Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

La Russie en manque d'infrastructures, une chance pour les entreprises françaises ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

La Russie va-t-elle devenir une terre bénie des dieux de la constructionPoutine vient d'annoncer le lancement d'un programme ferroviaire et routier de 10 milliards d'euros. Alstom et Vinci sont sur le coup.

On parle beaucoup en ce moment des contrats obtenus par Alstom et, dans une moindre mesure, Vinci dans le cadre du futur métro de Ryad. Ajoutez-y les travaux à venir au Qatar pour la Coupe du monde de football 2022 et vous obtenez une région du globe où les entreprises du monde entier vont se précipiter dans les mois à venir.

Mais Arabes et Emiratis ne sont pas les seuls à promettre l'oasis dorée aux constructeurs. En Russie aussi se dessinent d'alléchantes perspectives. Poutine vient en effet d'annoncer le lancement d'un programme ferroviaire et routier de 10 milliards d'euros.

Les trois projets sont : la nouvelle ligne ferroviaire entre Moscou et Kazan (800 km à l'est), la reconstruction d'une route circulaire autour de Moscou et la modernisation de la voie ferrée transsibérienne.

 

Alstom et Vinci sont sur les rangs, et espèrent bien obtenir le jackpot mais les entreprises françaises restent prudentes. La Russie, c'est comme Jean-Claude Duss : on annonce beaucoup et on conclut rarement.

 

(Exemple parmi tant d'autres : le tunnel sous le Détroit de béring)

 

 

Pourtant, le besoin est là. Comme le rappelle un papier des Echos : "Loin des financements d'infrastructures systématiques chinois (avec des ratios d'investissement évalués à 6 % du PIB), la Russie n'a pas profité des pétrodollars en dix ans de boom économique pour moderniser ses réseaux (le ratio dépasse à peine 1 %)"

 

Du coup, niveau infrastructures, la Russie c'est presque le vide sibéral.

 

En se balladant sur youtube, on tombe sur des vidéos assez incroyables. En voici une :

 

 

 

On ne sait si les Français vont réussir à décrocher les marchés, mais si Vinci veut pouvoir construire une nouvelle quatre voies, Depardieu pourrait être un ambassadeur de qualité...

 

 

Voir les commentaires

le chiffre du dimanche : 65

Publié le par Le blog des cadres du BTP

prestation228

 

C'est, en pourcentage, le nombre d'entreprises européennes de construction qui prévoient d'étendre leur activité à l'international dans les 5 prochaines années, selon un sondage réalisé par QBE, spécialiste du courtage, auprès de 500 entreprises en Grande Bretagne, France, Allemagne, Italie et Espagne.

 

L'herbe, et les billets, sont-ils plus verts ailleurs ? C'est à cette question que veulent sans doute répondre les entreprises désireuses d'ouvrir leurs fenêtres et leurs exportations sur le vaste monde. L'Europe est moribonde, et pour un moment encore, et l'on comprend bien ces envies d'ailleurs. Mais d'où exactement ? 

 

32 % des entreprises sondées envisagent de se développer en Asie et en Amérique du Sud et 20 % en Afrique. Pour ces dernières, on signalera juste que l'ami chinois a eu la même idée il y a environ 10 ans, et qu'il a dorénavant pignon, voire opinion, sur rue depuis qu'il est devenu le généreux camarade constructeur des trois quarts du continent.

 

Mais ne désespérons pas ceux qui ont des billes, et des ronds, en tête…

 

Elle connaissent déjà les risques.

 

50% considèrent qu'elles prennent un risque du fait des règlementations locales, 35% sont préoccupées par les risques financiers et l'instabilité politique et enfin, 35% s'inquiètent des cultures trop différentes ou des pratiques commerciales.

 

On peut pas dire qu'elles y aillent les yeux fermés…

 

On ne connait pas le nombre de répondants français, mais si nos entreprises de la construction sont prêtes à faire le grand saut, on leur dit bravo.

 

Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que l'exportation n'est pas vraiment une activité dans laquelle brille la France.

 

La preuve : chaque jour, la France vend 150 millions d'euros de moins qu'elle achète. La cinquième puissance du globe fait à peine plus de 3 % des exportations mondiales contre près de 5 % au début des années 2000. Nous comptons moins de 120.000 entreprises exportatrices contre plus de 200.000 pour l'Italie et près de 250.000 pour l'Allemagne. 

