si nous en parlons aujourd'hui, ce n'est pas pour une nouvelle démonstration pontifiante.

 

Non.

 

Nous souhaitons juste nous arrêter deux minutes sur la déconstruction de l'ancien pont, un monument historique dont la petite histoire retiendra qu'il fit une unanimité rare : il fut bombardé par les alliés et détruit par les Allemands pendant la deuxième guerre mondiale. Un robuste donc.


Néanmoins, depuis quelques jours, c'est l'allali sur l'Aulne (la rivière qui coule en dessous) : la déconstruction a débuté. Le pauvre vieux, rongé par l'alcali-réaction (la maladie du béton) nécessitait trop de colmatage pour être gardé en l'état.

Il va donc être démonté. Problème : l'opération est loin d'être simple.

Au fur et à mesure que les ouvriers s'affairent et enlèvent du poids, le tablier du pont remonte (déjà + 40 centimètres après enlèvement de l'enrobé).

Et ce n'est pas tout : le découpage du tablier entraîne des modifications de tensions sur les câbles porteurs et puisque ces pylones sont atteints de la maladie de l'alcali-réaction, ils en deviennent fragiles.

Du coup, entre la maladie du béton et les chutes de tension, le pont « gravataire » inquiète et le risque d'effondrement des pylônes est réel.

Pour éviter qu'on ne nous rejoue ici le pont de la rivière couac, les pylônes ont donc été placés en surveillance 24 h sur 24 pour s'assurer qu'ils restent parfaitement verticaux et ne subissent  aucune oscillation susceptible d'entraîner une chute.

 

Et dans le rôle du surveillant en chef, on a installé un théodolite, une sorte de station topographique pivotante, équipée d'un laser (on pourrait dire que cela ressemble comme deux gouttes de Nono au petit robot de la série Ulysse 31).  

24 heures sur 24, ce laser se projette alternativement sur trois prismes fixés sur chaque pylone, à des endroits différents.  Grace à ces relevés continus, le théodolite sait si les pylones restent parfaitement verticaux.

Le moindre mouvement serait immédiatement transmis à une unité centrale qui se trouve à Marseille. On pouvait difficilement trouver plus loin en France pour donner l'alarme...


L'autre enjeu de cette déconstruction, c'est de récupérer tous les matériaux de ce vieux pont situé dans un site remarquable, hautement protégé par plusieurs classements. 15.000 tonnes de béton armé, 600 tonnes de charpentes métalliques, 400 tonnes de câbles et sustentes, 800 tonnes de pierres...

Tous ces déchêts seront triés, valorisés, recyclés ou stockés selon leur nature.

Les travaux, menés par la société DSD Démolition de Marseille, coûteront au total 4 millions d'euros.

ancien-pont-terenez

 

Photos Vinci

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Touche pas à ma centrale nucléaire !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Centrale_Fessenheim.jpg

Souvent, et de plus en plus, on n'évoque le nucléaire que pour opposer pros et antis et les avis balancent toujours du blanc au noir. Mais il est une population que l'on interroge assez peu au final et qui pourtant occupe une position centrale sur la question : les élus des communes qui hébergent les réacteurs.

Or, en écoutant hier un sujet diffuser sur France Info, nous avons réalisé qu'il n'y a pas vraiment de débat sur la question dans les villes concernées. Au contraire, c'est même plutôt le consensus stricto sensu qui règne. La raison : l'effusion d'argent provenant de la fusion de l'atome.

Nous avons retrouvé le sujet diffusé à la radio.

Les trois candidats à l'élection municipale à Fessenheim (dont un ingénieur en énergie renouvelable), dans une harmonie plus proche de l'OK chorale que du règlement de comptes électoral, militent tous pour que la centrale continue de tourner.

Pour rappel, Fessenheim doit fermer ses vannes en 2016.C'était une promesse du candidat Hollande. EDF ne s'y oppose pas puisque l'entreprise a réussi à négocier habilement l'allongement de la durée de vie de 18 autres centrales, portée de 40 à 50 ans.

