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90 % des candidats estiment qu'il est normal d'arranger son CV

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

Avez-vous déjà bidonné votre CV ? Non ? Statistiquement, il y a une chance très faible pour que ce soit vrai pour l’ensemble des lecteurs de ce billet, puisque selon une étude récente et très instructive, 75 % des CV sont trompeurs. Notamment chez les ingénieurs…

Nous avions déjà évoqué la chose ici, mais l’étude du Florian Mantione Institut nous offre aujourd’hui du nouveau grain à moudre.

Les candidats mentent donc. Mieux : à 90 %, ils estiment qu’il est normal d’arranger un CV. C’est un plébiscite. Notamment par la grâce d’Internet qui devient un alibi parfait : les 2/3 des candidats sont incités à tricher car « la tromperie est mise sur le compte de l’erreur de saisie ».

Tout le monde a saisi le truc ?

Au hit-parade de la tromperie, au sommet du mensonge éhonté ou maquillé, on trouve le diplôme. Pour 33% des chefs d’entreprise ou des DRH interrogés, les candidats s'attribuent "souvent" un faux diplôme. Quand ils ne l’achètent pas tout simplement. Il paraît que les Chinois s’en sont fait une grande spécialité. Mais cela n’étonnera pas grand monde.

Autre élément mis en avant : le poste précédemment occupé. Pour 34 % des responsables, c’est « rarement » vrai.

Mais là où ils se retrouvent quasiment tous, c’est sur la question des responsabilités réelles. Ils sont en effet 72 % à estimer que les candidats mentent « souvent » et se donnent plus d’importance qu’ils n’en avaient avant.

C’est peut-être parce que le précédent employeur ne les a pas reconnus à leur juste valeur, non ?

Malgré tout cela, et c’est assez amusant, patrons et DRH ne semblent pas s’affoler. Ainsi, deux employeurs sur trois ne font pas de contrôle de CV. Pourtant les résultats sont là : lorsqu’ils contrôlent les références, ils sont un tiers à « souvent » écarter le candidat au poste…

L’étude enfin s’est également intéressée à classer la tromperie par secteur d’activité.

And the big menteurs are... Les commerciaux (75%)-mais ça fait partie du job, non ?-, devant les managers (52%), les techniciens/ingénieurs (36%) et les administratifs (26%).

Si jamais vous venez postuler chez Atlantis-RH, faites attention : ici, on contrôle tout.

Sauf parfois l’orthografe sur ce blog.

 Retrouvez l'étude complète du Florian Mantione institut

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« Merci l’ingé » épisode 15 : du plastique breton à base d'algues

Publié le par Le blog des cadres du BTP

En Bretagne, on n’a pas de pétrole, mais on a des algues. Un ingénieur, Rémy Lucas, vient d’inventer le premier plastique 100 % végétal. Et ça plane déjà pour le plastique breton.

Décidément, les Bretons sont à la pointe, et pas seulement d’Armorique. Après l’entreprise rennaise Alma qui a été intégrée dans le projet Google Glass, un nouveau chapeau rond fait parler de lui ces temps-ci.

Rémy Lucas est ingénieur en plasturgie. Jusqu’ici, pas de quoi fouetter un chat. Sauf qu’il vient de découvrir un secret alchimique extraordinaire, peut-être le plus grand depuis ce jeune ingénieur du Proche-Orient qui avait proposé de changer l’eau en vin :

Rémy Lucas change les algues en plastique.

Après dix ans de recherche années de recherche, début 2013, le Breton a lancé sur le marché Algopack, le premier plastique 100 % algues et totalement biodégradable. On vous donnerait bien la recette, mais celle-ci est aussi secrète que le Coca Cola. Il faut dire que les enjeux sont de taille.

Selon Le Parisien, l’algopack est déjà un succès commercial: " En quelques mois, les contrats se sont multipliés. Le plastique traditionnel se négocie autour de 1 000 euros la tonne, contre 800 euros pour le plastique à base d’algues ".

Et qu’en disent les industriels de la filière classique ? Il relativise, évidemment.

"Ce genre d’innovation n’est intéressante que pour des niches, estime un spécialiste du secteur. En 2012, nous avons produit 288 millions de tonnes de plastique. Ce n’est pas avec des algues qu’on pourra arriver à ce résultat. Nous n’utilisons que 4 % du pétrole consommé chaque année dans le monde. Et il y en aura toujours assez pour produire du plastique".

