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Articles avec #au dela des frontieres tag

Bientôt un train qui roulera à 3000 km/h ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Impossible n'est pas Chinois. Nous avons déjà vu ici, , par-ici, et là au fond à droite, que cette maxime n'a rien d'exagéré. Les Chinois, ça tente tout, et c'est même à ça qu'on peut les reconnaître... Néanmoins, le dernier projet chinois surpasse tout ce que l'on a pu évoquer dernièrement : l'empire du Milieu veut créer un train qui pourrait se déplacer à 3000 km/h. Ouch  !

Rallier Paris à Moscou en une heure ça vous dirait  ? On pourra peut-être bientôt vivre en France et travailler en Russie, ou inversement. La raison  ? Une équipe de scientifiques de l'université de Jiaotong en Chine a construit un prototype de train à sustentation magnétique (dénommée maglev, une technologie qui utilise les forces magnétiques pour avancer sans toucher le rail qui les guident), théoriquement capable de se déplacer à 2 900 kilomètres par heure. 

Oui, vous avez bien lu, 2900 kilomètres heure. Trois fois la vitesse d'un avion de ligne. Cinq fois le record du monde de vitesse pour un train (580 km/h, réalisé avec un train à sustentation magnétique au Japon). Comment est-ce possible  ?

Tout est affaire de tunnel. Pour atteindre les vitesses envisagées, Le projet de Super Maglev (qui signifie Magnetic Levitation) circulerait dans un tube, où la pression de l’air serait dix fois inférieure à la pression atmosphérique au niveau de la mer. La résistance de l'air au déplacement serait donc nettement réduite. L'engin pourrait donc circuler à un train d'enfer.

Un des ingénieurs du projet s'est expliqué : "lorsque la vitesse de circulation d'un train dépasse les 400 km/h, plus de 83% de l'énergie de traction de l'appareil est utilisée inutilement, pour lutter contre la résistance de l'air". 

Bon, ne nous excitons pas trop tout de même. Pour l'instant, Le Super Maglev est cantonné à un "tube d'essai" miniature et sa vitesse actuelle est donc de... 48 km/h. Soit la vitesse d'une 2 CV en pleine descente avec vent dans le dos.

Néanmoins, si le projet doit voir le jour, nous espérons deux choses : que ces trains soient munis de bons freins et, surtout, que les rames seront bien adaptées aux gares françaises !


 

 

 

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Le chiffre du dimanche : 13 000

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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13 000, c'est, en kilomètres, la longueur d'un projet complètement fou que des ingénieurs chinois rêvent de lancer : une liaison ferroviaire à grande vitesse reliant la Chine aux Etats-Unis.

A part le train du film Snowpiercer, parcourant le monde entier sur une ligne unique après une énième catastrophe nucléaire, on n'avait jamais vu de projet ferroviaire aussi insensé. Ce n'est plus une voie ferrée. C'est une voie fêlée. Et ce pour plusieurs raisons :

D'abord, il y a les 13000 km. C'est déjà 3000 de plus que le vénérable transsibérien. Mais le projet concerne ici une ligne à grande vitesse. Or, actuellement, la LGV la plus grande du monde mesure... 2 298 kilomètres et relie Pékin à Canton. Vous nous direz, c'est déjà chinois, ils mesurent sans doute l'ampleur de la tâche.

Mais après, il y a le parcours : la ligne à grande vitesse va traverser la Sibérie puis le Canada et enfin les États-Unis. Dit comme ça, c'est facile. Mais il y a encore le détroit de Béring à franchir. Pour se faire, les Chinois vont devoir construire un tunnel de 200 kilomètres, quatre fois plus long que le tunnel sous la Manche, l'ouvrage du siècle. On leur souhaite bien du plaisir.

Selon le China Daily néanmoins, "la technologie est déjà au point et sera mise en œuvre sur le tunnel reliant la province du Fujian à Taïwan". Enfin, pour cela, il faudrait que Taïwan soit d'accord. Comme dirait l'autre, commencez d'abord par la Taïwan avant la taille XXXL....

Et puis il y a la durée : ce train reliera le nord-est de la Chine à l'Amérique du Nord, en deux jours grâce à un train roulant à une vitesse moyenne de 350 km/h. Deux jours dans un train, on ne voit pas vraiment l'intérêt...

Enfin, last but not least, personne ne sait si Canadiens et Américains manifestent d'un véritable entrain pour ce projet. A notre avis, vu les relations actuelles (il faut passer par la Russie), rien n'est moins sûr....