 

N'en jetez plus.

 

Et allez réserver vos billets pour Yamoussoukro !

Voir les commentaires

En Chine, le chantier de la tour la plus haute du monde est (déjà) arrêté...

Publié le par Le blog des cadres du BTP

sky city

Voilà, voilà...

Bon, on ne veut pas faire de mauvais esprit, ce n'est vraiment pas notre genre, mais lorsqu'on a appris la nouvelle ce matin, on a un peu pensé à ça...

tumblr_inline_mprv8yIBsY1qz4rgp.gif

Après avoir annoncé une construction en 90 jours, puis avoir replacé le curseur sur 4 mois, pour enfin l'arrêter à 9 mois, les constructeurs de Sky city n'en finissent plus de redescendre de leur nuage.

Cette fois-ci, ce sont les travaux de la future plus grande tour du monde (838 mètres) qui ont été interrompus jeudi 25 juillet,  quelques jours après avoir débutés. Selon un journal local, le constructeur n'a pas obtenu les autorisations nécessaires. Et le gouvernement a dit stop.

Le groupe Board Sustainable Building chargé de la construction reste malgré tout optimiste.

Il doit être bien seul.

On le rappelait il y a quelques jours : même le journal le Quotidien du Peuple, organe de presse du PC, émettait ouvertement des doutes à quelques heures du début des travaux. Une façon de se prémunir contre un échec que les dirigeants pressentent ?

Un spécialiste interrogé par le journal donnait livrait une vision très instructive :

« La mode des gratte-ciel est partiellement due à l'engouement des gouvernements locaux qui veulent afficher des résultats impressionnants, et reflète une démonstration de force des entreprises. » 

Vu de Pékin, Sky City est peut-être la limite à ces ambitions...

Voir les commentaires

Les ingénieurs français enfin reconnus aux Etats-Unis

Publié le par Le blog des cadres du BTP

prestation228

Ingénieurs, vous rêvez des States et de casser la baraque au pays d'Obama ? Alors réjouissez-vous : votre diplôme est désormais complètement reconnu et vous allez pouvoir postuler à des postes requérant le fameux "Master of Science".

Le Master of Science, c'est un peu le Graal à la sauce américaine puisqu'il permet d'avoir droit à certains types de visa ou d’emploi, ouverts uniquement aux bac + 5. Il facilite également l'inscription en doctorat.

 

Vous nous direz : "Mais nous sommes bac + 5 !"

Nous vous répondrons : " Aux USA, vous l'êtes maintenant"

Pourquoi la nuance ?

Jusqu'ici, les Américains prenaient seulement en compte les études effectuées au sein de l'école d'ingénieurs. Les deux années effectuées en classe prépa, pourtant pas les plus aisées, n'entraient pas dans le décompte final.

Du coup, les ingénieurs français ne pouvait prétendre qu'au "Bachelor of Science" qui, comme son nom l'indique, rabaisse substantiellement le niveau de qualification.

Mais l’AACRAO, association regroupant les responsables des admissions des universités américaines a tranché : vous voilà reconnus dans vos cursus. 

(Remarque : Le Master of Science aux Etats-Unis sanctionne 6 ans d’études supérieures, contre 5 en Europe.) 

Alors, vous vous sentez désormais mieux armés pour rejoindre les 12 000 ingénieurs français qui ont déjà traversé l'Atlantique ? 

L'idée peut avoir du bon : le salaire médian d'un ingénieur là-bas est d'environ 80 000 euros par an, contre 53 000 chez nous...


 

 

Voir les commentaires

Comment trouver la ville idéale en Ile-de-France ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

ile-de-france1.gif

Souvenez-vous : il y a quelques semaines, nous vous proposions un outil qui vous permettait de déterminer votre ville idéale en France, via des critères tels que le coût de la vie, la gastronomie, les transports, la sécurité et bien d'autres.

Ce matin, un internaute attentif nous a fait parvenir un nouveau lien, à l'attention de tous les futurs Franciliens : Comment trouver sa ville idéale en Ile de France. (Qui a dit oxymore ?)

Le test est un peu plus light que celui que nous évoquions au mois de mai, mais il a le mérite d'exister. Distance, transport, qualification de la population, voilà quelques éléments qui permettent déjà de faire un bon tri.

