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Candidat 2.0 : engagé et actif

Publié le par Le blog des cadres du BTP

author: Fabien Boschat sur Google+

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Cette semaine, Atlantis-RH et son Directeur Général Fabien Boschat ont eu le plaisir d'être interviewé par le site osereso.com, centre de formation webmarketing, marketing et communication.

 

Le recrutement 2.0 à l'heure des médias sociaux était au coeur de la discussion.

Voici un extrait de l'article publié sur le site.

Pour retrouver l'intégralité de l'interview, rendez-vous sur la page d'osereso.com.

 

Osereso : Comment optimiser sa présence sur les médias sociaux pour attirer l’oeil des recruteurs ?

Fabien Boschat : Il faut être actif et engagé : devenir un «candidat 2.0». Un candidat 2.0, au delà d’un profil soigné et mis à jour sur les RSP (Viadeo & Linkedin), doit participer (à des groupes notamment), s’engager (prendre la parole), se créer un réseau de qualité (via le moteur de recherche), cultiver sa différence(avec, par exemple, le référencement de son blog, en devenant le porte parole de son entreprise, en mettant en avant ses centre d’intérêts.) Mon conseil aux candidats : soyez également sur Twitter : excellent réseau de veille et d’information. L’emploi y est fortement présent.

Osereso : En quoi peut-­on opposer Community Management, stratégie de contenu et Ressources humaines ?

Fabien Boschat : Aujourd’hui, un recruteur ou Social Media Recruteur chez Atlantis RH, c’est un Community Manager, qui maîtrise la diffusion de contenu dans une logique d’animation de sa communauté, à des fins de recrutement. Il n'y a pas d’opposition mais bien un rapprochement évident. Les directions marketing et les DRH doivent travailler ensemble à une vraie stratégie de recrutement 2.0. Il faut également accompagner les PME pour prendre le virage de la révolution Social et c’est aujourd’hui le positionnement du Cabinet Atlantis RH.

 

En complément, vous trouverez ici une présentation intitulé Jobboards, Réseaux Sociaux ou Stratégie RH 2.0 

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Une pénurie de sable menace-t-elle la France ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Je suis la troisième ressource utilisée dans le monde après l’eau et l’air, je suis petit mais pour être bien bâti, on ne m’oublie jamais. Cependant, je suis en voie d’extinction dans certains endroits du monde. Je suis… je suis… le sable bien sûr !

Mardi soir, Arte a diffusé un documentaire édifiant. Bye-bye les châteaux de sable, la surexploitation du petit granulat dans le monde pourraient nous priver des joies de la plage en 2100.

Surexploitation ? Jugez-vous donc :  

- Plus de 15 milliards de tonnes de sable sont utilisées dans le monde chaque année. 

- Entre 75 et 90% des plages seraient déjà menacées de disparition.

- Aux Maldives, l’extraction de sable liée à la montée des eaux a entraîné l’évacuation de 120 îles.

- En Indonésie, 25 îles ont déjà disparu pour alimenter Singapour en sable

- Et triomphe du capitalisme en maillot de bain, 9 plages sur 10 en Floride menacent de cesser leurs grèves de sable fin.

Evidemment, si l’on utilise autant de sable aux quatre coins du monde, c’est qu’il sert à tout : dans le verre, les puces électroniques, les ordinateurs, les téléphones, le vin, le dentifrice… et évidemment pour les matériaux de construction.

Et là, les chiffres sont franchement impressionnants :

Pour construire une maison, il faut 200 tonnes de sable, pour un hôpital, 3000, pour un kilomètre d’autoroute, 30 000 et 12 millions pour une centrale nucléaire ! 

En France, la production annuelle de granulats (le sable n'est qu'une sorte de granulat) en 2011 s’établit à 379 millions de tonnes. ( Les chiffres varient beaucoup d'une année sur l'autre suivant l'importance des chantiers entrepris sur le territoire). Les différents sables représentent 149 millions de tonnes (le reste provient de roches massives et du recyclage) mais ce sont eux qui augmentent le plus par rapport à 2010, surtout les granulats marins (+ 16, 9 %) (Chiffre Union Nationale des Producteurs de Granulats).

