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Ingénieurs, un MBA peut-il vraiment booster votre carrière?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Vous l’avez peut-être déjà entendu: un MBA est un label d’excellence, une clé pour se réinventer, un passeport pour un poste de cadre bien payé dans une grande multinationale, ainsi qu’un premier pas vers les sommets du monde des affaires. Mais attention, tout ce qui brille n’est pas forcément or. En tout cas c’est ce qu’affirme Mariana Zanetti, auteur du livre « Le MBA est-il un investissement rentable ? »( Maxima / Laurent Du Mesnil Editeur). Mme Zanetti estime que ce type de formation, qui peut coûter entre 40 000 € et 60 000 € dans une école de commerce européenne réputée, sera un gaspillage en temps et en argent pour environ 80% des diplômés, même pour ceux issus des écoles de commerce les plus prestigieuses du monde. Dans son livre, l’auteur attribue la réputation de ce type de diplôme à des campagnes de marketing bien conçues et à des manipulations du secteur des écoles de commerce, un secteur qui s’est constitué comme un lobby puissant pour défendre le « business » des masters en business. Mais ces masters, selon l’auteur, ne sont pas forcément un bon business pour les étudiants.

Atlantis a eu l’occasion d’interviewer Mariana Zanetti afin qu’elle nous explique son point de vue.

MBA

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire votre ouvrage?

Tout d’abord, il faut savoir que je suis titulaire moi-même d’un MBA d’une école européenne classée par le Financial Times parmi les 15 meilleures écoles du monde, et une des 5 meilleures écoles d’Europe: je connais donc les programmes d’élite de l’intérieur. De plus, j’ai eu une carrière assez riche en tant que cadre dans différentes grandes multinationales leaders dans trois pays. Néanmoins je considère que mon MBA a été un total gaspillage et l’une des pires erreurs de ma carrière; pendant les 10 années suivant l’obtention de mon diplôme je n’ai fait que confirmer cette conclusion et j’ai toujours voulu écrire un livre à ce sujet. Mais ce sujet étant si politiquement incorrect, je n’ai osé que récemment, après avoir quitté le monde corporatif et démarré une carrière indépendante.

Pourquoi affirmez-vous que le MBA n’a pas la capacité d’augmenter les salaires des diplômés alors que toutes les statistiques montrent des salaires moyens assez élevés pour les diplômés de MBA?

Je sais que cela semble une contradiction, et surtout si on tient compte du fait que j’ai littéralement doublé moi-même mon salaire en décrochant un poste de management quelques années après l’obtention de mon diplôme. Pour mieux l’expliquer, imaginons que nous comparons les statistiques des revenus des propriétaires de grandes maisons. Il ne serait pas étonnant que ces revenus soient en moyenne plus élevés  que ceux des propriétaires de petits appartements. Cela ne veut pas pourtant dire qu’acheter une grande maison ou que s’engager dans un MBA soient de bons moyens pour augmenter ses revenus; ce sont des critères qui ont seulement une corrélation avec des revenus plus élevés, mais on ne peut affirmer en aucun cas qu’ils en sont la cause.

J’ai découvert cette erreur de logique (que le marketing des écoles de commerce a alimentée pendant des années) de la façon la plus difficile : il m’a fallu un an pour décrocher un poste suite à l’obtention de mon diplôme, au même niveau de salaire que mon poste pré-master.  Cette expérience m’a permis de constater que les employeurs octroyaient une valeur très limitée au diplôme. Bien sûr qu’il apportait un petit quelque-chose de plus à mon CV, mais aucun différentiel de poids. J’ai dû me battre pour décrocher un job et pour progresser dans ma carrière par la suite comme n’importe quel professionnel sans ce diplôme. Beaucoup de professionnels de mon secteur, qui avaient la même envie de progresser que moi, ont eu des évolutions de carrière similaires à la mienne sans gaspiller du temps et de l’argent dans un MBA.

Non seulement plusieurs études montrent que les MBA ont un impact minime sur la carrière; mais il faut aussi tenir compte du fait que les écoles de commerce font une présélection de candidats, et les caractéristiques  qu’elles privilégient, telles qu’une expérience préalable intéressante, un bon niveau de pensée analytique, l’envie de progresser, etc., sont de très bons prédicteurs des résultats professionnels. En conclusion, si on vous a admis dans un programme de MBA, c’est que probablement vous n’en avez pas besoin pour réussir et que, sauf à de rares exceptions, il ne vous apportera presque rien.