Vous avez remarqué comme c’est marrant avec le pétrole et les industriels : moins il y en a, plus il y en a.

Néanmoins, ne crions pas cocoricobreizhatao trop tôt car les journaux ont oublié d’évoquer une chose : les algues disparaissent en Bretagne (pas les vertes, certes) et notamment l’algue brune qui rentre dans la composition du plastique « vert ».

Sans que l’on sache vraiment pourquoi.

Certains évoquent le basculement de l’axe moyen de la houle, qui aurait une répercussion directe sur la disparition de certaines algues ; l’exploitation des sites d’ascophylles par les industriels ou encore la prolifération des patelles (le bernique breton), qui se régaleraient des champs d’algues. 

L'entreprise va donc devoir importer ses algues (on n'en trouve pas en profondeur sous l'eau à cause de la lumière)

Parce que si les algues bretonnes devaient complètement disparaître pour cause de production de plastique, avouez que cela ferait mauvais genre...

 

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L'éolien offshore allemand fait des vagues

Publié le par Le blog des cadres du BTP

L’éolien offshore, ça avance fort. Du moins en Allemagne. Le voisin germain a inauguré lundi la plus grande ferme éolienne offshore du pays, située en Mer du nord. Les 80 turbines vont fournir une puissance de 400 megawatt. De quoi alimenter 400 000 foyers. Néanmoins le chemin vers l’éolien maritime n’est pas un long fleuve tranquille. Même chez les Allemands.
 
La preuve : à côté du plus grand parc allemand en existe un autre quasiment à l’arrêt. Les 30 éoliennes devaient être inaugurées début août.
 
Il faudra attendre.   Problème de planification.  
 
Tout ceci ne serait pas trop embêtant si les Allemands n’étaient obligés de faire tourner les éoliennes pour éviter qu’elles ne s’encroutent (de sel).
 
Or, pour y parvenir, les propriétaires sont obligés de les faire carburer… au gazole. Le parc va ainsi consommer 22 000 litres par mois. Normalement, les éoliennes devraient être alimentées depuis le continent. Mais il manque 15 kilomètres de câble à haute tension pour les relier.
 
A cause de bombes britanniques qui reposent en paix au fond de l’eau depuis la seconde guerre mondiale.
 
On dirait presque une histoire belge.
 
Pour les Allemands, évidemment, la blague n’est pas de très bon goût alors qu’ils essaient de sortir du nucléaire et qu’ils se retrouvent sur du charbon ardent.
 
« Malgré l'essor des énergies renouvelables, l’Allemagne est encore largement dépendante du charbon dans sa production d'énergie : 45% de l'électricité allemande est toujours issue du charbon, dont 26% avec le seul lignite. En 2012, la production des centrales à lignite a augmenté de 4%, à 150 milliards de kilowattheures. Dans le même temps, les émissions allemandes de CO2 ont, elles, progressé de 2% ». (Le Monde)
 
Oui, les Allemands n’avaient pas besoin de cela et surtout pas Angela, l’amère Merkel, à qui les industriels du pays viennent de décerner une mention « médiocre » pour sa gestion de la transition énergétique, selon un sondage mené par l'Institut économique de Cologne IW, publié mi-août.
 
Mais le pire là-dedans, c’est que la population, très nucléaire-sceptique depuis Fukushima, développe aujourd’hui des tendances NIMBY (Not In My Back Yard-pas dans mon arrière-cour). Ainsi les Allemands « sont de plus en plus réticents à l'idée d'accueillir dans leurs jardins les milliers de kilomètres de lignes à haute tension nécessaires pour raccorder les parcs offshore du nord au sud industrialisé ». (Le Monde)
 
Il va falloir se mettre d’accord…
 
Mais bon, ne nous gaussons pas trop de l’attitude allemande. Parce qu’en France, on brasse énormément d’air autour de l’éolien offshore, mais on n’a toujours rien vu.
 
Certes, le potentiel est identifié (15 GW pour 2030) les appels d’offre lancés et les zones d’implantation définies ( Dieppe-Le Tréport, Fécamp, Courseulles-sur-mer, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire et Noirmoutier). Mais il faudra attendre 2015 pour, théoriquement, voir les premières éoliennes tournées. Et les opposants sont déjà nombreux…
 
Difficile d’avoir un avis sur la question tant que rien n'est fait.
 
. Quoique… Depuis que les Allemands ont démontré que les éoliennes off shore sont propices à l’élevage des homards, on en veut bien dans notre jardin.
 
