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Articles avec #salaires tag

Futurs ingénieurs, voilà pourquoi vous devez faire des études !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

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Vous êtes jeunes, vous avez envie de croquer la vie à pleine dent et de partir parcourir le vaste monde pour obtenir, de l'école de la vie, la mention du jury, plutôt que d'étudier longuement ? Et bien réfléchissez à deux fois. Faire des études à l'université ou dans une grande école, cela a du bon financièrement, si l'on arrive à se projeter 40 ans en avant.

On prétend parfois que les diplômes se déprécient plus vite qu'un yuan Gourcuff. C'est peut-être vrai pour certains, mais dans l'ensemble, mieux vaut être un peu bardé, au moins à bac +5, si l'on veut gagner très correctement sa vie.

C'est ce que nous apprend une étude du moteur de recherche d'emplois Adzuna.fr, repris par Challenge.fr.

Les résulats sont sans appel : les bons diplômes peuvent générer plus d'un demi-million d'euros de salaire en plus sur toute une vie professionnelle.

Plus précisément, les "bac+5" peuvent espérer gagner jusqu'à 572.000 euros de plus que les "bac+2" au cours de leur vie professionnelle.

En effet, les salaires proposés aux détenteurs d’un bac+5 en ce moment atteignent en moyenne de 36.791 euros par an, (37 062 pour les ingénieurs) alors qu’avec un bac+2, une personne nouvellement recrutée obtiendra en moyenne 24.031 euros par an (tous niveaux d’expérience confondus).

Les écoles d’ingénieur offrent ainsi un bon retour sur investissement : le gain de salaire par rapport à un bac+2 atteint 541.000 euros sur la totalité d'une carrière normale.

Bon, on ne voudrait pas non plus empêcher les globe-trotters de trotter aux quatre coins du globe s'ils le souhaitent. On leur conseille juste de se ballader à Bac +2 et de revenir tenter leur chance aux concours. Après tout, on peut intégrer une école d'ingénieurs à n'importe quel âge....


Atlantis-RHChez Atlantis-RH, cabinet de recrutement spécialisé dans l'ingénierie de la construction, on recrute également à n'importe quel âge. Et nos offres, c'est bien le Pérou ! Venez les consulter.

 

 


 

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Un ingénieur français gagne 500 euros par mois de moins qu'un ingénieur allemand

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Sortez les fusils, ou préparez vos valises ! A en croire un papier publié sur un blog du Figaro, un ingénieur français gagne 500 euros par mois de moins qu'un ingénieur allemand. Fichtre. Non content de nous rabaisser régulièrement avec ces succès commerciaux Kolossaux, l'Allemagne est donc également devenu un vrai paradis pour les ingénieurs. 

 

C'est Jean-Michel Bérard, le président du directoire d'Esker, qui a mené le petit jeu des comparaisons entre les bulletins de salaires français et allemands.

 

Pas de surprise, ce sont les charges patronales qui pénalisent le plus la rémunération de l'ingénieur français :

 

"La véritable première différence, considérable, concerne les charges patronales qui sont moitié moins élevées en Allemagne qu’en France. En conséquence, le salaire brut de Hans s’affiche 33 % au-dessus de son homologue français. Les charges salariales étant identiques (à 2 % près), leurs salaires nets encaissent donc un différentiel de 1000 euros au profit de Hans.

 

Hans a bien de la chance.

 

80000 ingénieurs recrutés chaque année en Allemagne

 

Alors bon, on pourrait crier à l'injustice, comme un soir de 82 à Guadalajara, ou alors se poser la bonne question : et si on prenait tous la poudre d'escampette, et de Berlinpinpin, pour partir travailler en Allemagne ?

 

Certes, cela ne ferait pas plaisir à Arnaud Montebourg qui milite de longue date pour que les ingénieurs fassent preuve d'un patriotisme exemplaire.

 

Mais avant d'enjamber le Rhin et de vous mettre aux wurst, sachez une chose : en Allemagne, il y a du boulot pour les ingénieurs !

 

Déjà 10 000 ingénieurs français en Allemagne

 

Chaque année, les entreprises allemandes en recrutent 80 000. Il y a déjà 150.000 ingénieurs étrangers actifs en Allemagne, dont 10 000 environ viennent de France (l'Allemagne est le troisième pays le plus prisé par les ingénieurs qui s'exportent, derrière les USA et la Suisse).

 

Vous ne serez donc pas seul.