Cela signifie qu’en France aussi, on a tendance à prendre l’eau au détriment des carrières en plein air. 

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La raison ? Il reste moins de 3 000 carrières de granulats en France, contre 5 000 il y a vingt ans. Un début de pénurie touche déjà l'Aquitaine et l'Ile-de-France. Elle menace Toulouse, l'agglomération lyonnaise ou encore la Bretagne. La législation s'est durci et il est de plus en plus difficile d'en exploiter une.

Finalement, encore heureux que nous soyons loin des objectifs annuels de construction de logements (500 000 par an) !

Car si l’exploitation des granulats alluvionnaires ou marins se développe, elle rencontre des oppositions grandissantes. On en sait quelque chose ici en Bretagne :

Il y a quatre ans, Lagarge tentait d’obtenir une autorisation pour extraire 18 millions de tonnes de sable sur 30 ans au large d’Etel, dans le Morbihan. Les opposants ont mis leur veto et ont finalement obtenu g(r)ain de cause.

Aujourd’hui, c'est un collectif d’associations qui s'oppose à un projet d’extraction de sable coquillier dans la baie de Lannion. Ce projet prévoit l’extraction annuel, pendant vingt ans, de 400 000 m3 de ce sable par la Compagnie armoricaine de navigation.

Problème : la construction en Bretagne a connu un boom vertigineux qui implique de s’approvisionner en sable. Or, si le sable à la base n’est pas un produit très cher (à partir de 12-13 euros la tonne), il le devient lorsqu’il s’agit de le transporter : le prix des granulats double tous les 50 kilomètres.

Bonjour la facture si nous sommes obligés de faire comme à Dubaï, qui importe son sable d’Australie !

Bon, si l’on ne veut pas piocher dans nos eaux et si nos exploitations sont en fin de carrière, il va donc falloir trouver des solutions alternatives.

On vous voit tout de suite venir avec vos grands sabots, bretons ou non : il n’y à qu’à aller se servir dans le désert !

Oui, mais non : trop rond et trop fin, le sable du désert ne s’agrège pas et n’est donc pas utilisable pour la construction.

Certains militent, avec entrain, pour des choix d’aménagement qui diminueraient les besoins de granulats, notamment en matière d’infrastructures de transport : la construction d’un kilomètre d’autoroute par exemple nécessite une quantité trois fois plus importante de granulats que la construction d’un kilomètre de voie ferroviaire. 

Ceux-là doivent tous travailler chez Réseau Ferré de France...

Non, la vraie bonne solution nous semble évidente pour éviter une pénurie finalement encore hypothétique : il faut valoriser le recyclage. Après tout, le secteur du bâtiment et des travaux publics produit 343 millions de tonnes de déchets par an (chiffre 2009). Il doit bien y avoir quelques chose à faire...

Mais là, les avis divergent : 

Il y a le chiffre officiel : les granulats recyclés représentent 21 millions de tonnes, soit 6 % du total. Ce n'est pas énorme. A titre d'exemple, en 2004, (nous n'avons pas trouvés de chiffres plus récents) le Royaume-Uni et l’Allemagne produisaient 6 fois plus de granulats de recyclage que la France.

Et il y a la version de l'UNPG : Si l’on y ajoute les matériaux recyclés directement sur les chantiers ou ceux qui vont d’un chantier de démolition à un chantier de travaux publics, la proportion de matériaux valorisés n’est plus de 6 %, mais de 10, 15 ou même 20 % selon les régions.

C'est beaucoup mieux certes, mais un problème demeure : A 99 %, les granulats recyclés sont réutilisés dans la construction de routes.

Pour construire notre penty en Bretagne, et sauver nos plages, il va sans doute falloir trouver mieux.