Comme on dit chez nous : Homard ma doué !

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Changement de tête à la présidence du groupe Fayat

Publié le par Le blog des cadres du BTP

villa_mediterranee_estc_boeri_studio.pngClément Fayat, âgé de 81 ans, vient de quitter la présidence du groupe Fayat. La nouvelle est d’importance : derrière l’inamovible triumvirat du secteur (Vinci, Bouygues, et Eiffage) Fayat est devenu le quatrième groupe français de BTP, avec 3,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires (au 30 septembre 2012) et 18 500 salariés.

Implantée à Bordeaux, mais disposant de 118 filiales dans le monde entier, l'entreprise a réussit à se faire une place au soleil. La famille Fayat aussi : selon le magazine Challenges, Clément Fayat est aujourd’hui la 54ème fortune de France.

Parmi les dernières réalisations du groupe, on peut citer le nouveau stade de football de Bordeaux (en collaboration avec Vinci), la Villa Méditéranéenne à Marseille (photo), ou encore la réfection de la place de la République à Paris.

Pendant que Clément Fayat s’occupera désormais de ses vignes (et notamment de l’excellent château La Dominique), c’est son fils Jean Claude qui va prendre la présidence du premier groupe indépendant de construction.

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Le discours homérique d'un ingénieur de Georgia Tech

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Les vacances se terminent. Vous allez reprendre le chemin du bureau, à moins que vous ne l'arpentiez déjà. Si vous êtes étudiant vous attendez la rentrée scolaire, peut-être vos premiers pas en école d'ingénieur, et profitez des derniers rayons de soleil qui étirent leurs langueurs estivales...

Et bien, il est temps de se bouger !

Fini le farniente ou les sessions photos de vacances avec les collègues au bureau. Une magnifique année vous attend, professionnelle ou étudiante, nous en sommes persuadés. Mais va falloir crocher dedans !

Pour vous mettre le pied à l'étrier, façon Zorro sur Tornado, nous vous proposons ce speech plus énergisant qu'un troupeau de Red Bull.

Un étudiant ingénieur de Georgia Tech, Nicholas Selby, désigné pour prononcer le discours d'accueil des premières années, fait déjà le buzz de cette fin d'été.

Façon télévangéliste, il invite notamment les nouveaux venus à ne pas se contenter de suivre les traces des astronautes et des Prix Nobel mais à les dépasser. Il va même jusqu'à leur proposer de construire l'armure d'Iron Man... Une performance homérique, le tout sur la musique de "2001 l'Odyssée de l'Espace...".

Voyez plutôt :

Ca remue n'est ce pas ?

Nous, on se la rediffuse tous les matins pour se motiver. Et ça marche.

La preuve ? Venez voir toutes nos nouvelles annonces d'emploi.

Et bonne rentrée vitaminée à toutes et à tous !

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Des Bretons travaillent sur la Google Glass qui sortira en 2014

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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Cocoricobreizhatao ! Une entreprise bretonne, Ama, qui édite des jeux et des applications sur internet, va créer un studio spécifique à Rennes pour inventer des jeux dédiés aux futures lunettes Google Glass !

Ama a été fondée en 2004 par le breton Christian Guillemot, le dernier rejeton de la célèbre fratrie morbihannaise qui codirige Ubisoft (Splinter Cell, Les Lapins Crétins pour les jeux les plus connus) et Gameloft.

Pour rappel, nous en parlions il y a quelques jours, les Google Glass sont un petit bijou de technologies qui intègre un ordinateur miniature doté d’un écran attaché aux monture. Les Google Glass permettent de prendre des photos, de filmer, d’exécuter des applications et de fournir des informations telles que des indications de déplacement. 

Il y aurait actuellement deux prototypes de lunettes en France. Un à Paris chez Google Glass France et un autre… dans les locaux d’Ama.

Par ailleurs, on l’a appris aujourd’hui : il faudra patienter jusqu’en 2014 pour pouvoir  s’offrir les fameuses lunettes, qui ne devraient pas être remboursées par l’assurance maladie.

Même en cas d’infobésité…

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Etes-vous infobèse ?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

Décidément, le bureau est un véritable bouillon de culture. Après le présentéisme, après le workhaolism, voici qu’un nouveau fléau frappe les salariés, et plus généralement toutes les personnes connectées aux réseaux sociaux : l’infobésité.