 

Et puis tant qu'à y être, voici un site qui va vous donner des cartes vous indiquant où travaillent les ingénieurs en Allemagne. 

 

Bon, maintenant, vous avez également le droit de ne pas vouloir tenter l'exode parce que vous préférez oeuvrer au développement de notre Grande Nation pour faire plaisir à notre ministre.

 

Grand bien vous fasse !

 

Et venez nous voir chez Atlantis-RH. Nous aussi nous proposons des emplois avec des kolossales rémunérations !

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Dans quelle région serez-vous le mieux payé ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Ce n’est un secret pour personne : selon que l’on vit à Paris ou à Vierzon, on sait qu’à fonction égale le salaire ne sera pas le même.

Le Journal des entreprises a sorti une enquête, vendredi 5 juillet, qui donne justement un aperçu des différences de salaires entre les régions françaises.

Ce qui en ressort principalement : d'une région à l’autre, le salaire annuel brut moyen peut varier de près de 10.000 euros. Quand même.

Alors, c’est où qu’on s’installe en septembre prochain ?...

Evidemment, l’Ile de France arrive toujours en tête de ce classement avec un salaire brut annuel moyen à temps complet de 39.797 euros (en hausse de 9,3% entre 2005 et 2010). Les Franciliens gagnent d’ailleurs 20,5% de plus que la moyenne des Français (33.003 euros).

Bon, tout ceci est à pondérer puisque Paris regroupe un nombre de fonctions encadrantes bien plus élevé qu'en province.

Et puis, avec les prix délirants de l’immobilier (jusqu’à 8500 le m2), ils ont bien le droit à un petit supplément.

Derrière l’Ile aux trésors, on retrouve évidemment les régions tirées par les grandes métropoles. En deuxième position, voilà donc la région PACA où les salariés à temps complet gagnent 32.517 euros brut par an. Ceux de Rhône-Alpes, troisièmes, émargent à 32.032 euros.

A l’autre bout de la chaine salariale en revanche, l’ouest n’est pas très à l’aise.

Basse-Normandie, Poitou-Charentes et Limousin ferment la marche avec un revenu brut moyen de 29.120 euros. 

Pas plus de ruée vers l’or pour notre ouest armoricain, puisque la Bretagne ne pointe qu’au 13ème rang.

Enfin, nous sommes tout de même considérés comme une région économiquement performante (voir le rapport 2013 de l'Observatoire du Dialogue et de l'Intelligence Sociale). En tout cas plus que la Normandie dans son ensemble. On dit ça, on dit rien…

Bref.

Pour septembre, on va encore réfléchir. En revanche, si cela vous a donné des idées, venez voir nos offres d’emploi, nous en avons sur toute la France.

Et même en Normandie(s)

 

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Les chiffres du dimanche : 53 et 38

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Selon une enquête Orion-CFDT,  portant sur 15.000 salariés, 53% des salariés ont vu leur rémunération reçue entre avril et juin 2012 augmentée. 

Voilà une bonne nouvelle !

 

Oui. Sauf que pas complètement.

 

Ces 53 % font en fait partie… des 25% de salariés les mieux rémunérés.

 

L'enquête a en effet divisé la population en quatre quarts égaux. Et si le premier s'en sort bien, c'est moins le cas du dernier : seul 38 % des salariés les moins bien rémunérés ont obtenu une augmentation sur le même période.

 

Plus on gagne, plus on a de chances d'être augmenté ? Cela semble bien être le cas.

 

 (Sur l'ensemble des salariés consultés, 48,2% d'entre eux ont déclaré avoir été augmentés au cours des douze derniers mois, 56% dans le secteur privé et 32% dans la fonction publique)

 

Vous faites partie du wagon du dernier quart ? Vous souhaitez augmenter vos chances d'être augmenté ?

 

Un indice chez vous :

 

Avoir suivi une formation au cours des trois dernières années est un plus et accroît la probabilité d'être augmenté (50,6% contre 45,7% de ceux qui n'ont pas suivi de formation).

 

Or, niveau formation, ce n'est pas encore le top en France : 41% des salariés disent avoir bénéficié d’une formation en 2012 selon une enquête 2013.

 

Mais, selon la même enquête, toutes les entreprises ne sont pas logées à la même enseigne : 

53 % des salariés des grandes entreprises ont suivi au moins une formation contre 28 % des salariés des TPE.

 

Pour être augmenté cette année, on voit très bien là où il vaut mieux se situer...