Qu’est-ce qui vous gêne dans la démarche marketing des écoles de commerce pour promouvoir les MBA?

Pendant des années, les écoles de commerce ont profité de leur « halo » d’institutions éducatives prestigieuses pour accéder à des médias de prestige et parler du marché de l’emploi comme si elles étaient impartiales. Eh bien, elles ne le sont pas : elles donnent des informations qui semblent objectives, mais elles sont simplement en train de faire fructifier leurs fonds de commerce. Par exemple, en 2012, j’ai lu un article paru dans l’un des plus prestigieux journaux français qui affirmait que les employeurs « s’arrachent » les diplômés de MBA en leur proposant des augmentations de salaires allant jusqu’à 70%. Je vous assure que la crise de 2008 a laissé au chômage beaucoup de mes collègues ayant des masters d’écoles de commerce européennes prestigieuses et qu’on ne se les arrache pas : beaucoup d’entre eux ont passé des années avant de décrocher enfin un poste en CDI.

Les écoles manipulent aussi les statistiques de salaires et utilisent d’autres techniques de marketing d’une éthique douteuse, ce qui leur a permis d’augmenter en moyenne leurs frais de scolarité de plus de 60% depuis 2005. Ces techniques ont été mises en cause à plusieurs reprises par d’autres auteurs tels que Henri Mintzberg (« Des managers, des vrais ! Pas des MBAs »)

Quelle est votre opinion sur la qualité de l’enseignement dans un MBA?

Il y a quelques années, j’ai visité le centre spatial de la NASA à Houston. J’ai assisté à des présentations d’experts en technologie spatiale qui m’ont laissées bouche bée : ils étaient des génies et leur présentation était bien préparée. Par contre je n’ai jamais eu à utiliser l’information de ces présentations de toute ma vie. Je pense que pour 80% des diplômés du MBA, l’expérience MBA est comparable à mon passage par la NASA : 80% du contenu du MBA n’est que du spectacle éducatif. Bien que les professeurs soient brillants et le défi intellectuel soit stimulant, l’information reçue n’a pas forcément d’application pratique immédiate sur la carrière des étudiants. Les employeurs vont apprécier le diplôme d’une manière très marginale. 

Dans quelles situations de carrière le MBA peut-il être un bon investissement?

Je crois que toute personne désirant poursuivre ce type de formation doit analyser en profondeur sa décision et remettre en question la « sagesse » populaire de son entourage professionnel. Il vaut mieux analyser les besoins réels des employeurs et se former selon besoin pour y répondre. Je vous donne un exemple de votre secteur : j’ai un collègue qui travaille depuis 4 ans dans le BTP. Il a suivi une formation relative à la corrosion qui lui a couté 3 000 dollars (loin des 60 000€ qui coutent un MBA de prestige). Depuis il a décroché une promotion et dirige une équipe de 5 personnes ; il reçoit des offres d’emploi en permanence et considère partir pour une période aux USA, où les professionnels possédant son savoir-faire gagnent $120 000 par an. Ça c’est un exemple d’un bon investissement en matière de formation.

Dans les secteurs de la banque en investissement ou le conseil en stratégie, le MBA est très apprécié et peut devenir un accélérateur de carrière, notamment si la formation est issue d’une école de commerce de premier rang. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas analyser son investissement en profondeur.  Et attention: si vous ne travaillez pas déjà dans ces secteurs, parier qu’un MBA vous en ouvrira les portes peut s’avérer TRES risqué. Il faut aussi considérer que les heures de travail dans ces secteurs sont « infinies », et le niveau de stress est très élevé: la plupart des gens ne supportent pas ce rythme au-delà de quelques années, limitant ainsi le retour sur investissement du MBA.

Certaines entreprises (de moins en moins en fait) apprécient que les membres du comité de direction soient titulaires d’un MBA. Cela ne veut pas dire qu’il faut payer n’importe quel prix pour suivre ce type de programme, ni qu’un MBA vous ouvrira les portes d’une promotion. Vous devez d’abord avoir démontré que vous avez le profil pour devenir manager, et dans ce cas, il se peut que ce soit alors votre propre employeur qui vous finance la formation. 

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Le chiffre du dimanche : 56

Publié le par Le blog des cadres du BTP

podium copie56, c'est le pourcentage de lycéens des séries S et technologiques qui souhaiteraient suivre des études d’ingénieur. Comme quoi, la relève est là qui rêve de lendemains qui chantent une fois son diplôme en poche. Ce chiffre de 56 serait même en hausse de 10% par rapport à 2013. Les études d'ingénieurs font décidément recette.