Nous, ce que l'on préfère, c'est le critère genre majoritaire. En gros, on peut donc choisir sa ville en fonction du nombre de femmes ou d'hommes présents. Meetic va pouvoir aller se rhabiller.

Notre équipe a fait le test. C'est marrant, mais le célibataire de la bande atterrit direct à... Issy Les Moulineaux, également surnommé Issy Les Moul'. 

Vraiment bien fait ce test...

(Avec tout le respect que nous avons pour les femmes, notamment les nôtres !)

 

Source image : http://aghg.wordpress.com

Voir les commentaires

Avec le "Scalpel", Londres poursuit son lifting urbain

Publié le par Le blog des cadres du BTP

scalpel.jpg

La construction en Suède, ce n’est pas qu’Ikéa et ses meubles tellement simples à monter que l’on finit souvent par se démonter. Non. La construction en Suède, c’est aussi, et surtout, le groupe Skanska qui vient de remporter le contrat pour la construction du 52 Lime street à Londres, aussi surnommé "le Scalpel" car ses angles de coupe et ses arêtes vives le font ressembler à une lame de chirurgien. Coût de l’opération : 500 millions de livres (580 millions d’euros). Le lifting vertical londonien continue…

On en parle peu souvent mais le groupe Skanska, dont les différentes branches sont la construction, le développement résidentiel, le développement commercial et le développement des infrastructures, jouit d’une sérieuse cote dans le monde.

Pas étonnant donc que, récemment, le groupe ait obtenu la rénovation de bâtiments mythiques (Madison Square Garden et siège des Nations Unies à New York) ou la construction de tour emblématique, telle la Heron Tower de Londres.

Sans sauna ni bain glacé, l’entreprise suédoise respire la santé : elle emploie 51.000 personnes dans le monde entier et son chiffre d'affaires dépasse régulièrement le milliard d’euros.

Pour en revenir au Scalpel, celui-ci a été conçu par l'architecte Kohn Pedersen Fox. Il accueillera, sur 38 étageset 58 000 m2, des bureaux ainsi que des espaces dédiés à la restauration et des magasins. La livraison est prévue début 2017.

Avec cette nouvelle tour, Londres confirme sa capacité à se réinventer en permanence depuis 15 ans. Surtout de façon verticale.

Le scalpel n’est en effet pas le seul bâtiment à opérer cette chirurgie urbaine : depuis le Shard, les gratte-ciels sont de nouveau en hauteur de sainteté au bord de la tamise.

Au centre de la City, ces dix dernières années, cinq tours dépassant 100 mètres ont été construites, trois sont en cours de construction et cinq ont obtenu leur permis de construire. Certaines accueillent des appartements. De quoi nous donner le tournis, à nous autres Français.

Parmi ces tours aux multiples formes et atours, on retrouvele "Gherkin" (le "cornichon"), la tour ovoïde signée Norman Foster ; la "Râpe à fromage", de Richard Rogers, en cours de construction ; le "Talkie-Walkie", lui aussi en construction ou encore le "Pinnacle" (l'"apogée"), dont le sommet se terminera en vrille (vidéo) :

 

 

Et pendant ce temps, à la Défense…

Et bien, pas grand-chose. Le projet des tours Hermitage est en stand by. Nous les avons interrogés ce matin : ils nous ont confirmé que le projet débutera bien en décembre prochain. 

Jean Nouvel, lui, vient d'être choisi pour construire trois nouvelles Tour à Défense dont une tour de bureaux de 231 mètres. Bonne nouvelle pour Nouvel ? A voir. L'architecte et la Défense, c'est une tragédie greccque : deux de ses précédents projets (Tour Signal, Tour sans fins) ont déjà été abandonné.

Alors, jamais deux sans trois ?

Photo DR

 

Voir les commentaires

La construction de la plus haute tour du monde a débuté en Chine...

Publié le par Le blog des cadres du BTP

.... Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela ne rassure pas les foule. Ainsi, sur youtube, nous avons trouvé cette vidéo issue d'un média alternatif (chinois ?) qui présente le projet avec quelques interrogations.

Voici la vidéo, et une traduction rapide :

 

"Vous vous souvenez des promoteurs chinois qui ont construit un hôtel de 30 étages en 15 jours?

Eh bien, maintenant, quelqu’un projette de construire le plus haut bâtiment au monde... en seulement 9 mois!

