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La justice fait barrage au Belo Monte

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Le barrage de Belo Monte est à l’arrêt. Le chantier du barrage brésilien, qui doit devenir le 3ème plus grand du monde derrière celui des Trois Gorges en Chine et celui d’Itaipu entre Brésil et Paraguay, a été suspendu sur l’ordre d’un juge d’un tribunal fédéral de Brasilia. En cause : les engagements sociaux-environnementaux qui n'ont pas été tenus par les promoteurs.

Le New Deal brésilien connaît donc son premier gros couac. Depuis quelques années, le pays s’est lancé dans un Programme de croissance accélérée qui veut stimuler la croissance via la construction de gigantesques infrastructures. Or, jusqu’ici, tout allait à peu près bien.

Pour Belo Monte, ce n’est plus le cas. Les juges ont prié la compagnie responsable du projet, Norte Energia, de revoir sa copie pour respecter les droits des Indiens et des ouvriers, qui ont justement violemment manifesté il y a un mois.

Ce n’est pas la première fois que le Belo Monte se fait démonté.

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Le projet, lancé dans les années 70, comportait à l’origine six usines. 1 200 km² de terres devaient être inondées. Mais en 1989 l’ouragan Sting et la tempête Raoni (photo ci-dessus) emportent tout sur leur passage. Dans les décombres, ne reste plus qu'une seule usine et la surface des terres inondées ramenée à 502 km².

Aujourd'hui, donc, c'est rebelote. Ce coup d’arrêt n’a rien de négligeable car les enjeux sont énormes :

« Son coût est estimé à 10 milliards d'euros. La première turbine opérationnelle est prévue pour 2015. L'ouvrage devrait assurer 11 % de la capacité de production électrique du pays, de quoi alimenter 20 millions de foyers ». (Source Le Monde)

Concrètement, comme nous l’explique RFI, c’est en coulisse que se joue « une bataille juridique entre le gouvernement fédéral, qui soutient coûte que coûte la construction du barrage et les autorités régionales de l’Etat du Para, beaucoup plus réservées et qui exigent que certaines conditions soient respectées, notamment la réhabilitation des zones dégradées par la retenue d’eau ».

Mais puisque c'est une partie de l'avenir énergétique brésilien qui se joue, on ne doute pas qu’une solution sera rapidement trouvée, notamment pour rassurer les 15 000 ouvriers oeuvrant jours et nuits et qui pourraient dégoupiller sévère si le blocage venait à persister.

Après, difficile de se faire une opinion sur le fond du projet.

Le Brésil, malgré tout, fait ici le choix d’une énergie apparemment propre, mais envahissante.

Le nucléaire serait-il une meilleure solution ?  

Le retour sur investissement semble quand même très correct au Brésil : 10 milliards d’euros pour une capacité de 11 233 mégawatts (MW), cela ferait rosir n’importe quel Flamanville.

Néanmoins, voici un argument que l’on ne connaissait pas et qui est pointé par un spécialiste interrogé par un blog du Monde :

« S'ils sont présentés comme une énergie renouvelable, les grands barrages sont néanmoins loin de produire une énergie propre.

Au-delà des impacts de leur construction proprement dite, et des milliards de tonnes de béton utilisées, leur édification crée d’immenses retenues d’eau qui submergent des terres cultivées ou des forêts, entraînent la décomposition des nombreuses matières organiques et libèrent de grandes quantités de gaz à effet de serre (notamment du méthane et du protoxyde d’azote, respectivement 25 et 300 fois plus puissants que le CO2).

Au final, ces ouvrages contribuent à 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit plus que le secteur aérien, selon l'association Rivières internationales ».

Voilà sans doute de quoi rajouter de l’eau au moulin du chef Raoni… 

D'après AFP


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Le chiffre du dimanche : 18

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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C'est, en mètre, la largeur du futur immeuble résidentiel qui surplombera Central Park. Dit comme ça, ce n'est pas très impressionnant. Mais si l'on ajoute que le bâtiment culminera à 410 mètres, cela donne une meilleure idée de l'originalité de cette allumette géante.

 

Selon certains médias américains, le ration 1/25 en fait peut-être le bâtiment le plus étroit au monde ! Qui a dit que l'Amérique était obèse ?

 

La tour dépassera ainsi le toit de l'Empire State Building (mais pas son antenne qui lui permet d'atteindre 440 mètres), le deuxième plus haut bâtiment de New York derrière le One World Trade Center.