L'étude menée par les Arts et Métiers ParisTech et Opinion Way sur « Les lycéens et l’industrie » nous révèle que niveau relève ce sont d'abord les garçons (68%) qui aspire à poursuivre des études d'ingénieurs contre 32% des filles.

55% des élèves de S se voient ingénieur, 61% des autres séries technologiques, 64% des premières mais seulement 48% des terminales qui appréhendent peut-être mieux la réalité des études.

L'attrait pour les études d'ingénieur ne date pas d'hier évidemment et la dernière étude du Céreq sur l'emploi des jeunes qui précise que les ingénieurs "quelle que soit leur discipline, sont protégés de la dégradation économique et bénéficient toujours de conditions d’insertion favorables" conforte l'ambiance générale. On comprend la jeunesse qui s'intéresse ainsi à un secteur où taux de chômage peinent à atteindre 4,5 %...

Mais nous nous posons une question : les lycéens en série S et technologiques, il doit bien y en avoir 600 000 ou 700 000. Si on prend 56 % de 600 000, ça nous en fait quand même 336 000, dont une moitié, grosso modo, qui obtient son bac chaque année. Donc, il y aurait potentiellement, chaque année, 170 000 candidats aux études d'ingénieur. C'est Arnaud Montebourg qui va être content...

Néanmoins, au risque de relancer les vieilles querelles, il faut bien rappeler qu'on ne forme que 30 000 ingénieurs chaque année en France.

On risque de laisser quelques vocations sur le carreau...


 

 

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Ingénieurs, voici les écoles préférées de vos futurs employeurs !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

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Un classement des écoles d'ingénieurs, c'est évidemment bien pour se repérer dans la jungle des établissements. Mais un classement des écoles d'ingénieurs effectué par les entreprises, c'est encore mieux. C'est un peu comme si l'on vous donnait la clé de votre futur recrutement. Et l'Usine Nouvelle l'a fait.

Dans un sondage publié le 12 mars, le journal nous apprend d'abord que les industriels sont, à 96 %, satisfaits par les écoles d'ingénieurs.

C'est un consensus rare qui signifie que soit les ingénieurs français sont effectivement très bien formés, ce dont on ne doute pas, soit que les entreprises baignent dans un optimisme béhat, ce dont on doute davantage. 

Remarquez, ce n'est pas une attitude qui soit propre aux jeunes ingénieurs, n'est-ce-pas ?

Evidemment, derrière ces chiffres aux allures d'élection napoléonienne, les industriels pointent ici là quelques détails qu'ils leur semble important d'améliorer comme les cours en anglais, pas assez nombreux à leur goût, ou encore le fait que les écoles ne soient pas assez proches des entreprises. Certains industriels soulignent même qu'il existe "un fossé entre la réalité de l’entreprise et les attentes de certains jeunes ingénieurs, notamment sur la rémunération".

 Enfin, les industriels souhaitent que les jeunes ingénieurs soient plus innovants (mais dans le même temps, on sait que seuls 62 % des tops managers souhaitent faire progresser l'innovation au sein de leurs entreprises) et davantage d'ingénieurs-managers (pourtant, on a déjà sonner l'alarme ici !)

Mais enfin, ce n'est pas pour lire ceci que vous êtes restés avec nous jusqu'ici.

Non, vous ce qui vous intéresse, c'est de connaître les 20 écoles d'ingénieurs jugées par les industriels les plus adaptées au monde de l'entreprise. Alors les voici. Et si la vôtre, ou celle que vous avez choisi n'est pas dedans, rassurez-vous : il y a quand même 96 % de chances que vous fassiez l'affaire dans votre emploi.

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 Photo: Usine Nouvelle    

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Le chiffre du dimanche : 116

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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116, c'est, en pourcentage, la hausse du nombre d'étudiants en écoles d'ingénieurs sur ces 20 dernières années. L'augmentation s'expliquerait par la féminisation croissante des études d'ingénieur.

Pour un peu, on se croirait dans un clapier à lapins : en 20 ans, le nombre d'élèves en école d'ingénieurs a battu des records. Ils étaient 57 653 en 1990-1991. Ils sont passés à 124 448 en 2012-2013.  Cela fait donc une hausse de 116 %, savamment et officiellement calculée par la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. 

 

Si les écoles publiques (+103 %) et les écoles privées (+147 %) ont toutes les deux tirées leur épingle du jeu, il est une catégorie d'élèves qui a fait exploser les compteurs : les filles. 