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Etudiants ingénieurs, calculez votre futur salaire

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Vous êtes sur le point de terminer votre école d’ingénieur, ou vous souhaitez y entrer, et  naturellement, vous aimeriez savoir ce qui vous attend à la sortie en terme de salaire ?

Et bien ne cherchez plus !

Le magazine L’Etudiant, en partenariat avec le cabinet de conseil Aon Hewitt, a mis au point un outil de calcul des salaires pour les jeunes diplômés en fonction de votre école.

Et ce que l’on constate concernant les ingénieurs, au-delà de jolis salaires, c’est que ce classement ne correspond pas vraiment au classement global établit par la même publication en décembre dernier.

Ainsi, pour les écoles bac + 2, le podium salaire est le suivant : ENPC (43 232 euros), X (43 181 euros) et ENSAE (42 819 euros). Le classement des meilleures écoles avait, lui, récompensé l'X, Centrale et Mines.

Le bouleversement est encore plus important pour les écoles post-bac.

En décembre, le groupe INSA trustait les premières places. Lyon (1er) et Toulouse (3ème) encadrait l’UTC Compiègne.

Mais côté salaire, la donne est bien différente : L’Ecole des Sciences et Technologies du Numérique (38 031) pointe en première place devant l'Ecole d'ingénieurs de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (36 851) et l’ECE ( 36 694).

Leur point commun : une orientation numérique et high tech très prononcée. Les nouvelles technologies, cela rapporte, et ce n'est pas une nouvelle.

Pour les écoles spécialisées dans le BTP et la construction, le classement salaire est le suivant :

Post-bac : UTC Compiègne (36 591 euros), INSA Toulouse (36 390 euros) et INSA Lyon (36 141 euros)

Bac + 2 : ENPC (43 232 euros), ESTP (37 742 euros), CESI (35 222 euros).

Mais ce classement ne repose évidemment que sur des moyennes. D'ailleurs, si vous venez nous rendre visite sur Atlantis-RH, nous ferons moins attention à votre école qu'à... vous.

 

L’enquête 2012 a été réalisée de janvier à mars 2012 dans plus de 60 entreprises, ce qui représente près de 16 000 personnes issus de plus de 300 formations différentes.

Note : « les salaires bruts annuels moyens indiqués sont fixes, c’est-à-dire hors primes variables (primes sur objectif, commissions…). L’intéressement et la participation ne sont pas inclus non plus. Ils intègrent, en revanche, les 13ème et 14ème mois, les congés payés, les primes d’ancienneté. Ils ont été calculés sur la base de la rémunération brute de janvier 2012 multiplié par le nombre de mensualités par an ».

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Salaires : bilan 2012 et perspectives 2013 pour les ingénieurs

Publié le par Le blog des cadres du BTP

prestation228Est-ce l’air helvète descendu des montagnes alpines et la décision du peuple suisse de mettre à l’amende les gros salaires des dirigeants d’entreprise qui nous inspire en ce beau matin ? Où alors ce papier de l’Expansion.fr ? En tout cas, nous aussi avons de la Suisse dans les idées, et nous allons donc parler salaire.

L’Expansion nous livre dans son article 10 chiffres clés sur les salaires en France. Nous en avons choisi 4 particulièrement intéressant :

« +0,2%: c'est la progression du salaire mensuel par tête (qui prend en compte l'ensemble des rémunérations perçues par les salariés, notamment les primes, l'intéressement et la rémunération des heures supplémentaires) en 2012, dans le privé. En 2011, le SMPT avait progressé de 0,4%. Dans le public, le salaire moyen par tête s'est replié de 0,3% en 2011 ».

Sur l’année, cela fait donc 2,4 %. C’est juste au dessus de l’inflation qui pointait à 2 %. Pour 2013, l’augmentation devrait être sensiblement la même mais avec une inflation peut-être inférieure. On a bien dit peut-être.

« 25.020 euros: c'est le salaire net annuel moyen en 2010 d'un salarié du privé travaillant à temps plein, soit 2085 euros nets par mois, en hausse de 0,5% sur un an (contre +1,1% en 2009). Ce salaire varie de 18.080 euros pour un employé à 47.550 euros pour un cadre ».

On ajoutera que le salaire moyen annuel brut d’un ingénieur tourne autour de 52 000 - 54 000 euros.