 

La base du bâtiment sera entièrement construite en verre, permettant ainsi un effet de transparence original.

 

Mais la grande singularité architecturale de l'immeuble, c'est que les 100 étages n'hébergeront… qu'un seul appartement. 

 

On vous laisse imagine la hauteur sous plafond.

 

En plus, c'est bien commode pour la gestion des parties communes. En temps de crise, il n'y a pas de petites économies.

 

La construction devrait commencer au printemps prochain et se terminer en 2016. 

 

Des amateurs ?

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En Chine, la construction est en plein trafic

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Urbanistiquement parlant, la Chine est décidément un pays à part. Voici le dernier épisode en date de la série "Drôle de vie urbaine".

Prenez tout d'abord des locataires obligés de déménager pour cause de construction d'un parc dans la ville de Xi'an en Chine occidentale. Ces derniers acceptent, bon an mal chinois, d'autant qu'on leur promet de les installer dans des bâtiments flambant neufs. Les premiers mois se déroulent sans accroc. 

Mais ça, c'était avant la grosse gaffe.

Mauvaise communication entre administrations, alcool de riz cantonné trop longtemps au fond de la bouteille ou discrets pots de vin, amnésie collective, les autorités se perdent en conjectures pour expliquer comment, au moment de construire l'immeuble d'habitation, on a pu oublier le tracé à venir d'une autoroute à huit voies.

Prévenus de la bévue, les (tout) nouveaux arrivants se sont vus proposés un nouveau déménagement et une indemnisation, qu'ils n'ont pas estimée assez élevée. La Chine a bien changé ! Du temps de Mao, ça ne se serait surement pas passé comme cela.

Du coup, face à la fronde, les autorités ont fait le dos rond, et une rotonde, en adaptant leurs plans.

L'autoroute a huit voies ne passent pas ? On n'en fera que quatre !

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Les occupants de l'immeuble se réveillent donc désormais chaque matin en plein trafic sans qu'apparemment cela leur face grand-chose. Un certain Monsieur Shing a ainsi affirmé à un journal chinois : "Ce n'est pas que l'on aime être coincé au milieu d'une autoroute de 60 mètres de large, mais on s'y habitue".

Le plus drôle dans cette histoire, c'est que l'autoroute, prévue pour décongestionner la ville, n'a pas eu l'effet escompté.

On se demande ce que cette belle histoire inspire au fameux propriétaire de cet immeuble...

 

Source images : http://www.gizmodo.com.au

 

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"Merci l'ingé", épisode 18 : des batteries pour le logement collectif

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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En Bretagne, on n’a pas que des élevages en batterie. On a aussi des élevages de batteries.

Enfin surtout le groupe Bolloré.

La plus connue, jusqu’à présent était celle de la Blue car, la voiture électrique qui circule désormais à Paris, Lyon et bientôt Bordeaux via l’autopartage.

Mais Bolloré, qui peut être grand cachotier, a vu plus loin. D’autres déclinaisons ont été imaginées en partant d’un principe simple : stocker l'énergie quand elle est disponible, la rendre quand on en a besoin.

La dernière annonce en date reprend ce principe à la lettre.

En partant du principe que solaire et éolien sont peu adaptables au logement collectif, le groupe Bolloré à mis au point des batteries qui se chargent directement sur le réseau électrique aux heures creuses avant de restituer l'énergie aux heures pleines.

Selon Bolloré, le différentiel de tarification entre heures creuses et pleines légitime ces technologies de stockage.

Le procédé a en tout cas déjà séduit Pierrick Massiot, le président du conseil régional de Bretagne.

Il a fait savoir à Vincent Bolloré que la Région a un gros programme de construction de logement et qu'il est donc particulièrement intéressé par cette technologie si elle fait la preuve de son rendement.


 

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Bill Gates parie sur le BTP espagnol

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Alors celle-là, on ne l’avait pas vu venir. Bill Gates, le fondateur de Microsoft, vient de dépenser 113,5 millions d'euros pour acquérir 6% de l'une des grandes entreprises espagnoles du bâtiment, FCC.

Oui, vous avez bien lu.

L’homme qui vaut toujours des milliards vient d’investir dans un des secteurs les plus sinistrés d’Europe. La construction immobilière espagnole ne représente plus que 5 % du PIB, contre 12,5 % avant la crise.

