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Articles avec #merci l'inge tag

"Merci l'ingé", épisode 19 : mettez un porc dans votre moteur !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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C'est bien connu : dans le cochon tout est bon. Mais on ne savait pas à quel point. Des lycéens en BTS, en partenarait avec des ingénieurs de Nantes, ont développé une voiture qui carbure aux graisses porcines et qui, depuis, multiplie les tours de cochon...

Il y a des histoires, parfois, dont on a du mal à accepter la véracité, surtout depuis qu'Internet a remplacé Roger Gicquel.

Mais puisque c'est  le très sérieux journal La dépêche du Midi qui en parle sur son site, on ne va pas remettre l'information en cause…

Or donc, voilà que des lycéens de Mirepoix, dans le cadre du challenge EduEco (un concours où les participants doivent inventer la voiture la plus économe), ont décidé de mettre non pas un tigre, mais bien du porc breton dans leur moteur.

C'est une société nantaise, S3D, qui a eu l'idée d'utiliser les stocks de graisses animales contenus au fond des cuves pour développer un biocarburant.

Evidemment, S3D est venue faire ses emplettes chez nous, en Bretagne. Avec nos 9 millions de têtes, on a peut-être du pétrole dans nos campagnes...

La société nantaise, qui a un partenariat avec les élèves, leur a ensuite passé le bébé que ces derniers ont adapté à leur voiture. Résultat : ça marche au poil !  Remarquez, des élèves de cet établissement avait déjà réussi à faire tourner un moteur avec de la graisse de canard...

Les ingénieurs de la PME nantaise aimeraient, à terme, alimenter des camions et tracteurs avec un mélange de gasoil et de 30 % de leur biodiesel.... 

On va peut-être tous rouler en porche très bientôt

 

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"Merci l'ingé", épisode 18 : des batteries pour le logement collectif

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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En Bretagne, on n’a pas que des élevages en batterie. On a aussi des élevages de batteries.

Enfin surtout le groupe Bolloré.

La plus connue, jusqu’à présent était celle de la Blue car, la voiture électrique qui circule désormais à Paris, Lyon et bientôt Bordeaux via l’autopartage.

Mais Bolloré, qui peut être grand cachotier, a vu plus loin. D’autres déclinaisons ont été imaginées en partant d’un principe simple : stocker l'énergie quand elle est disponible, la rendre quand on en a besoin.

La dernière annonce en date reprend ce principe à la lettre.

En partant du principe que solaire et éolien sont peu adaptables au logement collectif, le groupe Bolloré à mis au point des batteries qui se chargent directement sur le réseau électrique aux heures creuses avant de restituer l'énergie aux heures pleines.

Selon Bolloré, le différentiel de tarification entre heures creuses et pleines légitime ces technologies de stockage.

Le procédé a en tout cas déjà séduit Pierrick Massiot, le président du conseil régional de Bretagne.

Il a fait savoir à Vincent Bolloré que la Région a un gros programme de construction de logement et qu'il est donc particulièrement intéressé par cette technologie si elle fait la preuve de son rendement.


 

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"Merci l'ingé", épisode 17 : record du monde pour une cellule photovoltaïque franco-allemande !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Cocorico-kikeriki ! Une équipe scientifique germano-française, incluant le groupe Soitec, a annoncé mardi avoir battu un nouveau "record" d'efficacité d'une cellule solaire.

Cette équipe a conçu une nouvelle structure de cellule solaire qui a atteint une efficacité "record" de 44,7%.

Cela signifie que 44,7% de l'énergie du spectre solaire, allant de l'ultraviolet jusqu'à l'infrarouge, est convertie en énergie électrique.

C’est tout ?

Et oui.

De toutes les énergies renouvelables, il faut savoir que c’est le solaire photovoltaïque qui connaît la plus importante déperdition d’énergie. On estime ainsi que les installations photovoltaïques peuvent perdre 80% de l’énergie solaire. Le rendement ne dépasse donc pas 20%.

La raison de cette déperdition ?

« Le rendement d’une cellule photovoltaïque baisse à mesure que la température augmente puisqu’une partie du rayonnement du soleil n’est pas converti en électricité et se dissipe alors sous forme de chaleur. Celle-ci augmente alors la température de la cellule qui perd en productivité ». (source www.cfe-energies.com)

Selon le communiqué de l’équipe scientifique franco-allemande, les nouvelles cellules solaires permettent « d'obtenir dans les régions à fort ensoleillement un rendement deux fois plus élevé que celui des centrales photovoltaïques classiques ».