 

En 1990, elles n'étaient que 11 446 à se presser sur les bancs des écoles d'ingénieurs. En 2013, elles étaient 34 945 (les garçons, 89 503). Soit une hausse de plus de 200 %. 

 

L'ouverture est bien en marche 

 

Ce constat nous amène à deux questions : 

 

Cette hausse spectaculaire est-elle la raison des déclarations alarmistes de certains qui s'interrogent sur la baisse de niveau des écoles d'ingénieurs ? 

 

Peut-on continuer à augmenter le nombre d'ingénieurs (revoir notre interview de Julien Roitman, le président du "Conseil National" des Ingénieurs et Scientifiques de France) sans craindre un nivellement pas forcément par le haut.

 

Vous avez trois heures.


 

 

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Nouveau diplôme d'ingénieur-manager avec L’EDHEC et L’ESTP

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Souvenez-vous : il y a un an, nous avons annoncé, sinon l'avènement, du moins l'émergence de l'ingénieur-manager, ce combiné technico-humaniste qui est une denrée de plus en plus recherchée.

Le terme ingénieur-manager devenait alors à la mode, même si la réalité avait devancé de longue date l'émergence lexical.

En effet, cela fait un moment que l'ingénieur fait le manager.

Selon des chiffres publiés en 2011, et que nous reprenions dans notre papier, 21 % des ingénieurs occupaient des fonctions managériales et un débutant sur dix encadrait une petite équipe.

Pour enfoncer le clou, et convaincre de l'intérêt d'intégrer une formation avec double cursus, nous expliquions alors qu' "un ingénieur manager est globalement mieux payé que ses confrères : alors que le salaire médian d’un ingénieur se situe autour de 54 000 euros annuels en 2011 selon le CNISF, celui qui exerce un rôle hiérarchique touche aux alentours de 65 000 euros".

Un an plus tard, le phénomène reste plus que jamais d'actualité.

En France, désormais, on compte plus d'une trentaine de double cursus d'ingénieur-manager (ici pour le détail).

Selon Jérôme Caby, directeur général d'ICN Business School cette expansion est des plus logiques : "les projets de développement des entreprises combinent nécessairement des aspects touchant à la fois à la technique, au marketing et au management. Former des experts combinant qualité technique et qualité relationnelle, ayant une approche créative et commerciale, offre une double compétence très attractive pour les recruteurs" (source studyramagrandesecoles.com)

(Et pour un avis sans davantage de concession, relisez notre papier dans lequel nous reprenions le discours de Roland Vardanega, le président de la société des ingébnieurs Arts et Métiers et ancien président du directoire de PSA Peugeot-Citroën)

C'est dans ce contexte favorable qu'est apparu un nouveau-né, particulièrement bien-né, et qui intéressera particulièrement les ingénieurs du secteur de la construction :

L’EDHEC Business School et l’ESTP Paris ont signé récemment une convention de double-diplôme entre les deux écoles.

Dès septembre 2014, des étudiants ESTP pourront intégrer l’EDHEC en filière Apprentissage Européen au niveau Master après un process de sélection mené par l’ESTP et l’EDHEC. Ils pourront ainsi acquérir à travers ce parcours une double compétence

Selon Nicolas Orio, le Directeur des relations Entreprises et de la Communication de l'ESTP Paris : « Ce double diplôme renforce l’offre de formation de l’ESTP Paris dans un monde de plus en plus concurrentiel où toutes les compétences sont essentielles, notamment dans nos métiers de la construction. »

Avoir toutes les compétences, ce sera sans doute compliqué. Mais être ingénieur-manager semble plus que jamais un bon début.

 

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Pourquoi le BTP chinois est-il aussi performant ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

BTP-construction-Chine

C’est une question que l’on se pose depuis longtemps : pourquoi les entreprises de BTP chinoise dominent-elles ainsi l’univers de la construction mondiale ?

Certains, souvent, vont chercher une explication complexe en estimant que le succès sinomatographique vient du fait que les entreprises chinoises trustent tous les appels d’offres sur le territoire chinois, qu’il s’agisse d’infrastructures ou de bâtiments et que sur un territoire en pleine mutation et fermé à double tour, cela facilite les affaires.

C’est un peu facile, et ce n’est jamais très gentil de s’attaquer ainsi à un grand pays.

D’autres, encore plus médisants, vous diront que c’est parce que les Chinois cassent les prix et construisent à l’emporte pièce.

Ce n’est pas plus louable comme attitude. D’autant que la vérité est ailleurs.