 

 

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La Turquie va se chauffer à la pistache

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Attention, les Turcs vont bientôt nous montrer de quelle pistache ils se chauffent ! La municipalité de Gaziantep, dans le sud-est de l'Anatolie, a en effet choisi de lancer un projet original : chauffer tous les bâtiments d'un éco-quartier grâce aux coques de pistache !

Le chauffage urbain est depuis longtemps un laboratoire pour lancer des processus plus écologiques. Prenons le Danemark, royaume souvent nourri aux mamelles du progrès. A Copenhague, le chauffage urbain qui utilise les chaleurs résiduelles de l'incinération des déchets et de la production d'électricité couvre 95% des besoins de la ville. Le grand Copenhague économise ainsi 290 000 tonnes de pétrole par an, soit 950 000 tonnes d’émissions de CO2.

Le système fonctionne bien, mais il en est de plus originaux, comme celui de Pecs, en Hongrie.

La ville vient récemment de s’équiper d’une centrale utilisant 400 000 tonnes de copeaux de bois et près de 200 000 tonnes de paille par an.

Oui, de la paille.

Alors, nous ne ferons pas de blague facile finissant sur la paille pour évoquer les économies réalisées.

Mais le fait est que ce procédé écologique produit une énergie à moindre coût. Et cocorico, c'est le groupe Dalkia, filiale spécialisée dans les services énergétiques des Français Veolia et EDF est à l’origine de cette centrale thermique nouvelle génération.

Ce projet n'est vraiment pas banal mais il est quand même loin, très loin de rivaliser avec le projet turc. 

Chauffer un site de 3 200 hectares situé à 11 km de la ville de Gaziantep, dans le sud-est de la Turquie, conçu pour accueillir quelque 200 000 personnes.

La Turquie, troisième producteur mondial de pistache derrière l'Iran et les Etats-Unis, a confié ce projet pilote à une compagnie française spécialisée dans la construction «verte» - Burgeap. Si les études de faisabilité s’avèrent concluantes, Burgeap, "qui a a été la première entreprise à considérer les coques de pistache comme un combustible adéquat dans un cadre urbain, serait en charge de réaliser le projet dans son intégralité". (AFP)

Avec la pistache, l'ingénieur français se frise la moustache...

Et retenez cela pour l'apéro de l'hiver prochain : plus besoin de sortir dans le grand froid pour chercher du bois. Y'aura tout ce qu'il faut sur la table...

Après les pistaches, on peut se demander quelle sera la grande tendance de demain, quel chauffage à la noix va nous tomber dessus.

En fait, nous avons peut-être déjà une idée : ce sera surement la noix de cajou : avec elle, les kilocajoules seront assurés !



 

 

 

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Chine : 10 maisons imprimées en 24 h

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Ah les Chinois ! A peine a-ton appris qu'une maison serait peut-être imprimée en 3D, et en 24h, aux Etats-Unis, que l'Empire du milieu trouve le moyen de faire beaucoup plus vite, beaucoup plus fort : la société WinSun Decoration Design Engineering Co, appelons la WDDEC, a réussi à imprimer 10 maisons en 24 h.

Vous vous souvenez des hôtels hallucinants poussant comme des champignons ? Et bien nos amis de WDDEC ont de nouveau appuyé sur le dit-champignon pour établir un record : 10 maisons de 200 m2 chacune imprimées en 24 h .

Bon, évidemment, il y a une petite susceptibilité dans cette démonstration de force : les maisons n'ont pas été contruite sur place, comme le prévoit le projet américain.

Chaque pièce (murs, sols, toits, etc.) a été fabriquée séparément, couche par couche, par une imprimante géante de 6,6 mètres de haut, 32 mètres de long et 10 mètres de large, avant d’être assemblée sur le site, à Shanghai.

La performance n'en demeure pas moins exceptionnelle d'autant que les maisons proposées sont très écologiques, étant constituées davantage de broc que de briques.

Les matériaux utilisés sont tous des déchets et des surplus industriels de chantiers ou d’usines désaffectées, comme du ciment ou de la fibre de verre.

Evidemment, l'intérêt principal de ce type de construction est qu'il fait baisser drastiquement le prix des maisons qui sont évaluées à 3700 euros.

La Chine a d'ailleurs prévu de construire des dizaines d'usine de recyclage afin de produire suffisamment de matière pour ériger des villes entières.

Pékinprimé, c'est pour bientôt ?


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La Norvège va t-elle abandonner l'exploitation des énergies fossiles ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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En Norvège, on a du pétrole, mais aussi des idées. La dernière en date risque de faire causer dans le bourg "Energie" : les Vikings vont étudier la possibilité pour leur fonds souverain d'arrêter d'investir dans les énergies fossiles. Une commission d'experts indépendants vient d'être mandaté sur la question.