Il aurait investi chez Blackberry que l’on n'aurait pas été plus surpris. Les mauvaises langues diront que c’est ici la preuve que Bill va bien léguer 95 % de sa fortune à des œuvres caritatives…

Remarquez, pour l’Espagne, c’est sans doute mieux : entre les bandits manchots et l’empereur de l’informatique, il vaut sans doute mieux parier sur le second pour se relancer…

Plus sérieusement, ce n’est pas le simple amour des tapas qui a mené Bill Gates vers la péninsule. Si l’homme le plus riche du monde (selon le classement Bloomberg avec 69 milliards de dollars) a fait ce pari, c’est qu’il croit dans cette entreprise, et peut-être au redressement espagnol.

Il faut dire que FCC a obtenu en juillet un énorme contrat pour la construction de trois lignes du métro de Ryad, d’un montant de 6,07 milliards d’euros et que l’entreprise cherche depuis des années à moins dépendre de son pays d’origine, englué dans la crise. (La boite est déjà présente dans 56 pays).

Ce n’est pas parce que la construction en Espagne est molle du genou que l’expertise a disparu.

Et puis, selon le Figaro, il investit dans un pays qui semble retrouver des couleurs : « La Deutsche Bank, dans un récent rapport, trouve même des points communs entre l'Espagne de 2013 et l'Allemagne d'avant la crise: le pays se réforme, améliore sa productivité et augmente ses exportations ».

Si en plus elle se spécialise dans l’importations de grands patrons….

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Le secteur énergétique français à la conquête du Royaume-Uni

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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C’est un sacré coup de Trafalgar énergétique qui vient de secouer l’Angleterre. La France vient de décrocher deux jolis marchés outre- Manche : des licences d’exploration de gaz de schiste et surtout la construction de deux EPR. L’amiral Nelson doit se retourner dans sa tombe…

C’est le monde à l’envers : alors que le Conseil constitutionnel vient de valider le 11 octobre la loi interdisant la fracturation hydraulique en France, GDF Suez a filé à l’anglaise et annoncé mardi avoir conclu un accord avec la société Dart Energy en vue d'acquérir 25% dans une dizaine de licences d'exploration au Royaume-Uni ayant un potentiel en gaz de schiste.

« La division britannique du groupe français assumera les coûts d'exploration à hauteur de 27 millions de dollars ». (Source Capital).

On savait Cameron farouchement attaché à cette source d’énergie, mais de là à convier les Français à la prospection… Espérons juste pour GDF Suez que cela ne se transforme en Waterloo dans le gaz, si par malheur il ne trouvait rien. Avec les Anglais, on ne sait jamais...

 Mais là n’est pas la meilleure nouvelle. Lundi, le gouvernement britannique et EDF (déjà premier producteur d’électricité outre-Manche) ont officialisé un accord portant sur la construction par le géant français de deux réacteurs nucléaires de type EPR. L’investissement est chiffré à près de 19 milliards d'euros.

Il faut dire que le besoin est pressent : "D'ici à 2025, plus de 40% des centrales du Royaume-Uni devront fermer alors que les besoins en électricité ne cessent de croitre. Le nucléaire couvre aujourd'hui environ 18% de la demande en électricité du Royaume-Uni, et il devrait fournir près de 40% de la production d'électricité britannique d'ici 2030" (Source Nouvel Obs)

Ce qui est assez savoureux, c’est que l'annonce tombe juste au moment ou un nouvel incident vient d’être déclaré à Flamanville suite à la chute de 20 mètres d'une pièce de 4 kg dans le bâtiment réacteur.

Evidemment, n’allons pas chercher le mal là où il n’est pas. Il ne s’agit forcément que d’une coïncidence…

Après tout, il n’y a qu’Albion qui soit perfide.

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Le 21ème siècle sera celui de l'ingénieur manager !

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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ll y a quelques mois, nous avons évoqué l’ingénieur-manager. En partant d’une enquête publié sur lemonde.fr, il nous semblait que le 21ème siècle, s’il doit être celui de la femme, serait encore plus surement celui de l’ingénieur manager.

 

Voilà ce que nous écriviions : "Aujourd'hui, 21 % des ingénieurs occupent des fonctions managériales et un débutant sur dix encadre une petite équipe. De plus, puisque les projets impliquent un nombre toujours plus grand de partenaires, l'ingénieur doit savoir désormais chercher des sous-traitants et veiller au bon déroulement des opérations, en plus de ses compétences techniques"

 

Certes, il restait des efforts à faire : "La part des doubles diplômes d’ingénieur et de management-gestion a certes doublé en quinze ans, mais elle n'est passé que de 3,7 % à 7,3 %".