C’est donc une bonne nouvelle.

Et le photovoltaïque, en France, en a sérieusement besoin.

La dernière édition de l'Observatoire de l'énergie solaire, réalisée par le think tank France Territoire Solaire en partenariat avec le cabinet Kurt Salmon, a dressé un constat tout sauf chaleureux : sur le premier trimestre 2013, moins de 100 mégawatts (MW) ont été raccordés au réseau, soit sept fois moins qu'en 2012. Pour atteindre les objectifs de 20.000 MW de puissance installée d'ici à 2020, la filière doit installer pas moins de 2500 MW par an en

En France, le photovoltaïque a surtout besoin d'une cellule... de crise.

 

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"Merci l'ingé", épisode 16 : la France brille aux IgNobels !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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C’est vendredi et pour terminer la semaine sur une bonne note, nous vous proposons aujourd’hui de découvrir le palmarès 2013 des prix IgNobel. Chaque année, depuis 1991, les prix IgNobel (jeu de mots entre «ignoble» et «Nobel») sont décernés à Harvard et récompensent des études scientifiques un peu particulières. Voyez-vous-mêmes…


Prix de Médecine décerné à Masateru Uchiyama, Xiangyuan Jin, Qi Zhang, Toshihito Hirai, Atsushi Amano, Hisashi Bashuda et Masanori Niimi. Ils ont démontré les effets de l'écoute d'opéras sur la survie de souris ayant subi une transplantation cardiaque. Et pour les petits rats (de l’opéra) ?

Prix de Biologie et d'Astronomie décerné à Marie Dacke, Emily Baird, Marcus Byrne, Clarke Scholtz et Eric Warran. Ils ont découvert que les bousiers pouvaient s'orienter grâce à la Voix Lactée. C’est excrément impressionnant !

Prix de Physique décerné à Alberto Minetti, Yuri Ivanenko, Germana Cappellini, Nadia Dominici et Francesco Lacquaniti. Ils ont démontré que l’homme pouvait courir sur l'eau. Mais uniquement sur la Lune. Les hommes viennent donc de Mars, les femmes de Vénus, et Jésus de la Lune.

Prix de la Paix décerné à Alexander Lukashenko, le président du Bélarus. Il a interdit les applaudissements en public. Sa police a eu le droit à une mention pour avoir arrêté un manchot qui applaudissait. Il a été chaleureusement non applaudi.

Prix d'Ingénierie de la Sécurité décerné à Gustano Pizzo pour un brevet de 1972 décrivant un système pour contrer les pirates de l'air : un piège qui se referme sur le belligérant, qui enfermé dans un sac, est ensuite parachuté avant d’être cueilli au sol par la police. C’est d’une logique implacable.

Prix de Chimie décerné à Shinsuke Imai, Nobuaki Tsuge, Muneaki Tomotake, Yoshiaki Nagatome, Toshiyuki Nagata, and Hidehiko Kumgai. Ils ont réussi à déterminer le processus biochimique qui fait couler les larmes quand on épluche un oignon. Mais ils n’ont pas trouvé la parade…

Prix d'Archéologie décerné à Brian Crandall et Peter Stahl. Pour étudier la dissolution des os dans le système digestif, les deux chercheurs ont boulotté… une taupe. Ils l’ont avalée sans la mâcher. Taupe chef fait des émules…

Prix de la Probabilité décerné à Bert Tolkamp, Marie Haskell, Fritha Langford, David Roberts et Colin Morgan. Ces chercheurs ont fait deux découvertes majeures: 1) Il y a d'autant plus de chances de voir une vache se lever qu'elle est couchée depuis plus longtemps. 2) Une fois levée, quand va-t-elle se coucher à nouveau, la vache? Malheureusement, aucun modèle prédictif fiable n’a pu être établi et les chercheurs, malgré ce prix, sont partis ruminer dans leur coin.

Prix de la Santé Publique décerné à Kasian Bhanganada, Tu Chayavatana, Chumporn Pongnumkul, Anunt Tonmukayakul, Piyasakol Sakolsatayadorn, Krit Komaratal et Henry Wilde. Dans les années 80, la Thaïlande a été la scène de violences conjugales peu communes, souvent causées par les femmes, impliquant l’amputation de pénis. Les chercheurs ont donc étudié les différentes possibilités de ré-attachement. Intéressant, sauf en cas de gros couac : si le pénis a été mangé par canard, il n’y a plus rien à faire.