"9.430 euros: c'est la différence de salaire entre un salarié d'une TP et un salarié d'une grande entreprise. En 2010, le salaire annuel net moyen était de 20.190 euros dans TPE, 24.130 euros dans les PME, 27.080 euros dans les ETI et 29.620 euros dans les grands groupes. Ce fort écart s'explique par la structure des emplois: les grandes entreprises emploient plus de cadres, mais aussi et surtout parce que le salaire augmente clairement avec la taille de l'entreprise. Ainsi, un cadre d'un grand groupe gagne en moyenne 50.000 euros par an, contre 37.300 euros pour un cadre de TPE."

A noter, pour les jeunes diplômés : il faut avoir en tête que les grandes entreprises, par rapport au PME, ont souvent tendance à pratiquer des salaires de départ plus bas. De plus, plusieurs spécialistes de l’emploi pensent qu’en 2013, le vrai marché de l’emploi va se jouer dans les PME. Il y a des opportunités à saisir et pourquoi pas ici ?

Et Journée de la Femme (demain) oblige !  

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« 20%: c'est l'écart de salaire entre les hommes et les femmes dans le privé en 2010. Dans le public, cet écart se réduit à 13%. Le salaire net annuel moyen d'une femme dans le privé était de 21.833 euros en 2010, contre 27.235 euros pour les hommes. (…) au sein de chaque catégorie socioprofessionnelle, un écart persiste: le salaire des femmes cadres est inférieur de 23% à celui des hommes cadres dans le privé et de 17% dans le public ».  

Pour rappel, sur près de 750.000 ingénieurs en France, les femmes ne sont que 17 % en moyenne mais les chiffres grimpent à 26 % pour les moins de 30 ans. Dans le BTP, elles forment 12 % des effectifs.  

Puisque nous en sommes à parler gros sous, voici un petit aperçu de ce qui vous attend, vaillants ingénieurs, pour 2013 :  

En règle générale, les grands gagnants seront les ingénieurs qui travaillent dans les bureaux d'études ou en R/D. Ils vont profiter de rémunérations comprises entre 60.000 et 65.000 euros annuels, contre entre 55.000 euros et 60.000 euros l'an dernier. Le tiercé gagnant : défense, aéronautique et espace.

Voici quelques salaires cadres BTP pour 2013 (moyen brut annuel, hors variable) :

Directeur de bureau d’études : 109 900 euros

Directeur chantier GE 109300 ME : 95 400 euros

Directeur de chantier adjoint : 66 600 euros

Conducteur travaux : 48 200 euros PMI/PME 36 500 euros

Projeteur et coordonnateur de travaux : 34 800 euros

Chef de chantier PMI/PME 28 900 euros

Ingénieur d’études débutants : 33 070 euros

Evidemment, ces derniers chiffres (issus d'une étude challenges.fr) ne sont que des moyennes. Et qui dit moyenne, dit moyen de faire mieux. La preuve, parmi nos offres d’emploi sur les postes mentionnés plus haut, certaines proposent des salaires bien plus intéressants. Venez nous voir !

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Etes-vous riche ou pauvre ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

dvd-le-riche-et-le-pauvre.jpgBon, c'est vendredi, jour du poisson et des questions existentielles. Aujourd’hui, nous ne vous en poserons qu'une sole (poisson-question-humour breton) : êtes-vous riche ou pauvre ? 

Evidemment, nous ne parlons pas ici de votre richesse intérieure qui doit être incommensurable, étant donné vous venez sur ce blog...

Non, nous parlons évidemment gros sous et salaires.

L'Observatoire des Inégalités a développé, il y a quelques temps déjà, un outil qui permet à chacun de se situer sur l'échelle de richesse à partir de son salaire. Il vient d'être actualisé avec les chiffres 2010 de l'INSEE

Essayez-le

Voici quelques infos à retenir pour le cru 2010 : la moitié des salariés touchaient moins de  1 673 euro.

 Le seuil des 1 % des salariés les mieux payés se situait à 7 660 euros, mais parmi les 0,5 ou 0,1 % les mieux payés, les sommes  sont très nettement supérieures.

A l’opposé, la moitié des salariés touchent moins de 1 673 euros nets mensuels et 30 % moins de 1 395 euros. 

Evidemment, les ingénieurs sont particulièrement bien lôtis. En 2011, leur salaire moyen annuel était de 67 191 €, que l'on arrondira à 5600 euros par mois. Les ingénieurs gagnent donc davantage que 97 % des salariés français.   

Les ingénieurs sont-ils riches pour autant ? Selon un récent sondage Ifop pour les Echos, les Français estiment qu'il faut en moyenne gagner 6500 euros nets par mois pour être riche.