Du coup, les élus ou futurs élus Fessenheimois grognent et voient d'un œil maussade la perspective de perdre les quatre millions d'euros de taxe professionnelle que rapporte la centrale. Quatre millions d'euros sur le budget d'une ville de 2 000 habitants, c'est le Pérou qui tourne, et 2 500 emplois directs et indirects atomisés...

(Selon EDF, la centrale contribue à la fiscalité locale à hauteur de 50 millions d’euros, dont 1,6 million d’euros pour la seule taxe foncière).

Il n'y a d'ailleurs pas qu'à Fessenheim que l'on crie son amour pour les centrales.

Voici un reportage réalisé à Pierrelatte, commune située près de la centrale du Tricastin. Le maire ne s'en cache pas : les 5 millions d'euros perçus au titre de la taxe professionnelle sont une véritable « poule aux œufs d'or » pour la commune et ses administrés.

Selon un sondage BVA publié en septembre dans Le Parisien Magazin, 53 % des Français se déclaraient « favorables à une sortie progressive du nucléaire ».

Ils sont peut-être moins nombreux à Fessenheim ou Pierrelatte qu'ailleurs...

 

Source image : wikipedia

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Un rat bloque le chantier de l'aéroport de Notre Dame des Landes

Publié le par Le blog des cadres du BTP

rat-aeroport-Notre-dame-des-Landes.jpg

Les opposants à l'aéroport de Notre Dame des Landes se sont trouvés un nouvel allié. Un rat amphibien protégé a été découvert sur les lieux du chantier. Les anti-NDDL ont déjà déposé un recours.

Malgré des milliers d'opposants déclarés, malgré la grosse dizaine de recours déposés au gré du conflit et qui ont fait choux blanc jusqu'à Bruxelles, malgré tout ce qui a été entrepris par les manifestants, l'aéroport de Notre Dame des Landes (aéroport du Grand Ouest dans sa nomenclature finale) est prêt à prendre son envol.

Le chantier de l'Ayraultport, le surnom qui fait référence au Premier Ministre et maire de Nantes, devait même débuter ces jours-ci.

C'est alors qu'il a surgi d'on ne sait où, façon vieux dossier un brin encombrant.

Non répertorié sur la liste des espèces à transférer établie par arrêtés environnementaux du Préfet, pas plus que par les anti-Ayraultport semble-t-il, le campagnol amphibie (communément nommé rat d'eau) est sortie de son trou d'eau au meilleur moment.

Nous n'irons pas néanmoins jusqu'à accuser les anti-aéroports d'avoir introduit ce rat à NDDL.

Non.

Mais le fait est que désormais l'animal fait l'objet d'un recours juridique des opposants.

Et AGO Vinci, le concessionnaire, à cause du rat déchante aujourd'hui.

Selon France 3, « le chantier de l'aéroport peut débuter à tout moment puisqu'il a été autorisé par des arrêtés préfectoraux. Mais si c'était le cas, les anti-NDDL auraient la possibilité de déposer un recours en référé qui aurait, lui, un effet suspensif ».

C'est d'autant plus malheureux pour tous ceux qui supportent l'aéroport que la bestiole, selon wikipedia, « a probablement subi une importante régression et semble même avoir disparu localement dans certains secteurs de son aire naturelle de répartition ». 

La solution pour l'Etat est d'organiser le déménagement de l'intrus. Il en a le droit puisque le projet est d’intérêt public majeur.

Les partisans de l'aéroport n'auront donc pas besoin de croiser les doigts : la présence de ce petit rat n'aura sans doute pas les mêmes conséquences qu'à Brest, où le fameux escargot de Quimper a empêché la construction d'un centre de formation de football

L'escargot ne pouvait être déplacé puisqu'il s'agissait d'une opération privée.

Ceci étant, pour éviter toutes ces querelles, on a une solution encore plus radicale et extrêmement naturelle : il suffit de réintroduire le héron en masse dans la campagne ligérienne. Cet oiseau est  le prédateur attitré du rat d'eau.

Alors, Héron-Ayrault, même combat ?

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Le pont de Térénez obtient un nouveau prix mondial

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

Pont-de-Terenez3La construction française est à l'honneur : le pont de Terenez, situé dans le Finistère, vient de recevoir le prix de la fédération International du Béton FIB 2014. Cette récompense est la seconde au niveau mondial après le World Infrastructure Award obtenu en septembre 2013.