Enfin, et cela nous permet d’entonner un cocorico patriotique, c’est une équipe en grande partie française qui a décroché le prix de Psychologie. L’étude a même été publiée en 2013 dans le British Journal of Psychology. Laurent Bègue, Brad Bushman, Oulmann Zerhouni, Baptiste Subra et Medhi Ourabah ont démontré que les gens qui pensent être saouls se croient séduisants. Ne dit-on pas justement être bien saoul tout rapport ?


 

Bonus : Alors que l’on s’inquiète à longueurs de colonnes dans les journaux sur le prétendu déclin de la France, les IG Nobels sont là pour nous rappeler que le génie tricolore sort plus souvent de sa lampe que l’on voudrait bien le contraire. La lecture du palmarès des IgNobel de ces dernières années nous le confirment. Depuis 2006, cinq équipes ont été récompensées. Seuls les Etats-Unis font mieux. Cela valait donc un éclairage sur ces hommes et ces femmes qui font la grandeur de la France !

Prix de médecine 2012 pour Emmanuel Ben-Soussan et Michel Antonietti. Ils ont expliqué aux médecins qui pratiquent des coloscopies comment minimiser le risque d'explosion de leurs patients.

Prix de Physique 2011 pour Philippe Perrin, Cyril Perrot, Dominique Deviterne, Bruno Ragaru et Herman Kingma. Ils ont déterminé pourquoi les lanceurs de disque sont atteints de vertige, mais pas les lanceurs de marteau.

Prix de Biologie 2008 pour Marie-Christine Cadiergues, Christel Joubert et Michel Franc de l’École nationale vétérinaire de Toulouse. Ils ont découvert que les puces qui vivent sur un chien peuvent sauter plus haut que les puces qui vivent sur un chat.

Prix de Physique 2006 pour Basile Audoly et Sébastien Neukirch de l'université Pierre et Marie Curie (Paris). Leurs recherches ont permis d’expliquer pourquoi les spaghettis secs se cassent généralement en plus de deux morceaux.

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« Merci l’ingé » épisode 15 : du plastique breton à base d'algues

Publié le par Le blog des cadres du BTP

En Bretagne, on n’a pas de pétrole, mais on a des algues. Un ingénieur, Rémy Lucas, vient d’inventer le premier plastique 100 % végétal. Et ça plane déjà pour le plastique breton.

Décidément, les Bretons sont à la pointe, et pas seulement d’Armorique. Après l’entreprise rennaise Alma qui a été intégrée dans le projet Google Glass, un nouveau chapeau rond fait parler de lui ces temps-ci.

Rémy Lucas est ingénieur en plasturgie. Jusqu’ici, pas de quoi fouetter un chat. Sauf qu’il vient de découvrir un secret alchimique extraordinaire, peut-être le plus grand depuis ce jeune ingénieur du Proche-Orient qui avait proposé de changer l’eau en vin :

Rémy Lucas change les algues en plastique.

Après dix ans de recherche années de recherche, début 2013, le Breton a lancé sur le marché Algopack, le premier plastique 100 % algues et totalement biodégradable. On vous donnerait bien la recette, mais celle-ci est aussi secrète que le Coca Cola. Il faut dire que les enjeux sont de taille.

Selon Le Parisien, l’algopack est déjà un succès commercial: " En quelques mois, les contrats se sont multipliés. Le plastique traditionnel se négocie autour de 1 000 euros la tonne, contre 800 euros pour le plastique à base d’algues ".

Et qu’en disent les industriels de la filière classique ? Il relativise, évidemment.

"Ce genre d’innovation n’est intéressante que pour des niches, estime un spécialiste du secteur. En 2012, nous avons produit 288 millions de tonnes de plastique. Ce n’est pas avec des algues qu’on pourra arriver à ce résultat. Nous n’utilisons que 4 % du pétrole consommé chaque année dans le monde. Et il y en aura toujours assez pour produire du plastique".

Vous avez remarqué comme c’est marrant avec le pétrole et les industriels : moins il y en a, plus il y en a.