Dénommée la Sky City Tower, la construction du-bientôt- plus haut bâtiment du monde monde vient de débuter à Changsha, une ville située dans  la province chinoise du Hunan. La tour aura 6 niveaux souterrains et 202 étages, et s'élèvera à 2,739 pieds (838 mètres).

Une fois achevée achevée, la tour dépassera de 23 pieds (10 mètres) l’actuel plus haut bâtiment, le Buri Khalifa à Dubaï.

Son coût ? 854.800.000 dollars.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les plans de Sky City sont impressionnants. Les promoteurs veulent en faire une ville, littéralement, mais une très grande. Le bâtiment est censé accueillir des écoles, des centres commerciaux et des appartements résidentiels. Certains l’a définissent comme une «ferme verticale géant» qui peut fournir de la nourriture et des services à plus de 30.000 logements.

Evidemment, vous pourriez penser qu’ils souhaitent prendre leur temps et s’assurer que tout est en place, et en toute sécurité.

En fait, ils veulent terminer la construction ... pour avril prochain.

Ce programme inquiète les gens. Yin Zhi, le directeur de l’ École d'urbanisme et de design de l’Université de Tsinghua a déclaré que le bâtiment se fera à l’aide de techniques qui n’ont jamais été utilisées avant, et que le promoteur, le Groupe Broad, est soit sur le point de réaliser quelque chose de magnifique, ou de réaliser une fraude massive.

La méthode de construction du Groupe Broad est de préfabriquer la plupart des parties des bâtiments dans les usines, puis de les assembler comme des pièces de Lego géants sur place. Zhang Yue, le président du groupe Broad, a rejeté les préoccupations concernant la sécurité. Il est convaincu que son bâtiment sera solide et à  même de résister aux incendies et à un séisme de magnitude 9 massif.

Malgré son optimisme, pour ma part, je ne voudrais pas être à l'intérieur du niveau 208 si un tremblement de terre géant devait arriver".

sky-city.jpg

Photo DR

La demoiselle n'a pas l'air rassuré. Mais en Chine, on en fanfaronne pas plus. Ainsi du Quotidien du peuple, pas franchement porté sur le quolibet anti-patriotique puisque organe du PC chinois.

C'est en tout cas ce que rapporte le site french.china.org.cn :

"Le Quotidien du Peuple a critiqué le culte aveugle des gratte-ciel sur son compte officiel Sina Weibo, et a souligné que le paysage qui correspond à la nature et à la fonction d'une ville ne devrait pas dépendre d'une vision de court terme du développement urbain et de la planification de projets d'image.

« La mode des gratte-ciel est partiellement due à l'engouement des gouvernements locaux qui veulent afficher des résultats impressionnants, et reflète une démonstration de force des entreprises », a estimé Sheng Guangyao, assistant chercheur à l'Institut d'études urbaines et environnementales relevant de l'Académie chinoise des sciences sociales".

Si même la Chine se pose des questions, c'est qu'il doit bien y avoir un grain de riz dans le potage...

Voir les commentaires

Quand la CIA s'attaque au réchauffement climatique

Publié le par Le blog des cadres du BTP

cia.jpg

Les Etats-Unis sont en danger, la CIA va devoir frapper. Le nouvel ennemi public numéro un ne vit pas dans la fraicheur d’une grotte : au contraire, cette-fois ci, c’est le réchauffement climatique qui est dans le viseur de l’agence américaine. La CIA s’apprête en effet à financer une étude scientifique qui devra déterminer les moyens de lutter contre le réchauffement climatique via la géo-ingénierie.

Géo-ingénierie ? Pour faire simple, le principe est d’agir sur le climat terrestre pour contrecarrer les effets du réchauffement climatique. Vous en avez forcément déjà entendu parler. Souvenez vous du projet de l’Américain Roger Angel qui voulait consteller l’espace de milliards de petits engins équipés d’un miroir pour réfléchir 1% du rayonnement solaire.

L’idée était sympa, l’addition beaucoup moins : quelques milliers de milliards de dollars pour les miroirs. Un projet trop poli pour être honnête en quelque sorte.

La CIA, qui veille à la sécurité du territoire faut-il le rappeler, va financer une recherche qui se déroulera sur 21 mois. Celle-ci doit poser les bases scientifiques, éthiques et légales, d'une discipline que personne ne maitrise vraiment et qui pourrait avoir des conséquences cataclysmiques.