Si les Chinois sont aussi bons, c’est tout simplement parce qu’ils vont à bonne école. Et quelle est la meilleure école de la construction au monde ? L'école française bien sûr !

Actuellement, il y a 35 000 étudiants chinois en France, chiffre qui selon les souhaits du gouvernement devrait monter à 50 000 dans les années à venir.

Or, lorsqu’ils s’inscrivent dans une grande école française, les étudiants chinois choisissent majoritairement des écoles d’ingénieurs (61%), dont celles spécialisées en génie civil et construction, avant les écoles de management (37%) (chiffre 2012-2013).

La voici donc la véritable raison. C’est parce que les Chinois reconnaissent l’excellence de notre formation qu’ils sont devenus aussi performants. Alors ne nous plaignons pas.

Enfin, pas complètement.

Car il y a bien une nouvelle tombée hier qui nous a glacé le beffroi et remué les cloches. On en viendrait presque à regretter les excès de gentilesse dont nous venons de faire usage :

Attention, accrochez-vous au tabouret : la Chine est devenue le leader mondial de la consommation de vin rouge, devant la France et l’Italie ! Quel toupet !

Quand on sait en plus que l’alcool rend plus intelligent

Il n'y a donc qu'une seule mesure à prendre : interdire les soirées étudiantes françaises aux élèves chinois !

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Le palmarès 2014 des écoles d'ingénieurs

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

 

écoles-ingénieurs-classement

Comme chaque année, le magazine l'Etudiant a sorti il y a quelques jours son palmarès des écoles d'ingénieur. Mais pour la cuvée 2013, le magazine a franchement innové. Terminés les résultats généraux, c'est désormais le candidat lui-même qui fait son classement en fonction de ses intérêts.

Donnons un exemple simple à ceux qui scrutent l'école de leurs rêves :

 

Vous cherchez une école qui offre des débouchés dans le BTP et la construction, ainsi que des bons salaires et qui vous ouvrira les portes de l'international ? (basique on a dit).

 

L'Ecole des Ponts devant

Alors il vous faudra rentrer prioritairement à l'Ecole des Ponts de Marne la Vallée (et commencer par réussir le concours). Celle-ci devance un quintet composé de Arts et Métiers Paris Tech, ECAM Lyon, l'école centrale Lyon et  les mines d'Ales, la petite école qui monte, qui monte….

 

Bon, évidemment, vous pouvez intégrer de nombreux autres indicateurs, tels que le coût des études, l'origine des intégrés ou... le niveau d'anglais exigé. 

 

Etes-vous fait pour les études d'ingénieur ?

A ce propos, si vous parlez anglais comme une vache espagnole, vous allez devoir mettre les double bouchées et vérifier que Brian est toujours dans la kitchen : sous l'impulsion de la Commission des Titres d'Ingénieur, le niveau d'anglais exigé en école d'ingénieur a été revu à la hausse. Il faut en effet un niveau B2 (un score de 785 au TOEIC par exemple) pour obtenir son diplôme d'ingénieur (un niveau qui reste cependant relativement faible par rapport à celui des écoles de commerce).

 

Mais avant de commencer à jouer avec l'outil développé par l'Etudiant, permettez que l'on vous pose une question, elle aussi basique :

 

êtes-vous sûr d'être fait pour les études d'ingénieur ?

 

On ne voudrait pas doucher les enthousiasmes naissants ou les vocations de longue date, et ainsi attrister notre Ministre du redressement productif, qui voit dans l'ingénieur français le sauveur de la Nation.

 

Non.

 

En revanche, voici un questionnaire mis en ligne sur le site de l'Etudiant (il faut ouvrir un compte sur le site) qui vous permettra peut-être d'y voir plus clair. 

 

Un indice : pour la question sur votre niveau dans les matières scientifiques, "à la traîne" n'est PAS la bonne réponse...

 

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L’EIVP, le génie urbain au service de la ville

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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 Le Blog des cadres du BTP part à la rencontre des écoles d'ingénieurs. Régulièrement, nous irons interviewer les acteurs de la formation française, qui ne se porte pas trop mal, merci pour elle. Et pour commencer, nous avons choisi de vous présenter l'Ecole des Ingénieurs de la Ville de Paris (EIVP).