Il y a une semaine, nous avons publié un post dans lequel on évoquait les ponts qui ne servent à rien, tels les ponts déchaussés belges ou notre pont inutile national situé en Guyane. Quelques jours auparavant, c'est un pont monté à l'envers qui avait attiré notre attention.

Parfois, les ponts ont d'étranges histoires...

Mais souvent, ils en ont aussi de magnifique.

C'est le cas du pont de Terenez, situé à quelques kilomètres des bureaux brestois d'Atlantis-RH.

L'ouvrage,  conçu par un duo mythique, l’ingénieur Michel Virlogeux et l’architecte Charles Lavigne, a qui l'on doit entre autres le pont de Normandie, a remporté récemment deux distinctions internationales comme le rappelle Le Moniteur :

"La plus récente, le prix de la Fédération International du Béton FIB 2014, a été remis le 10 février 2014 à Bombay (Inde) à Emmanuel Bouchon, responsable des grands ouvrages et de l’innovation à la Direction Technique Infrastructures de transports et matériaux (ex-Sétra) du Cerema , qui avait établi le projet technique. Ce prix, attribué tous les 4 ans au congrès de la FIB, a distingué cinq lauréats (2 ponts, 3 bâtiments) parmi quarante-quatre, classés en deux catégories, "ponts" et "bâtiments".

"La deuxième récompense est le World Infrastructure Award 2013 attribué en septembre 2013 par la revue World Infrastructure News".

Pourt rappel, cet ouvrage exceptionnel détient un record du monde de portance en courbe : 285 mètres sans la moindre pile de soutien. Il a été construit par l'entreprise Vinci et ses filiales.

C'est également un petit plaisir pour l'un des co-auteurs de ce blog qui a participé à l'écriture d'un livre sur le pont de Térénez...

Champagne !

pont-de-terenez

 

 Photos : Vinci

 

 

 

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Les partenariats public-privé sont-ils en danger ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

recrutement

 

Les partenariats publics-privés sont-ils en danger ? Alors qu'il y a quelques mois on les voyait fleurir façon chrysanthème un jour de Toussaint, ils semblent aujourd'hui plus près de manger les pissenlits pas la racine. En cause, leurs coûts, toujours et les procédures qui commencent à voir le jour.

 

Une piscine et un coup d'épée dans l'eau. Voilà l'histoire qui vient de se dérouler devant la Cour d'Appel administrative de Lyon qui a annulé un contrat encadrant  la construction d'un piscine à Commentry. 

 

La CAA a donné raison au Conseil régional de l'Ordre des architectes d'Auvergne qui dénonçait une procédure injustifiée et avançait que la maîtrise d'ouvrage public, avec l'organisation d'un concours, aurait dû être privilégié. 

 

Cela nous met devant une question essentielle : à partir de quand le recours à un PPP est-il possible, voire nécessaire ?

 

Nous ne sommes pas juristes, difficile donc pour nous d'y répondre.

 

Complexe et urgent

 

Néanmoins, un double principe revient souvent dans les décisions que nous avons consultées : le projet doit être complexe ou urgent.

 

Reconnaissons-le : ces principes sont assez brumeux et ont sans doute permis le développement des PPP qui, rappelons-le, permettent aux collectivités de transformer de la dette en loyer, ce qui n'est pas vraiment la même chose par les temps qui courent.

 

Dans notre affaire de piscine, le juge a tout de même levé le brouillard en estimant qu'une qu’ "une piscine municipale n’est pas une opération d’une complexité nécessitant le recours à un contrat de partenariat".

 

Bon, si le juge a donné raison, pour l'instant, aux opposants de la piscine, n'y voyons pas cependant un démenti total au procédé. Ce serait aller vite en besogne.

  

 

Pour l'instant, rare sont ceux qui préconisent la suppression pure et simple des PPP.

 

Leur nombre est toutefois en forte baisse comme le confirme le journal Le Monde :

 

"Sur les dix premiers mois de 2013, dix-sept projets ont été attribués (six par l'Etat et onze par des collectivités locales) contre trente-six de janvier à octobre 2012, d'après les derniers chiffres de la Mission d'appui aux PPP"

 

Une nouvelle transparence ?