 

 

 

 

 

 

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En Chine, la construction de la plus haute tour du monde va débuter

Publié le par Le blog des cadres du BTP

La construction de la tour la plus haute du monde va débuter en Chine au mois de juin. Sky City sera édifié en 7 mois et s'élèvera à 838 mètres de hauteur, soit 10 mètres de plus que l’actuelle détentrice du record, la Burj Khalifa de Dubaï.

Le projet est exceptionnel, mais même en Chine, la course à l’altius, citius et fortius s’essouffle parfois : la construction de la future plus haute tour du monde devait, il y a quelques mois, s’établir sur une base digne de Jules Verne, soit 90 jours.

Le planning, revu à 210 jours, reste tout de même incroyable pour une tour de 220 étages. En comparaison, la construction du Burj Khalifa a duré 5 ans et demi…

Pourquoi une telle différence ? La réponse est simple : 95% des éléments de cette tour sont préfabriqués. La construction consistera donc essentiellement dans des opérations de montage.

On ne reviendra pas ici sur la programmation, entre logements, centre de loisirs, hôpital et écoles, ou sur la capacité d’accueil établit à environ 30 000 personnes.

Non, ce qui nous intéresse ici, c’est de voir comment ce projet se classe, en moyen humain, à l’échelle des réalisations XXL : 16 000 ouvriers vont en effet participer à la construction. Le projet est souvent qualifié de pharaonique

Les Chinois sont-ils des fanpharaons ?

Voyons aux fondations de l’adjectif, du côté des pyramides :

Les estimations sur les effectifs ont longtemps varié entre 25 000 et… 100 000 ouvriers. Néanmoins, certains archéologues estiment aujourd’hui que pour chaque pyramide de Gizeh par exemple, la construction, d’une durée moyenne de 30 ans, aurait nécessité 10 000 ouvriers.

C'en est presque décevant, surtout si l'on regarde chez nous.

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En France, niveau pharaonique, on pense évidemment château de Versailles. Et on ne se trompe guère puisque 36 000 ouvriers ont travaillé à l'évolution du palais.

Plus près de nous, la ligne Maginot a rassemblé jusqu’à 20 000 personnes.

Vous songiez à la Tour Eiffel ? Oubliez tout de suite : pendant sa construction, qui a duré deux ans, le site n’a jamais accueilli plus de 250 ouvriers

Mais si l’on cherche du côté des méga-constructions, celles qui feraient passer Ramses II pour un bâtisseur de lotissement, alors plus de choix, nous voici obligés de repartir… en Chine. Preuve qu'ils s'y connaissent un peu.

Pour la construction du barrage des Trois Gorges, le plus grand barrage hydroélectrique du monde long de 2 335 mètres, les autorités chinoises ont fait appel à 250 000 ouvriers ! 

C'est énorme, mais ce n'est qu'un petit muret en comparaison de la grande muraille de Chine. Certes, on ne sait exactement combien d'ouvriers ont participé à sa construction étalée sur plusieurs siècles.

En revanche, on estime à 10 millions le nombre d'ouvriers morts pendant le chantier. Le grand mouroir de Chine en quelque sorte...

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Sur les ronds-points, l'art ne tourne pas rond

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Depuis ce matin, vous en avez forcément croisé un, grand ou petit, fleuri ou décati, sur la route qui vous menait au travail. Ils sont plus de 40 000 en France. Vous n'avez pas pu passer à côté.

Eux, ce sont les rond-points, les giratoires d'invention française (1906, Eugène Hénard, un ingénieur parisien qui devait tourner en rond) qui pullullent en ville et parfois à la campagne.

Il y en a autant en France que dans tout le reste de l'Europe.

Bigre.

Or depuis ce matin, nous nous interrogeons.

Attention, nulle volonté ici d'évaluer la pertinence du rond point. Même perdu dans la nature, le rond point parfois honni a toujours son utilité qui, bien souvent, se résume à réduire les vitesses plus qu'à fluidifier la circulation. On ne veut pas non plus s'attarder sur les polémiques : 

Sur le coût : de 500 000 € pour le rond point simplement rond, à plus d’un million pour les modèles carrément monumentaux.  20 milliards d’euros auraient été dépensés pour leur construction en France. Cela fait beaucoup.