 

"En 2011, plus d’un jeune ingénieur diplômé interrogé sur deux par le CNISF se disait mal préparé à opérer des choix professionnels, à s’intégrer dans une organisation, et, plus grave encore, à prendre en compte les enjeux industriels et économiques d’une entreprise". (Source lenouveleconomiste.fr) ».

 

Mais l'évolution semblait inéluctable.

 

Or, il y a quelques jours, c’est Roland Vardanega qui a enfoncé le clou dans le magazine Le Point. Le président de la société des ingénieurs Arts et métiers et ancien président du directoire de PSA Peugeot-Citroën a livré son avis, sans concession, sur la question. 

 

Extraits.

 

"Le XXIe siècle sera le siècle des ingénieurs et des scientifiques. Comment en douter ? Le développement durable, l'urbanisation croissante de la planète, la recherche et le stockage de l'énergie, les besoins de mobilité qui, partout, vont croître avec le niveau de vie et qui poseront de nouveaux problèmes à l'humanité tout entière, l'alimentation et l'eau pour 9 milliards d'individus avec, là encore, des difficultés insoupçonnables en termes de santé, de vieillissement de la population, de gestion des déchets..., les ingénieurs vont avoir du travail. 


Or, plus encore que par le passé, ce travail ne pourra être réalisé qu'en équipe. Personne n'aura tous les éléments en main, et c'est par un travail collaboratif que les progrès seront faits. Des ingénieurs spécialisés, des experts resteront bien sûr nécessaires. Mais le temps du chef d'orchestre est arrivé, l'homme qui organise les projets, celui qui fédère les compétences, anime les équipes.

 

Les qualités demandées ne seront pas seulement celles "du chef qui sait", mais celles d'un chef qui fait grandir ses collaborateurs, qui fait jouer tout l'orchestre, et pas seulement quelques individualités, c'est avec ces qualités que l'ingénieur pourra régler les problèmes du XXIe siècle.

 

Ces ingénieurs managers devront avoir du charisme et être aussi à l'aise avec le top management qu'avec les collaborateurs et les subordonnés, aussi à l'aise avec le concret et le réel de l'exécution qu'avec la théorie, voire l'abstraction de la connaissance. Les ingénieurs qui auront du succès seront ceux capables de transformer les avancées de la science en innovations accessibles aux populations"

 

Vous avez un profil manager-ingénieur ? Alors rendez-vous sur le site atlantis-rh.fr. De nombreuses offres d'emploi vous attendent.

 

 

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Le téléphérique urbain a-t-il un avenir en France?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Amis ingénieurs, il va peut-être falloir se mettre au téléphérique ! A en croire tous les projets présentés, ou les rumeurs véhiculées, la France sera demain un pays ou les cabines aériennes égayeront le paysage urbain.

Et c’est de Brest (oui, encore chez nous) que le vent du changement pourrait souffler. La bourrasque est prévue pour 2015 : un téléphérique enjambera alors la Penfeld, rivière et territoire de la marine nationale, pour rallier du centre ville le plateau des Capucins, un nouveau quartier qui va sortir de terre.

L’idée a du bon à Brest : le téléphérique, c’est apparemment moins cher qu’un nouveau pont (15 millions contre 30 à 60). Et celui-ci transportera tout de même 1300 personnes à l’heure sur 460 mètres.

Et pour les vrais bourrasques qui décornent les vaches, surtout en Bretagne, s'inquiéteront les inquiets ? Qu'ils se rassurent, il paraît que l’on sait faire.

Evidemment, vous pourrez toujours estimé que l’on en fait beaucoup avec ce projet urbain, alors que ce n’est pas du tout le premier en France.

C’est vrai.

Mais à part Grenoble et ses œufs montant à La Bastille, la mayonnaise n’a toujours pas pris en France. Malgré le Grenelle de l’Environnement.

De nombreux projets ont été lancés mais ils n’ont rien de téléféériques comme le rappelle un bloggeur du Monde :

"A Givors (Rhône), un projet reliant un plateau à la gare semble abandonné. A Grasse (Alpes-Maritimes), les œufs ont laissé la place à un funiculaire, encore en projet. A Crolles (Isère), les cabines qui devaient traverser la rivière ont semblé "moins intéressantes qu'un simple pontA Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), la ville a cédé aux associations de riverains, inquiets que l'on puisse survoler leurs habitations ».