Rassurez-vous tout de suite : l’infobésité ne concerne pas une éventuelle surcharge pondérale et ne vous obligera pas à aller suer sang et eau à la salle de gym la plus proche.

Non, l’infobésité se définit comme la pathologie de la surcharge informationnelle. Trop de mails, trop de réseaux sociaux, trop de smartphones, trop de tablettes, trop de connections, et au final un stress général face à l’afflux permanent.

Bon, ce n’est pas la nouvelle du siècle, nous en avions déjà parlé ici. Mais désormais, l’ennemi intérieur a un nom venu du Québec, tabernacle !

Au delà du problème du problème des mails professionnels - 45% des salariés européens pensent qu'ils sont face à une surcharge d'e-mails -  (voir notre sujet sobrement intitulé « Faut-il supprimer les mails professionnels »), de nombreuses enquêtes vont désormais voir du côté des réseaux sociaux.

Dernière en date : une étude scientifique menée par des chercheurs de l'Université du Michigan en collaboration avec la KUL, l'Université de Leuven en Belgique. Conclusion : ceux qui passent le plus de temps sur Facebook seraient moins heureux que les autres. Leur sentiment de bien-être se trouverait affecté par l'utilisation intensive du réseau social, sans que ce mal-être préexiste.

L’enquête ne concerne que des jeunes d’une vingtaine d’années, population particulièrement exposée à Facebook et aux réseaux sociaux.

 

Bien.

 

Mais au lieu de refaire le tour de la question, nous vous proposons aujourd’hui un diagnostic gratuit. Pour savoir si vous êtes infobèse ou non, il vous suffit de cliquer sur ce lien (outil promotionnel mais sympa).


 (Attention, le navigateur Safari semble ne pas fonctionner)


Nous avons fait le test. Résultat : « Vous vous situez au-dessus de la moyenne et vous maîtrisez plutôt bien le flux des données que vous recevez ».

Ouf !

On imaginait mal rentrer ce soir à la maison et déclarer : "Chérie, je suis infobèse ! ».

Déjà qu’on n’a pas défait les valises…

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Les managers sont-ils trop nombreux?

Publié le par Le blog des cadres du BTP

 

C’est la BBC qui pose la question. Au Royaume Uni, on compterait 5 millions de managers, soit 10 fois plus qu’il y a 100 ans. Le Figaro a interrogé deux spécialistes sur cette évolution, que l’on retrouve en France. Leurs réponses sont sans concessions. Extraits.

Le Figaro : Les études supérieures - formations initiales, continues - incluant le terme «management» dans leur intitulé n'ont jamais été aussi nombreuses. Qu'est-ce que cela montre?

DANIÈLE LINHART - L'intérêt suscité par les études en management est révélateur de l'orientation du modèle qui inspire les entreprises modernes. Il s'agit de miser sur leurs dimensions spécifiquement «humaines», leurs émotions, leur besoin de réussite dans un cadre compétitif, leur talent, leur intuition, mais dans le cadre pré-déterminé de la rationalité et la rentabilité de l'entreprise! Il faut alors tout un panel de managers pour faire surgir ces talents parfois insoupçonnés, ces intuitions, le sens de l'aventure et surtout savoir le canaliser et contrôler.

(BlogPlein de managers pour savoir comment tirer le meilleur de chacun ? Il va falloir se poser des questions sur les aptitudes des managers, qui n’ont pas l’air très bien managés… Ou alors, ils n'ont qu'à faire comme Laporte-vidéo ci-dessus. Ca c'est du managériat)

Concrètement, y a-t-il trop de managers dans les entreprises?

D.L - Trop? Je pense que l'on ne peut pas dire trop car leur rôle n'est pas de solliciter les salariés pour faire évoluer les  organisations du travail, mais plutôt de gérer leur subjectivité pour leur faire accepter des conditions standardisées et contrôlées, et au final peu adaptées à leur travail.

(Blog : Le manager n’est donc là que pour nous aider à supporter la contrainte du quotidien. Manager, c’est l’opium du salarié ? Dans ce cas-là, va falloir revoir les doses. On se souvient d’un sondage qui indiquait que seuls 22 % des salariés appréciaient leurs managers)

Quelles sont (ou peuvent être) les conséquences en interne si les managers sont trop nombreux? 