L’Ecole de la préfecture de la Seine a été créée en 1959 à Paris et fut la première école en génie urbain de France. En 1977, l’établissement change de nom et devient Ecole des Ingénieurs de la Ville de Paris (EIVP). Aujourd’hui, l’EIVP reste encore la seule école à délivrer un diplôme d’ingénieur en génie urbain et forme les étudiants qui feront la ville de demain. Les promotions actuelles comptent 80 étudiants. Bientôt, ce sont 120 à 130 ingénieurs qui sortiront chaque année, suite au déménagement de l’école dans ses nouveaux locaux du XIXème arrondissement. Entretien avec Emmanuel Natchitz, le responsable de la formation continue et des mastères spécialisés de l’EIVP.

L’EIVP va fêter ses 54 ans. L’école a dû évoluer depuis 1959 ?

"Forcément. D’abord créée pour les besoins spécifiques de la Ville de Paris, l’EIVP est aujourd’hui une école d’ingénieur dédiée à la ville et au génie urbain en général,  même si elle est toujours sous la tutelle de la Ville de Paris. Nous formons des ingénieurs comme n’importe quelle grande école du genre. Néanmoins, nous gardons notre spécificité : l’EIVP est la seule école habilitée par la Commission des Titres d’Ingénieur (CTI) à délivrer un diplôme d’ingénieur en génie urbain.

Par ailleurs, depuis 5 ans, nous développons de nombreux programmes connexes avec d’autres écoles (double diplômes ingénieur/architecte), des mastères spécialisés, des licences professionnelles (ouverture prévue en septembre 2013), la formation continue et même un programme de formation continue en Martinique : c’est une ouverture complète.

Comment définir le Génie Urbain ?

Le génie urbain désigne tout ce qui touche à la ville. L’EIVP se différencie ainsi des écoles qui forment aux métiers du BTP, lesquelles s’intéressent davantage aux infrastructures et au génie civil.

Pour résumer, le génie urbain s’applique au développement et à la gestion des zones urbaines et péri-urbaines dans toutes leurs dimensions. Mais attention : les questions d’urbanisme ne sont que la face émergée de l’iceberg. La face immergée, ces sont les réseaux, les télécoms, la gestion des énergies et de la mobilité urbaine par exemple. C’est très vaste.

La formation de l’EIVP permet d’appréhender le domaine public dans sa globalité et de préparer nos étudiants aux carrières en relation avec l’aménagement urbain.

L’EIVP a été rattachée récemment à l’Ecole des Ponts Paris Tech. Qu’est-ce que cela signifie pour votre école ?

Cela change tout… et rien à la fois. L’EIVP garde une totale indépendance pédagogique et financière.

C’est au niveau des possibilités offertes aux étudiants que cela bouge : les étudiants des Ponts peuvent venir faire des spécialisations chez nous, et inversement. Le rapprochement des deux écoles va, en outre, permettre de multiplier les programmes de recherche mixtes. Sans oublier la mutualisation des moyens, comme pour les centres de documentation des deux écoles.

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L’EIVP est-elle toujours très liée à la Ville de Paris ? 

L’EIVP est notre nom historique, notre marque, et nous ne voulions pas en changer, même s’il est vrai que l’établissement a connu de profondes mutations.

Néanmoins, nous sommes toujours très proche de la collectivité. Le président du CA de l’EIVP est Jean Louis Missika, Adjoint au Maire de Paris chargé de l'innovation, de la recherche et des universités. Entre 15 et 20 % des étudiants de chaque promotion rejoignent tous les ans la Ville de Paris. Ces étudiants choisissent leur orientation dès le concours commun d’ingénieur. Une fois diplômés, ils sont « redevables » pour 8 ans à la Ville de Paris.

Comme certaines écoles vous proposez un cursus ingénieur-architecte…

Il y a une vraie demande pour ce type de diplôme. Et c’est bien normal : cette double culture est très recherchée. Ce sont des profils rares.

Nous avons créé cette formation avec l'École Nationale Supérieure d'Architecture de Paris la Villette (ENSAPLV). Ici, il faut distinguer l’ingénieur-architecte et l’architecte-ingénieur.

Les ingénieurs-architectes postulent une fois à l’EIVP et effectuent les deux cursus en parallèle. Suite à l’obtention de leur diplôme d’ingénieur, ils effectuent encore deux ans à l’ENSAPLV.

L’architecte-ingénieur s’inscrit à l’ENSAPLV après le bac et va être recruté conjointement. Il effectuera une mise à niveau, pour lui permettre de suivre le cycle d’ingénieur, à l’EIVP. Puis pendant son mastère d'architecture (2 ans), il fait la 1e année d'EIVP. Enfin, il effectue les deux dernières années d'EIVP.

Dans le cadre de notre cursus, il y a une quarantaine d’étudiants répartis sur trois sites (EIVP, ENSAPLV, ESTP) en fonction de la spécialisation qu’ils choisissent.