Malgré tout, les annonces désormais se multiplient, suivant l’exemple de villes étrangères qui de longue date ont choisi ce mode de transport (Ci dessous un exemple russe. Le téléphérique relie les villes de Nijni Vologorod et de Blor et passe au dessus de la Volga)

 

Ainsi, aujourd’hui, l’idée intéresse-t-elle l'Ile de France, Toulouse, Aix en Provence, Marseille, Grenoble ou encore Orléans.

A Toulouse, le téléphérique urbain, appelé Aérotram, doit être mis en service mi-2017. Sur 2,6 kilomètres, il pourra transporter 3.000 passagers à l'heure pour un investissement de 45 millions d'euros. Il permettra de franchir la Garonne.

Le Syndicat des transports d'Ile-de-France (Stif) a lui donné son feu vert le 26 septembre à la construction du Téléval, qui reliera Créteil à Villeneuve-Saint-Georges à partir de 2018. On évoque déjà une autre liaison entre Bagnolet et Montreuil en Seine-Saint-Denis.

Les oppositions promettent évidemment d’être nombreuses. Nous sommes en France après tout et on ne fera pas d’omelette aérienne sans casser les œufs.

Mais si l’on considère l’un des arguments des opposants (la nécessité de passer d'un mode à l'autre, voiture puis câble puis tramway) alors nous avons peut-être la solution.

Enfin, quand on dit "nous", on songe davantage à Eiffage.

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Souvenez-vous, on en parlait il y a 6 mois lorsqu’Eiffage présentait les résultats de son étude sur la ville de demain. Parmi les concepts développés, et déposés, se trouvait le Modulair.

Auto-citons-nous : « Il s’agit d’un mode de transport hybride. Le Modul'air se déplace sur une ligne de transport urbain par câble puis, arrivé en bout de ligne, il se connecte au réseau de tramway où il va circuler en transportant passagers, marchandises ou même des déchets. Nous, on l’aurait bien baptisé « téléféricochet® »

Est-ce-que cela ne pourrait pas mettre tout le monde d’accord ? Si c'était le cas, amis ingénieurs, va falloir penser à déposer un CV chez Eiffage !

 

Voici le futur téléphérique brestois en images de synthèse:

 

La France n'est pas en avance sur la question téléphérique. Voici une liste européenne de téléphériques, fournie par un internaute qui suit le blog de lemonde.fr.

Même les Portugais font mieux que nous...

"Si on va dans d’autres pays, on peut y voir que le transport par câble a beaucoup séduit. Pour vous donner une idée du résultat, quelques exemples parmis d’autres (uniquement en Europe) :

Allemagne :
- téléphérique débrayable 3S de Buga
http://www.remontees-mecaniques.net/bdd/reportage-3506.html

Belgique :
- téléphérique à va et viens des Vallées à Huy
http://www.remontees-mecaniques.net/bdd/reportage-2975.html

Espagne :
- télécabine de Montjuic à Barcelone
http://www.remontees-mecaniques.net/bdd/reportage-2146.html
- funiculaire de Montjuic à Barcelone
http://www.remontees-mecaniques.net/bdd/reportage-2143.html
- téléphérique à va et viens du Port (toujours Barcelone)
http://www.remontees-mecaniques.net/bdd/reportage-2172.html
- télécabine à va et viens à Olesa de Montserrat (très intéressant car exemple type de transport par câble réalisé uniquement avec un but de transport urbain sans vocation touristique)
http://www.remontees-mecaniques.net/bdd/reportage-2201.html
- télécabine d’Aramon à Saragosse
http://www.remontees-mecaniques.net/bdd/reportage-4363.html
- téléphérique débrayable 2S à Madrid
http://www.remontees-mecaniques.net/bdd/reportage-1366.html

Italie :
- téléphérique débrayable 3S de Renon à Bolzano
http://www.remontees-mecaniques.net/bdd/reportage-2776.html
- télécabine pulsé à Taormine

Portugal :
- télécabine de Guimaraes
http://www.remontees-mecaniques.net/bdd/reportage-4381.html
- télécabine de Lisbonne
http://www.remontees-mecaniques.net/bdd/reportage-2712.html

Royaume Uni :
- télécabine pulsé de Heights of Abraham
http://www.remontees-mecaniques.net/bdd/reportage-1894.html

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La Bretagne en pointe sur les énergies marines renouvelables

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Pour l’instant, on ne parle que d'elles en Europe. L’Ecosse et l’Allemagne sont à la pointe sur les énergies marines renouvelables. La première vient de lancer un parc hydrolien géant, quand l’autre multiplie les fermes éoliennes. Oui, les deux ont pris de l’avance mais gare car, tapie dans l’ombre de ses menhirs, une région française guette. La Bretagne aussi entend jouer (et pas que du chapeau rond) dans la cour des grands…

La Bretagne et les énergies maritimes renouvelables, c’est comme qui dirait une évidence. D’abord parce que Dame Nature s’est généreusement penchée sur le berceau noir et blanc pour offrir 2 730 kilomètres de côtes à la région.