Encore un petit effort les gars...

D'ailleurs, si vous aussi vous voulez des postes de riches niches intéressants à tout point de vue, venez nous voir ! Si on peut rendre service...



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Les cadres au chômage sont-ils trop indemnisés ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Cour-des-comptes.jpgLes cadres au chômage sont des nantis. C'est à peu près le message que la Cour des Comptes a voulu faire passer dans un rapport publié la semaine dernière et qui rappelle à l'assurance chômage le risque de creusement de son déficit. Celui-ci pourrait atteindre 18,5 milliards en 2013.

Bon, le terme nanti n'apparaît nul part, rassurez-vous, mais on le devine lorsque l'institution dénonce le « niveau très élevé, […] le plus élevé d’Europe » du plafond d'indemnisation du chômage en France, qui s'élève à 6161,29 euros. La Cour préconise de « mettre en place un taux de remplacement décroissant des prestations de l’assurance chômage pour les niveaux d’indemnisation les plus élevés, à l’image de ce qui existe dans la plupart des pays européens ».

D'accord, ce plafond concerne uniquement les cadres à hauts salaires (il faut quand même émarger à 12000 euros par mois), mais la Cour souhaite également revoir tout ce système qu'il ne trouve pas assez dégressif. (A titre d'exemple, que vous gagniez 2000 ou 9000 euros, la différence sur le taux d'indemnisation n'est que d'un point...)

Il faut reconnaître que chez nos voisins, ce n'est pas vraiment la même chanson comme le relevait lemonde.fr. Le plafond "est ainsi de 2 370 euros en Belgique, de 2 215 euros dans les anciens Länder d'Allemagne (ex-Allemagne de l'Ouest), 1 940 euros dans les nouveaux Länder (ex-RDA) ou encore de 1 397 euros en Espagne". 

Mais ici, pas un mot sur les cotisations de nos amis européens. Or, les cotisations justement, sont l'argument massue des cadres, épinglés par le rapport, et des syndicats :

« Chacun cotise en fonction de son salaire et est indemnisé en fonction du préjudice qu'il subit », a estimé FO cadres suite au rapport. « A salaire élevé, cotisation élevéequi alimente substantiellement l'Unedic », a insisté CFE-CGC. Les cadres touchent 18 % des allocations alors qu’ils en assurent 30 % des cotisations, a rappelé l'un des syndicats. D'ailleurs, les indemnitéssupérieures à 2 000 euros ne concernent que 4,5 % des allocataires...

Alors, les cadres doivent-ils s'inquiéter ? A priori non. Ce n'est qu'un rapport. Et puis, la Cour des Comptes n'étant pas particulièrement bien vu du gouvernement Hollande (CF la taxe des 75 % retoquée), il serait étonnant qu'il donne suite, dans l'immédiat, aux réflexions de l'institution. Ou alors, il faudra baisser les cotisations...



 

 

 

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Réforme du marché du travail : les seniors en seront-ils de leur poche ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

file000971208789.jpgAprès des semaines d’âpres négociations, la réforme du marché du travail a débouché sur un accord vendredi. Entre taxation des contrats-courts et flexibilité accrue pour les licenciements économiques, l’accord dépoussière sévère.

 

A y regarder de plus près, il y a une catégorie de travailleurs qui peut s’inquiéter de la réforme : les seniors.

 

On s’explique : l’une des mesures phares de l’accord concerne les baisses de salaires négociées en échange du maintien de l’emploi. En cas de difficulté, une entreprise peut conclure avec les syndicats un accord sur 2 ans maximum prévoyant une baisse de salaire et/ou une augmentation du temps de travail en échange du maintien de l'emploi.

 

Or, quelles sont les personnes dans l’entreprise qui forment la cible idéale ? Qui sont les gros salaires qui vont devoir lever le doigt en cas de baisse imposée ? Les seniors, évidemment.

 

Un papier récent du Monde est venu nous rappeler cette réalité. L’article évoquait la demotie, néologisme néerlandais et concept impliquant la baisse de salaire volontaire.

 

La filiale néerlandaise du géant français Capgemini a ainsi invité 400 salariés âgés à accepter une baisse de leur salaire, sous peine de licenciement. Motif : "La différence entre la valeur de certains (des) collaborateurs sur le marché et leur salaire est trop grande". Et le risque de n’embaucher que des jeunes flexibles pèse, dès lors, telle une épée de Damoclès au dessus des têtes grises qui vont y penser à deux fois avant de se rebeller...