Vu de France, on appellerait cela se tirer une balle dans le pied. En version norvégienne, cela doit se traduire par s'étouffer avec son saumon.

 

On le sait en effet, la Norvège, c'est un pays qui vit bien, et heureux, grâce à l'apport du pétrole et du gaz, les deux mamelles fossiles qui depuis les années 60 ont hissé le pays au sommet des classements de l'OCDE.

 Le pétrole consitue ainsi 22 % du PIB et le pays se situe juste derrière la Russie et l'Arabie Saoudite pour l'exportation de pétrole et de gaz naturel.

Bien.

On peut donc logiquement se demander quelle mouche les a piqué pour qu'ils soient prêts à défenestrer leur confortable matelas.

Oui, pourquoi le fonds souverain national, connu pour être le plus important au monde, (rendement de 15,9% et valeur des actifs gérés estimée à 610 milliards d'euros) voudrait-il largué la jolie danseuse qui invite tous les Norvégiens au bal, virtuel, des millionnaires ?

BFMTV rappelait récemment que "chacun des quelques 5,1 millions de Norvégiens possède virtuellement un patrimoine proche du million de couronnes norvégiennes, soit environ 121.000 euros !"

Comme eût dit Lénine, il faudrait être marteau pour se débarasser du fossile.

Sauf que non, en fait.

Si la Norvège met en avant ses questionnements, fort à propos, relatifs au risque carbone et aux conséquences environnementales annoncées, son moteur est ailleurs.

Car ce n'est pas sur de beaux principes que l'on fonde sa richesse, mais sur l'argent.

Evidemment, Le fonds souverain a investi un petit paquet dans des compagnies pétrolières et gazières ( environ 43 milliards de dollars dans des compagnies pétrolières et gazières).

Ces choix financiers participent de ses excellentes performances financières (+16 % en 2013). Mais il y a mieux : les placements verts du fonds se sont avérés encore plus lucratifs.

"Depuis 2009, le fonds norvégien a investi 5,2 milliards d’euros dans près de 170 entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables, l’eau ou la gestion des déchets. Ces participations lui ont rapporté un bénéfice net de 41 % en 2013". (Source novethic.fr)

La voilà la vraie raison ! La Norvège, qui figure déjà sur le podium des pays les mieux préparés à l'énergie du future, a compris qu'avec le vert, on peut faire des efforts environnementaux mais aussi des billets ! Cela donnera peut-être quelques idées aux économies réticentes...

En tout cas, si la réflexion aboutit à un désinvestissement majeur norvégien, nul doute que celle fera des vagues bien au-delà de la Mer du Nord.

 

 

 

 

 

 

 

 

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La Chine prévoit de construire le plus long tunnel sous-marin du monde

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Et c'est reparti en Chine. Après l'ex-future tour la plus haute du monde, dont le chantier fut arrêté pour de sombres histoires administratives, voilà que Pékin vient d'annoncer un nouveau futur projet gigantesque : la construction du plus long tunnel sous-marin.

 

123 km (dont 90 sous l'eau). C'est plus de deux fois plus grand que le Tunnel sous la Manche (50,5 km) qui, rappelons-le, a été élu récemment ouvrage du siècle.

 

Une nouvelle fois, la Chine ne fait pas dans la demi-démesure. 

 

Ce nouveau tunnel ferroviaire passera sous la mer de Bohai, au nord est de la Chine, et reliera la ville de Dalian à celle de Yantai. Les deux ports pourraient donc se retrouver bord à bord en 2026.

 

Le tunnel, à but ferroviaire comme le tunnel sous la Manche, sera composé de deux tubes parcourus par des trains, et d'un tube de service. Ces trains transporteront passagers et voitures, et effectueront la traversée en une quarantaine de minutes, à une vitesse de 220km/h.

 

Selon le journal anglophone chinois China Daily, cité par La Tribune, " Un plan de ce tunnel, qui pourrait coûter 220 milliards de yuans (26 milliards d'euros), sera soumis en avril au Conseil des Affaires d'Etat".

 

26 milliards d'euros, la somme peut paraître énorme, mais elle situe bien le défi technologique que représente ce chantier qui va notamment traverser… une zone sismique. La Chine aime décidément les challenges.

 

Au moins, on ne peut pas taxer Pékin de ne pas essayer de provisionner au plus juste. 

Le tunnel sous la Manche, lui, avait été estimé à 3,6 milliards de dollars. Il a finalement coûté 15 milliards.

 

Si le projet chinois est adopté, le chantier pourrait débuter en 2015 ou 2016.