Ensuite, parce que la Bretagne… n’a pas franchement de choix.

Depuis Plogoff, depuis les combats de rue entre Bretons remontés et CRS dépassés, l’idée d’installer une centrale nucléaire a du césium 137 dans l’aile.

Pas de centrale donc, mais pas de bougies non plus le soir au fond de l’étable. Les Bretons sont des Français comme les autres, si si, qui consomment autant d’électricité qu’ailleurs, voire plus à cause de conditions climatiques parfois particulières.

Ainsi, la Bretagne ne produit que 8,3 % de sa consommation d’énergie finale.

Heureusement pour les Bretons, les chiffres sont différents avec le cidre.

Du coup, il faut bien trouver des solutions pour éviter le black-out électrique que beaucoup prédisent. Et puisque les différents projets de centrale électriques ont autant de succès qu’un kouign aman au beurre doux, tout le monde ici se tourne désormais vers la mer.

L’objectif a été fixé par la Région : « En matière de développement des énergies renouvelables, l’objectif visé est l'installation de 3 600 MW à l’horizon 2020, ce qui représentera 34% de la consommation bretonne. Il donc prévu de manière très volontariste de multiplier la puissance installée par 4 en seulement 10 ans, pour parvenir à une production équivalente à 2 fois la consommation annuelle de l'industrie bretonne ».

Autrement dit, la Bretagne va devoir cravacher !

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En ce moment, peut-être à cause de l’hiver qui se profile ou pour montrer la bonne volonté générale, les annonces s’enchainent : on vient ainsi d’apprendre que le projet de parc hydrolien de Paimpol-Bréhat (photo ci-dessus) avance. Contre vents et marées. Le projet d'EDF, une première mondiale, a en effet du retard, mais la première hydrolienne devrait être placée en situation de production d'énergie fin 2014.

La principale difficulté ? Le raccordement des quatre installations à la côte. 15 kilomètres, ce n’est pas rien…

Autre grand projet : la ferme houlomotrice en baie d’Audierne. Le constructeur DCNS, associé à deux entreprises finlandaises, va construire l'équipement. Elle devrait être installé en 2017.

Son fonctionnement est simple : le Waveroller, sorte d’immense battant, est animée par la houle. Chaque battant à une puissance de 0,5 à 1,5 MegaWatt (soit une éolienne moyenne). Les appareils sont situés entre 8 et 20 mètres de profondeur et à quelques centaines de mètres du rivage, là ou la houle est la plus forte. L’électricité ainsi produite est ensuite acheminée via un câble sous-marin.

D'autres projets existent. On pense évidemment à la centaine d'éoliennes qui pourraient voir le jour dans la bais de Saint Brieuc. Ce projet est un des quatre grands projets de parc éolien retenu par l'Etat lors du premier appel d'offre. La production, prévue pour à partir de 2020, atteindrait les 500 MW. 

Ce n'est finalement que le double du barrage de la Rance, le vénérable ancien, qui demeure la principale source de production d'électricité de la Bretagne (45 % de la production bretonne en 2012).

Masi c'est déjà un début....

 

Unknown-copie-2Etudes : la Bretagne encore à la pointe ! 

On ne voudrait pas donner l'impression d'en faire des tonnes bretonnes parce que nous sommes brestois, mais voici une info qui pourrait intéresser les ingénieurs en herbe : la seule formation française d'ingénieurs dédiée aux énergies marines renouvelables (EMR) se trouve... à Brest ! Il s'agit d'un master spécialisé en EMR, au niveau bac+6, piloté par l'ENSTA Bretagne, l'Ecole Nationale supérieure de Techniques Avancées, en partenariat avec l'Ecole navale et l'école d'ingénieurs Telecom Bretagne.

 

Photos plan Bretagne : source www.actu-environnement.com

Photos turbines : source EDF

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