 

"La diminution de salaire des seniors pourrait atteindre 10 %. S'ils l'acceptent, ils obtiendront la garantie de conserver leur contrat et bénéficieront de formations destinées à améliorer leur "employabilité". Les dirigeants doivent se dire que 10 %, c'est quand même pas l'Amstel à boire...

 

Or, comme il est précisé dans le papier  "L'écart moyen entre le début et la fin de carrière est de 17% aux Pays-Bas, contre 10% en Suède et en Allemagne, mais... de 20% en France" (on pourrait même de dire de 20 à 30 %).

 

Et oui, après 45 ans, les salaires moyens augmentent plus vite en France que dans la plupart des autres pays. "La différence est encore plus nette après 55 ans. Par rapport aux 30-39 ans, le gain salarial des quinquagénaires hommes est par exemple près de deux fois plus élevé en France qu’aux États-Unis" rapportait une étude de l'INSEE il y a quelque temps déjà.

 

Alors, trop payé les seniors ?

 

La même étude tempérait : " Leur employabilité n’en est pas pour autant altérée : dans les établissements où l’écart relatif de salaire est le plus élevé, les seniors sont plus nombreux et ne sortent pas plus souvent de l’emploi. Ainsi, il convient de relativiser l’idée que les salaires des seniors seraient l’obstacle majeur à leur emploi : ces salaires plus élevés reflètent, en partie, une productivité plus grande. Néanmoins, le coût salarial peut poser problème pour les moins qualifiés des seniors et les plus de 55 ans. Les établissements emploient d’autant moins ces salariés que leur salaire relatif est élevé. Après 55 ans, le rapport productivité/salaire semble diminuer même si ce n’est pas de manière significative"

 

On saura très vite si les seniors vont payer les pots cassés : Renault a engagé une négociation sociale pour moduler les salaires et le temps de travail dans ses usines françaises, contre la promesse de n'en fermer aucune pendant la durée de cet accord...

 

 

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La fonction publique paie mieux que le privé

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Il y a des sujets comme ça, dont on sait que leur seule évocation va attiser les colères matinales et rancoeurs en tout genre. Parce qu'ils se découpent à la hache de guerre, on les appelle sujets qui fâchent : Doit-on manger la peau du saucisson ? Valbuena est-il un footballeur ou un culbuto en maillot ? L'existentialisme est-il un humanisme ?Atlantis-RH est-il le meilleur cabinet de recrutement dans le BTP ? (heu non, là tout le monde est d'accord, n'est ce pas ?)... La liste est longue.

Mais ce matin, on va mettre le doigt sur ce qui se fait de mieux dans le genre depuis la séparation de l'Etat et de l'Eglise. Oui, en ces heures encore douces, nous allons évoquer la différence de salaires entre le secteur public et le privé. Ouch ! On vous avait prévenu...

Les chiffres sont tombés par l'effet d'un lourd pavé de 191 pages : Le rapport sur l'état de la Fonction publique et les rémunérations pour 2013 

On vous évitera l'épluchage intempestif du document, tout ce qui nous intéresse se situe page 116. Et qu'y découvre-t-on ? Que la fonction publique paie globalement mieux que le privé. En 2010, le salaire moyen net mensuel, primes comprises, était de 2 459 euros dans le public contre 2 082 euros pour un salarié du privé. Et l'écart se creuse depuis quelques années...

Il y a plusieurs raisons à cela : en proportion, il y a davantage de cadres dans le public que dans le privé, donc leurs rémunérations globales sont supérieures à celles du privé. Les hausses automatiques à l'ancienneté dans la fonction publique participent également au phénomène, alors que les entreprises sont plus hésitantes à augmenter leurs ouailles par les temps qui courent. Enfin, des hausses de salaires ont été consenties dans la fonction publique, avec notamment la création d'un système de "garantie individuelle du pouvoir d'achat".

Alors, une bonne raison pour devenir fonctionnaire ? A lire ce rapport de l'Ifrap, qui cogne fort, le choix serait vite fait. Temps de travail, absentéisme, retraite, tout est à l'avantage du secteur public. Rappelons cependant que la soumission hiérarchique et et les perspectives d'avancement très aléatoires peuvent rendre bien moins débonnaire l'heureux fonctionnaire. En plus, il faut avoir un vrai don pour le déguisement, alors...

 

 

 

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