Néanmoins, ne crions pas cocoricobreizhatao trop tôt car les journaux ont oublié d’évoquer une chose : les algues disparaissent en Bretagne (pas les vertes, certes) et notamment l’algue brune qui rentre dans la composition du plastique « vert ».

Sans que l’on sache vraiment pourquoi.

Certains évoquent le basculement de l’axe moyen de la houle, qui aurait une répercussion directe sur la disparition de certaines algues ; l’exploitation des sites d’ascophylles par les industriels ou encore la prolifération des patelles (le bernique breton), qui se régaleraient des champs d’algues. 

L'entreprise va donc devoir importer ses algues (on n'en trouve pas en profondeur sous l'eau à cause de la lumière)

Parce que si les algues bretonnes devaient complètement disparaître pour cause de production de plastique, avouez que cela ferait mauvais genre...

 

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"Merci l'ingé", épisode 14 : Avec Skylon, des vols (beaucoup) plus courts

Publié le par Le blog des cadres du BTP

C’est la fin de semaine et le week-end vous tend des bras accueillants. Cela fait un petit moment que vous n’êtes pas sorti avec madame/monsieur, et comme vous dansez le tango comme pas deux, en pas de deux, vous emmèneriez bien votre moitié faire une petite virée à Buenos Aires ce soir, après le boulot.

Rassurez-vous, personne n’a pris de coup de chaud, même ici à Brest.

Ce scénario, encore hypothétique, pourrait prendre forme prochainement : une société anglaise, Reaction Engines, travaille en ce moment sur un concept d’avion spatial, Skylon, qui s’annonce comme l’un des projets les plus prometteurs du siècle naissant : transporter des passagers n’importe ou dans le monde en moins de quatre heures.

(Soit plus vite qu’un trajet Paris-Brest en train, snif !).

Son fonctionnement ?

C'est simple : de la piste de décollage jusqu'à Mach 5, le moteur tire son oxygène de l'atmosphère. Au-delà de Mach 5 et de 26 km d'altitude, le moteur se comporte comme un moteur-fusée standard à haute impulsion spécifique, utilisant l'oxygène liquide embarquée avec son carburant pour atteindre la vitesse de satellisation jusqu'en orbite terrestre basse à 300 kilomètres d'altitude.

Les moteurs permettent d’atteindre une vitesse de pointe de plus de 5 500 km/h. (Airbus A 380 : environ 1000 km/h).

Buenos Aires, estamos aqui !

Oui, enfin presque.

Pour l’instant, la société développe un modèle qui va servir à transporter des passagers vers la station spatiale internationale. Celui-ci pourra transporter 30 à 40 passagers et amener 13 tonnes de fret tout là haut. Mais l’un des ingénieurs de la société parle déjà de vols terrestres et d’avions pouvant transporter 300 passagers

Evidemment, le skylon a un coût qui est loin d’être modique : 1,1 milliard de dollars. Cela n’a cependant pas freiné les agences spatiales britanniques et européennes qui ont donné leur feu vert au projet.

Reaction Engines espère avoir un prototype fonctionnel pour le vol en 2020, et vise à construire une flotte dans la prochaine décennie.  

C’est largement assez pour se mettre au tango.

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« Merci l’Ingé » épisode 13 : le radar-poubelle, la nouvelle boîte des pandores ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

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Pour une fois, nous sommes obligés de reconnaître que notre rubrique porte fort mal son nom. Non pas que l’invention que l’on va évoquer ici ne présente pas une certaine avancée technologique. Non. Le problème n’est pas non plus que cette invention vienne de Belgique, quoique ceci a sans doute à voir avec cela.

Rien de tout cela

Le vrai souci, c’est qu’avec la poubelle-radar, on monte d’un niveau, voire d’un caniveau, dans la surveillance perfide des pauvres automobilistes.

Et ça, c’est moche. Et faudrait dire merci à un gêneur ?

L’information a été relayé en Belgique et en France ces derniers temps : Une poubelle-radar vient d'être installée dans la commune de Frasnes-lez-Anvaing, en Belgique. Verte comme toutes les autres, elle a déjà flashé des dizaines d’automobilistes, dont la couleur au final se rapproche de la boîte des pandores.

On vous arrête tout de suite, et sans le képi : l’origine de la fameuse poubelle remonte à loin, au milieu des années 2000, et les Pays-Bas ainsi que l'Allemagne ont déjà craqué pour cette loterie sélective.