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L'Europe s'attaque à l'entente cordiale nucléaire

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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C'est ce que l'on pourrait appeler the comble du comble. Alors que Français et Anglais, habitués aux prises de rixes en dépit de leur entente cordiale, semblaient avoir trouver atomes crochus sur la construction de deux EPR (19 milliards d'euros quand même), voilà que l'Europe fait des siennes pour briser cette amitié nouvelle.

 

La commission européenne a publié un rapport au mois de décembre dans lequel elle expose ses doutes sur les aides apportées par Londres pour garantir au consortium, mené par EDF, un prix fixe de l'électricité pendant 35 ans. La commission évoque le risque de "distorsions de concurrence" (source les Echos).

 

Dans le même article : "La Commission s’interroge sur l’opportunité de garantir des prix fixes alors que les autres projets de centrales nucléaires ont été financés sans ce mécanisme. Estimant que le coût du capital pour construire la centrale pourrait avoir été surévalué, Bruxelles demande notamment d’examiner les conditions dans lesquelles des bénéfices exceptionnels pourraient être évités".

 

La morale de cette histoire, c'est un peu celle de l'arroseur arrosé. Le Royaume-Uni, terre insoumise et libérale s'il en est, pourfendeuse des coups de Buxelles, se trouve aujourd'hui prise en défaut par l'Europe pour qui la libre concurrence tout crin est un principe de base. Pas sûr que Londres apprécie l'invasion de son pré carré.

 

Côté français en tout cas, on ne semble pas s'alarmer outre mesure. Le ministre de l'énergie Philippe Martin a déclaré qu'il s'agissait là d'une "procédure normale".

 

Si tout se passe bien, EDF renforcera sa position de premier producteur d'électricité outre-Manche.

 


 

 

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Le chiffre du dimanche : 21, 1

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

 

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Le vent du changement se lève en Espagne. Pour la première fois, en 2013, l'énergie éolienne est devenue la première source d'électricité, devant le nucléaire, avec 21,1 % de la production. Le triomphe de l'éolien s'est joué à pas grand chose puisque la part du nucléaire s'est établit à 21 %. 

 

L'Espagne, qui dispose du quatrième parc éolien mondial en terme de puissance installée, a largement subventionné les énergies renouvelables ces dernières années. On pourrait donc penser que cette production record, qui alimenté 15 millions de foyers espagnols, est remarquable mais dans l'ordre des choses.

 

Le vent de la crise

Mais si l'on en croit le Figaro, c'est à la crise que l'on doit cette performance en trompe l'oeil. A cause de la dite-crise, "la demande d'électricité a reculé de 2,3% en 2013. Les énergies renouvelables étant prioritaires sur le réseau, et ne coûtant pas en carburant, dans ce contexte de baisse de la consommation, les fournisseurs d'énergie réduisent d'abord leurs centrales à charbon ou à gaz, dès lors que le vent souffle et que le soleil brille".

 

Cela tempérera les revendications de ceux qui tempêtent contre le calme plat français, où seuls 3 % de la production d'électricité provient de l'éolien. En attendant le nouveau projet de loi sur la transition énergétique qui doit voir le jour cette année...

 

D'ailleurs, si l'on peut critiquer à juste titre le manque de moyens aloués au développement de l'éolien (moins l'hydrolien), il semble désormais plus difficile de tirer à boulets rouges sur la gestion des énergies vertes en France.

 

En tout cas, si l'on se fie au Forum économique mondial qui a encensé un pays censément réfractaire au vert.

 

La France "bien préparée" pour l'avenir

La France figure ainsi sur le podium des pays "les mieux préparés pour l'énergie du futur" (derrière la Norvège et la Nouvelle Zélande), selon l'institution qui a publié en décembre son rapport sur la performance énergétique 2014.

 

Les auteurs du rapport expliquent pourquoi le système français est si "bien préparé" pour l'avenir: 

 

"La politique énergétique en France s'est attachée à trouver l'équilibre entre production d'énergie durable, accessibilité des prix et compétitivité de l"industrie. La France a prouvé qu'elle était à l'avant-garde en ce qui concerne la réponse aux problèmes posés par le nucléaire en encadrant la gestion des déchets et matériaux radioactifs. (...) Elle compte réduire de 50% la contribution du nucléaire dans sa production énergétique d'ici 2025 via une diversification des sources, un usage plus important des énergies renouvelables et des mesures fiscales pour décourager l'emploi des énergies fossiles."

 

Bon, il sera toujours facile aux objecteurs de tout poil de signaler que le Forum économique mondial n'est pas non plus le Saint-Siège de la défense des énergies renouvelables et que son approche est beaucoup plus économiques qu'écologique.