Sur les pots de vin : on a prétendu que leur implantation aurait longtemps servi à remplir la caisse des partis politiques.  

Sur la légendaire "prime" : on soupçonne des experts locaux d'avoir  encaisser des gratifications sous la forme de « primes de technicité » afin d’encourager la multiplication des giratoires. 

Non, sur tout ceci, et sur la voie publique, jetons un voile pudique. Après tout, ingénieurs et boîtes du BTP profitent bien de cette manne. En ces temps difficiles, tant mieux pour eux.

En revanche, ce qui nous dérange vraiment et nous hérisse le poil ce matin, c'est que les ronds-points, surtout ceux situés en entrée de ville, sont souvent… hideux.

Oui.

Laids, moches, affreux, vilains, les adjectifs nous manquent.

Voici un florilège, non exhaustif, trouvé au gré d'Internet :

rond-point-saucisse.jpg

 

Rond-point-chalosse.jpg

 

rond-point-maison.png

 

rond-point-soucoupe-1164007.jpg

C'est bien simple : parfois on se demande si les ronds-points ne sont pas simplement construits pour que les collectivités puissent se débarraser d'oeuvres "d'art" encombrantes...

On aimerait d'ailleurs savoir ce que pensent les architectes des bâtiments de France de la grande saucisse ci-dessus...

Mais ne soyons pas négatif et essayons plutôt de faire avancer le schmilblick.

Ce qu'il faudrait, c'est trouver un nouveau concept pour les ronds points...

Réfléchissons... puisque les ronds points sont installés pour faire baisser la vitesse... 

Eurêka ! Il n'y a qu'à mettre un policier sur chaque giratoire, caméra au point ! 40 000 agents pour s'assurer que tout tourne rond, elle n'est pas géniale cette idée ? 

Bon, nous ne sommes pas sûrs que cette solution fera l'unanimité.

N'empêche qu'en Allemagne, cela pourrait leur servir :

 

 

Sources : Les Dossiers du Contribuable “Réquisitoire contre les dépenses inutiles des maires” 



 

 

 

 

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Comment trouver la ville idéale où travailler ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Cela vous arrive-t-il de vous réveiller avec une sensation de déjà-vu, façon Bill Murray dans "Un jour sans fin".

Si c'est le cas, inutile de vous en prendre au réveil, la conclusion n'a rien d'alarmante : vous avez juste besoin de changer d'air et peut-être même d'environnement, professionnel et urbain.

Bonne nouvelle pour vous, si vous êtes ingénieurs : on a besoin de vous à peu près partout en France, même si 42 % des emplois d'ingénieurs sont en région parisienne (résultat enquête Ingénieurs et Scientifiques de France 2012). Mais on a bien le droit de rêver de Paris, n'est-ce pas ?

Donc, ne vous inquiétez pas trop pour votre boulot, vous en trouverez, et concentrez-vous plutôt sur ce qui vous importe vraiment afin d'être pleinement heureux. En gros, laissez-vous une chance de trouver votre ville idéale.

Vous avez peut-être déjà essayé d'ailleurs, surtout en ces heures grises qui plombent les ardeurs matinales (Ok, surement plus en Bretagne qu'en PACA...). Mais vous hésitez encore...

Et bien haut les coeurs : nous avons trouver l'outil qu'il vous faut !

Le site changerdeville.fr vous donne un bon coup de main, grâce à son moteur de recherche.

"Réalisé à partir de bases de données objectives et actualisées chaque année, le palmarès "ville idéale" classe 200 communes de France, 140 en Province et 60 en Ile de de France, en fonction des notes qu'elles ont obtenu sur près de 100 indicateurs regroupés en 12 à 15 critères" nous indique le site.