Mais si l’on en parle autant, c’est que la France regarde désormais d’un œil inquiet  les cyclopes verts, en craignant que cette énième blague belge ne traverse la frontière.

Bien qu'improbable actuellement, la loi française n'obligeant plus l'installation d'un panneau de signalisation pour prévenir le radar, l'arrivée d'un tel dispositif reste toujours possible…

Imaginez donc un jour de grève de nos éboueurs, ce qui est donc facile à imaginer, des dizaines de poubelles sur le trottoir, les routes, partout, et vous, vous demandant, fâché, si vous allez vous faire flasher.

Le cauchemar.

Néanmoins, en France, souvenons nous que nous vivons et circulons déjà avec 36 épées de Damoclès au dessus de nos jantes. Nous sommes ainsi les rois des radars « mobiles-mobiles », ces embarqués qui dressent les PV en rafale, les radars de chantier situés dans des endroits où la vitesse limite est très fortement réduite, les radars de tronçon, les radars de feu rouge… Non, franchement, on est gâté chez nous.

Et puis, n’en voulons pas trop à nos amis belges pour un éventuel transfert de technologie, comme on en avait pas vu depuis Tintin et Milou. Ce serait un peu déplacé.

Pourquoi ?

Et bien tout simplement parce que les radars automatiques sont nés en 1958... en France, de l'esprit focrément torturé de l'ingénieur Ralph Lucien Mano.

Alors, on dit merci qui ?

 

 

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« Merci l’Ingé » épisode 12 : le chindōgu, ou l'art de l'inutile

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

Si comme on le dit parfois, être ingénieur, c’est innover, alors le japonais Kenji Kawakami est peut-être le plus grand ingénieur de tous les temps.

 

Avant tout le reste, Kawakami a d’abord inventer un concept : le Chindōgu que l’on traduira avec nos rudiments en japonais, et l’aide d’Internet, par objet insolite.

 

Par insolite, Kenji Kawakami entend inutilisable, pour marquer son opposition à la société de consommation intensive japonaise.

 

Et puisque c’est inutilisable, donc indéfinissable, nous vous livrons ici quelques uns des 10 principes qui régissent la création du Chindōgu :

 

- Un chindōgu ne doit pas être conçu pour un véritable usage. Il doit être d'un point de vue pratique quasiment inutilisable.

 

- Chaque chindōgu doit véhiculer l'idée d'une certaine anarchie, et avoir été créé dans une certaine anarchie. Les chindōgu sont des objets créés par l'homme mais qui se sont affranchis du concept d'utilité. Ils représentent la liberté de penser et d'agir; la liberté de défier l'ancienne et suffocante dominance de l'utile; la liberté d'être (presque) inutile.

 

- Un chindōgu ne peut être breveté. Les chindōgu sont offerts au monde entier. Ils ne sont donc pas des idées pouvant être protégées, placées sous copyright, brevetées, collectionnées ou possédées. Comme le disent les espagnols : « Mi chindōgu, es tu chindōgu ».

 

Vous voilà plus éclairer ?

 

Non ?

 

Ces quelques exemples de Chindōgus vous aideront peut-être :

 

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La grenouille serpillère

 

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Le pull écran

 

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Les baguettes-ventilateurs

 

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Le couteau Suisse de jardin

 

(Pour en voir beaucoup d'autres, c'est par ici)

 

Les mauvaises langues diront que Kawakami, ingénieur en aéronautique de formation, plane vraiment à 15 000.

 

Pourtant l’homme fait des émules et de nombreux concours apparaissent régulièrement sur le thème : Aux Etats-Unis par exemple, des étudiants en architecture du Massachusetts Institute of Technology à Boston avaient fondé la MIT’s Unuseless Competition (« la compétition un-inutile du MIT ») en 2004.

En France, Orange Innovation TV a organisé en 2009 un « concours des chindōgus qui simplifient la vie numérique ».

 

Il va falloir songer à une compétition dans le BTP... Nous, on imagine bien un casque de chantier avec marteau intégré, histoire d'être toujours positif en plantant un clou.

 

Et vous ?

 

 

 

 

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"Merci l'ingé", épisode 11 : le ciment romain, c'est du béton !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Jusqu'ici, c'était un des secrets les mieux gardés de l'histoire de la construction, au même titre que les Dieux de Pâques ou les pyramides : comment les Romains avaient-t-ils fait pour fabriquer un ciment ultra-performant, du genre qui peut tenir 2000 ans ?