Certes, des pistes existent déjà. La plus plausible consiste à projeter des particules de soufre en haute atmosphère pour contrer le rayonnement solaire, en suivant le modèle des éruptions volcaniques et des conséquences que l’homme a pu observer (refroidissement temporaire sur certaines zones du globe). Mais cela s’accompagne souvent d’assèchement sur d’autres parties…

Olivier Boucher, météorologue interrogé par Rue 89 s’interroge d’ailleurs sur l’intérêt même de la géo-ingénierie :

« Avec ces techniques, on ne fait que masquer le réchauffement. Selon certains calculs, il ne faudrait que dix ans d’arrêt pour que la température globale redevienne ce qu’elle aurait du être, sans l’intervention de la géo-ingénierie. »

Cela laisse songeur. Néanmoins, nous n’allons pas ici discuter réduction Co2. Ce serait trop long.

En revanche, une question nous turlupine : pourquoi les Etats-Unis envoie-t-il leur meilleure agence sur le front climatique ?

L’Oncle Sam perçoit-il mieux désormais la réalité, après avoir longtemps porté ses œillères républicaines ?  Voici un extrait d’une note de l’ambassade de France aux USA, particulièrement éclairante :

« Au cours des dernières années, les évènements climatiques extrêmes se sont multipliés et le pays a connu des tempêtes, des sécheresses et des températures extrêmement élevées (la température annuelle aux Etats-Unis a augmenté de 0,8°C au cours du siècle dernier) »

Rien de nouveau sous le soleil brûlant nous direz-vous, sauf qu’attendez la suite :

« Ces catastrophes ont parfois causé l'interruption de l'approvisionnement en électricité et en carburant pendant plusieurs jours pour des millions de personnes. En effet, les infrastructures du secteur énergétique américain sont relativement vulnérables.

Le rapport (le rapport "U.S. Energy Sector Vulnerabilities to Climate Change and Extreme Weather", sur l'état de vulnérabilité des infrastructures américaines pour l'énergie et l'électricité a été publié le 11 juillet) montre que 60% des centrales à charbon sont situées dans des zones où l'eau devient rare, alors que d'importantes quantités d'eau sont nécessaires pour les refroidir.

A l'inverse, de nombreuses infrastructures sont situées sur les côtes et sont donc très vulnérables à l'élévation du niveau des mers ainsi qu'aux tempêtes.

Par ailleurs, les sécheresses et la fonte des glaces limitent de plus en plus les capacités de production d'électricité de certaines centrales hydroélectriques.

Dans le même temps, l'intensification des vagues de chaleur va conduire à des pics de consommation d'électricité (pour la climatisation) de plus en plus fréquents, auxquels les installations existantes ne seront pas capables de répondre. Le laboratoire national Argonne estime que 34 GW de capacité de production d'électricité supplémentaire seront nécessaires pour les Etats-Unis d'ici 2050 pour faire face à l'augmentation des températures ».

(34 GW, c’est quand même la moitié de la puissance installée en France…)

Bref, ça chauffe sevère aux states et c'est sans doute pour cela que tout le monde est désormais concerné.

La contribution de la CIA servira-t-elle la cause climatique ? La suite au prochain épisode…

 

Crédit photo : DR

Voir les commentaires

Le gaz de schiste pour les nuls

Publié le par Le blog des cadres du BTP

shiste.jpg

 

Le gaz de schiste, ça vous interpelle? 

 

Au sommet de l'état en tout cas, cela fait causer dans le bourg et même le Montebourg.

 

Après les déclarations de notre Ministre du redressement productif qui évoquait récemment une exploitation future, et propre, Premier ministre et Président de la république s'étaient empressés la semaine dernière de calmer le ministre en clamant leur opposition : non la France n'exploitera pas les gaz de schiste, ni aujourd'hui, ni demain. Et ce, même si l'on impute au lobby pro-schiste le débarquement de Delphine Batho.


Mais au delà des querelles ministérielles, il est intéressant de se pencher deux minutes sur ce qu'est vraiment le gaz de schiste.