Coût de la vie, gastronomie, transport, sécurité, patrimoine, culture, environnement économique... il ne vous reste plus qu'à choisir vos critères prioritaires. C'est simple et plutôt bien fait.

Enfin, bien fait...

Nous avons fait le test, et le moteur nous envoie à Lyon.

Tomber dans la ville des bouchons alors qu'on a choisi la facilité d'accès, ça la fout mal.

Et vous, cela donne quoi ?

 

 

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"Merci l'ingé" épisode 10 : l'Arbre à Vent ou l'électricité à la chêne...

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

Un vent nouveau souffle sur l'éolien et l'écologie urbaine : la société bretonne New Wind vient de créer "l'arbre à vent", un système éolien en forme d'arbre, capable de produire entre 2,5 et 3,5 kWh. Soit l'alimentation nécessaire pour éclairer 25 réverbères ou fournir un foyer de 4 personnes.

 

Les branches, reliées à un tronc en acier qui abrite condensateur et convertisseur, comportent 80 à 100 feuilles en plastique injecté

 

"Elles sont dotées de petits générateurs pour profiter du moindre flux d'air. Mais elles n'émettent aucun bruit car elles tournent sur un axe vertical à 800 tours par minute au maximum" explique Jérôme Michaud-Larivière, le pdg de la société, interrogé par les Echos.

 

Selon le PDG, l'avantage principal de l'Arbre à Vent, par rapport aux éoliennes traditionnelles, est sa capacité à produire de l'électricité avec un flux faible : 2 m par seconde suffisent. La plante métallique pourrait donc produire de l'électricité 200 à 230 jours par an, contre 100 jours pour une éolienne classique

L'idée semble géniale, mais une question nous taraude : avec une taille variant entre 8 et 12 mètres (voir la vidéo ci-dessus), l'arbre à vent pourra-t-il facilement trouver sa place en milieu urbain ? Et s'il venait à diminuer l'ensoleillement d'un immeuble et provoquer les foudres du voisinage ? Pour un équipement censé apporter la lumière, avouez que ce serait un comble !

 

Bon, nous exagérons un peu évidemment et l'on ne peut que souhaiter bon vent à ce projet original. Le premier arbre sera "planté" en juin en Bretagne.

 

Le concept, transformer la brise donc les vibrations, en énergie, a d'ailleurs le vent en poupe lui aussi.

 

Une société américaine vient ainsi de créer un appareil qui génère de l'électricité lorsqu'il est mis en mouvement par une source de vibration. Le Bolt, c'est son nom, est un boitier sur lequel on vient brancher les appareils.

 

 

Mais contrairement à Usain, ce Bolt-là n'est pas encore un foudre de guerre : Il ne pourra alimenter, de façon autonome, que de petits capteurs dans l’industrie, le bâtiment, le contrôle de l’éclairage... 

 

C'est un début.

 

 

 

 

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Le chiffre du dimanche : 541 (ou peut-être 417)

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

 

541, c'est, en mètres, la hauteur du One World Trade Center construit à New York, sur le site des tours jumelles du WTC détruites lors des attentats du 11 Septembre 2001.

Pourquoi la parenthèse et le 417 ?

Parce que le chiffre officiel pourrait être remis en question. L'affaire fait grand bruit aux USA car cette hauteur, hautement symbolique, équivaut à 1776 pieds.

1776… C'est évidemment l'année de la déclaration d'indépendance des Etats-Unis.

What is le problème alors ?

Au sommet de la tour a été installé une flèche de 22 tonnes, qui mesure 124 mètres. Or, la flèche ainsi décochée peut être considérée de deux manières : soit comme un élément faisant entièrement partie de l'architecture du monument, soit comme une antenne dont la taille ne peut être intégrer à celle de la tour. 

Or, suite à une modification des plans initiaux (pour faire des économies diront les mauvaises langues) la coque qui intégrait la flèche à la tour a été supprimée. De plus, la flèche sert également d'antenne radio, ce qui implique théoriquement que l'on ne la prenne pas en compte pour mesurer l'édifice (pour plus de précisions, en anglais, c'est par ici).