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Quelle est la place de la formation continue dans votre offre de formation ? 

L’EIVP est encore jeune dans ce domaine puisque cela fait moins de 10 ans que l’école s’est engagée dans cette voie. Néanmoins, nous utilisons notre savoir-faire, et nos compétences reconnues depuis 50 ans, pour créer des formations qui répondent à des besoins spécifiques. Elles associent souvent le génie urbain et l’utilisation des technologies de l’information et de la communication. Nous proposons, par exemple, des stages courts sur les problématiques concernant l’éclairage public ou la passation des délégations de service public. Nous avons également des formations plus longues. Toutes nos formations répondent aux attentes des entreprises pour lesquelles la formation est un enjeu stratégique

C’est le cas d’URBANTIC, un mastère spécialisé en génie urbain et technologies de l’information, que nous dirigeons d’ailleurs avec l’Ecole des Ponts Paris Tech. Ce mastère, qui entamera sa quatrième année en octobre prochain, a pour but d’ouvrir les professionnels aux nouvelles méthodes de travail liées à la ville numérique et de faciliter l’aide à la décision par l’usage des TIC.

En octobre prochain, nous lançons également une nouvelle formation : URBEAUSEP, un mastère spécialisé « gestion des eaux usées et pluviales » en partenariat avec le Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne (SIAAP). La formation durera également un an. Avec URBEAUSEP, nous aidons les étudiants à appréhender la complexité croissante des techniques relative à la gestion de l’eau. L’eau, ce n’est pas qu’un problème physico-chimique : c’est d’abord de l’aménagement du territoire.

L’actualité de l’EIVP, c’est également la Martinique, où vous lancez un nouveau diplôme ?

En Martinique, nous répondons à une demande du Conseil régional qui veut former davantage de personnes encadrantes pour l’aménagement de leur territoire.

Nous avons donc ouvert, in situ, en collaboration avec un centre de formation local, un programme de formation diplômant DAUCEQ où interviennent 5 enseignants de notre école et une dizaine d’intervenants locaux. C’est un beau projet. Nous devons présenter des solutions qui correspondent aux spécificités locales. Entre les secousses sismiques, les cyclones et autres intempéries, la Martinique n’en manque pas. Ces étudiants sont formés aux domaines de l’aménagement urbain et aux nouveaux modes de constructions associés. Ils deviendront les cadres locaux pour gérer les projets d’aménagement martiniquais.

A quoi ressemble un ingénieur lorsqu’il sort de l’IEVP. Trouve-t-il facilement un emploi ?

Les ingénieurs qui sortent de l’EIVP ont un profil double : ils maîtrisent les problématique de maitrise d’ouvrage et de maitrise d’œuvre.  

Ils se dirigent ensuite vers les collectivités territoriales (la Ville de Paris, certes, mais aussi d’autres collectivités territoriales), des bureaux d’études ou de grandes entreprises type Bouygues, Vinci, Eiffage qui interviennent de plus en plus, via les bureaux d’études, sur l’aménagement urbain.

Au final, 80 à 90 % de nos étudiants sont recrutés à l’issue de leurs travaux de fin d’études en entreprise.

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Concours Alpha : 900 places en écoles d'ingénieurs à pourvoir

Publié le par Le blog des cadres du BTP

gabaritlactu.jpgVous êtes étudiant en terminale S et, entre deux maximes de Schopenhauer et trois lancers de javelot, vous rêvez déjà d'intégrer une école d'ingénieur. On vous comprend. Pour cela, il ne reste plus qu'à foncer sur le portail APB : les procédures d’Admission Post Bac (APB), ouvertes depuis quelques semaines, permettent cette année de choisir le Concours Alpha. 

Concours Alpha, kezako ? Il s'agit d'un concours organisé par sept écoles d'ingénieurs (L’EBI, l’EFREI, l’ESIEA, l’ESIGETEL, l’ESITC Caen, l’Esitpa et 3iL) soucieuses de mutualiser leur recrutement.

900 places sont offertes. Une bonne raison de tenter sa chance, d'autant que la spécificité du Concours Alpha est de prendre en compte la difficulté du choix d'orientation à 18 ans (suite à ce concours, les lauréats auront la possibilité de changer d'école en cours de première année s'ils le souhaitent). Misant sur la proximité et l’accessibilité, le concours donne une place importante à l’entretien de motivation.