Or, mieux qu'un long discours, voici une vidéo très instructive, de deux minutes justement, qui présente les enjeux de l'exploitation. On y apprend notamment que la France est, derrière la Pologne, le pays européen qui en compte le plus dans ses sous-sols, avec plus de 5 000 milliards de m3. 

 

Cela permettrait d'assurer 109 ans d’indépendance énergétique en gaz.

 

Pas mal.


Mais on y apprend également que la fracturation nécessite jusqu'à 150 millions de litres d'eau pour un seul puit. C'est 1 % de la consommation annuelle de l'eau en France. Aïe.

 

Et on ne parle pas des risques pour les nappes phréatiques…

 

Bref, c'est à voir pour comprendre pourquoi le gaz de schiste fait pschitt, pour l'instant en France... 

 

La vidéo n'étant pas exportable, voici le lien de la page de France télévision

Voir les commentaires

En vacances, les cadres font des heures sup'

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

Ca y est, vous êtes en congés, les doigts de pieds déjà en éventail et vous profitez de ce joli mois de juillet. Pendant que les gamins folâtrent au loin, vous commencez à vous assoupir, peut-être à cause de ce petit rosé de Bandol, ou plus surement parce que vous avez entrepris la lecture du dernier Marc Levy. Histoire de vous vider la tête. Et ça fonctionne très bien.

Tout d’un coup, le téléphone sonne. Dans un effort estival, vous étirez le bras, évitez consciencieusement votre verre vide et ramenez à vous le sinistre objet sifflant.

C’est le bureau.

Que faites vous ?

Si vous êtes un cadre, ou un haut dirigeant (félicitations au passage), dans 45 % des cas vous allez répondre à ce satané téléphone. 

Voilà le résultat (un peu romancé à l’eau de rosé) d’une étude menée par Régus, le premier fournisseur d'espace de travail au monde :

En vacances, 45% des cadres et des hauts-dirigeants français sont prêts à sacrifier quelques heures par jour à leur travail dont 10% plus de 3 heures, selon l’enquête.

Evidemment, ce n’est pas tant l’usage du téléphone qui est pointé ici que l’utilisation des boîtes mails via les tablettes et autres smartphones, ces engins malins qui ont envahi notre quotidien.

45 %, donc, cela semble beaucoup, mais nous sommes encore loin des Américains (78 %) et des Japonais (81 %) qui sont les champions du boulot en chaise longue.

Selon une étude réalisée par la société américaine Brocade, 86 % des Nord-Américains choisiraient même leur hôtel en fonction de la qualité et de la gratuité de la connexion Wi-Fi.

Nous qui pensions (sans misogynie) que c’était la connexion internénette qui primait…

Les Allemands ? Les champions économiques d’Europe ne sont que 36 % à travailler pendant leurs congés. «Cela s'explique par le fait qu'outre-Rhin, la confiance et la délégation de son travail à ses collaborateurs sont tout à fait naturel, contrairement à la France» décryptait récemment un spécialiste interrogé par le Figaro.

Bon, c’est toujours fatigant de prendre le voisin germain en exemple. Mais si c’était ça LE grand secret pour tous les Français puissent passer des vacances tranquilles ?

Apprendre à déléguer et à se reposer sur les autres pour mieux se détendre...

Evidemment, c’est surement plus facile dans une autre grosse structure bien organisée que pour une petite PME.

Mais il y un autre problème : un papier de La Tribune nous explique que c’est parce qu'en France nous aimons trop notre travail que nous ne pouvons pas décrocher et/ou déléguer.

Sacrés Français... 

Beaucoup de pays ans considèrent le travail de manière moins sentimentale.

Ou alors, ils prennent des mesures drastiques, comme en Suède et en Norvège. Là-bas, les entreprises coupent l'accès aux boîtes mail de leurs salariés pendant toute la durée de leurs vacances...

Mais la meilleure solution, c'est peut-être de faire comme nous, chez Atlantis-RH : tout le monde en vacances en même temps, et on ferme la boutique.

Notre ordi portable et nos smartphones ? Certes, nous les embarquerons au mois d'août. Mais c’est uniquement pour lire nos ebooks de Marc Levy.

Promis juré ! 

 

Cadeau Bonux vu sur tumblr

Voici le message d'annonce que nous devrions tous avoir sur nos boîtes mails !

5_tumblr_m7m6kiyiq61rbxdkho1_500.jpg


Voir les commentaires

1 2 3 > >>