Evidemment, on peut trouver cela assez anecdotique vu l'histoire singulière des lieux. Mais nous sommes en Amérique, là ou la taille importe sans doute plus qu'ailleurs.

Si la flèche set intégrée à l'édifice dans le décompte final, le One World Trade Center deviendra le plus grand bâtiment occidental et le troisième dans le monde (hors tour de radio-diffusion justement), derrière la tour Burj Khalifa à Dubai (828 m) et la Mecca Royal Clock Tower Hotel à la Mecque (601 m).

Si l'antenne ne rentre pas en compte, le bâtiment ne sera alors que le 16ème au classement mondial et le... troisième aux Etats Unis derrière la Willis Tower et le Trump International Hotel à Chicago.

La réponse appartiendra au Council on Tall Buildings and Urban Habitat, un organisme qui devrait se prononcer en novembre.

Vu le contexte, on est prêt à parier qu'il fera des pieds (au moins 1776) et des mains pour valider la hauteur de ce nouveau symbole américain. 

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Au Belize, une pyramide détruite pour construire une route

Publié le par Le blog des cadres du BTP

stress-2C'est la meilleure de l'année, ou la plus triste d'ailleurs : au Bélize, une entreprise de construction a détruit une pyramide vieille de 2300 ans afin d'en extraire les pierres nécessaires pour tracer sa route…

Une pyramide de 2300 ans…

On abuse du Bailey's au Bélize ?

L'histoire fait évidemment grand bruit dans ce petit état d'Amérique centrale. Comment l'entreprise a-t-elle pu ne pas voir la pyramide de Nohmul, au nord du pays ?

Les ruines mayas se trouvaient au milieu d’un champ de canne à sucre. Même les têtes en l'air ne pouvaient manquer le sommet de la pyramide, qui culmine à près de 30 mètres de haut. L’emplacement des ruines était connu et le paysage de la région est naturellement plat.

Evidemment, l'entreprise n'a pas pu ne pas la voir…

Aujourd'hui, la compagnie risque des poursuites.

Et d'avoir Maya partir avec la justice.

Selon la loi, toute ruine pré-hispanique est sous protection gouvernementale, qu'elle se trouve ou non sur un terrain privé. Le patron de l'entreprise risque 10 ans de prison. Cependant, ce n’est pas la première fois qu’un tel incident de ce genre survient au Belize, pays de ruines et de jungle, où les politiques ferment parfois les yeux afin d'ouvrir de nouvelles voies de circulation.

Du Bélize à Astérix, il n'y a qu'un pas, mais ce n'est pas en France qu'un tel événement arriverait, n'est-ce-pas ?

Non... enfin, pas tout à fait.

Souvenez-vous, novembre dernier, la Gironde gronde, un château vient d'être détruit "accidentellement". Voilà ce que nous écrivions alors :

"Il y a trois semaines, des ouvriers polonais, employés par un propriétaire russe, ont détruit une chartreuse du XVIIIème siècle, le château de Bellevue. Le dit propriétaire ne disposait que d'un permis de construire pour rénovation, mais le château s'est bel et bien retrouvé éparpillé, façon puzzle. Sur les 13.000m² de bâtiment, il ne reste aujourd'hui qu'une petite dépendance d'époque. C'est ce que l'on appelle faire table rase".

Et oui, même chez nous...

Du coup, chez Atlantis RH, nous sommes devenus très méfiants. Nous songeons même à modifier prochainement nos annonces.

Nous recherchons un chef de chantier en Bretagne ? Le profil mentionnera bientôt : aptitude à reconnaître un menhir.

Car même en Bretagne, un accident est toujours du dolmen du possible.

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Dans le monde, l'énergie hydraulique avance à pas de géants

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

La Chine s'apprête à construire un nouveau barrage hydraulique géant. Géant ? Voyez plutôt : l'édifice mesurera 314 mètres de haut et devrait coûter 24,7 milliards de yuan (environ 3,1 milliards d'euros). 10 ans seront nécessaires à sa construction.