Plusieurs facteurs expliquent cette érosion : la proximité des municipales, la frilosité des banques, des finances publiques tendance rouge écarlate et les interrogations du gouvernement qui estime que ceux-ci coûtent trop cher sur le long terme.

 

Les majors du BTP ne semblent d'ailleurs pas particulièrement inquiètes sur le sujet.

 

Elles ont sans doute raison. Mais attention : l'histoire de la piscine pourrait bien imposer une nouvelle transparence dans le recours au PPP.

 

Même si l'opération est complexe et urgente.

 

Car, après tout, ne le sont-elles pas presque toutes ?

 

 

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Bouygues Construction et Grenoble visent l'habitat collectif autonome

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Des immeubles autonomes en énergie et eaux ? C'est peut-être pour demain. Bouygues Construction et la Ville de Grenoble ont signé mercredi un partenariat de R&D pour réaliser un démonstrateur expérimental sous la forme d’un îlot d’habitats collectifs d’environ 90 logements.

 

ABC. Ces trois lettres représentent le projet urbain le plus ambitieux de ces dernières années.

 

Le projet ABC  – Autonomous Building for Citizens – est porté par Bouygues Construction depuis plus de deux ans. Le groupe français ambitionne d'en faire une référence du bâtiment durable. 

 

Et pour arriver à cet objectif, le projet multiplie les objectifs comme l'autre multipliait les pains.

 

ABC vise ainsi une réduction de la consommation d’électricité de 20% par rapport à la réglementation thermique 2012. Pas mal. De plus, la consommation de chauffage baisserait de 30% grâce à l’enveloppe du bâtiment, des équipements basse consommation, un pilotage optimisé du bâtiment et la récupération de chaleur des eaux usées.

 

Ca, c'est encore plus fort.

 

bouygues-Grenoble-energies.jpg

 

L'énergie nécessaire au bâtiment sera produite par des panneaux solaires, des éoliennes et de la cogénération (chaleur et électricité).

 

Mais l'avancée la plus notable, et qui va d'ailleurs donner aux bâtiments leur forme futuriste, c'est l’objectif d’autonomie en eau

 

Pour y arriver, le bâtiments seront dotés d'une toiture inversée en forme de corolle qui permettra de recueillir 20 litres d’eau de pluie par jour.

 

Ces quelques litres rentreront dans l'objectif d'une consommation de 75 litre par jour et par personne (contre 120 litres actuellement dans un logerment collectif).

 

La différence vient du quadruple recyclage de l'eau qui sera mis en place (eau potable, eau corporelle, eau de service, eau d’arrosage) et qui suivra la dégradation progressive de la qualité de cette eau. 

 

Enfin, la quantité de déchets générés devra être divisée par trois se limiter à 100 kilogrammes par personne et par an. Le recyclage sera maximisé et la méthanisation sur place des déchets putrescibles pourrait permettre d’obtenir 200 kWh par personne et par an sous forme de biogaz.

 

 

Sur le papier, donc, le projet est assez exceptionnel. Néanmoins, pour l'instant, aucun calendrier ni budget prévisionnel n’a été fourni. Les partenaires se laissent d'ailleurs encore un an pour poursuivre les recherches et étudier la faisabilité concrète du projet.

 

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Vinci récupère deux chantiers antiques en Grèce

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

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En Grèce, des fouilles archéologiques viennent de mettre à jour un véritable trésor : deux contrats en or massif signés par Vinci en 2008 portant sur deux chantiers autoroutiers dont les travaux, d'une valeur de 3,1 milliards d'euros, avaient été interrompus en 2010.

 

 

Les Dieux de l'Olympe sont de retour aux côtés de Vinci : après 3 ans de négociation avec l'Etat grec, et une révision des contrats, Vinci a pu redémarrer deux chantiers autoroutiers(Athènes-Tsakona : 1,8 milliard d’euros, Maliakos-Kleidi : 1,3 milliard d’euros) au début de l'année. Et ainsi remettre tous ses Zeus dans le même panier...