 

C'est sûr.

 

Mais même si le forum vend du vent, c'est quand même mieux de figurer en haut du palmarès, non ?

 

 

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Un pont construit à l'envers au Chili !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

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C'est ce que l'on appelle una grossa bouletta. Au Chili, une entreprise espagnole chargée de construire le premier pont à bascule du pays a tout simplement monté l'édifice... à l'envers. Et en attendant que l'ouvrage soit déclaré pont pour le service, les Chiliens l'ont un peu mauvaise...

Imaginez un peu la scène : il fait beau, des inspecteurs s'activent sur le pont afin de préparer son inauguration lorsque tout d'un coup, un, puis deux, puis tous s'arrêtent et commencent à se gratter la tête dans une incompréhension collégiale.

C'est peu ou P(é)rou ce qui s'est passé au Chili la semaine dernière, lorsque les inspecteurs du chantier du pont Cau Cau, situé à proximité de la ville de Valvida, à 840 km de Santiago, se sont aperçus que quelque chose clochait sévère.

Et quand on dit sévère, on est encore bien tendre : les deux plateformes du pont ont été montées à l'envers. Voici une vidéo qui vous aidera à mieux comprendre :

 

 

 

Comme vous le voyez, rien n'est vraiment aligné...

 

Du coup, au Chili, on est muchas en colère après le constructeur espagnol Azvi.

 

Le président chilien, Sebastian Pineira, a lui même pris la parole pour réclamer que l'entreprise prenne en charge la remise à l'endroit du pont à l'envers, qui a quand même coûté 30 millions de dollars (Environ 22 millions d'euros) et devait ouvrir ce mois-ci.

 

L'entreprise, dans un communiqué, a elle fait part "d'erreurs dans le montage détectées il y a trois semaines".

 

A notre avis, on se dirige vers une belle partie de ping pong pour déterminer les raisons de ce fiasco. Parce que là, franchement, c'était encore plus simple que de mettre le fil rouge sur le bouton rouge...

 

 

 

 

Et si vous au moins vous n'avez pas les fils qui se touchent et que vous savez à peu près aligner une piste cyclable, vous pouvez postuler chez Atlantis-RH ! De nombreuses offres d'emplois vous attendent dans le secteur de l'ingénierie de la construction.

 

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La route la plus chère de France sera construite à la Réunion

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Quelle est la route la plus chère de France ? A cette question, nous devons tout de suite apporter une précision : par chère, nous n’entendons pas la plus onéreuse à utiliser (c'est l’A65 pour ne pas la dénoncer) mais plutôt à construire.

 

Or, à cette question, nous avons trouvé la réponse cette semaine. Ce n'est encore qu'un projet mais il fait déjà beaucoup parler. Il s’agit du projet de la Nouvelle Route du Littoral, à la Réunion.

 

Les chiffres la concernant sont plus impressionnants qu’un Piton en pleine Fournaise :

 

La Nouvelle Route du Littoral va coûter 1,66 milliards d'euros pour 12 kilomètres. Cela fait donc 133 millions d'euros le kilomètre.

 

Hors (classique) dépassement tarfifaire.

 

Par comparaison, on estime que la mise en service d'un kilomètre d'autoroute  revient aux alentours de 6,5 millions € pour l'Etat (source Setra).  

 

Quand le terrain est plat évidemment.

 

Car ici, le parcours est des plus exotiques : la route, une deux fois trois voies, va emprunter un viaduc de 5,4 kilomètres surplombant l'Océan Indien et deux digues de 1 et 5,7 kilomètres.

 

Qu’il va falloir élever.

 

Le travail est colossal et le montant presque décent.

 

Mais ce beau milliard a provoqué quelques remous auprès des majors françaises qui ont évidemment concurru à l’appel d’offres.

 

Pour résumer, le tandem Bouygues-Vinci a décroché le jackpot (1,2 miliards) et Eiffage, un simple lot de consolation (38 millions d’euros)

 

Du coup, Eiffage a vu rouge et lancé un recours devant le tribunal administratif en invoquant notamment un "non-respect des règles de concurrence".

 

Le groupe réclame donc l’annulation de l’appel d’offres et en exige un nouveau.

 

Le premier tronçon de la route du littoral est prévu pour 2020, mais notre petit doigt nous dit que cette crise en Réunion pourrait bien repoussé la date.

 

Après le titre de plus chère de France,  la Nouvelle Route du Littoral va-t-elle également devenir la plus longue à construire ?

 

 

 

Source info : bakhish et linfo.re

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