 

L'empire du milieu a l'habitude des barrages hydrauliques : le pays en compte davantage que tous les autres pays réunis (environ 90 000).

 

Le plus connu est bien sûr le barrage des Trois Gorges (vidéo ci-dessus) sur le Yang Tse, le plus grand du monde, qui fournit à lui seul plus de 85 Terrawatts par an (c'est 1/6 de la consommation française, évaluée à 489,5 TWh). Le barrage mesure 2309 m de long et 185 m de haut. Son réservoir, haut de 172 m, s'étend sur près de 600 kms. La construction a nécessité le déplacement d'1,2 millions d'habitants.

 

Pourquoi vous parle-t-on de cela aujourd'hui ?

 

Parce que ces barrages géants, et les nouveaux projets tout aussi pharaoniques qui fleurissent un peu partout, sont régulièrement remis en question. En Chine, on leur impute même désormais certains tremblements de terre : le poids immense des réservoirs d'eau serait à l'origine de changements sismiques.

 

La crise énergétique mondiale et le changement climatique les ont néanmoins remis au goût du jour, notamment dans les pays émergents où les besoins énergétiques explosent. C'est le cas en Amérique du Sud où les projets foisonnent, et les tirs de barrage populaires se multiplient.

 

Exemple au Pérou : le projet de barrage de Pakitzapango menace de dévaster 100 000 hectares de forêt primaire (10 000 km2, soit presque une fois et demi la Corse…). Ce barrage condamnerait également tout un peuple, les Ashaninkas, qui vit dans cette région depuis 5000 ans, à la frontière du Pérou et du Brésil. Comble pour les Péruviens : ce sont les Brésiliens qui profiteraient majoritairement de la production électrique.

 

Autre exemple, au Brésil : le Belo Monte, autrefois combattu par Sting et le chef indien Raoni, refait parler de lui. Mis hors jeu dans les années 90, il a été relancé par Lula. Aujourd'hui, les travaux ont commencé : le nouveau chantier, chiffré à 13 milliards de dollars, devrait entraîner la disparition de 500 km2 de terres et le déplacement de 20 000 personnes, essentiellement des tribus indiennes. Mais, avec une production de plus de 11 000 mégawatts par an, ce barrage va assurer 11 % des besoins énergétiques du pays. Il devrait être le troisième plus grand au monde, après celui des Trois-Gorges en Chine et celui d'Itaipu à la frontière du Brésil et de l'Uruguay. Forcément…

 

Pour contrer l'opposition indienne, la présidente Dilma Rousseff a d'ailleurs signé un décret autorisant le recours à la garde nationale ou à d’autres forces armées pour garantir que la construction du barrage.

 

Le dernier projet vient du Chili. Cinq barrages hydroélectriques pourraient voir le jour en Patagonie

 

C'est Florent Pagny qui risque de tirer la tronche !

 

L'enjeu est de taille : l'ensemble devrait augmenter de 20 % la capacité électrique du pays, qui connaît régulièrement des problèmes d'approvisionnement énergétique. 5 900 hectares, des terres totalement vierges, sont menacées. La contestation y est très violente.

 

La question du nucléaire pourrait revenir ici quand on voit les conséquences désastreuses pour l'environnement engendrées par certaines solutions alternatives. Il faut tout cependant garder à l'esprit que 16 % de la production électrique mondiale vient de l'hydraulique (troisième source derrière le charbon et le gaz).

 

La France a également connu des épisodes similaires, comme à Tignes, ou se situe aujourd'hui le plus grand barrage du pays. Mis en service en 1952, le barrage a impliqué l'inondation du village historique de Tignes. Bonjour l'ambiance à l'époque :

 

 

 

En 1960, 56 % de l'énergie française était d'origine hydraulique...