Jean-François Amadieu - La question qui se pose est celle des responsabilités et du stress croissant vécus par les salariés et les encadrants. Ils doivent atteindre des objectifs contraignants en étant évalués par des méthodes qu'ils contestent le plus souvent. L'autorité et la place insuffisante des personnes attachées aux ressources humaines par rapport aux managers opérationnels posent de redoutable problème (un management peu responsable, éthique et humain) ce qui a amené des firmes comme Orange ou La Poste à remettre des responsables des ressources humaines auprès des managers et à renforcer la fonction ressource humaine.

 (Blog : RH versus management, voilà le combat moderne)

Bon, le portrait brossé n’est pas très flatteur, mais la réalité est là : les managers ont la cote. Même chez les ingénieurs. Voici ce que nous écrivions il y a quelques mois, à propos des formations d’ingénieurs-managers qui se multiplient :

"Aujourd'hui, 21 % des ingénieurs occupent des fonctions managériales et un débutant sur dix encadre une petite équipe. De plus, puisque les projets impliquent un nombre toujours plus grand de partenaires, l'ingénieur doit savoir désormais chercher des sous-traitants et veiller au bon déroulement des opérations, en plus de ses compétences techniques

La double compétence est très recherchée, comme rappelé dans un ancien papier de lexpress.fr : "Elle témoigne de l'ouverture d'esprit des candidats. Au bagage technique s'ajoute la capacité à comprendre un bilan d'exploitation ou à gérer un budget, ce que tout ingénieur est un jour amené à faire".Recherchée donc, mais pas forcément encore très présente : la part des doubles diplômes d’ingénieur et de management-gestion a certes doublé en quinze ans, mais elle n'est passé que de 3,7 % à 7,3 %

 Un ingénieur manager est globalement mieux payé que ses confrères : alors que le salaire médian d’un ingénieur se situe autour de 54 000 euros annuels en 2011 selon le CNISF, celui qui exerce un rôle hiérarchique touche aux alentours de 65 000 euros ".

Cela vous aidera à supporter les regards suspicieux de vos correlégionnaires…

Bonux

 Le papier de la BBC nous apprend quelque chose de surprenant : le mot management en Angleterre aurait deux origines supposées : l’une viendrait du français (ça va encore être de notre faute !) ménager, dans le sens d’entretenir la maison.

L’autre, issue de l’anglais populaire, viendrait d’un sens se rapprochant de malhonnnêté. Un manager était quelqu’un qui s’enfuyait avec votre argent.

Faire le ménage et piquer le pognon, voilà les managers habillés pour l’hiver…

 

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En Chine, la construction a la folie des grandeurs

Publié le par Le blog des cadres du BTP

Décidément, la Chine n’en finira jamais de nous surprendre. Alors que la construction de Sky City, la future plus haute tour du monde, avance cahin caha entre chinoiseries administratives et interrogations communistes, l’Empire du milieu nous offre chaque semaine une information édifiante quant à ses réglements d’urbanisme et autres pratiques dans le domaine de la construction.

 

Récemment, deux affaires ont fait le tour de la toile, en moins de temps qu’il n’en faut pour construire un hotel de 15 étages en Chine. C’est dire si cela va vite.

 

La première n’est pas vraiment une info de première fraîcheur, mais les images diffusées ces derniers temps un peu partout nous permettent de mieux saisir le phénomène.

 

Nous voulons parler ici des villes répliques, mais fantômes, qui poussent un peu partout en Chine.

 

Paris copié, Paris pastiché, mais Paris inhabité !

 

 

 

Villes anglaise, allemande, hollandaise ou village autrichien, l’Europe est passé à la moulinette de la copie architecturale, souvent initiée  par les architectes du vieux continents eux-mêmes, si l’on en croit cet article.

 

Paris n’est évidemment pas en reste, qui a sa réplique, ou plutôt une espèce de mausolée à Hangzhou près de Shanghaï. La Tour Eiffel de 108 mètres est bien là, qui découpe l’horizon, mais pas les habitants. La ville est censée accueillir 100 000 habitants à partir de 2015. Pour l’instant il n’y aurait qu’une poignée de néo-Mao-parigots….

Evidemment, tout ceci peut paraître assez drôle, mais lorsqu’on regarde ce documentaire de l’émission américaine 60 minutes, on rit moins jaune. (on vous conseille les trois premières minutes)

 

 

 

Pour résumer qu’y apprend-t-on ?

Chaque année, en Chine entre 12 et 24 nouvelle villes sortent de terre. Des millions de logements sont construits. Vous nous direz, tant mieux pour eux.