 

Comme le précise le Figaro, ces deux chantiers "appartiennent  à un « paquet » de quatre chantiers autoroutiers grecs au point mort, représentant un investissement total de 7 milliards d'euros, dans lesquels Bruxelles injecte 3,2 milliards d'euros pour leur redonner un modèle économique."

 

Vinci peut donc dire merci à l'Europe. Les Grecs, en tout cas, seront sans doute ravis de l'opportunité : 20.000 emplois seront créés dont 10.000 pour les deux projets Vinci qui devraient être livrés fin 2015.


Oui, tout ceci sent bon la moussaka pour Vinci mais quelque chose nous tracasse et à moins de consulter la pythie, l'avenir va rester suspendu à cette question :

 

Qui va venir rouler sur ces autoroutes ?

 

La question est d'importance puisque les recettes de péage, actuelles et futures, doivent contribuer à rembourser le coût des travaux comme dans tout bon Partenariat Public Privé (PPP).

 

Ici, la concession est de 30 ans. Vinci Concessions est actionnaire à hauteur de 30% de la société Olympia Odos, concessionnaire du premier ouvrage, et à hauteur de 15% de la société Aegean Motorway, concessionnaire du second.

 

Or, selon le Figaro, "le trafic sur les autoroutes grecs a chuté de 45 % par rapport à 2009".

 

Pire, en Grèce, c'est la panne sèche au niveau des ventes de voitures : alors que le nombre de ventes de voitures neuves s'élevait à 280 000 en 2007, celui-ci a plongé façon Titanic à 58 000 unités seulement en 2012, ce qui correspond à une chute des ventes de 80% en 5 ans !

 

Certes, la baisse de 60% des recettes estimées des péages doit être compensée par une prolongation de trois ans des concessions, jusqu'en 2040.

 

Mais si cela continue ainsi, Vinci va regretter d'être retourner voir chez les Grecs.

 

On ne veut donc pas jouer les oiseaux de mauvaise augure, mais ce cadeau des Dieux pourrait bien se transformer en PPP de Damoclès...

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L'hydrolien, un nouveau courant porteur en Europe ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

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L'énergie hydrolienne ne laisse décidément personne de marbre. Lundi, la commission européenne a présenté un nouveau plan d'action visant à faciliter "la poursuite du développement du secteur des énergies renouvelables océaniques en Europe". Une étude britannique a montré que le marché lié aux énergies bleues pourrait atteindre 535 milliards d'euros entre 2010 et 2050...

 

Maria Damanaki, la commissaire chargée des affaires maritimes et de la pêche, n'y est pas aller avec le dos de la cuillère hier lors de la présentation de ce programme. Pour elle, l'hydrolien peut devenir un accélérateur de croissance pour l'Europe :

 

"Les mers et les océans disposent du potentiel permettant d'engendrer une formidable croissance économique et les emplois dont nous avons tant besoin".

 

Le New deal de demain sera-t-il marin ? A voir. On avait déjà promis monts et merveilles avec le solaire et l'éolien et lorsqu'on voit où l'on en est aujourd'hui....

 

Néanmoins, potentiellement, cela pourrait être tout bénéf' selon la commission.

 

L'énergie marine pourrait ainsi créer entre 10.500 et 26.500 emplois permanents et 14.000 postes temporaires d'ici 2035. D'autres estimations évoquent 20.000 créations pour le seul Royaume-Uni d'ici cette date, et 18.000 pour la France à l'horizon 2020.

 

L'UE veut mettre en avant  les usines marémotrices, du type de celle de La Rance en France, les dispositifs houlomoteurs et les turbines subaquatiques actionnées par le courant, ainsi que la conversion de l'énergie thermique des océans.

 

On ne reviendra pas sur ce que nous avons déjà écrits, mais la France, et la Bretagne, ont de nombreux atouts à faire valoir en la matière.

 

Et puis, avec les vents contraires qui s'acharnent actuellement sur l'éolien et les ombres qui s'étirent sur le solaire (le tout téléguidé par l'Allemagne ?), l'hydrolien a peut-être une carte à jouer. 

 

A condition de vaincre d'abord tous les obstacles techniques (coûts technologiques, problèmes de raccordement, barrières administratives ou problèmes environnementaux pour ne citer qu'eux).

 

Et ça, ce n'est peut-être pas pour demain...


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