Des scientifiques du Département des énergies du Berkeley National Laboratory en Californie se sont penchés, façon Tour de Pise, sur la question, et ont semble-t-il trouver la réponse : les Romains avaient découvert des portions magiques et un processus de fabrication efficace. Mais, surtout, ils avaient la roche riche.

Le ciment romain, à base de chaux, de mortier, de cendre et de roche volcanique doit ses performances à une recette finalement moins mystérieuse que celle du Coca Cola. Le secret, c'est la réaction chimique provoquée par la chaux mouillée d'eau de mer et par la présence d'aluminium dans la roche volcanique.

Et oui, l'explication ultime, c'est l'alu (final) présent en grandes quantités et qui permet aux monuments romains de défier le temps qui passe. 

Le véritable intérêt de cette découverte néanmoins ne se limite pas à l'extraordinaire résistance du ciment.

Il faut rendre aux Romains ce qui est aux Romains, et même encore plus : les chercheurs ont remarqué que la fabrication de ce ciment antique, qui nécessitait moins de chaux qu'actuellement, rejetait également moins de dioxyde de carbone.

Or, on en parle peu, mais la production de ciment est une des sources d'émission de CO2 la plus importante.

En 2011, la quantité de ciment produite dans le monde était de 3,4 millliard de tonnes. Comme l'écrivait un site dans une formule "body building" : "cela correspond à 12 000 Empire State Building mis côte à côte". 

 

Le problème, c'est que l'on estime généralement qu'une tonne de ciment produite égale une tonne de CO2 émise dans l'athmosphère. Le calcul est donc simple : sur les 36 milliards de tonnes de CO2 expédiées chaque année, 10 % viennent du seul ciment...

 

La découverte américaine permettra-t-elle de créer un ciment plus propre ? On l'espère.

En tout cas, le progrès écologique, comme tous les chemins, passent peut-être par Rome...

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"Merci l'ingé" épisode 10 : l'Arbre à Vent ou l'électricité à la chêne...

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

Un vent nouveau souffle sur l'éolien et l'écologie urbaine : la société bretonne New Wind vient de créer "l'arbre à vent", un système éolien en forme d'arbre, capable de produire entre 2,5 et 3,5 kWh. Soit l'alimentation nécessaire pour éclairer 25 réverbères ou fournir un foyer de 4 personnes.

 

Les branches, reliées à un tronc en acier qui abrite condensateur et convertisseur, comportent 80 à 100 feuilles en plastique injecté

 

"Elles sont dotées de petits générateurs pour profiter du moindre flux d'air. Mais elles n'émettent aucun bruit car elles tournent sur un axe vertical à 800 tours par minute au maximum" explique Jérôme Michaud-Larivière, le pdg de la société, interrogé par les Echos.

 

Selon le PDG, l'avantage principal de l'Arbre à Vent, par rapport aux éoliennes traditionnelles, est sa capacité à produire de l'électricité avec un flux faible : 2 m par seconde suffisent. La plante métallique pourrait donc produire de l'électricité 200 à 230 jours par an, contre 100 jours pour une éolienne classique

L'idée semble géniale, mais une question nous taraude : avec une taille variant entre 8 et 12 mètres (voir la vidéo ci-dessus), l'arbre à vent pourra-t-il facilement trouver sa place en milieu urbain ? Et s'il venait à diminuer l'ensoleillement d'un immeuble et provoquer les foudres du voisinage ? Pour un équipement censé apporter la lumière, avouez que ce serait un comble !

 

Bon, nous exagérons un peu évidemment et l'on ne peut que souhaiter bon vent à ce projet original. Le premier arbre sera "planté" en juin en Bretagne.

 

Le concept, transformer la brise donc les vibrations, en énergie, a d'ailleurs le vent en poupe lui aussi.

 

Une société américaine vient ainsi de créer un appareil qui génère de l'électricité lorsqu'il est mis en mouvement par une source de vibration. Le Bolt, c'est son nom, est un boitier sur lequel on vient brancher les appareils.

 

 

Mais contrairement à Usain, ce Bolt-là n'est pas encore un foudre de guerre : Il ne pourra alimenter, de façon autonome, que de petits capteurs dans l’industrie, le bâtiment, le contrôle de l’éclairage... 

 

C'est un début.

 

 

 

 

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