 

Aujourd'hui, aucun projet d'une telle envergure n'est prévu. Néanmoins, des chantiers importants existent : c'est le cas en Isére, ou la centrale de Romanche-Gavet va être aménagée : les six centrales actuelles vont être remplacée par une seule usine souterraine pour une production annuelle de 560 GWh/an (un réacteur nucléaire en France fournit entre 7000 et 8000 GWh/an).

 

Cela reste modeste, mais la question du développement de cette énergie se pose toujours : l'hydroélectricité est la deuxième forme de production derrière l’énergie nucléaire,  la première renouvelable. Elle représente déjà 13 % de la production électrique française.

 

Or, l'Union Française de l'Electricité estime que le potentiel français n'est pas suffisamment exploité. Dans un document très intéressant sur le sujet, l'UFE parle même de "l’existence d’un potentiel inexploité représentant plus de 10,6 TWh, soit une augmentation potentielle de 16 % de la production hydroélectrique annuelle française, l’équivalent de 4 millions d’habitants supplémentaires alimentés demain par l’hydroélectricité". Et insiste au passage sur le développement de puissance en petite hydroélectricité (inférieure à 4,5 MW), qui représente 25 % de ce potentiel.

 

La Corse peut souffler !

 

 

 

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Les nouveaux métiers de l'ingénierie passent au vert

Publié le par Le blog des cadres du BTP

gens-heureuxLes métiers de l'ingénierie bougent. Ceci n'est pas un slogan surgit des années 80, mais la conclusion que l'on peut tirer à la lecture d'un "référentiel des métiers émergents" que l'Apec vient de publier en ligne.

60 nouveaux métiers y sont recensés, qui présentent de réelles opportunités de recrutement pour les cadres et les jeunes diplômés. En tout cas, selon l'APEC.

Parmi ceux-ci, l'ingénierie se taille la part du lion avec une dizaine de nouveaux métiers. Ingénieur en biotechnologie, ingénieur cloud système, de nouvelles nomenclatures apparaissent, mais c'est évidemment du côté de l'ingénierie "verte" que ça pousse le plus, du fait de nouvelles normes françaises et européennes, et de changements de comportements sociaux.

Ingénieur éco-conception (il évalue les impacts environnementaux d’un produit ou d’un procédé sur l’ensemble de son cycle de vie), ingénieur sites et sols pollués (expert dans la gestion des problématiques liées à la pollution des sols et des eaux souterraines sur des sites industriels), ingénieur déconstruction nucléaire (il coordonne le démantèlement d’une installation nucléaire, de l’arrêt de la centrale à l’assainissement des déchets) ou encore l'ingénieur d'études en efficacité énergétique (réalise des études permettant d’optimiser la consommation d’énergie et d’intégrer les énergies renouvelables dans les bâtiments), les opportunités sont là.

Comme le résume un cadre interrogé par l'APEC : "les comportements changent progressivement avec des clients de plus en plus exigeants en raison des obligations législatives, de l’importance grandissante des certifications environnementales, et également de leur propre stratégie développement durable".

Alors amis ingénieurs, l'heure est arrivée de passer au vert ? On lève tous le pouce ?

Permettez que l'on (ré)émette un bémol. Nous ne sommes pas ici pour vous monter un Batho alors que la ministre de l'écologie évoque régulièrement la création de 100 000 emplois verts en 3 ans.

Nous en parlions fin décembre : "la situation actuelle évolue à la vitesse d'une éolienne sans vent. Selon une étude de l'ADEME, l'emploi vert (qui représente 310 000 équivalents temps plein en France) est en léger dévers. La progression sur la période 2010-2012 est quasi-nulle. Par rapport à l'an dernier, l'évolution n'est que de 2500 emplois supplémentaires (la faute notamment au photovoltaïque qui est en net recul). La révolution n'est pas pour ce soir".

Bon, elle sera dans doute pour demain, ou après demain. Mais pour l'instant, la situtation est encore un peu... verte

En attendant, dans la construction, on cherche toujours des ingénieurs vertueux.

Cela vous intéresse ? 

 

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