D'ailleurs, ce concours détient une formule quasi magique : un concours, un seul vœu APB (sur les 12 possibles dans la catégorie ingénieur…), MAIS autant d’entretiens que d’écoles choisies pour conforter ses choix. Chaque école faisant son propre classement, le candidat multiplie ainsi ses chances. Elle n'est pas belle la vie ?

Bon, si vous êtes arrivé sur ce blog, c'est que vous vous intéressez un peu au BTP et à la construction (ou alors, vous êtes comme tous ces visiteurs qui, aiguillés par un vieil article du blog relatant les exploits d' Elisabeth Tessier, arrivent chaque jour en se demandant surement ce qu'ils font ici...).

Or, sur les 7 écoles, L'ESITC Caen est le seul établissement spécialisé formant au génie Civil et au BTP. Pensez-y.

Pour mémoire, et au cas ou vous hésitiez encore avec une carrière de cireur de javelot, sur l’ensemble des écoles du concours, 90 % des diplômés en moyenne se voient proposer un emploi dès la sortie. Concernant l'ESITC, l'école annonce sur son site "  Lors de la remise du diplôme, 98 % des diplômés de l’ESITC Caen promotion 2011 étaient déjà en activité professionnelle ou engagés en poursuite d’études. Parmi eux, 83 % étaient en CDI, 11 % en CDD et 6% en VIE".

Alors tentés ?

 

Renseignements pratiques

Pour qui le concours ?

Les candidats de classe de Terminale S (pour l’ensemble des écoles du concours)

Les candidats de classe de Terminale STI2D, STL, STAV, ES (selon les écoles du concours – voir règlement du concours)

Les candidats des lycées étrangers et inscrits à Campus France

 Comment s’inscrire ?

 

20 janvier - 20 mars 2013 :

Inscription au concours sur le portail APB: www.admission-postbac.fr

L’inscription au Concours Alpha compte pour 1 vœu parmi les 12 possibles dans la catégori « Formation d’ingénieurs ». Les 7 écoles sont ainsi classées sous ce vœu unique.

 

23 janvier - 10 avril 2013 :

Inscription aux entretiens des écoles choisies, sur le site du concours :www.concours-alpha.fr

Frais d’inscription

Les frais du Concours Alpha sont identiques quel que soit le nombre d’écoles choisies par le candidat : 90€ pour les élèves issus des Bacs S; 60€ pour les bacs ES, STI2D, STL et STAV; 30€ pour les boursiers, remboursés si ces derniers se présentent à l’ensemble des épreuves du concours.

Procédure 

Le "Concours Alpha" se décompose en trois étapes :

l'étude du dossier scolaire du candidat

les épreuves écrites

les épreuves orales

 Les deux premières étapes sont communes à l'ensemble des écoles du concours. La troisième étape, de l’entretien d’évaluation, est spécifique à chaque école et le candidat sera convoqué par chaque école qu’il a choisie.

Centres d’écrit :

20 centres d’écrits seront ouverts en France métropolitaine, notamment à Caen, Marseille, Nancy, Nantes, Lille, Lyon, Paris Centre, Paris Ouest Cergy, Paris Sud Villejuif, Rouen ainsi qu’à La Réunion, en Nouvelle- Calédonie, en Martinique, en Guadeloupe, et dans plusieurs pays francophones (Maroc, Tunisie, Cameroun, Sénégal)

En savoir plus www.concours-alpha.fr

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Le chiffre du dimanche : 6,4

Publié le par Le blog des cadres du BTP

prestation228C’est, en pourcentage, le nombre d’élèves supplémentaires en école d’ingénieurs, sur la période 2011-2012. Ils sont désormais 41 802 contre 39 284 l'année précédente (2 518 étudiants supplémentaires).

La progression est loin d'être homogène : les écoles du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche ont accueilli 9.8 % d'élèves en plus, contre 1.7 % seulement pour les autres établissements. Le flux d'entrée est également moins important pour les écoles privées : la progression n'atteint que 2 %.

Depuis l'année 2002-2003, le nombres d'élèves ingénieurs a augmenté de 25 %. Malgré une légère baisse en 2006-2007 et en 2007-2008, le flux montre une progression de façon régulière. 

Les 208 écoles privés et publiques diplôment de plus en plus d'ingénieurs : 31.000 chaque année, soit plus du double qu'il y a 20 ans.

Ce n'est pas suffisant pour répondre aux besoins des entreprises. On estime qu'il en faudrait entre 9000 et 10 000 de plus par an pour soutenir l'innovation, attirer des industries à forte valeur ajoutée et  favoriser la croissance.

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