Oui, mais tant mieux pour  qui ?

Apparemment, la pierre est devenue le bien spéculatif par exemple pour la nouvelle classe moyenne chinoise qui, du coup, achète des appartements à tour de bras. Et, évidemment, elle ne les occupe pas… 

Donc, la Chine déplace des millions de paysans pour construire des logements, qui ne seront jamais habités par les propriétaires, lesquels ne pourront pas les louer aux populations moins fortunés de Chine qui n’ont absolument pas les moyens de se payer le loyer…

La politique de l'appartement unique

Pour éviter l’éclatement de la bulle immobilière, la Chine a décidé qu’à l’instar de l’enfant unique, la nouvelle politique sera celle de l’appartement unique. Ceci a permis de maintenir les prix à un certains niveau, sauf que des combines existent toujours pour acheter aux quatre coins du vaste pays....

Bref, la cata guette.

Et si la bulle immobilière devait exploser, et mettre le souk dans l'économie chinoise (la construction représente 30 % du PIB selon le documentaire), nul doute qu'on va le ressentir, l'effet papillon.

 

Tout ceci est inquiétant, mais puisque ce sont encore les vacances pour certains, voici deux autres histoires chinoises qui agrémenteront l'apéro ce soir.

La première, diffusée il y a quelques jurs, concerne un projet architectural hallucinant en passe d’être démoli : un propriétaire pékinois, forcément riche et haut placé, a réussi à édifier une colline rocheuse au sommet d’un immeuble. Et dans la colline, il a construit sa villa.

 

 

 

La justice vient de lui donner 15 jours pour tout détruire. Ce sont les voisins qui vont être contents.

Enfin, on se refait plaisir avec cette histoire en forme de conte, le combat d’un homme qui refusait de vendre sa maison et qui se retrouve aujourd’hui au milieu d’une autoroute.  

 

 

 

On n’est d’ailleurs pas sûr de comprendre : les Chinois ne sont pas du genre à épiloguer, alors pourquoi n’usent-ils pas de l’intérêt général pour justifier l'expropriation ?

Avec la Chine, on va vraiment de surprises en surprises...

 

 

 

 

 

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Espagne : deux tours de 47 étages... mais pas d'ascenseur

Publié le par Le blog des cadres du BTP

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A Benidorm en Espagne, le projet InTempo n’est plus dans le bon tempo. Les deux tours d’habitation de 47 étages et culminant à 200 mètres sont censées devenir le plus haut immeuble résidentiel d’Europe. Problème pour tous ceux qui vont habiter entre le 21ème  étage et le 47ème : ils n’auront pas d’ascenseurs !

On n’avait pas vu construction plus ubuesque depuis un bail, peut-être même depuis la Tour de Pise et son penchant précoce pour l’affaissement.

Explication : Le projet InTempo prévoyait au départ vingt étages. Patatras en 2009, l’entreprise chargée de la construction met la clé sous la porte. Le projet est alors repris par une entreprise qui décide d’en remettre une couche, et même 27, au projet. Malheureusement, elle oublie d'intégrer l'espace pour un ascenseur.

Aujourd’hui, il semble impossible d’en rajouter un.

L’ascenseur à l’échafaud et les marches après l’apéro pour les malheureux acquéreurs qui pensaient se dorer la pilule plutôt que d’en avaler une de cette taille ?

A voir. En tout cas, 35 % des logements ont en tout cas déjà été vendus. Mais on ne sait à quel étage… La date de fin du chantier est prévue pour décembre 2013.

On ne veut pas remuer le couteau dans la paëlla, mais Espagnols et ascenseurs, ce n’est pas le mariage du siècle. On se souvient notamment de cette histoire, il y a deux ou trois ans, lorsqu’une femme espagnole était restée huit jours bloquée dans un ascenseur. L’histoire ne précisait pas si la pauvre avait dû supporter Burt Bacchara, le roi de l’easy listening, pendant une semaine…

Néanmoins, les histoires d’ascenseurs ne concernent pas uniquement la péninsule ibérique. Récemment, ce sont ceux de la Tower Princess, une tour de 97 étages située à Dubaï, qui sont tombés en panne, obligeant ainsi certains habitants à aller dormir à l’hôtel.

Pas sûr que l’histoire réconforte les infortunés Espagnols qui, du 47èmeétage, sont passés au 36ème dessous.

 

Le projet en vidéo

 

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